Bannez et Molina, p
2. Celle manœuvre fui commencée dès la condamnation des cinq fameuses propositions de Jansénins. Le premier
COUP d'oeil histop.ique. 35
de riiistorien de Clément XP, des catlioli(iiies fort opposés au parti de Quesnel, incriminer les disci-
pivjiij,'!» (jiie j(^ tronvo diuis l'esprit (!e quelques savanls, dit nossutM, est (jiie « la sonscriplioM i)ure et simple du Formu taire \m)v\^ projndii-e à la doctrine de saint Augustin eî. à la grâce ciricai-o ; mais le contraire est indubiîal)'e, puisque celle dociriiie va son cours .'i la face de toute rÉiilise; on la soulienl par (ont l'univers et k Uome môme, avec la môme libellé et, si l'on peut ainsi parler, avet- la môme hauteur. Alexandre VII a recomman-^'é, par un décret exprès, la doctrine de saint Augustin et de s;iint Thomas. Innocent XII, consulté par l'L'niversité de Louvain si elle devait changer quehpie chose dans son ancienne do^îtrine sur la grâce et le liliie aidiilre, qui est celle de saint Augustin et de saint Thomas, a l'épélé les anciens décrets de l'Kglise romoine pour adopter la doc,trine de saint Au^Mislin, d;nis les mômes termes dont s'est servi le pape saint llormisdas, dans sa décrétale ad V-isnesaorem, qui sont les plus authentiques qu'elle ait ja:ii;iis employés. Le cler^'é de France, dans son Formulaire de 1654, pour ôter tout scrupule ou tout prétexte à ceux (pii pourraient appréhender que la doctrine de saint Auguslin ail pu i-ecevoir quelque atteinte par la condamnation desciiuj j>roposilions de .Innsénius, dans la constitution d'Innocent \ et d'Alexandre VII, a expressément inséré dans ce Formulaire que la doctrine de saint Augustin subsiste dnns lonle sa foi'ce, et que Jansénins l'a n)al enlendue. Ce Formulaire du clergé de France subsiste en Sorbonne d;ins sa pleine autorité: c'est celui qu'elle a reçu, qu'elle conserve, qu'elle fait aujourd'hui s<niscrire à tous ses b:)cheliers et à tous ses docteurs. C'est donc une illusion manifeste de faire ci-aindre dans \(\^ Formulaires la moindre altération de la doctrine de ce Père. L'Fcolf de saint Thomas s'élève en témoignage contre de si vaines appi'éhensions, et suffit seule pour faire voir qu'on peut défendre, .sans rien craindre, le hesoiîi ({u'on a d'u}\ secours qui donne Vafjir, par dessus ct^lui (pu donne le pouroir complet en ce genre. » {De l'autnrilc ries jufjements ecclésiastiques.)