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que les Dominicains firent plus d'une instance auprès du Saint-Siège pour que la cause fût reprise et terminée. Le chapitre général de leur Ordre, tenu à Rome en 1612, présenta à Paul V une supplique à cet effet. De semblables démarches furent faites auprès de Grégoire XV, d'Urbain VIII, d'Innocent Xî et de Benoît XIII.
Cependant , ni les thomistes ni les molinistes n'oubliaient dans leurs querelles domestiques les intérêts de la foi menacés par les fauteurs de Jansénius. On sait que les deux premières Provinciales sont dirigées contre les thomistes. « Je donne de grand cœur aux Dominicains cette louange, dit le R. P. de Régnon ^ qu'ils n'ont été dépassés par personne dans leur zèle et leur énergie à combattre le Jansénisme. Ces gens4à, disaient les sectaires, font plus de tort à la vérité et à la bonne cause que les molinistes déclarés. » Personne n'ignore non plus que la très perfide hérésie du grand siècle n'a pas eu d'ennemi plus irréconciliable que l'illustre Compagnie de Jésus.
Il est vrai que les thomistes durent repousser les habiles caresses de l'hérésie qui cherchait à se couvrir des noms vénérés de saint Augustin et de saint Thomas, employant, avec une fourberie hisinuante et captieuse, pour étiqueter son venin, les formules en usage chez les disciples attitrés de ces deux grands docteurs 2. On vit même, au rapport