S. th., 1 p., qu. 82, art
entendre un mouvement, un acte, et non pas la faculté de vouloir. En outre, le saint Docteur distingue expressément, dans l'article même, entre la faculté et l'acte, « virtus volendi, velle. » Le vouloir, dont il parle, n'est donc pas la faculté. De plus, toutes les objections visent l'influx de Dieu sur l'acte, et non pas l'influx conservateur de la faculté. Les voici : la motion divine violenterait la volonté; — la motion divine empêcherait la volonté de se mouvoir elle-même; — la motion divine ôterait à l'homme toute responsabilité. Saint Thomas se proposerait -il ces difficultés s'il n'avait dessein de parler de la motion à l'acte ? Enfin, toute la question 105 roule précisément sur le second efiêt du gouvernement divin, qui n'est autre que l'opération de Dieu dans les opérations des créatures ^ Par conséquent, le vouloir auquel Dieu incline intérieurement la volonté par une motion physique est vraiment un acte de la volonté.
Est-ce un acte libre? 11 parait bien, si Ton regarde les objections, dont deux, sur trois, visent expressément la liberté.
La seconde, en eflêt, suppose qu'il est contradictoire de se mouvoir de soi-même et d'être mu par un autre. D\)ù il suit (pie la volonté, qui se meut d'elle-même, ne peut être mue par Dieu. — Saint Thomas répond «pie la l'acuité