NOUVELLES LUTTES ET SUCCES DES SERVIENS
Les Turcs auraient bien voul plaine se bornât a nourrir la m< mais la servitude elle-même a paré les paysans aux privation rudes travaux de la guerre, tai ceux qui prétendaient dominer
Serdu dans les jouissances du e la mollesse cette vigueur et tivité qui avaient fondé la foi leurs ancêtres. Leur orgueil me1 pour eux un danger de plus : ] mépris pour leurs ennemis, chaient au combat avec la ceri vaincre; mais le premier éche< tait dans rabattement, et, fen yeux sur les causes réelles de 1< riorité , ils reprenaient bientôt ', assurance et s'exposaient à de n revers.
L* port d'armes leur paraiss un raïah la plus monstrueuse c pations. Un jour le voïvode du de Sinédércvo, Giuscha Voulitc visita cette ville. Ses armes étaie et sa tenue d'une grande rei Comme il passait dans les rues < tant un air d'importance , la \ s'ameuta, et dans le conflit qui vit Giuscha fut tué. Aussitôt viens coururent aux armes; i bardèrent et prirent la ville, et ; une garnison. Une violence en une autre; les Turcs qui tens autres forteresses, apprehendan semblable, tuèrent, pour se vei (I nombre de Serviens qu
PROVINCES DANUBIENÎÎES.
0. Le sultan venait de déclarer ait résolu à étouffer l'insurrecla Servie. Les chefs ne reculèrent ant le danger, et prirent toutefois ares que conseillait la prudence.
qu'ils intéressassent uu allié ta leur cause, la Porte jugea néde frapper un grand coup. Békir, de la Bosnie, et Ibrahim, pacha tari, furent chargés de. réduire elles. Ces deux généraux cornent les meilleures troupes de *, le premier avait sous ses ordres lîaques et les Hertzégovins , le les Albanais et les Rouméliotes.
ibinèrent leurs mouvements et rent dans le pays par différentes ns.
terriens n'ignoraient pas qu'il y lon-seulemeut de leur liberté, ; leur existence ; vaincus, ils del'attendre aux dernières violences çueil blessé et d'une haine féroce ; ! que dans ces circonstances ex la résolution la plus généreuse i même temps la plus sage. Du-
longue période de leur servieur activité avait dû se porter
travaux des champs et sur le rce du bétail et des denrées ; ils saîent donc parfaitement toutes ources du pays; leurs approvilents se trouvaient dans des lieux t ceux qui avaient pu faire quelmomies les employaient à acheter nitions et des armes ; ces avanlatériels et la connaissance des » leur donnaient déjà une supéneontestable sur un ennemi qui lige de traîner ses subsistances i et de s'affaiblir en avançant par ition des points stratégiques et es escortes que nécessitaient les
lervîens ont en outre à un degré uable la faculté de se plier à tout >uver des expédients dans les cirées les plus désespérées, tandis- Turc aux prises avec la maurtune met tout son courage dans nation. L'instinct guerrier et le ime étaient les deux vertus qui e faisceau de toutes les aptitudes euple : non-seulement la guerre nnait plus, mais il l'aimait, parce i devait sa régénération et qu'il
avait le pressentiment qu'elle aurait pour lui une heureuse issue. Le maniement des armes , les marches savantes et les évolutions lui étaient devenus familiers. Les compagnies étaient formées par les villages, les bataillons par les naines, les armées par les districts : chacun combattait sous les yeux d'un parent ou d'un voisin ; le lâche n'aurait eu que la ressource de déserter, et il eût été montré au doigt par les enfants et les femmes. L'organisation du service était simple; le même devoir obligeait tous les citovens également. Tout Servieu était soldat. Dans les cas pressants chaque nnison envoyait contre l'ennemi tous ses hommes valides; si le danger était moindre, on ne levait qu'un homme sur deux ou sur trois; de sorte que la famille pouvait vaquer aux travaux ordinaires. S'il n'y avait qu'un homme dans un ménagé, il alternait avec celui de ses voisins qui se trouvait dans les mêmes conditions, et chacun d'eux faisait le service pendant une semaine. Le peuple ne recevait et ne demandait aucune paye. Chaque citoyen apportait ses armes et arrivait tout équipé. Les femmes se chargeaient de leur porter des vivres. Les paysans qui n'avaieut noint à faire de service extérieur conduisaient les convois a dos de mulet, soit que la guerre se fit dans le voisinage ou sur quelque point éloigné.
Un ancien compagnon d'armes de Kara-George. Raditcn Pétrovitch, qui avait fait l'abandon de sa pension de capitaine et qui était venu mettre son expérience au service de son ami, se rendit dans les montagnes du sud,
au'il souleva , et crut pouvoir défenre les défilés avec un petit nombre de combattants. A l'extrémité opposée du pachalic , Milenko prit position sur Poretsch. Cette île du Danube commande sur ce point la navigation du fleuve, dont les vagues viennent se précipiter avec l'impétuosité d'un torrent à travers la Porte de Fer dans la direction de Nisch.
La plaine que traverse la Morava bulgarienne pour se jeter dans la grande Morava offre un accès facile pour pénétrer en Servie. Cest là que se transporta Pierre Dobriniaz lorsque Parakin fui tombé au pouvoir des Serviens. Près de
la route et sur la rive droite de la petite Morava il fonda Déligrade. Mladen, qui formait son arrière-garde, s'empara de Kroujévatz et y mit garnison. Les Bosniaques, en vertu du traité qu'ils avaient conclu, furent exclus des deux districts de Jadaretde Radjévina; mais ta Matschva leur resta ouverte. Cependant ils furent arrêtés dans cette direction par un retranchement que Jacob INénadovitch venait d'élever a Czrnabara.
Tels étaient les préparatifs de défense que s'étaient hâtés de Caire les Serviens : à cette époque ils ne prévoyaient pas encore combien la lutte serait terrible.
Les Bosniaques qui s'étaient avancés sur la Drina commencèrent l'attaque; et comparativement la guerre n'eut pas de ce coté une grande importance. Osman- Dschora passa cette rivière en face de Sokol , et brûla quelques fermes ; mais s'étant laissé surprendre par un parti de Serviens, il périt avec un bon nombre de ses soldats. Bien autrement redoutable était le vieux .Méhémet capétan, qui, après s'être réconcilié avec ses rivaux , s'était déclaré contre les insurgés; il fit des excursions dans la Matschva, qui heureusement se trouvait défendue par Stoïan Tschoupitch. Ce chef inspirait la plus grande confiance à ses guerriers : sou veut on le voyait retirer une pipe de la bouche d'un soldat, et continuer à la fumer lui-même; et cependant il avait coutume de dire que la vin de ses hommes tenait a un motive*
toute la vitesse de ion cheval. D qu'un poète chantait ce trait A en sa présence, il indiqua lui-mên ques corrections au récit et fit | au chanteur d'un coursier turc.
Ces attaques n'étaient que le i d'hostilités plus sérieuses. Dans I de l'été, les Turcs marcher* Sokol avec des forces beaueoi considérables. Hadji-Beg s'ava Srebrnitza , et le corps principal posé de trente mille nommes, pi nouveau dans la Matschva. Le v conduisait pas cette armée en pei ruais il en avait donné le comi ment au séraskier Koulin capétai la cruauté égalait la bravoure di Méhémet.
Le district de Jadar fut déva les Bosniaques malgré la tem traité. Koulin capétan fit piller lages sans épargner ceux qui lu nissaient des vivres ; les prinrips bitants furent massacrés, et l'on sonniers les autres. Le knièi sacrifia tout ce qu'il possédait j rançon de ses compatriotes , et venir de ce bienfait vit encore i pays. Cependant, comme il savai en voulait à sa vie, il fut obligé ci fuir, et il se fit laboureur poursul
Ces dangers n'étaient pas le dont les Serviens fussent inenac cob Nénadovitch, trop faible p mesurer contre un ennemi si sup avait envoyé dans le camp turc"!
veu F rot a et Stoîan Ts eh a pi Ici
importantes par la crainte i députés sacrifiés.
t les Serviens, qui atténuent le retour des ambassaaient que penser d'un si long i démarche de leurs chefs ils ju'ils avaient l'intention de ussi, lorsque les Ottomans andus dans les districts de le Valié* o, les habitants du ent de continuer leurser-
était pressé de revoir ses amille, et bientôt ils se disa Save était couverte de baririgeaient vers le rivage aude l'autre côté du fleuve ce e pillages, meurtres et ins ceux que les Turcs renésarmés furent traînés en
Ton s'empara de leur béid nombre de villages firent ion, et reçurent des knièzes
turques. Le peuple accuit ses chefs : « Pourquoi , t-ils commencé la guerre
ne pas être en état de la ls ont répété partout qu'ils nt les ennemis du sultan,
a envoyé contre nous une nd toute résistance impos-
eouraient le danger d'être ir le peuple ; ils durent se les forêts avec leurs mom-
g'avança jusqu'à Oustié, le Belgrade, à peu de clis- Ivoloubara. Encourage par idji-Beg essaya de se frayer
travers les montagnes de
>n des Serviens était des i : Ibrahim, pacha de Scue se montrer de l'autre côté a, dans les environs de été d'une armée qu'on esb quarante mille hommes, it contre toutes les forces de Iques raïahs dont les chefs ispersés ou sans autorité ibles troupes ? Ce fut dans inces difficiles que Kara ta le renom de grand capi-
à l'armée principale des environ quatre cents homsommandement de Katitch.
Cette force, qui occupait une positiou favorable, parvint à arrêter 1 ennemi pendant quelque temps , non toutefois sans éprouver des pertes sensibles. Le brave Katitch tomba glorieusement dans cette lutte inégale, kara George conduisit un corps qui n'était guère plus considérable a la rencontre de Hadji- Beg à l'instant où ce dernier s'engageait dans les montagnes de Sokol. Il le joignit à Perka et le repoussa de manière à lui ôter l'envie de renouveler cette expédition. Kara George, après ce succès , se porta rapidement de l'autre côté des montagnes, dans ces mêmes districts ravages par les Bosniaques. 11 fit mettre à mort les knièzes imposés par l'ennemi, n'épargnant aucun de ceux qui avaient pris le parti de se rendre, et rassembla tous les fugitifs. Inexorable dans ses châtiments , il récompensa les braves qui n'avaient pas désespéré de la chose publique au milieu de toutes ces calamités. Parmi ces derniers on remarquait Milosch Stoitschévitch , de Pozérié. C.
jeune homme avait été élevé par des prêtres, et placé comme secrétaire près d'Ilia Markovitch, qui remplissait les fonctions de BouliuKbascha, à Potzérina. Sa taille était petite et sa figure douce et avenante ; mais un courage à toute épreuve animait ce corps délicate. Son maître s'était rendu aux Turcs; sa mère avait été emmenée en esclavage; quand suivi de quelques momkis, il s'était enfui dans les montagnes. Il se présenta devant Kara George, qui lui dit : Tu es mon (ils et tu seras le voïvode de Pozérié. Son nom rappelait à Kara George l'ancien voïvode de cette ville, frère d'armes de Kraliévitch; et plus d'une fois le jeune homme mérita d'être comparé à ce héros. A partir de ce moment ils agirent de concert, et parcoururent le pays, excitant le peuple 5 la révolte.
Bientôt les Turcs , inquiétés sur leurs flancs, jugèrent prudent de se replier sur Schabatz. A une heure de marche de cette station, non loin de Misehar, Kara George se présenta à la tête de sept mille hommes d'infanterie et de deux mille chevaux, il ouvrit immédiatement un retranchement en face du camp ennemi. Il avait avec lui un mortier et trois pièces de canon.
L'UNIVERS
Une crise était imminente. Les Turcs, toujours présomptueux, firent sommer les Serviens de déposer les armes. Ceux-ci répondirent : « Venez les .prendre. »»
Les Turcs se portèrent en avant.
Deux jours de suite ils assaillirent les ouvrages ennemis , combattant du matin jusqu'au soir ; deux fois ils rentrèrent dans leur camp sans avoir remporté le moindre avantage. Cette résistance les étonnait ; cependant, confiants dans leur supériorité numérique, ils ne désespéraient pas encore du succès. En conséquence ils envoyèrent ce message aux Serviens ? « Vous avez bravement résisté pendant deux jours : mais nous vous attaquerons une troisième fois avec toutes nos forces , et nous verrons alors s'il nous faudra évacuer le pays jusqu'à la Drina ou si nous vous forcerons à rétrograder jusqu'à Smedcrévo.
Ils permirent à un grand nombre de personnes qui habitaient de l'autre côté de la Save de passer le fleuve et de se placer sur les hauteurs ou sur des arbres pour avoir le spectacle de la bataille. C'est aujourd'hui, disaient-ils. que nous allons leur montrer comment nous traitons les heïduks.
Ce fut dans la première quinzaine du mois d'août 1806 que les deux armées se mesurèrent. La nuit qui précéda la bataille Kara George envoya sa cavalerie dans une forêt voisine, en lui donnant l'ordre d'attaquer l'arrièrc-garde des Turcs quand ils entendraient tirer
lieu de ce désordre, la cav vienne déboucha de son em tomba sur les Turcs tandis George sortit des retranche tête de son infanterie, et e rangs déjà ébranlés. Tout plia :
était décidée.
« Les principaux chefs < « turque tombèrent devant les r monts deMischar; Siman
* Goraschde , le capétan de « le séraskier lui-même , Ko « rent des blessures mortelle « de la jeunesse bosnienne p< « de ses drapeaux.
« Les pertes des Serviens (
* parativement Ictères ; le bi « Luka-Lazarévitcn,enpours « nemi avec trop d'ardeur, :
« reusement atteint. La < " l'ennemi était complète; « qui avaient survécu à ce « profitèrent de la nuit po « les restes de l'armée à la «•• des vainqueurs ; tandis qu » de leurs troupes se retirait à « les autres essayèrent de i « Drina. Mais cette retraite « que aussi désastreuse que « elle-même. Comme les Tu « saient par détachements 1.
« Kitog, ils se virent tout à coi « et assaillis; ils perdirent s « un riche butin, et on leur « les prisonniers qu'ils avaiei
puis le commencement d<
Mi te fort de Déligrade , et de tes faits les plus glorieux, fil tentît ainsi le gros de irqne en échec , Mladen et harcelaient sans cesse le pa« h engagements partiels , ce ysait tons les mouvements ni.
«île les troubles qui agitaient de l'empire ottoman aidéamment les Serviens; mais portion des forces qu'on tdant leur opposer laisse nérite de leurs victoires. Us Dirent bientôt les fruits.
Lara George , après ses suci Save, se porta avec une son année vers la frontière Ibrahim demanda la paix ; nemeut Pavait autorisé à arche.
sssité d'entrer en arrangeles insurgés paraissait évii Turcs, qui n'avaient devant las seuls Serviens , avaient ; comment pouvaient-ils se «prendre 1 avantage quand avec laquelle tout annonipture prochaine, aurait jeté (ans la balance?
ne assemblée que les Serait à Smédérévo , ils se déi envoyer à Constantinople tés chargés d'y présenter Msitions. Cette ambassade ait de deux knièzes et d'un ster-Itschko, Bulgare versé riitique du temps, s avantages que les Serviens le conquérir, il n'était que s voir persévérer dans leurs réclamations ; Peter-Ilschko sur cause avec tant de force été qu'on put la regarder ignée. Ce négociateur avait aé en qualité d'interprète turc à Berlin ; et pendant ion il avait étudié les prinngues de l'Europe, pour les intérêts et les tenilitiques des divers États.
I se chargea de transactions lies à Belgrade , ce qui lui crédit et de l'influence .
i position mixte, il avait ac- »oe médiateur. Hadji-Mous-
■ tapha ne prenait aucune mesure impor- » tante sans le consulter, et pendant « que les Dahis étaient assiégés par les « Serviens, assistés d'un pacha turc, « on avait pu voir la tente de ce Bul-
< gare à oSté de celle de Kara George. « Mais jamais ses talents comme négo-
> dateur ne s'étaient révélés avec au-
< tant de succès que dans cette der-
< nière circonstance. Il représenta à la
> Porte d'une manière ai frappante le
< danger auquel l'exposait une alliance
< entre les Serviens et les Russes, qui • alors entraient dans les Principautés,
< que le gouvernement turc crut de-
< voir faire des concessions entièrement
< opposées parleur nature et leur portée i à 1 esprit et aux usages de la politique ' ottomane. Dès la fin d'octobre, Peter i Itschko retourna à Smédérévo avec
> la nouvelle que la Porte accordait aux
> Serviens la possession de leur terri-
■ toire, un gouvernement tel qu'ils voudraient l'établir et même l'occupation des forteresses. Elle demandait seulement, comme marque de sa souveraineté, de nommer à Belgrade un mouhasil, qui y résiderait avec cent cinquante Turcs. En remplacement des taxes de toutes sortes autrefois exigibles et variant arbitrairement, les Serviens seraient tenus à payer un subside unique de dix-huit cents bourses (un million cinq cent mille francs ), somme destinée à indemniser les spahis, anciens propriétaires du sol. On voit que par cet arrangement la Porte faisait droit à toutes les réclamations des insurgés. Ils se trouvaient ainsi délivrés des abus d'une fiscalité insatiable ; leurs oppresseurs n'étaient plus soufferts dans la province, les garnisons se composaient de Serviens, le port d'armes était désormais un droit ; enfin la terre natale qu'ils avaient si longtemps fécondée pour des étrangers, ils la cultivaient pour eux-mêmes.
« C'était pour Tune et l'autre nation une époque de la plus haute importance. Sans ces concessions, la Servie n'avait d'autre ressource que celle de se jeter dans les bras de la Hussie; cette alliance, qui eût porté le dernier coup à la Turquie , aurait enlacé une population active et guerrière dans
L'UMVERS.
« les réseaux de la diplomatie envahisi santé des tsars, et l'asservissement des « provinces danubiennes eut peut-être
< tait éclater eu Orient les guerres qui * ont désolé l'Allemagne et changé la « politique générale de l'Europe.
« Les Serviens n'hésitèrent pas à ac-
< cepter des conditions qui n'étaient
Sue la reproduction de leurs propres emandes, puisqu'il s'agissait seule-
< ment de reconnaître la souveraineté
< des Turcs en acquittant un trihut « modéré.En conséquence Peler-ltschko, ' accompagne de deux knièzes, retourna i à Constanlinople pour obtenir la ra- > tiilcation du traité. Tout le monde
regardait cette grande affaire comme i réglée ; il y avait même déjà un commencement d'exécution, puisque le mouhasil qui devait occuper Belgrade était arrivé à Smédérévo en même temps que les députés.
« Cependant la Porte avait changé de résolution. Il est probable que les victoires de Napoléon sur la Prusse (1806), en augmentant la confiance des Turcs dans l'alliance française, avaient diminué la crainte que' leur inspirait la Russie. Quoi qu'il en soit , tous les intérêts opposés à cette mesure se liguèrent pour la faire avorter. On trouvait qu'il était injuste d'expulser les spahis, auxquels on n'avait rien à reprocher, et qu'une somme «l'argent ue représentait qu'uue indemnité illusoire, parce que le dela-
« tout moyen coercitif pou « n'eut d'autre résultat q « laisser les événements m « d'eux-mêmes.
« Pendant ces négociatii « viens n'en pressèrent pa « siège des forteresses qui 1 « core. Les vainqueurs devai « vre leur but. Comme un « paix était conclue, les cne « tèrent avec leur mouhasil « grade et Schabatz. Maisi « che ne produisit aucun < « Turcs. Békir n'était aucu « posé à faire éloigner les « de la forteresse que les S « laient occuper; ils craign « obligé de passer l'hiver dar « chements nouvellement él « la place. Leurs prétention « arrêtées nécessitaient un « victoire
» Kara George résolut d « reusement contre Belgra « ses amis Tscharapitch , ( « Miloï tenaient bloquée - depuis le Danube jusqu'à
« Au nombre des krdscha « chantz-Ali se trouvait u <> de la religion grecque, non « qui avait contribué activ « défense de cette place. Vo « guerre prenait un caractè « et que la question religieu « le conflit , il passa du cô « viens. Cet exemple en ent
de l'ennemi , passa sans être Dans la crainted'éveillerl'atles nombreuses sentinelles, au 1er directement de la tranchée porte qu'il voulait emporter rrir un passage aux Serviens, il ma la ville ; puis, revenant sur , il marcha droit vers le poste uùt face aux chrétiens. Une le lui cria : Qui vive! il ré- : Momkis de l'Ousur-Beg is du commandant des krds- : comme il parlait le turc , il ina éveiller de soupçons , et tinuer sa route jusqu à la derrde, sur laquelle il tomba brust. Comme on célébrait la fête un, on prit pour une démonstoute naturelle les coups de l'échangèrent sur le point où u la lutte. Ronda avait chèacheté son avantage ; quatre is étaient tombés. Quoique linsi que Mirko, il réussit , à i seul Servien qui lui restait n'avait reçu aucune atteinte,
la porte. Miloï se précipita tassage, tandis qu'au milieu onfusion de l'attaque, Kara emportait les retranchements, rcs coururent aux armes, et rentavec le courage du dé- Le peuple tirait des fenêtres ; ne on ne pouvait faire le siège ue maison, les Serviens mieuà la ville. Alors les assiégés, its de descendre dans les rues imbattre, furent taillés en >ar les assaillants. Dans ce Fscharapitch. qui avait forcé dite de Stamboul , trouva une arieuse. A dix heures du inarade était prise. Cependant les -es troupes turques s'étaient dans la citadelle , et il n'était le de s'en emparer, inséquence les Sers iens occu- 'lle que forme le Danube du
sud; de cette manière ils nt intercepter tous les secours i à ravitailler la place. C'est parant de cette lie que jadis i était parvenu à réduire Belfers la tin de décembre Gous- Ali se vit forcé de capituler. Il qua avec ses krdschalis sur
i huit navires, et descendit le Danube i jusqu'à Widin.
« Le résultat immédiat de cette capi-
■ tulation fut l'installation, comme coin-
■ mandant du fort , de Soliman-Pacha par les Serviens eux-mêmes , conformément à ce qu'on espérait de Cons-
: tantinople.
« La conduite des Serviens annonça d'abord la plus grande modération.
Kara George, en s'empurautde Belgrade, avait interdit le pillage ; deux nommes, pour avoir enfreint ses ordres formels, furent mis à mort; et, pour servir d'exemple, on suspendit leurs restes aux portes de la ville. Sa protection s'étendit à tous ceux qui abandonnèrent la forteresse pourvenir se mettre sous sa sauvegarde.
« Cependant il paraît probable que dès ce moment le massacre de tous les Turcs était résolu. Quand Gouschantz-Ali passa avec sa flottille devant Poretsch , elle fut canonnée par une batterie que Milenko avait élevée sur ce point; et les Turcs n'échappèrent à ce danger que grâce à la rapidité du courant. Cependant tel était l'acharnement des Serviens qu'ils les poursuivirent en caïques et qu'ils attaquèrent les fugitifs jusque sur le territoire autrichien. La conduite de Gouschantz eu cette circonstance est bien loin d'une telle déloyauté; les momkis chargés de conduire ses chevaux par la voie de terre jusqu'à Widin avaient été pillés et tués , ce qui ne l'empêcha point de renvoyer sans leur faire aucun mal les otages qu'il avait emmenés de Belgrade.
« 11 faut convenir qu'en général les Turcs se montraient peu scrupuleux à tenir leurs engagements, surtout envers les raïahs; aussi les Serviens ne souffrirent aucun d'eux dans la citadelle, et leur ôterent tous les moyens de s'évader. Ne sont-ce pas, disaient-ils, ces même hommes, partisans des dahis , dont l'oppression a été si odieuse et sur lesquels nous pouvons enfin venger le meurtre par le meurtre? Leurs vêtements somptueux et toutes leurs richesses ne proviennent-ils pas du pillage de la Servie?
• Les Turcs portaient la peine de