I. {{. \\ (lo lli^iioii, Haùcz el .Molina, p
■2. lîaimez et Molina, |). 189.
3. Pourquoi Ips .lésniles n'onl-ils pas dofondn l(? Molitiisme? .l'y lépondrai |)lus tard, d'après Ufllarinin. Voif^i , |)our le moment, la réponse d'un jésuite, niolinislede renom : « Je nenlends défendre que Molina, me disail-il, cl encore pas en tout. Soit avant, soit i)enilant, soit après les conjïré- {,'a lions de Auxiliis, 1rs vôlrcs leur ont [atl une telle panique que ces pauvres Jésuites n'ont jamais osé défendre leur clief ^i maître, à mon sens le seul défendable. »
trois raisons : « La seconde parce que les uns et les autres s'accordent en substance avec la vérité catholique, savoir que Dieu fait faire, et facit de nolentibus volentes, et flectit et immutat hominum voluntates, de quoi il est question ; mais ils sont divisés seulement sur le mode, parce que les Dominicains disent qu'il prédélermine notre volonté physiquement, lioc est reallter et efpcienter, et que les Jésuites tiennent qu'il le fait congrue et moraliter, opinions qui l'une et l'autre peuvent être défendues ^ » On le voit, d'après le pape, comme d'après le général de la Compagnie, la doctrine défendue par les Jésuites, c'est que Dieu prédétermine notre volonté congrue et moraliter, de telle sorte qu'en vérité il nous fait agir, hâc ratione efficitiu reipsa faciamus. C'est bien le Congruisme. Serait-il illogique de conclure que le Moiinisme recula devant ses adversaires et qu'on passa condamnation sur lui dans les congrégations? Le fait est qu'à partir du décret d'Aquaviva, le pui^ Moiinisme cessa d'être enseigné dans la Compagnie de
'1. 'f Secundam, quod lUraque, pars congruat cuin veritalis calholicœ capilibns, doceatque Deum graliae snœ efficaciâ nos ad agenduni excitare et facere de nolentibus volentes et flectere et immutare hominum voluntaies , de quo \\\ iiâc causa agiUir; discrepent aulem explicandi modo, qnum Prsedicalores dicanl eurn prœdeterminare voluutales noslras physicè, h. c. realiler et efficienter, conlra Jesuilaî teneanî^ facere congrue et moraliter : Quarum iitraque sentenlia potest defendi. » [D'après le manuscrit trouvé dans la bibliothèque Borghèse] ap. Schneemann, s.-j. Controversiarurriy page 295.
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Jésus. Le H. V. de Hégnon le rapporte ainsi ' , et il iijoute que « vrais enfants d'obéissance, les théologiens de la Compagnie se sont sounriis pendant plus de deux cents ans aux ordres de leur général... (Cependant on évita d'insister sur la doctrine imposée, sauf dans les cours de théologie. \À\ même, on chercha bientôt ;i fondre ensemble le Congruisme et le Molinisme, pour obéir au décret sans renoncer a un sentiment plus consolant... Mais ces |)rojets de fusion ne peuvent aboutir qu'à la confusion des idées... De nos jours, sous le regard des supérieurs, le i)ur Molinisme a reparu dans certaines chaires de la Compagnie. Par conséipient, les Jésuites peuvent actuellement, en toute obéissance et soumission, défendre la conception de leurs incomparables théologiens Molina et Lessius ». Soit, mais il n'en reste pas moins démontré ([u'ii son apparition le « pur » Molinisme n'a pas été jugé conforme a saint Augustin et à saint Thomas, et que ce n'est pas lui, mais le Congruisme seul, qui a été défendu par les Jésuites dans les congrégations de Auxiliis, et qui a résisté, dit-on, au choc des thomistes.
.\près la conclusion de ces disj)utes mémorables, la cniUroverse continua dans les écoles avec un égal acharnement des deux partis. Il parait même