‹ Providence et libre arbitre selon Saint Thomas d'AquinChapitre 91 sur 144 · De AuxHiis, préface · texte numérisé non relu

De AuxHiis, préface

3. Hanc senlenliain lanqiiani cotnmuniter receptarn in scholâ D. ThomîB defencUiiit constantcr trioderni scriptores

aussi le sentiment des fameux théologiens de Coïmbre, de la Compagnie de Jésus ^ qui lui adjoignent Capréolus, auteur dominicain du quinzième siècle. Bécan fait de méme^. On voit par la que le Bannésianisme des thomistes n'est pas chose si claire qu'on le prétend aujourd'hui ^.

|)l)ysi('m prredelorminationis (lefensores... Eam apertè tradit F(Mrariensis in 3 cont. (;eril.,cap, 70. (Lib. 3, de Auxiliis.)

I. Touclianl la manière dont Dieu concourt avec les causes secondes, il y a à discuter l'opinion célèbre de saint Thomas et de ses disciples, Capréolus, Ferrariensis et autres. Elle consiste en ceci : Onuies causas secundas, anletjuàni operentui', accipere a Dec influxwn qup-mdam et molum, qui sit quasi esse intenlionale divinœ virtutls, quo ad promovendas actiones exclfenfur, co modo quo artium instrumenta prœviam inotionem a fabro accipiunt. (Lib. 2. Gomment in 8 lihros Phys., rjn. 13, art. I.)

'2. Concursus Dei curn causis secundis tribus inodis explicaii polest... 2» Quia movel et ap[)licat illas ad agendum, sicut faher inovet et applicat securim ad scindendum. 3'^» Quia influit in actioncm et effoclum illarum (concours simultané}... Durandus putal solum primum sufficere. Alii volant addendum esse secundum, ut l). Thomas, Capréolus, Ferrariensis. Alii tertium, jwn secundum, ut pleriquc recenticres. {De Deo, cap. 18, n* 14.) On peut lire le texte de D'^an in extenso dans .Mazzella, de Gratiâ, disp. I, art. 7. Mais au lieu des paroles de Bécan soulignées par nous, on trouvera les suivantes : «« .Mterum tenent tiwmistœ... terlium theoloqi nostri communiter... »

3. Plus de dix ans avant que lîannez puMi;\t ses Commentaires, le jésuite nenedicliis Pereiins, dansson livre r/f' Principiis, exprimait l'opii:ion de saint Thomas en ces termes : « In coautemquod adjungit D. Thomas, causas secundas, et in bis voluntalein noslrani, a Deo moreri , applicari et defermmart ad volendn m , licel nonnulli dissenliant tbeologi, egotanien podibus manibusque in eam sententiam perquam

50 THO-^us^iK et molinisme.

Où donc les néomolinistes ont-ils trouvé que la prédétermination pliysique aitBannez pour inventeur? Serait-ce dans le rôle de ce théologien à l'origine des controverses, parce qu'il ouvrit et dirigea l'attaque contre le livre de Molina? Lisons le récit du docte P. Echard^ sur ce sujet. « Lorsque Molina eut édité à Coimbre sa Concorde de la grâce et du libre arbitre, Bannez intervint auprès du Saint-Otïice d'Espagne pour empêcher l'entrée de cet ouvrage dans ce pays, et dénonça à ce tribunal plusieurs propositions de ce livre comme pélagiennes. Molina l'ayant appris accusa Bannez de calvinisme. Des deux côtés on écrivit pour défendre chacun ses opinions. Bannez et sept autres Frères Prêcheurs publièrent des Apologies et les présentèrent au grand inquisiteur. Celui-ci ayant ordonné de résumer les huit écrits en un seul, ce soin fut confié à Bannez, Herrerd et A loarez. Quatre mois après, le volume parut à Madrid sous ce titre : Apologie des théologiens dominicains de la province d'Espagne contre les nouveautés de Louis Molina et autres professeurs de la Compagnie de Jésus. Alvarez présenta cette Apologie à l'Inquisition et au nonce apostolique; elle portait la signature des trois auteurs et de vingt-deux professeurs ou maîtres en théologie de la nckéme province. Ceux-ci y avaient joint un petit traité sur l'efficacité intrinsèque de la grâce. Vers le même temps, le célèbre

libeiUer eo. » On dit qne plus tard Pererius se fil moliniste. (V. Dnmmermuth, pag. 735-738.) I. Scriptores Ord. Praed.

LE BANNÉSIANISME DES THOMISTES. ol

théologien Zumcl, de FOrdre de la Merci, accusé par Mol'uia des mêmes erreurs que Bannez, était obligé d'écrire ii trois reprises pour rej)ousser ces accusations. Bannez approuva cette iri;)le défense. » Telle fut la part de Dominique Bannez dans la lutte des thomistes contre le Molinisme naissant. Cela suffit-il a justifier la qualification de bannésiens qu'on affecte de donner aux thomistes? Ne voit-on pas au contraire jque Bannez ne fut pas seul de son Ordre à prendre en main la défense de la doctrine de saint Thomas? Dès le début sept autres Dominicains écrivent avec lui. S'il rédige l'Apologie, c'est de concert avec Alvarez et Ilerrera, et plus de vingt autres maîtres la signent. Enfin, c'est Alvarez qui poursuit l'affaire devant l'Inquisition, et qui se rend h Rome quand Clément VIII évoque la cause à son tribunal. C'est pourquoi , sans doute, quelques molinistes attribuent il Alvarez, plutôt qu'il Bannez, l'invention du Thomisme. Le fait de Zumel prouve que Molina n'était pas en dispute seulement avec les Dominicains. Bien plus, un jésuite même, Ilenriquez, fit deux censures du livre de Molina, l'une en loQ/ipar ordre de l'Inquisition, l'autre en 1597 à la demande du Pape. On le voit donc, rien dans la lutte de Bannez contre Molina ne prouve le Bannésianisme des thomistes'.

I. Voii'i \(] soiitimeiU do Ilonriquoz sur le Molinisme : « Molin;i iiegal aclus libères iioslros pr.Tclclermiriari a Deo aiiti^iliiAin pra}sriat iilieii arhitiii ci)Oj)eralionoiii. VA (|iii(]aiii rocenliores id referunl in pi;i\scieiUiain t'uluroruni coiidilio-

o2 THOMISME ET MOLINISME.

Du reste, il existe contre cette prétention des néomolinistes une difficulté considérable. Voici comment elle est présentée par le R. P. de Régnon 1 : « Il n'est guère possible , dit-il , que l'exposé précédent (sur l'origine bannésienne du Thomisme et l'antiquité du Molinisme) n'ait pas soulevé une grosse difficulté dans l'esprit du lecteur. Si la doctrine moliniste était universellement admise, comment a-t-on traîné Molina comme un novateur à la barre du Saint-Siège? Si le système de Bannez a été repoussé a sa naissance par les Dominicains les plus marquants, comment s'est-il opéré en quelques années un revirement tel que l'Ordre entier de Saint-Dominique ait pris fait et cause pour les décrets prédéterminants? »

En vérité, le R. P. de Régnon ne se trompe pas : ces deux faits, la citation de Molina à Rome et l'accord unanime des Dominicains à soutenir la prédétermination physique (car le dissentiment supposé des Dominicains les plus marquants de l'époque est une allégation inexacte) sont une grosse difficulté pour ceux qui proclament, à rencontre de Molina lui-même, la haute antiquité, presque l'apostolicité du Molinisme et l'origine purement bannésienne des opinions appelées thomistes. Conçoit-on, en effet, que Rome ait admis si aisément l'accusation de pélagia-

natorum. Ilœc sentenlia est plané contra Augustinum et D. Thomam. » (Ap. Dummermulh, p. 753.) 1. Bannez et Molina, p. 25.

\.V. IJANMÎSIANISMI': DES THOMISTI-S. 55

nisme contre le tli(''()logioii qui enseignait maiiifeslement, dit-on aujoiirdliui, Tanciennc tradition des docteurs de l'Kcole, des Pères, des Conciles et des Écritures même? Rome avait-elle donc ouhlié la doctrine ti'aditionnelle , et les Dominicains étaient- ils seuls théologiens, au point d'être écoutés et suivis aveuglément? Ne savait-on pas lire à Home l'ouvrage de Molina? Et si le Thomisme venait (Téclore du cerveau de Bannez, il devait être inconnu à Rome ou regardé sans doute comme une scandaleuse nouveauté. Surtout si la prédétermination physique est une opinion évidemment calviniste, comment Rome, dont la vigilance et, pour ainsi parler, la susceptibilité doctrinale, était éveillée sur ce point, n'a-t-elle pas repoussé à la hâte les accusations impudentes des fauteurs de Rannez contre la doctrine ancienne de Molina, et foudroyé d'un coup le Rannésianisme naissant? Cette intiltration du Calvinisme dans l'Église par l'École de saint Thomas aurait-elle échappé ii la pers[)icacité romaine? Il faut expliquer tout cela quand on soutient l'antiquité du Molinisme et la nouveauté des opinions thomistes. Plus encore, car le soulèvement de l'Ordre entier de Saint-Dominique pour la théorie des décrets prédéterminants et ses conséquences n'est pas une moindre diliculté. On ne saurait nier, en elïet, ([ue cet ordre ne soit dévoué, consacré, pour ainsi dire, l\ étudier, ex[)liquer, déleiidie, développer la doctrine de saint Thomas. Les Papes Peu ont maintes fois loué; c'est sa plus belle gloiro. Il ivest jieut-

être pas un point sur lequel les Chapitres généraux et les Maîtres de l'Ordre aient veillé avec plus de sollicitude et de zèle que sur la iidélité à suivre l'enseignement de l'Angélique Docteur. Cinq ans à peine après la mort de saint Thomas, en 1279, le Chapitre général de Paris faisait cette ordonnance : « Le vénéré Frère Thomas d'Aquin, d'impérissable mémoire, ayant été l'honneur de l'Ordre par sa vie sainte et ses écrits, il serait intolérable que les Frères osassent parler de lui ou de ses écrits sans respect et d'une manière inconvenante. Nous enjoignons donc aux supérieurs de punir rigoureusement ceux qui tomberaient dans cet excès. » Vers le même temps, un Chapitre prononça 'les peines les plus sévères contre un Frère qui avait attaqué en public certaines conclusions du Maître. Celait le commencement de la législation dominicaine de tenendâ sancti Thomœ doctrinà. Bien plus, pour s'assurer davantage que cette doctrine vénérable serait conservée et transmise intacte, l'Ordre des Frères Prêcheurs a obligé par un serment solennel ses professeurs et ses maîtres en théologie à ne s'en écarter jamais dans leurs leçons ^ Les Souverains-Pontifes ont approuvé cet engagement religieux, et depuis longtemps un dominicain ne peut abandonner sciemment le Docteur Angélique sans forligner et se parjurer. Tel est l'amour, la dévotion que porte a saint Thomas

1. Item, juro, voveo ac spondeo, nie non recessururn a soliilù sancli Thonia doctrinà.

d'Aquin l'Ordre qui « prit tout entier fait et cause pour les décrets prédéterminants » . N'y a-t-il pas là plus qu'une apparence que ces fameux décrets ne sont pas de provenajice bannésienne, mais qu'ils dérivent des principes de saint Thomas? Assurément, c'est une difiiculté pour les assertions du Néomolinisme.

« Cette difiiculté , dit philosophiquement le P. de Kégnon, arrêtera, j'en conviens, Fàme assez débonnaire pour croire que les doctrines se débattent uniquement dans le chami) de la froide raison, avec les seules armes de la logique. Mais elle embarrassera moins celui qui se rappelle... ([iw la passion a plus ifinllue/ice que la logique sur le cunuuuii des hommes,... (et que) la discorde ihêuloyiqne qui nous occupe prit sa source dans une ccrlaine prévention de quelques Dominicains espagnols C'jnlre la Co)npagnie de Jésus. » C'est toute l'explication ; elle suflit, paraît-il , a faire évanouir la grasse difficulté : plus rien ne s'oppose maintenant a ce que le prétendu Thomisme ne soit que du Bannésianisme tout pur; la citation de Molina au tribunal du Pape ne fait plus ombre sur l'anti(iuité et Tunivcrsalité du Molinisme. Est-ce parler sérieusement? Qui pense-t-on payer de raisons si futiles? Quoi! l'Ordre entier de Saint-Domini- (jue aurait forligné, il se serait jeté tout d'un coup hors de sa voie traditionneNe, il aurait soudainement perdu le sens de la doctrine thomiste, un seul Haïuiez l'aurait aveuglé et séiluit plus (lue saint Thomas ne se l'était attaché, il se serait

tourné subitement contre son grand Docteur, il aurait embrassé avec une aveugle fureur les nouveautés quasi luthériennes du fougueux adversaire de Molina : et des assertions si étranges n'auraient d'autre fondement que certaine prévention de quelques dominicains espagnols contre les Jésuites, l'esprit de corps, une jalousie mal déguisée? et l'on expliquerait sans plus de façons l'attitude de Rome vis-a-vis de Molina? En vérité, ce n'est point résoudre la grosse difficulté ; mais, bien plutôt, c'est rester impuissant devant elle, tout en essayant de la cacher aux âmes naïves et débonnaires, qui ne croient pas que la passion ait eu plus d'empire sur l'Ordre entier de Saint^Dominique que la raison, la conscience, l'honneur, l'amour éprouvé de l'Ange de TÉcole, et les plus nobles motifs réunis. Pour nous, du moins, puisqu'il faut nous mettre au rang de ces âmes naïves et débonnaires, nous ne sommes pas satisfait d'une pareille solution , et nous croyons encore que la plus naturelle explication de ces deux faits , la citation de Molina à la barre du Saint- Siège et l'union des Dominicains dans l'attaque du Molinisme, c'est la nouveauté de ce système et V ancienneié de la doctrine deBannez dans l'école de saint Thomas.

La double difficulté que soulève dans les « âmes débonnaires » la thèse du Bannésianisme des thomistes n'est donc pas dissipée. Elle reste entière et retombe de tout son poids sur les prétentions des néomolinistes qu'elle réduit en pous-

L1-: BANMCSIAXISME DKS THOMISTES. o7

sièro. Essayons, à. notre tour, de résoudre les arguments qui servent à colorer le titre de bannésiens dont on veut aujourd'hui, coûte que coûte, affubler les thomistes.

Il paraît (jue Médina, Dominicain, qui i)rofessait à Salamanque au temps de IJannez, taxe de twiiceaulê inouïe la doctrine de ce dernier sur un point fort subtil de la justitication. Le R. V. de Régnon Faffirmesans hésiter d'après le P. Schneemann. Or, voici ce que dit Médina : « J'ai vu un très savant homme qui, pour échapper à Targument, introduisait une opinion nouvelle et inouïe, k savoir, (pie Facte de contrition et de charité est simplement une disposition inorale a la grâce, et non pas une disposition plujsiiiue et matérielle^. » Médina ne dit rien de plus. Pesons bien ses paroles. Il s'agit de la nature du rapport de l'acte libre ii l'infusion de la grâce sanctiliante. Et d'abord, qu'imfmrte ce point dans la question présente de l'origine de la prédétermination physique? Et qui pense-t-on duper avec de pareilles

\. « Vidi hominem doctissimum (\m , ulseabarguiiieiilidinicultale iiberarel, iiiscliolam iniroilurebal novam et hiauditam seiUenliatn, viilt'licel qnoil inolus lilieii aibilrii per j)a'niteiiliam el carilalem non est pia-paralio ad iiratiain, quemadMujdinn ralor est disposilio ad I^mumii cl frigiditas ad aquaii) ; sed dicilur disposilio ad ^'raliani in génère nioris, quia reijnirilur consensus voinnialis ut ijralia infundalnr, sod non est necesse qiiod praiceilal m cjenere caufcc materialis el prœparaloriae, (jueinadnioduin prieceihinl disposiliones in génère nalur(V. >- l'onuneiU., in I, i, q. 113, art. 8.

58 THOMISME ET MOLIMSME.

confusions 1 ? Si Bannez a pensé que l'acte decontrition ne préparait que moralement Tinfusion de la grâce, comment cela prouve-t-il queson sentiment de la prédétermination fût une nouveauté ? Mais , chose plus étrange encore !' Médina ne désigne pas autrement que par la qualité de « doctissimus homo » le docteur dont il réfute l'opinion inouïe. Et cela suftit , paraît-il, à signaler clairement Bannez, car il est manifeste, pour le P. Schneemann, que la qualité de « très savant homme » ne pouvait convenir en ce temps-là qu'à Maître Dominique Bannez. Le critique allemand essaye de le démontrer avec quelques textes des Commentaires de Bannez lui-même. Mais le mal est que ces textes se rapportent à une question bien différente de celle que traite Médina^. Bien plus, Bannez discutant quelque part la question même de Médina, on trouve parmi les opinions qu'il énumère celle de « l'auteur anonymedont parle Médina =^. « Y a-t-il apparence que

1. Le U. P. de Régiion piétenJ que ropinioii visée par Médina esl « déduite logiquement du syslème » de Baùez (p. "23). Quiconque connaît un peu la question trouvera le R P. Dununermuth modéré, quand ii dit de cette prétendue déduction ; « Ignoranter hgec dicuntur. »

2. C'est ce qui fait dire au savant P. Duiiunermuth, avec une franchise un peu rude • « Ex hoc colligere est, Rev. Palrem Schneemann vel non intelligere qu.Tstionem de qua agit Médina, vel non intelligere eam de qua disputât Bannes, vel forte (quod probabilius esl) neutraui intell. gère. » p. 291.

3. Alii vero, inler quos aiictor ille anonymus de quo quoitur Médina, ex eo n.oventur in hanc sentenliam, quia

\.K I5\^^KS1A^'ISMI•: des tho.ahstes. 59

le « (loctissiniiis liomo » soit IJannez en personne? Du reste, le P. Diimmermiith a mis en pleine lumière l'accord doctrinal de Médina et de Bannez, en citant panillèlement les textes de l'un et de l'autre '. Il en ressort avec évidence que Bannez ne peut j)as être le très docte anoinjwe visé [)ar Médina.

Quoiqu'il en soit, Bannez lui-même avoue, diton, (}u'i[ s'écarte des anciens thomistes en ce qui re[,^ar(lele concours divin, puisqu'il blâme expressément Cnpréolus, Cnjétan et Ferrariensis. — Le P. Dummermuth a montré, i)ar une critique très judicieuse et i)leine d'érudition, que ces textes de Bannez ne regardent nullement la substance de la |)r(Miétermination physique-. Un résumé tidèle de cette savante discussion ne manquiTait sans doute pas (rint(''rêt. Mais on {)eut démontrer plus aisément et brièvement la même chose par l'autorité

lion valent inlel!ip;(M-e, (\\\o naclo ill.i oporaUo, qux proficissiUir a i^M'atia fffaclice, pra^cedat ii)sani aligna priorilale naiuvœ. Coiuiiiciil. in I'" p. iiii. 62, ail. 4, dul>. t.

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