BCTION DANS LA BOSNIE
ïu des difficultés et des résise soulevaient ses réformes,
avait déclaré par un hattil considérait la Russie comme lie naturelle, et que, s'il avait >aix avec cet empire , c'était
pour se préparer à une
ivraUon. ( Provinces Danubiennes. )
Çuerre plus efficace. Cette déclaration était en quelque sorte un appel à l'Europe sur la situation de rOrient, et comme un engagement pris de mettre la Turquie en mesure d'offrir un point d'appui à la politique de l'Occident contre les empiétements du cabinet de Saint- Pétersbourg ; mais le sens de ce hattischérif ne fut pas compris; et le sultan se trouva dans un grana embarras lorsque la guerre éclata sous prétexte de la question religieuse.
A considérer les choses sans partialité, on ne saurait douter que les intrigues russes trouvaient dans le désordre administratif des provinces danubiennes et dans les abus nombreux du fanatisme ottoman une ample matière à de justes récriminations : ce qui fait l'habileté de la diplomatie moscovite, c'est d'envelopper ses projets d'oppression et d'agrandissement de motifs tellement spécieux que, dans la première phase de leurs rapports, on serait tenté de les croire désintéressés, et que leur protectorat débute ordinairement non-seulement par des promesses séduisantes, mais par des sacrifices réels. Il était donc naturel que les rayahs se tournassent du côté de leurs coreligionnaires : ceux qui n'osaient le faire ouvertement paralysaient du moins par leur attitude hostile les efforts de Mahmoud, dont le danger grandissait en raison même de son zèle.
C'était avec les forces tirées de la Bosnie, qu'il avait donné ordre de rassembler à Bielina, qu'il comptait tenir en respect les Serviens, dont les dispositions en faveur de la Russie n'étaient pas douteuses. Les Serviens ne pouvaient s'y méprendre. Le prince Milosch refusa le passage aux Bosniaques, alléguant que, si le territoire de la Servie avait souffert en maintes circonstances de l'indiscipline de corps isolés , il devait craindre à plus forte raison que toute une armée ne commît des dévastations considérables; pour appuyer cette déclaration, il fit inarcher des troupes sur la Drina.
Cependant il n'entrait pas alors dans les plans de la Russie que les Serviens se soulevassent; le prince Milosch , livré à ses seules ressources, devait donc se borner à rester sur la défensive. D'un autre côté, les motifs de
L'UNIVERS
religion que Mahmoud mettait en avant pour exciter les musulmans contre les Russes ne pouvaient avoir un effet immédiat à 1 instant où il déployait luimême la plus grande sévérité pour forcer ses sujets a adopter la tactique européenne. Les Bosniaques, qui regrettaient leurs anciens privilèges, prévoyaient que le joug serait encore plus pesant si la victoire donnait raison à Mahmoud; et, comme l'intérêt avait jadis déterminé leurs chefs slaves à embrasser l'islamisme, le même intérêt les portait à ne point se sacrifier pour le triomphe de leurs nouvelles croyances.
Dans ces dispositions, ils résolurent d'opposer la ruse à la ruse, et de n'en venir aux mesures extrêmes que lorsque les circonstances l'exigeraient impérieusement.
Les contingents des villes et des châteaux s'acheminèrent donc vers Orlovopolié, point qui leur avait été assigné par le sultan et qui se trouvait en race de liiélina, où l'armée servienne s'était rassemblée. Le vizir attendait un renfort de Séraïévo. Le hasard voulut que le contingent de la petite ville de Vysoko se portât sur la capitale, au lieu de se rendre directement à Orlovopolié. Le vizir envoya au commandant de ces troupes son kiaïa pour avoir des explications. Cet oflicier était accompagné d'un kapedjibaschi récemment arrivé de Gonstantinople, ce qui donnait à cette mission une certaine importance.
que de telles excuses n'< ceptables ; en conséquenc rent h leurs gardes de sai trants et de leur trancfa peine cet ordre avait-il et entendit retentir ces cris fants du prophète ! ne ne massacrer! Aussitôt les < prisonniers prirent leurs ; bitants de Séraïévo qui é complot en firent autant, c en entraîna beaucoup d'aï ciers du vizir n'eurent pa monter à cheval , et s'enl ville, non sans entendre (3 siffler à leurs oreilles. La rieuse les poursuivit biei
âui disposait d'une force ai eux mille hommes , essai torrent; il les distribua le mosquée, les autres sur d< que le hasard et l'imprâ leur permettaient de pre telle position ; mais ils di nombre; quelques-uns se vinrent à se réfugier dani d'où ils pointèrent quelqu la partie basse de la ville, niaques attaquant isolémt du vizir conservèrent 1< Après avoir résisté trois j< him dut penser à la retr; jeunes ne voulaient poi échapper; mais ceux qui d'expérience parvinrent changer de résolution. Al
es elles Albanais appellent Scoiha, Tint mettre dans la balance
de son ambition et de ses resnts. C'était, dit Ranke, un
dans toute la vigueur de la s, et il ne manquait pas d'une i culture. Il s'occupait de géo- , ce qui se rencontre rarement i Turcs. Son père, Kara-Mah-
s'était illustre par sa défense les troupes du sultan, qui, mal- ' supériorité numérique, avaient r devant l'intrépidité du rebelle, âge de Moustapha ne le cédait à celui de ses ancêtres, parmi i les chants populaires citent cbernoïévitch , et les privilèges atiques, menacés par les nouéformes , n'avaient pas de plus
I2S, il avait consenti à faire une contre la Grèce, mais plutôt ontrer quelle était son influence îr servir utilement son mattre.
une lui fut favorable, et le brave i tomba dans la lutte. Dans la de 1839, il tint une conduite île, et marcha contre les Russes, désirant que le sultan ne trouvât lans des succès marqués les i (f écraser le parti qui conservait des janissaires. En prenant les il masquait habilement ses proérieurs ; mais il n'entra en cani-
Si'avec une circonspection qui , us de la neutralité que du ué- ;nt. 11 laissa dans Scutari l'élite troupes , et fit étrangler dans sa un de ses parents qui devait lui er dans son pachalik. Les exécuommaires ne sont que trop frés en Turquie ; et, comme le gouoent ne se fait aucun scrupule oaner lui-même exemple, il n'y a 'extraordinaire à ce que ses deléient recours, dans leur propre inaux mêmes expédients, te mesure prise, il se mit en mari son premier soin fut d'établir ion armée une discipline sévère, «e les députés de la Servie vinle complimenter à Nissa, ils le tant entouré des corps de maraudai avaient payé de leur vie quelntres dérobés. Il se porta ensuite HUia, ayant sous sou commande*
ment une quarantaine de mille hommes qu'il se promettait bien de n'employer que pour lui-même. En effet, Diebitch passa le Balkan sans être inquiété; les amis de Moustapha répétaient tout haut qu'ils se trouvaient placés entre deux ennemis, les Russes et la Porte, et qu'il était difficile de dire lequel de ces deux ennemis désirait le plus leur perte. Le généralissime russe obtint donc à peu de frais le surnom de Zabalkanski, et la prise d'Andrinople décida la question entre les deux empires. Le but que le vieux parti turc se proposait était atteint. On attribua la défaite des Ottomans à la réforme. Dans beaucoup d'endroits les Russes furent regardés comme des libérateurs. Dans tous les quartiers de Constantinople, on tint des assemblées tumultueuses, et ça et là on vit reparaître le costume des janissaires.
Un exposé succinct de la campagne des Russes prouvera combien il est in* juste d'attribuer les revers de leurs ennemis aux réformes de Mahmoud.
Le sultan n'avait rien négligé pour opposer à l'armée d'invasion une résistance vigoureuse. Méhémed-Yëzid, qui avait succédé à Hussein Pacha, avait été remplacé lui-même par Reschid -Pacha.
Ce dernier arriva au camp de Schoumla le 8 mars. L'armée des Turcs comptait environ cent mille hommes , dont un tiers de troupes régulières. Diebitch se trouvait déjà depuis un mois à son quartier général d Yassi. Vers le milieu d'avril, les Russes se formèrent en deux colonnes et passèrent le Danube à 11ersova et à Kalarasch. Le 5 mai un corps d'armée cerna Silistrie, et força quelques troupes turques à se renfermer dans la place. Le même jour le général Roth attaqua le grand vizir, qui commandait des forces quadruples , et le mit dans une déroute complète. Parmi les blessés se trouvait Ali-Pacha. Par cette victoire, les Russes étaient maîtres de la position de Devno.
Le 17 juin, Silistrie, après une défense de six semaines et vingt-sept jours de tranchée ouverte, se rendit au général Krassovski. Tandis que le grand vizir essayait de reprendre Provadi, Diebitch se porta rapidement sur Yéni- Bazar, où le général Roth l'appuyait tout en observant l'ennemi. Le combat
I/UMVKRS.
de Yéni-Bazar fut tout à l'avantage des Russes, celui de Kouleftcha coûta plus cher aux vainqueurs; mais il décida du sort de la campagne ( 29 mai). Il paratt que l'action avait été longtemps douteuse, et que, sans un corps de réserve qui fit pencher l'avantage en faveur des Russes, la victoire eût été au moins incertaine. Le passage des Balkans pouvait s'effectuer sans danger depuis que les Russes étaient maîtres de Silistrie. Pendant que l'attention du vizir se portait sur Schoumla, des corps russes quittaient l'armée d'observation à la faveur de la nuit, et s'écoulaient silencieusement sur la route de Kamtchik. Le passage du fleuve de ce nom s'effectua malgré la résistance des Turcs : Rudiger pénétra dans Aïdos, et poursuivit l'ennemi dans la direction de Karnabat.
Dans le même temps Roth s'emparait de Boureas ; et bientôt les passages du Balkan furent successivement occupés.
Il y eut encore une affaire assez chaude près de Slivno, qui fut emportée d'assaut, et Diebitch lit son entrée à Andrinople dans les derniers jours d'août. L'armée turque n'avait pas été plus heureuse en Asie, où Paskévitch s'était emparé d'Erzroum. Ces avantages des Russes compensèrent leurs sacrifices, qui furent considérables. Selon le rapport du lieutenant-colonel Cherney, dans la première campagne qui eut pour résultat la prise de Varna et la levée du siège de Silistrie! des milliers de Russes périrent
bablement a cause des ablutioi rées que leur prescrit la relig Russes souffraient aussi beau manque de vivres , ou plutôt * versations habituelles ae leur nistrateurs.
A Bucharest, en décembre médecin en chef avouait la i douze mille Russes morts de 1 A Varna les officiers russes es leurs pertes à dix mille homme listrie la mortalité était effraj Andrinople six mille malades rent dans l'espace de trois n perte totale des Russes dans I campagnes fut de cent quarai hommes et de cinquante mille <
I^e traité d1 Andrinople était dernier mot de la politique rus gard de la Turquie ; les circoi actuelles permettentd'en appréc la portée. En suivant attentiverc chaînernent des articles, on peu vaincre que la guerre contre la révélait un système arrêté don' définitif était la ruine de l'emp inan, et que la modération nés ] quelquefois que pour donner au:
sions ultérieures l'apparence du de l'équité.
Article II. « Sa Majesté l'emp pariischah de toutes les Russie la Sublime Porte la principauté davie avec toutes les frontière avait au commencement de la f laquelle le présent traité a ini;
tière suivra le cours du Daofà l'embouchure de Saintde telle sorte que, laissant îles formées par les divers
fleuve en possession de la rive droite restera, comme é, en possession de la Porte Cependant il est convenu que roite restera inhabitée depuis le bras de Saint-Georges se selui de Soulina , à une dism heures du fleuve, etqu'auisement n'y sera forme, non sur les lies qui resteront au ) la Russie; et à l'exception Usines qui pourront y être ne sera permis d'y faire au- Établissement. Les bâtiments
des deux puissances auront le parcourir le Danube dans >ura ; et ceux qui porteront le ttoman auront libre entrée embouchures de Kili et de elle de Saint-Georges restant îux navires de guerre et bâtichands des deux puissances tes. Mais les navires de guerre rsqu'ils remonteront le Daanceront point au delà de la » ce fleuve avec le Pruth. »
ositions mettaient à la diss Russes le cours du Danube, m échec les intérêts corn mer- Autriche , et en assurant par lé important le ravitaillement aces maritimes.
V. « La Géorgie, l'Imérétie, la la Gourie et plusieurs autres du Caucase ayant été depuis années réunies à perpétuité à isse,et cet empire ayant acquis :é de Tourkmantchaï les kbaran et de Nakhitchévan , les es parties contractantes ont nécessité d'établir entre leurs îctifs, le long de cette ligne, ire bien tracée pour prévenir ossion ultérieure. Elles ont
pris en considération les mvenables de s'opposer aux que les tribus voisines ont u à ce jour et qui ont si souromis les relations d'amitié et nteJligence entre les deux emconséquence, il a été convenu rer désormais comme formant
la frontière entre les territoires de la cour impériale de Russie et ceux de la Sublime Porte en Asie la ligne qui, suivant la limite actuelle de la Gourie , depuis la mer Noire, remonte jusqu'au nord de l'Imérétie; et de là en ligne droite Jusqu'au pointoù les frontières des pachafiks d'Aknaltzikh et de Kars rencontrent celle de la Géorgie , laissant de cette manière au nord et en dedans de cette ligne la ville d'Aknaltzikh et le fort de Rhalinanik à une distance moindre que de deux heures. Tous les pays situés au nord et à l'ouest de cette ligne de démarcation , sur les pachaliks de Kars et de Trébisonde , ainsi que la majeure partie du pachalik d'Aknaltzikh , resteront à perpétuité sous la domination de la Sublime Porte , tandis que ceux qui sont situés au nord et à l'est de la ligne mentionnée ci-dessus , vers la Géorgie , Tlmérétie et la Gourie , ainsi que le littoral de la mer Noire, depuis l'embouchure du Koubau jusqu'au port Saint- Nicolas inclusivement , seront sous la domination de l'empire de Russie. En conséquence, la cour impériale de Russie abandonne et rend à la Sublime Porte le reste du pachalik d'Aknaltzikh, la ville et le pachalik de Kars , la ville et le pachalik de Bajazet , la ville et le pachalik d'Erzeroum, ainsi que les places occupées par les troupes russes qui peuvent être en dehors de la ligne indiquée. »
Les stipulations contenues dans cet article tendent non-seulement à faciliter la soumission des peuplades du Caucase en les isolant de tous côtés , mais encore à empêcher la Turquie d'Asie de seconder une armée turque destinée à couvrir Constantinople.
Article V. « Les principautés de Moldavie et de Valachie s'étant placées, par une capitulation , sous la suzeraineté de la Sublime Porte, elles conserveront tous les privilèges et immunités qui leur auront été accordés, soit par Jes traités conclus entre les deux cours impériales, soit par les hatti-chérifs promulgués à diverses époques. Elles jouiront du libre exercice de leur religion, d'une parfaite sécurité, d'une administration nationale et indépendante et d'une entière liberté de commerce. »
L'article VI est relatif aux danses
I/UNTVERS.
stipulées dans la convention séparée qui regarde spécialement la Servie.
Dans 1 article Vil, qui concerne les droits et privilèges commerciaux, ou remarque les paragraphes suivants : « les sujets, bâtiments et marchandises russes seront garantis contre toute violence et vexation. Les sujets russes seront sous la juridiction exclusive des ministres et consuls de la Russie. Les bâtiments russes ne seront assujettis à aucune visite de la part des autorités ottomanes, ni en mer ni dans aucun des ports ou rades des possessions de la Sublime Porte. Toutes les marchandises ou denrées appartenant à un sujet russe, après avoir payé les droits de douane fixés par les tarifs, seront librement transportées, déposées à terre dans les magasins du propriétaire ou de sou cosignataire , ou transportées à bord de bâtiments de toute autre nation quelconque, sans que les sujets russes soient tenus d'en donner avis aux autorités locales et encore moins de demander leur autorisation.
Les grains do provenance russe jouiront des mêmes privilèges; la Sublime Porte s'engage, en outre, à veiller .soigneusement à ce que le. commerce et la navigation de. la mer iNoire soient dégagés de toute entrave. Elle reconnaît et déclare le canal de Constantinoplc et I»1 détroit des Dardanelles librement ouverts aux bâtiments russes sous pavillon marchand , pour la sortie comme pour le retour. Le passage du détroit des
un million et demi de ducats (ei dix-sept millions six cent mille fr
L'article IX est relatif à l'ind< pour les frais de la guerre; elle e dans l'acte additionnel à dix inilli ducats de Hollande, indépendai du territoire asiatique dont la cess stipulée dans l'article IV.
Article X. « La Sublime Porte, clarant son adhésion entière aux lations du traité (sur les affaires Grèce) conclu à Londres le 24 j juillet 1827 ) entre la Russie, la G Bretagne et la France» adhère éga à Pacte du 10 (24) mars 1829, d'un consentement mutuel en' mêmes puissances sur les bases traité, et contenant les mesures d< relatives à son exécution déGnitiv
Article XIII. « Les hautes puis contractantes accordent un pard néral et une amnistie pleine et en ceux de leurs sujets qui , pend guerre, auront pris part aux ope militaires, ou manifesté, soit p conduite, soit par leurs opinion:
attachement h 1 une ou à l'autre d< parties. En conséquence , aucun individus ne sera inquiété, ni per soit dans sa personne, soit dans priété, pour sa conduite pass chacun d'eux , recouvrant les p tés qu'il possédait antérieureme jouira paisiblement sous la pre des lois, et sera libre cTen d dans l'espace de dix-huit mois,
tiraient! qui seront consentis de
d'autre.
1 à la stipulation contenue dans
paré concernant les principautés
urne et de Valachie et en vertu
die Jes villes turques situées sur
Kiche du Danube, Tournovo, , Braflof, etc. , devaient être à la Valachie, et les fortiflcad ont ci-devant existé sur cette jamais être rétablies, il a été m Giourgévo serait remis aux russes et que les fortifications en rasées.
onvint également que l'évacuai provinces d'Asie qui devaient dues à la Porte, aurait lieu conçut à une convention particue le général comte Paskévitch foalité pour conclure avec les riants de la Porte dans ces
ouve dans les négociations de la îvec l'Orient une tendance trèstable à isoler par des convenrticulières certains points d'une nportance politique , aûu d'ex* ir ces matières l'influence des étrangers et de l'annuler à la pour s arroger une prépondéni,dans un temps donné, deigence et oppression. La Porte îr ainsi dire à la discrétion de !v dont les représentations s'ariu besoin de griefs malheureuse- >p fréquents. Si la Turquie réit vers le passé , elle se ruinait ne ; et la naine des Ottomans e nom chrétien jetait de nou- >mplicatîons dans les rapnorts nipire et les populations au rit elle travaillait résolument à une radicale , la Russie et l'Autriche -niaient, et les provinces où vit l'esprit des janissaires la laisuverte à une invasion qu'elles ent comme une diversion favoairs intérêts. L'état de ses finanrmettaitpas àlaTurquiede remingagemenU des traités ; elle se en outre obligée de faire une concessions qui enhardissaient its rosses à exiger davantage.
«ur Nicolas pouvait donc dure elque apparence de raison que i ottoman touchait à une période
d'agonie et qu'il était temps de s'occuper sérieusement de son héritage. Gomme les intérêts de la civilisation européenne étaient vitalement menacés , bien moins parce que la Turquie eût été réléguée dans le fond de l'Asie que par l'immense accroissement de la puissance russe , la France et l'Angleterre ont eu recours à la guerre , seul remède que comportât la gravité de la situation.
Au milieu de ses revers, Mahmoud n'abandonnait pas ses projets de réforme ; quoique forcé à une paix désavantageuse, il couvrit Constantinople de supplices, et il mettait même le vieux parti turc dans la nécessité de faire au moins quelques démonstrations nationales. C'est ainsi que Moustapha luimême, après avoir déclaré qu'il ne servirait le sultan qu'avec les armes et le de costume ses ancêtres, s'avança
I'usqu'à Philippopolis, où il fut attaqué et >attu par le général Geismar. On croit que le pacha en fit trop peu pour vaincre , mais assez pour échapper au reproche d'une trahison formelle.
Moustapha ne quitta Philippopolis ju'après avoir épuisé les ressources de a province; le sultan dut acheter son départ ; et il s'éloigna avec l'espoir que l'appui des Bosniaques lui permettrait bientôt de ruiner d'un même coup et Mahmoud et la réforme.