Ihid., art. 7. ad
qualité permanente et iixe. Tout au contraire, ce que Dieu fait dans la cause seconde qui la met en acte, « id quod a Deo fit in re naturali, quo actualiter agat, » — (voilà bien la motion divine considérée dans le mobile), — n'a qu'une sorte d'être incomplet et transitoire : c'est un mouvement : « actio moventis in moto est motus ^ »
Pouvons-nous imaginer ce mode d'être ? En voici des exemples curieux.
Un sculpteur travaille un bloc de marbre ; il emploie le ciseau. Quel chemin suit l'idéal conçu par l'artiste pour aller se reproduire dans le marbre, et y prendre une forme durable et visible à nos yeux? Il passe, en quelque manière, par la main et le ciseau du sculpteur. Ainsi l'idée divine, au moyen de la motion, passe par la créature pour aller exister dans son efifet.
L'objet coloré que je vois est venu dans mon œil par une espèce sensible qui le représente. Quel mystérieux mouvement a conduit cet objet à travers le milieu qui \t sépare de mon œil? Il a passé cependant par ce milieu, mais d'une manière que l'imagination ne saisit pas.
C'est dans ces façons d'être et de cheminer,pour ainsi dire, entre la cause et rellet, que saint Thomas prend des comparaisons qui don-