CAMPAGNES DE 1809 ET 1810. NOU- VELLES FRONTIÈRES DE LA SEBVIE
Les Serviens, malgré leur courage et quelle que fût l'habileté de leurs chefs, ne pouvaient, avec leurs seules ressources, tenir tête à toutes les forces de l'empire ottoman. Leur système financier leur permettait à peine de subvenir aux dépenses d'une guerre défensive. Les Turcs étaient maîtres de transporter le théâtre des hostilités tantôt sur un point, tantôt sur un autre; quand leurs
LTJNIVERS.
i fait sa patrie le força de rétrograder, i 11 donna ordre immédiatement nu i knieze Sima de Bosnie et à Milenko, i qui , aidé pat les Russes , faisait le ■ siège de Kladovo, de se porter avec toutes leurs forces sur la Morava.
II ne s'agissait plus d'envahir, mais de conserver. Sans s'occuper du voïvode qu'il avait envoyé vers les Monténégrins, il leva précipitamment le siège de Novibazar, abandonna sa position à Losnitza , et arriva à temps pour jeter quelques troupes dans Kiupna, place dont l'occupation lui assurait un point d'appui sur la rive gauche de la Morava. De là il se rendit à Dcligrade, où Milenko vint le rejoindre. Cependant rien de ce qu'ils entreprirent ne leur réussit , et il lui fallut se replier sur Kiupria. La renommée avait exagéré leurs pertes :
le bruit s'était répandu qu'après avoir été totalement défaits K ara-George et Milenko s'étaient réfugiés avec les débris de leur année dans la Schoumadîa ; de sorte que Iladitch et Jokitch, > qui coin mandaient à Kiupria, avaient : jugé prudent de démolir la citadelle. « Kara-George arriva justement à l'instant où Kaditch était occupé à faire passer de l'autre côté de la Morava ses canons et ses munitions, et à submerger ce qui n'était pas transportante. tandis que de son côté Jokitch démolissait les redoutes. Quelle ne fut pas la consternation de George en voyant la place qui lui donnait la
« Déjà ces derniers se trouvaient « maîtres de tout le pays situé sur la rive « droite de la Morava jusqu'à Pojarè- « vatz. Le pays n'offrait que des ruiu nés. La terreur était au comble. La a plaine était couverte de fugitifs ; ceux a qui ne pouvaient gagner la Schou- « madia se jetèrent dans les montagne!
« d'Omolier et de Péker.
a Rodofinikin ue se croyait plus en a sûreté dans Belgrade : accompagné « de Pierre Dobriniaz, il se hâta de pasci ser le Danube. Les Turcs se prenait raient à s'avancer sur la rive gauche « de la Morava ; et Gouschantz-Ali ne a négligeait rien pour réaliser l'engage- « ment qu'il avait pris de rendre un jour a visite à Kara-George dans Topola.
« Les Ser viens étaient loin de se lais- « ser aller au découragement. Mlade».
« le knièze Sima et Vouitza prirent po- « sition en face de Pojarévatz sur la « basse Morava ; K ara-George fortifia « le mont Lipar près d'Iagodina. Ce- « pendant , malgré tous leurs efforts, « il est douteux qu'ils fussent parvenus « à quelques résultats avantageux sans a le secours efiicace que leur prêtèrent « les Russes.
« /Vu mois d'août 1809, l'armée russe « franchit le bas Danube ; et toutes les « places fortes tombèrent l'une après « l'autre en leur pouvoir, ce qui obligea « les Turcs de rappeler une partie de « leurs troupes pour leur faire face. Les « Serviens purent enfin respirer. Non- « seulement ils réussirent à repoussft