Ep. ad Ephes.j cap. 1, v
3. Tous les hérétiques, qui ont exagéré l'efficace de la grâce et la force de la prédestination divine au détriment de notre libre arbiti'e, ont prétendu suivre en cela- les sentiments de saint Angustin. Quelques écrivains de ce siècle ont aussi pensé que, dans l'ardeur de la lutte contre Pelage, l'évêque d'Hippone avait sacrifié notre libre arbitre à la grâce et à la prédestination. M. Fonsegrive, après une étude consciencieuse, n'hésite pas à conclure contre eux (ju'«on peut ranger saint Augustin parmi les partisan^ du libre ar-
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suet', le P. Petaii établit trois vérités : la première, que « lorsqu'il s'agit fie la grâce ou de la « prédestination , on a coutume d'avoir moins « d'égard pour les anciens Pères, qui ont écrit « devant la naissance de l'hérésie de Pelage, que « pour ceux qui les ont suivis » ; la seconde, « qu'on a beaucoup plus d'égard aux Latins « qu'aux Grecs, même k ceux qui ont écrit après « cette hérésie, parce que l'Église latine en a été « plus exercée que l'Église orientale , encore « qu'elle ait donné occasion à cette dispute; en « sorte que la plupart des Grecs ont, ou profon- « dément ignoré, ou pénétré moins exactement « le fond des dogmes des pélagiens. » La troisième vérité, c'est « que de tous les Latins, dont « nous avons dit que l'autorité était la plus grande « dans cette dispute, le premier, du consentemrnt « commun des théologiens, est saint Augustin, « dont les Pères qui ont suivi, les Papes et les « Conciles, ont déclaré que la doctrine était « avouée et catholique, ratam et calholicam; en « sorte qu'ils ont estimé que c'était un suffisant « témoignage de la vérité d'un dogme (|u'il se « trouvât constamment étahli et autorisé par saint « Augustin-. » Voilà pourquoi toutes les dis[)utes
hilre véritable, tel que l'entendent les philosophes, malgré toutes les exténuations qu'il lui fait subir. » Op. cit. \'' partie, I. 2, c. 2.