Traité du libre arbitre, ch. viii
immédiate, plus elle sera conçue comme donnant immédiatement, et à chaque créature, et à chaque action de la créature, toutes les propriétés qui leur conviennent... Pour mieux entendre ceci, il faut remarquer que Dieu ne fait pas notre action comme une chose détachée de nous; mais que faire notre action, c'est faire que nous agissions nous-mêmes. »
Telle est la doctrine thomiste de la prédétermination physique.
Dieu, dans toute opération des causes secondes, meut celles-ci physiquement, c'est-àdire, non seulement comme bien suprême et comme fin, mais encore, comme cause efficiente; il les applique et les détermine efficacement à agir; et cette divine motion a vraiment sur l'acte de la cause seconde la priorité réelle de cause à eff'et. C'est -ainsi que, selon saint Thomas, Dieu opère dans les agents naturels.
Cette théorie est fondée sur des principes simples et très solides.
Le premier est le fameux principe : tout être en mouvement est mû par un autre être, 07nne quod movetur, ah alio movettcr. L'Angélique Maître le démontre ainsi ^
Qu'est-ce qu'un être en mouvement? C'est, dit l'École après Aristote, un être qui passe de