‹ Providence et libre arbitre selon Saint Thomas d'AquinChapitre 90 sur 144 · Bannez et Molina, p · texte numérisé non relu

Bannez et Molina, p

rÉcole thomiste, dit ÉcharcP, après la parole de Dieu, les Conciles et les Pères, il n'y a qif un seul maître docilement écouté, c'e4 le Docteur Angélique; les autres n'ont d'autorité qu'autant qu'ils lui sont fidèles. » C'est le sentiment de tous les thomistes. Chacun d'eux pourrait dire comme Alvarez : « Pour moi, je n'ai qu'un f)iit, qui est d'exposer clairement les points principaux de la doctrine des saints Pères, en particulier de saint Augustin et de saint Thomas, sur les secours de la grâce divine^. » C'est donc un fait constant que l'École thomiste ne montre pas plus d'attachement à Bannez qu'à tout autre disciple de saint Thomas. En serait-il de la sorte si cette Ecole était née de Bannez?

Il n'est pas moins remarquable que les molinistes eux-mêmes, dans le principe, ne rattachaient nullement a Dominique Bannez les théories des thomistes. Ni Molina, ni Suarez, ni Bellarmin ne nous présentent Bannez comme l'auteur de la prédétermination physique. Au contraire, ils disent ouvertement, sans se préoccuper des mots, que la chose était enseignée depuis longtemps dans l'École thomiste. Suarez reconnaît que Ferrariensis, illustre commentateur de la Somme contre les gentils, celuilà même dont parle Léon XIII dans sa lettre au cardinal de Luca, professait cette opinion 3. C'est

I Scriplores Ord. Prœd. Médina.

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