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CHAPITRE VIII

HEÏMTKS.

La dénomination d*heîduk veille parmi les Serviens que l'i homme qui s'est déclaré en gui verte contre les autorités et c fere les dangers d'une lutte iné conséquences de sa soumissioi lois souvent injustes. On trouv vrai , parmi les heîduks des e qui seraient poursuivis par to législations ; mais le caractère lité aux Turcs qu'ils prennent < tant cette vie de périls couvn ainsi dire le délit individuel laisser voir aux raïahs que les de leurs oppresseurs.

Celte réputation parmi leurs

les Janissaires s'abstinrent de i trop rigoureux envers les lant h crainte de faire d'un un heïduk. Cependant, s'il se ins le nombre de ees proscrits i des exceptions honorables , atkm était en général mauent ils ne traitaient pas mieux is que les infidèles ; et comme iges qu'ils causaient devaient h aux frais des raïahs, on eux encore moins d'admirae peur.

les abus et les désordres, le ndamental se maintenait par i des chrétiens aux musules cette distribution des rôles, ait aucune distinction entre le race pure et les renégats de ine ou récente; ainsi les spahis esque tous d'extraction sertarlaient le slave comme leurs

i, Il paraissait naturel à tout pie les chrétiens fussent exactions administratives, des iments militaires et des priachés à la qualité de musulchrétiens se résignaient par cet état de choses; leurs réet leur résistance étaient )voquées par l'extension ar- !>nnée trop souvent à ce qui ►té en principe.

le livre des commandements [Maverde , cité par Ha m mer), i des giaours sont spécifiés mit : « Ils doivent porter un % qui les fasse reconnaître ; meures ne doivent pas être iptueuscs que celles des mu- ; il faut qu'ils s'abstiennent entendre le son des cloches ; ure du cheval et du dromatr est interdite. »

wriptions remontent au cincle de l'hégire ; dans le dixe notre ère, Omar s'est exi à l'égard des chrétiens : // s aux infidèles d'étudier l'attirés et d'enseigner le Kot enfants ; surtout le port ur est expressément interat de choses était tellement par l'usage qu'on trouve et mêmes défenses mention-

nées plus tard. La Servie restajdans set état d'abaissement jusqu'à la seconde moitié du dix-huitième siècle. La période de quelques années pendant laquelle die fit partie de l'Autriche, entre la paix de Passarovitz et celle de Belgrade , n'avait rien changé à sa dépendance, si ce n'est le nom de ses maîtres.

Non-seulement les Turcs ne permettaient pas aux Serviens de porter d'autres armes que des bâtons; mais ils leur interdisaient l'exercice des professions qui se rattachent à l'art militaire; plus d'une fois on a vu un dignitaire musulman retrousser sa manche de soie pour ferrer un cheval, sans croire aucunement déroger : ils abandonnaient comme viles aux chrétiens les autres industries mécaniques ; mais

Sour ce qu'ils ont toujours estimé paressus tout , c'est-à-dire les armes de prix, les vêtements somptueux et les chevaux de race , ils tenaient à ne recourir qu'à eux-mêmes.

« Un Servien n'osait paraître dans une ville autrement qu'à pied; si quelque Turc réclamait de lui un service quelconque, il était tenu d'obéir. S'il rencontrait un musulman sur la route , il devait s'arrêter et lui céder le passage. Si par hasard il avait une arme pour lui servir de défense contre les malfaiteurs , il fallait qu'il évitât de la laisser voir. Son devoir était de supporter les injures ; on lui aurait fait un crime de paraître les ressentir. » (Ranke.)

Heureusement que la constitution physique du pays avait comme séparé les Serviens en deux peuples ; celui des villes, où résidaient les Turcs, et celui de la campagne, où le Slave avait conservé, avec le souvenir de la bravoure de ses pères , la haine de l'oppression et l'énergie d'une race remuante et grossière.

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