‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 122 sur 218 · RÉSULTATS DE L* APOSTASIE DES CHEFS BOSNIAQUES · texte numérisé non relu

RÉSULTATS DE L* APOSTASIE DES CHEFS BOSNIAQUES

M. Ranke, dont les jugements sur les provinces turco-slaves (ont autorité, a expliqué de la manière suivante lesrap-

Sorts des Bosniaques entre eux, et ceux e la race conquise avec les vainqueurs : La distinction entre les Turcs et les rayahs existe en Bosnie comme dans les autres provinces. Les rayai i s appar-

Vaïdatch, des Philippovitch, e prendre , ce sont de zélés mi ils tiennent à honneur de strictement le dogme de l'unit suivant les interprétations du cependant ils conservent dam moire le nom du saint qui était de leurs ancêtres; on dirait qu de la race ne leur permet pa pre entièremment avec les religieux intimement liés au:

guerriers de leurs familles. Il rare de voir en Bosnie un bey secrètement quelque prêtre ai de ses pères, pour qu'il donr âmes ses prières et ses bénédit

La cause d'un état de choi tradictoire, c'est que la conv chef slave n'a été rien moins i tanée : il fallait qu'il se fit b s'il ne voulait être exterminé, furent les grands dans les ai vinces conquises. Par son an devenait un membre du cou»

turc; il obtenait bientôt des ti ritables fiefs de l'Orient; et c vassaux restaient chrétiens, le* entre eux et lui prenaient m ment le même caractère que existe entre le Turc et le rayai reste de l'empire.

C'est ainsi que la nation i fractionnée en deux camps, et hostilité s'est perpétuée jus jours. Le guerrier slave voul; ner; il o passe du côté de

\ par de* vieux canons ; tillerie des assaillants n'est pas i; et comme les assiégés comisqu'i la mort, le succès d'un ns de telles conditions est orst douteux. D'un autre côté, loi ont assuré leur prépondés le pays par tant de moyens m ne suffirait pas pour les ; les capétans sont les profonde!?, presque tout le pays lient, et souvent même ils ont inea au delà des frontières :

irayahs qu'ils chargent de les ir, et ils ne s'en occupent que est question de toucher leurs r leur unique soin est de se des armes de prix et d'étaler luxe dans tout ce qui tient au dilitaire.

te s'est réservé le droit de in vizir non bosniaque d'orii on comprend qu'il a les moueu libres au milieu d'une arislère et turbulente. Ce haut lire voyage rarement dans le capétans se dispensent de lui minage, et souvent ils se font sans s'inquiéter de son au-

ulte que les beys des districts, et les timariotes s'attachent capétans, dont le pouvoir est t. qu'au vizir, dont l'autorité ransitoire. Tous participent à lance nationale, aussi bien que is musulmans, qui sont produ sol qu'ils cultivent. Comme >uve pas de mosquées dans les s, ils se rendent le vendredi au plus voisin pour y faire leurs

'évo, ancienne résidence du ■rsonnagen'a qu'une influeuce inte. Le château fort qu'il haoit encore; mais c'est a peine arde à y entrer. Lorsqu'il ara ville, il a la faculté d'y pas lit et le privilège d'y être défi dépenses ; mais le lendemain de se rendre à Travnik, lieu Kir officiel.

9 a été régi par une sorte de nent patnarcal transmissible Bment Ce gouvernement avait ipportavec celui de l'Occident

au moyen âge; il avait également pour base la propriété foncière et la richesse; mais il en différait en ce qu'il était moins exclusif. Quiconque s'était acauis de la considération soit par son mérite, soit parce que le hasard l'avait favorisé, ou même qu'il se fût enrichi par quelque profession manuelle, était par cela seul éligible.

La ville, qui forme comme un point de jonction avec la Roumélie, la Croatie et la Dalmatie, a accru ses ressources par le commerce. Sans doute les transactions commerciales de la Bosnie n'ont ni l'étendue ni l'importance de celles de l'Occident; mais en raison même de cette différence elles sont relativement plus lucratives. Environnée de collines agréables, et traversée par la rivière de Migliaska , Séraïévo , avec ses constructions dont la propreté repose le regard, ses ponts de pierre et ses nombreux minarets, qui s'élancent du milieu des arbres, présente un aspect non moins imposant que varié, qui éveille dans l'étranger des idées d'ordre et de bien-être.

Cette ville a la réputation d'être le foyer du fanatisme, comme elle est le centre de l'aristocratie bosniaque. On sait

pire

que tous les vieux privilèges de remturc étaient liés à l'institution des janissaires; un sixième des habitants de Séraïévo participaient à ces privilèges. Cest pour cette raison qu'ils s'étaient arroge des droits extraordinaires.

T*a Porte jusqu'à ces derniers temps leur envoyait uu mollah pour juger les différends entre musulmans et rayahs ; mais ces fonctionnaires et leurs délégués avaient à méuager les citoyens, qui gardaient le droit de les renvoyer. Le contrôle des citoyens s'étendait jusqu'aux actes du vizir, quoiqu'il eût le gouvernement de toute la Bosnie. Si l'on avait à se plaindre de lui, on envoyait une requête à l'odjak des janissaires de Constantinople pour demander son rappel.

Ainsi la position d'un vizir était des plus difliciies. Pressé d'un côté par la Porte, par les banquiers qui lui avaient avancé l'argent exigé pour sa charge et par le sérail ; gêne de l'autre par les privilèges de l'aristocratie et de la ville, il était loin d'exercer cette plénitude de pouvoir que les Européens attribuent généralement à un pacha.

L'UNIVERS

La Porte, n'ayant d'autres organes dans le pays que le vizir et un petit nombre de fonctionnaires, n'exerçait en réalité, qu'une influence bien précaire. Aussi se contentait-elle de tirer de cette province les ressources ordinaires, et elle s'estimait heureuse de n'y point rencontrer une opposition formelle.

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