‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 147 sur 218 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

tK DÀÏÏS SES BAPPOBTS AVEC r GfrlÉBAL DB L'EUROPE ET

la tubquib. {Ranke.)

ontre-coup de la révolution de 'est fait sentir en Turquie, non t empire, qui repose sur des ntièrement différentes , ait été Jiique ou contraire à cet imgvénement, mais par des causes itelles qui se liaient à la nouireetion de la politique eurof et parce que les intérêts e la situation changèrent l'anfstènie des alliances et ennt des guerres auxquelles la e pouvaient rester étrangère.

îtude que venait de prendre la après la destruction du pouvoir tiique, abstraction faite des es républicains, était loin «finies Ottomans. lie divan calcule peuple qui venait de conine réforme radicale prendrait i de l'Autriche une attitude ridée, ce qui ne pouvait que ier les vues de cette dernière ce sur les Slaves méridionaux, r esprit de conquête qui s'emes Français révolutionnaires t jusque sur l'Orient. Napoléon non le projet de fonder un émis Test. 11 s'empara de l'Kgvpte ses armes victorieuses dans la La conséquence naturelle de

; il a tué son père et son bienfaieU actes auraient bien autrement itbète désormais inséparable de Ton* regardons comme plus proie surnom de Ccrni lui aura été nse du bonnet noir qu'il portait rabats et que sa taille élevée faisait Je loin.

« cette expédition fut que la Turquie se « déclara contre la France et entra dans « la seconde coalition. Les côtes de « l'Italie virent des escadres turques « combattre à côté de celles des Russes ; « et le calife de la Roumélie, d'après « les ordres du sultan lui-même, ne né- « gligea rien pour rétablir le Saint- « Père à Rome.

« Napoléon finit par reconnaître qu'il « était plus prudent de se borner à gou- « verner la France que de s'obstiner a « lutter contre le monde entier à une « si grande distance de ses ressources. « Il abandonna en conséquence l'Egypte « et la Syrie, et se prépara à former un « empiré d'occident (1). Ce changement « de vues ne tarda pas à amener un rap- « prochement entre Napoléon et la Tur- « quie, dont il reconnaissait l'intégrité « territoriale. Les anciens privilèges dont « jouissait la France du temps de la mo- « narchie furent renouvelés, et la Porte « lui accorda même celui de naviguer « sur la mer Noire. Ces concessions « pouvaient être faites sans danger, aussi « longtemps du moins que la paix du « continent serait maintenue. Mais pou - « vait-il en être ainsi dans le cas d'une « rupture entre Napoléon et les grandes « puissances continentales? En 1805, « par exemple, la Porte dut hésiter entre « les alliés qu'il lui convenait de choisir.

« Et en effet quelquefois l'ambas- « sadeur de Russie paraissait prépon-

• dérant à Constantinople ; mais le

• divan ne faisait aucun pas décisif « dans la crainte de blesser les intérêts « français.

« Telle était la situation quand on « reçut à Constantinople la nouvelle de « la victoire d'Austerlite. La défaite des « Russes y causa une vive satisfaction; « on commençait à croire en l'étoile de « Napoléon, et pour la première fois on « lui donna le titre de padischah ou « empereur des Français. Le vainqueur « dit a l'ambassadeur'de Turquie que les « succès ou les revers de la France

(r) Ranke a jugé lei événements au point de vue des intérêts autrichiens. La république a été forcément conquérante, et l'empire n a été qu'une magnifique protestation contre l'Europe hostile et coalisée. C'est un fait désormais acquis à l'histoire.

L'UNIVERS-

« étaient communs aux deux États, de « même que ceux de la Turquie intéres- « saient également l'empire français; « que l'ennemi de l'un était l'ennemi « de l'autre, et qu'il n'avait rien plus à « coeur que ses relations avec le plus « ancien et le plus utile de ses alliés.

« Cest un fait qui n'a pas toujours '« été présent aux historiens que les af- « faires de la Turquie ont été presque « aussi déterminantes pour la guerre « de 1806 aue celles de l'Allemagne.

- En effet, dans la crainte que la pos- « session de la Dalmatie ne donnât « aux Français une influence prépon- « dérante sur les provinces danubien- « nés et par suite sur le divan, l' Angle- « terre et la Russie s'opposèrent à ce « que la Dalmatie devint partie intégrante « du nouvel empire. Les deux alliés « auraient mieux aimé profiter des faci- « lités qu'offraient les côtes de l'Adria- « tique pour attaquer le nord de l'Italie, « alors au pouvoir des Français , et « s'emparer des touches de Cataro. Les « Russes qui occupaient Corfou s'u- « nirent aux Monténégrins soulevés en « masse ; et s'ils ne mirent pas les et Français en grand péril , du moins ils « leur suscitèrent des embarras sérieux. « Cette conduite des alliés ne pouvait « que faciliter la . mission du général « Sébastiani, que Napoléon avait envoyé « à Constantinople pour y faire triom- « pher les intérêts de son souverain. Cet « ambassadeur appuyait surtout sur le « danger que présentait l'alliance russe

« En outre, les prétentic « déjà à cette époque la Ri * provinces du bas Danufa « la jalousie de l'Autriche.

« documents que nous avoi « les yeux, il n'est pas doul « doption de ces mesures :

a raisons principales qui c <* l'Autriche de faire eau* « avec la Russie et la Pnu « des raisons encore plus g « permirent point de s'unir a et à la France. Cependa « entre ces deux derniers Et « de jour en jour plus étroi a ces de Napoléon contre 1 <* sa marche en Pologne déte « Porte, malgré les mena< « gleterre, à déclarer la guen « et à déployer solennellei « dard du prophète.

« Les Turcs croyaient po <t leur jonction avec les troup « sur le Dniestr ou même su « et reprendre la Crimée.

« Anglais parurent devant « nople avec une escadre c»

« la Porte rejeta toutes le « tions, à l'instigation suite « tiani (2) et des officiers « mentes qui composaient <* qui se hâtèrent d organise « de défense. 11 en résulta qu< « victorieux partout aille « contraints de se retirer. I <* de Napoléon signalèrent I « des armes turques contr

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