CHAPITRE
S'il était possible de ranger dans un ordre chronologique les chants servions, leurs données dégagées des fictions
{HHirraientétre d'unurand secours pour 'historien. Malheureusement la poésie des Slaves méridionaux est un sentiment plutôt qu'un art ; le chant qu'improvise le pâtre ou le guerrier appartient à tous, et à peine s'inquiète- t-on du nom de l'auteur. U est donc de la plus grande difficulté de rapporter les taits à des époques précises. A la confusion des dates vient se joindre celle de la variété des sources, qui présentent des différences considérables, selon le milieu national où était placé le poète; de sorte que le même fait n'est plus le même dans le récit composé dans la Primorie ou le Monténégro que dans celui qu'ont inspiré les traditions serbes ou celles de la Bosnie et de l'Hertzégowine. Si l'on ajoute à toutes ces causes d'incertitude les changements de noms si fréquents à cette époque parmi les