Revue des sciences ecclésiastiques, année 1887, p
rediicit se de potentià ad actum respecta eorum quœ sunt ad finem ^ » C'est ce que les néomolinistes ne veulent point entendre. Ils blâment éloquemnient les anciens molinistes do s'être laissés bloquer dans « un formalisme étroit, qui n'est, après tout, que le cadavre inerte de Tantique réalisme; » et ils s'échappent en niant que le libre arbitre soit, à pro prement parler, « une puissance active, une cause efficiente, » et que l'acte délibéré soit une réalité distincte de l'acte indélibéré. Ces actes, disent-ils, « sont identiques l'un à l'autre; il n'y a de changé que l'état, qui d'indélibéré, de physique et nécessaire, est devenu moral et libre. » Il s'ensuit évidemment que pas n'est besoin de prémotion physique à l'acte délibéré : Dieu ne meut pas le libre arbitre.
Je montrerai que, selon saint Thomas, Dieu produit précisément le motus liberi arhitrii. Ne suffit-il pas ici de demander aux néomolinistes ce que c'est que ce chanr/enient d'état de Taete indélibéré en quoi consiste formelle-