‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 148 sur 218 · SIS · texte numérisé non relu

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l y admit des et lorsque r ottoman lui fut présenté Mteinil déclara que la France rquie étaient unies déformais a main droite Test à la main Kl ne serait pas difficile d'injomment ces relations poli- ■enèrtnt les grands pouvoirs acje à s'immiscer dans les ntérieuresde la Turquie. On a m l'alliance entre les Serviens ssses avait emprunté des cires un certain caractère de do durée; une division russe rée dans la Kraïna pour sels insurgés, et Kara-George alors du théâtre même des i que quinze cents Turcs estes surle champ de bataille, sr avait enlevé huit redoutes ■ leurs canons, ainsi qu'une plaine de ducats, des chevaux me quantité de riches tapis; t qui avaient pu échapper n'atuvé que leur vie ; enfin que i lui-même s'était enfui sur icnt valaque. Il portait aux m cette lettre le courage des Cette coopération contre le memi ne pouvait que resseren de fraternité qui unisnée des Serviens à leurs pro-

mée 1807, les Russes aidèrent ot les Monténégrins à attaquer resses de Niktschitsch et de ;. Ces montagnards étaient dé- 'empereur de Russie au delà ce qu'on pourrait imaginer.

ic de leurs pétitions ils vont âgner : vos fidèles sujet4{\).

irecs Armatoles, qui cornnt à avoir le sentiment de îportance et dont le chef ms Blanchavas caressait déjà de délivrer son pays, étaient ; meilleurs termes avec les qui délivrèrent une seconde ga menacée par Ali-Pacha.

tre côté, Napoléon entretenait lions avec ce pacha, dont les îes pour le parti qui dominait

mrt de Strogonof à l'empereur Lebensbilder, t. II, p. 194.

« alors à Constantinople n'étaient point « douteuses. Ali était tout fier que Na- « poléon eût mis de l'artillerie à sadis- « position (1) . Il paraît qu'on avait en « vue une attaque combinée contre les « SepMles. Les Monténégrins affirment « que, lorsqu'ils attaquèrent Kloboug, « lesFrançais vinrent secourir les Turcs. « On prétend aussi que des officiers « français dirigèrent la résistance des « Bosniaques attaqués par les Serviens, « et Ton en voyait la preuve dans la « manière dont l'artillerie des premiers « était servie. Le fait, sans être prouvé, « a pu paraître probable.

« rfapoléon, qui, depuis sa campagne « d'Egypte , avait une haute idée des « aptitudes militaires des Turcs, excitait « lesultan à quitter les voluptés du sérail « pour se mettre à la tête de ses trou* « pes et renouveler la gloire de ses « ancêtres. La réforme militaire pour- «t suivie par Sélim lui paraissait le meil- « leur moyen de parvenir à ce but, et il « l'encourageait par tous les moyens « possibles a persévérer dans cette voie. * Il est certain que, dans sa première « jeunesse, à une époque où les circons- « tances paraissaient peu favorables en « France à son avancement futur, Na- « poléon avait eu l'intention de prendre « une part personnelle à la régénération « de la puissance militaire des Ottomans. « Il y a une note de sa main, écrite à « l'époque dont nous parlons , où il « insiste sur la nécessité de réformer les « armées turques , pour contenir par la « crainte l'ambition des États voisins. Le « pouvoir n'avait pas changé ses idées. « La présence d'ingénieurs et d'artilleurs « français suffit pour la défense de « Constantinople , et montra ce que pou- « vait faire une armée turque bien « disciplinée et bien conduite.

« Ainsi les grandes puissances de ce l'Europe se rattachaient par leurs in- « térêts et leurs sympathies aux deux « systèmes qui divisaient l'Orient. La « coalition était contraire à tout agran- « dissement des peuples par les instituât tions; la France favorisait la réforme.

(1) Dans une lettre en date d'Osterade, 7 avril 1807, et communiquée par Ségur, on lit : Déià dei canons ont été mis à la disposition du pacha de Janine.

L'UNIVERS

« Au milieu de cet deux tendance! géué- « raies, il existait un tiers parti, égalea ment opposé aux stationnaires et aux « progressistes. Ce parti voulait relever « l'ancien esprit de l'islamisme avec ses « seuls éléments et sans admettre rien a de conditionnel dans l'assujettissement a des raïahs. Appuyée sur les préceptes « du Coran, cette opinion se montra de « nouveau formidable. Nous avons vu a dans les chapitres précédents que « Sélim 111 ne put faire exécuter ses

* ordres lorsqu'il voulut que les janisa saires se soumissent à la discipline « européenne. Pour vaincre leur résiste tance il aurait fallu faire exécuter les

* chefs rebelles et déclarer eu état de « guerre les provinces où leur influence « était dominante , ce qui n'eût été pos- « sible qu'avec un appui indispensable « à tout prince réformateur, celui des «classes populaires; or, comme ses « plans heurtaient les préjugés religieux, « les masses lui étaient hostiles. Quant à « ceux de ses sujets qui se montrèrent a persuadés ou du moins obéissants, leur « nombre était trop réduit pour que leur « concours lui permit de faire la loi aux « autres. Quand les troupes de Gara- « manie s'avancèrent vers le Danube, « peu de temps avant que la guerre contre « la Russie eût éclaté, et peut-être dans « la prévision de cette rupture , les « Kruschalis, unis aux janissaires, oui a occupaient une position favorable, les <■ attaquèrent sur le Yéna , dans le Ba-

baeskv, et les défirent si complètement

« poser le nouveau système a «et aux Jamaks, casernes « châteaux du Bosphore , il j « révolte dans la capitale : les t « retournèrent leurs marml « indiquer qu'ils ne voulaient « nourris par le sultan. Aucune « n'avaient été prises pour lea « trer dans l'ordre. Ni lesTopd « l'organisation avait été si d»f « ni le mufti, qui devait son ic « à Sélim, ne prirent parti pou « résulta que les ministres qi « sanctionné ces innovationseï a l'insuccès de leur tête. On d « le sultan serait détrôné p « abandonné aux vices des cni « avoir transgressé les saiut « nances du Coran. Sélim i a devant le pouvoir qu'il av; « détruire.

« Ces troubles se prolongé « dant une année. Un partisan et Mustafa Baïraktar, qui s « lui-même vizir, poursuivit «i temps ces projets de réfora « ménageant les préjugés < « mais les janissaires se n « aussi contre lui; les ulém « sèrent d'avoir voulu assimi « tion aux infidèles pour la i « suite sous leur dépendant h une lutte longue et doutf « raktar fut renversé avec tous «c rents.

a L'ancien système militai le fanatisme, fut ré

i lieu dans les relations po-

i l'Europe.

x de Tilsitt (7 juillet 1807),

abandonna la cause des en donna pour motif la déle Sélim; dans un de ses 1 qualifie cette nation <f antir î. Toutefois il est plus proil sacrifia cette alliance à 1ns pressant de s'unir avec contre l'Angleterre (1). Il But la politique traditionnelle nce, occupé avant tout de opber le système continenrd il songea à partager avec

quelques provinces de la 'Europe. Il offrit également tie de prendre part à ce déent ; plus tard il fut quesiommager la France par un ; en Allemagne, et Napojeté les yeux sur la Silésie; tôt il déclara qu'il se cone rassurance qu'on le lais- )mplir, sans y mettre obvues sur l'Espagne. En relie concession, il permettait b de prendre la Moldavie et e. Ces négociations, qui rees intérêts si vastes, n'amecun résultat définitif, mgrès d'Erfurt ( octobre K>léon déclara que, si la cess deux provinces était refuil en résultât une guerre, ndrait une part active que is où la Turquie serait se-

une puissance européenne, i il se rangerait du coté de

On convint que les fronet empire seraient reculées )anube, et Napoléon déclara le terre n'obtiendrait la paix avoir reconnu l'incorpora- Lussie des provinces moldot de la Finlande.

, dau* ses réflexions sur la paix rès avoir discuté celle quesliou :

fait à Napoléon d'avoir aban- \ait était fondé, conclut ainsi :

ti avoir quel était, en 1807, a utile à la France, ou de pro-

^uie complète satisfaction , on a Russie dans le système conboix alors ne pouvait être dou-

« Le cadre de cet ouvrage ne comte porte pas le développement de tous « les projets qui ont été formés et abana donnés à cette époque mémorable, où « trois grandes puissances , la France,

* l'Angleterre et la Russie, réglaient les « destinées de l'Europe; mais il était « nécessaire de les indiquer pour faire «t comprendre sous l'empire de quelles « influences étrangères la Servie pour- « suivait la guerre contre la Porte et «jusqu'à quel point l'esprit des al- « liances internationales avait dû mo- « difier la conduite des petits États.

« Les Serviens ne pouvaient plus ta»

« rer avantage des dissensions entre un « sultan qui voulait la réforme et le a pouvoir politique et religieux qui re- « poussait toute innovation, conflit qui « avait fait naître l'insurrection. C'était « contre le gouvernement purement a turc et contre toutes ses conséquena ces oppressives que désormais ils dea vaient lutter. Mais, comme compen- «sation, quand la guerre éclata en « 1809, ils trouvèrent la Russie ferme- « ment disposée à les appuyer. La réu- « nion des provinces moldo-vaiaques a « l'empire russe , telle que le congrès

* d'Erfurt l'avait stipulée , eût été (Fun « grand avantage pour la Servie.

« Cependant , en l'absence même de « cette prise de possession par les Russes, « les Servieus y gagnaient encore de ne « pas craindre une attaque de Napoléon, «qui était maître des côtes; ils pou- « vaient ainsi avoir la certitude que leurs « voisins les Bosniaques n'auraient plus, m comme ils lavaient éprouvé dans les « guerres précédentes , des officiers « français pour diriger leur artillerie. »

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