de Veritate, art. 2, ad
Assurémont, le péché originel o rendu tout le genre humain indigne de la béatitude surnaturelle; et l'on comprend que Dieu puisse vouloir, en conséquence, infliger aux hommes la peine d'être privés éternellement de voir la divine essence, et qu'il permette que plusieurs meurent en état de péché. Mais la volonté antécédente persiste en Dieu, malgré la chute (TAdam, puisque le Christ est venu et qu'il est mort pour le salut de tous les hommes, et que des secours sont donnés à tous, en vue des mérites du Christ, afin qu'ils puissent se sauver. La réprobation négative ne paraît donc pas être une conséquence du péché originel. Du reste, la raison, dans ses recherches, ne s'arrête pas au péché originel; elle demande pour- ({uoi Dieu a permis ce péché et ses déplorables suites.
Poussés jusque-là, les thomistes disent quq cette volonté générale est soumise aux intentions de la divine Sagesse dans le choix de cet univers. 0 altitudo divitiarum sapientiœ et scientiœ Dei; quàni incompreliensibilia sunt Judicia eju.s^ et investù/abiles viœ ejus^. Là (^st le secret divin de la permission du péché, de la chute des hommes et des anges et de la perte étern(^lle de plusieurs. C'est qu'en vérité la volonté antécédente n'est pas réellement contrains à la volonté (jui permet la l'auto et la