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L'UNIVERS
• leurs anciens panures; ils avaient < appris aux raïahs la guerre et la tra- ' hison. Lorsque Soliman, sur la dé- > claration qu'il ne leur serait payé à ' l'avenir aucun subside , demanda à se retirer sous la protection d'un saufconduit, on eut égard à sa demande ; mais à peine s'était-il mis en marche avec ses deux cents janissaires et plusieurs familles qui avaient cru prudent de l'accompagner qu'il tomba dans une embuscade. Ses gardes, qui auraient dû le protéger, firent cause commune avec les assaillants , et pas un Turc n'échappa à la mort. Le massacre s'étendit bientôt jusqu'à Belgrade. Pendant deux jours on égorgea tous les Turcs qu'on put découvrir : plus tard ceux qui s'étaient dérobés à la vengeance des chrétiens, gens sans aveu pour la plupart, furent envoyés à Widin. Il y en eut qui setirent chrétiens, comme, au temps de là conquête, des Serviens s'étaient faits Turcs. Les dépouilles des victimes enrichirent Mladen, Miloi, le knièze Sima-Markovitcfr, Ilitch et d'autres.
« Dans ces exécutions sanglantes la haine, du peuple contre ses oppresseurs se donna pleine carrière , haine longtemps contenue, mais ravivée par la guerre et pressée de se satisfaire à la faveur d'une récente victoire. Les chants populaires des Serviens n'ont point célébré ces funestes représailles.
Les vieux kmètes secouaient la t(?te
u losch Obrénovitch fit « actions d'éclat et qu'il « sure grave. Après Bel; « est la ville la plus ce « pachalic; au mois « elle tomba au pouvoh « qui pour cette fois n'of « Turcs de l'occuper.
« Les anciennes lin
* territoire ne suffisaient < queurs. Jacob INénadoi
* paré sans difficulté de u Jadar et de Radjévia << rien négligé pour pous* « ques à la révolte. D'à!
« voya des députés qui ré » proclamations ; mais ces « été mal choisis ; l'un d' « croc adonné à l'ivrogne « surpris et tué dans un « vresse ; l'autre était un « voyant seul, ne voulait « sa vie. Jacob chargea « même mission quelque « mes. Us réussirent à sou « villages, et tuèrent un < « taxe; mais les Turcs « tout rentra dans l'ordn « fit construire un navire » les communications ei u rivages de la Drina. 1 .« un millier d'hommes qi t de l'autre cuté du lieu « tranchèrent fortement.
« il espérait agir sur la po <« tienne de. la Bosnie ; n « déconcertèrent ce nou
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laat le rate de l'été, on bains avantages marqués soit en impagne, soit au pied des re- Mnents qu'avaient élevés les Aux approches de l'automne «s repassèrent la Drina.
odant M ilenko avait tourné ses râla Kraîna, où les conditions lis n'avaient pas été observées ; olla pacha , successeur de Pas- Jou, lui opposa une forte résiset malgré I assistance de Kara-
> et de quelques Russes qui se arent là pour la première fois it rien faire de décisif. Tout se wur leaServiens à l'occupation nontasne de Mirotsch , entre & et la Kraîna. »
m temps de révolution , où il renversera tout prix Tordre avenu insupportable , le cou- » génie militaire sont les prêts vertus aux yeux du peuple.
ons vu dans le récit des évéqui précèdent que l'oppresfenatique des Turcs avait forcé is, trop fiers pour accepter le e jeter dans le brigandage. La i pays se prétait merveilleusesue carrière aventureuse, et le la tyrannie l'ennoblissait en lorte. Aux plus mauvais jours itude,des Slaves chrétiens, des ont emporté avec eux dans sites inaccessibles le sentiment tendance servienne et la volonté
> de lutter jusqu'à la mort m tyrans. Au milieu de leurs ne les plus condamnables , ce al les place bien au-dessus des milice turbulente et avide qui le pillage et le meurtre comme e de ses services. Dans ce itrance entre les deux races, turel que les uns vinssent chertmtin et les autres de la gloire, i derniers, Veliko se distingua exploits qui contribuèrent au s Serviens.
mme avait demandé la permisnr sa propre bannière et d'apvolontaires autour de lui. « Je re qu'une chose, disait-il, c'est aquérir la Czrna-Réka, ma terre » Les chefs serviens , sachant ko renouvellerait ses sollicita-
tions jusqu'à ce qu'on eût exaucé ce vœu patriotique , lui accordèrent ce qu'il demandait. Bientôt il fit parler de lui. Avec une poignée de soldats, H assiégea le beg de Podgoratz. Pour réduire les troupes de la garnison , qui étaient de beaucoup plus considérables que les siennes , il imagina d'entasser des tonneaux bourrés de paille les uns sur les autres au pied de la forteresse, puis il mit le feu à ces matériaux, et bientôt les flammes enveloppèrent les tours et les créneaux ; ce qui força l'ennemi à se rendre. Il donna au beg un sauf-conduit jusqu'à Widin; mais d'abord il changea avec lui de vêtement et de cheval ,' et s'empara de tout l'argent ou'il possédait. S'il ne put se dépouiller entièrement du caractère de sa profession ,' il remplit avec dignité son rôle de chef. Après la reddition de Podgoratz, il assembla tous les siens , nomma quelques bouloukbaschi et même un bimbaschi , et distribua aux troupes la moitié du butin; il envoya le reste à Belgrade.
Les chefs, qui étaient habitués à des demandes de fonds, ne s'arrêtèrent pas à ce qu'avait de présomptueux la conduite d'un brave qui donnait au lieu de réclamer. Quand un corps turc s'avança de Widin contre lui , il ne parut aucunement découragé ; il lutta sans désavantage avec sa petite troupe et par un coup aussi heureux que hardi il força lYnnemi à se retirer. A la faveur de la nuit, il se glissa dans le camp des ennemis, et s écria en langue turque : Véliko est ici ! Véliko est vainqueur ! Aussitôt il tomba sur les gardes à demi éveillés , et les dispersa sans résistance. L'homme qui venait de rendre de tels services avait raison de se croire digne d'un commandement. A partir de cette victoire il prit le titre a'hospodar de Czrna-Réka.
Tous les épisodes de cette lutte n'eurent pas une issue également heureuse ; cependant, en somme, l'insurrection triompha dans tout ce qui était d'une importance réelle , et contre toute probabilité.
Ainsi les Turcs furent définitivement expulsés du pachalic ; les raïahs avaient conquis le port d'armes , signe de leur liberté; ils étaient en possession de leur territoire et des forteresses ; leurs
LtoraUon. (Pbovuicks Danubiennes.)
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frontières comprenaient les districts de Jadâr et de Radjévina , la montagne de Mirotch et la Czma-Reka.
Les Turcs étaient loiu de s'attendre à un dénoûment semblable; le jour même de la prise de Belgrade , ou du moins vers cette même époque, Itschko avait apporté de Constantinople , au lieu de la ratification des traités, les teskères ou quittances du baratsch que les Servieus avaient effacées une fois pour toutes avec leur sang. Cet échec était humiliant pour la Turquie; et cependant il était nécessaire à sa régénération. Menacée sur le Danube par les populations chrétiennes , il fallait qu'elle perdit encore le Péloponnèse et quelques lies de la Grèce pour que son affaiblissement mit à découvert les plans ambitieux de la Russie* et que les puissances de l'Occident, justement alarmées, entreprissent la grande croisade politique dont le résultat sera la solution de ce problème : Le système de l'islamisme peut-il se consolider en se modifiant?