‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 150 sur 218 · SS · texte numérisé non relu

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un do set coreligionnaires qui itde ce côté un territoire lequel » fusait partie de l'empire seru delà du point de jonction du BelaDrina.

taras le rencontrèrent dans une ioà ils avaient l'avantage du i; c'était sur un plateau trèeli permettait à leur cavalerie de Kara-George, dont la surtout en infanterie, unent d'engager le coms les plaines. Tout a coup il se ovré. Il se hâta de former en

ses troupes nouvellement ori, en les appuyant par son ar- ; mais cette manœuvre ne l'eût nvé. Heurausement pour lui qu'il i outre quelques cavaliers parmi i m trouvait Voulé Ilitch de Smé- Ce dernier s'avisad'un audacieux ime qui décida de la victoire, sr un rapide coursier arabe et acné de momkis et de bekjares, il se a au milieu des rangs ennemis en bo langage turc : Les Turcs

H s'ensuivit une panique et la totale du pacha.

i cet avantage, Kara-George vit sa marche et s'avança jusque erres de Vassofévitch etdeDobriout ce qu'il y avait là de chrée souleva; et bientôt après s Monténégrins vinrent félicis frères vainqueurs. Ce oui ex-'

plus leur admiration , c'étaient ons des Serviens, beaucoup eux n'ayant jamais vud'artillei laissa près d'eux un voïvode , et une alliance entre les deux es fut ainsi conclue. On seprépam insurrection générale de tous es chrétiens descendant des tririennes.

George, sans perdre de temps, sur Novibazar, place dont les i commandent les communicaitre la Roumélie et la Bosnie ; il garnison à se retirer dans la forqui ne semblait pas en état de te résistance sérieuse, lilieu de ses succès, Kara-George s nouvelles les plus alarmantes it de provinces intérieures.

la faveur des inondations qui it empêché les Russes de passer

/ferafeo*. (PlOTINCBS DA*U»IB!ltfB8. )

> le Danube, les Turcs avec toutes les i forces du pachalik de Nisch s'étaient

> jetés sur la frontière servienne du

> côté d*Alexinatz. Plus d'une fois i Pierre Dobriniaz avait repoussé les i invasions sur ce point, qu'il couvrait i alors à la tête d'un corps considéra- ' ble ; cependant, sur les recommandai tions de Mladen, Kara-George donna t le commandement à MiloI, ennemi de ( Pierre et auquel celui-ci n'était nuli lementdisposéàobéir. Cette haine, qui i jusqu'alors ne s'était manifestée que ' dans les discussions du sénat, écla-

■ tait maintenant devant l'ennemi et à i l'instant où la frontière était sérieti- ' sèment menacée.

« Ce fut en juin 1800 que les Turcs

< donnèrent le premier assaut. Us at-

< taquèrent les ouvrages fortifiés près i de Kaménitza, position que défendait

> Stéphan Singélitch avec trois mille ' hommes.Ce chef, knièze de Ressaver, i était ami de Pierre Stéphan, qui avait

< à lutter contre des forces supérieures : t il déploya an courage héroïque ; mais il i avait besoin de secours, et Miloï, i aveuglé par l'esprit de parti, refusa de

< le soutenir. Déjà les Turcs, marchant i sur le corps de leurs camarades, i avaient franchi les tranchées, escalade i les murailles, et les Serviens désespét raient de les arrêter, lorsque Stéphan, i déterminé à ne point tomber entre t les mains des assaillants , mit le feu i au magasin à poudre et fit sauter : vainqueurs et vaincus. Plus tard les : Turcs élevèrent une tour près du chet min, et ils mêlèrent aux matériaux de i cette construction les crânes des Ser-

< viens qui avaient préféré une mort

glorieuse à la défaite. Après Cet effort ésespéré, les Turcs ne rencontrèrent 8 lus de résistance. Miloï, qui s'était atté dans sa présomption d'empor- : ter Nisch et de s'y établir, se vit forcé i d'abandonner ses fortifications , son i artillerie et ses bagages. En ce mo-

< ment Pierre Dobriniaz revenait d'une

■ expédition; il n'était rien moins que i disposé à se battre pour Miloï. Il i dit aux siens : Sauve qui peut! et ses : troupes se dispersèrent.

« Ces nouvelles désastreuses parvinrent à Kara-George pendant qu'il assiégeait Novibazar. Le péril que cou-

L'UNIVERS

« Lattre à côté d'eux. Ces forces étaient (t sous le commandement de Pierre

« Dobriniaz, Les Russes ne tardèrent a pas 0 les joiudre; et leur arrivée fut « le signal de quelques avantages. On « prit Négotiu et Bersa-Palanka, et Ton " mit Je siège devant Kladovo.

« Cependant les Turcs avaient eu le ■« temps de faire leurs préparatifs; malr- gré la résistance que leur opposèrent n les Russes vers le bas Danube t ils

■ trouvèrent moyen d'attaquer ta Servie, « ou ils pénétrèrent par deux points,

■ Churschid , Le nouveau pacha de " Nisch , marcha vers la Morava avec « une armée d'environ trente nulle hom- '1 mes. Comme son plan d'attaque diffém rait de celui qu'avaient suivi ses pré-

* décesseurs, il était doublement dan- « Rereux. Il ne s'arrêta que peu de temps h devant les retranchements élevés dans i le voisinage de Délivra de et qui en

■ mainte occasion avaient coûté aux « Turcs tant de sacrifices et d'efforts. '■ tl se contenta de faire observer cette » position par une division de son ari mée. H prit K rouseliévatz et une for-

* teresse près de Jassica, dévastant tout « le pays a alentour. Ce genre d'hostilités

* était incontestablement celui qui pou* « vait causer le plus de dommages a -* l'ennemi. Les Servi eus qui a p parte a liaient aux districts ruinés par les ■* Turcs perdirent patience et refusè- <■ rent de continuer à défendre des

forteresses qui ne protégeaient plus

« défendre notre propre pays? N'atfrn- « dez pas que je vous écrive une seconde i fois; mais venez sans perdre de temps.

* et marchez en toute hâte jour et unit i H y va de notre existence.

* Au reçu de cette missive, Zuecaio, ■ qui commandait les Russes t eovora

< immédiatement au secours de Km-

* George trois mille hommes sous ta « ordres du colonel O* Rourke; Vttfci

* leur servait de guide. H s joignirent t les Serviens dans les montagnes qui « a voisinent Jassica ; et ceux-ci , avavt

< repris courage , descendirent de riouveau avec ce renfort dans les pUbs

; de Varvorio.

n Churschid était au comble de h

i joie, n Vous vous êtes toujours plaints, dit-il à ses Turcs , de ne pouvoir rencontrer les Serviens en rase campagne. Hé hien! voilà une plaira pour champ de bataille et voilà ce

t marnes Serviens ! Voyous si vous u*

> riterez de manger le pain du sultan, t Aussitôt il attaqua les Serviens et la l Russes. Ces derniers, formés en cam.

i résistèrent à tous les eftbrts, et îmt m aient comme une forteresse vivante

i Grâce à cette fermeté, que leurs eut nemis même leur reconnaissent , les i Serviens firent plusieurs attaques heureuses et prirent sept étendards. Vers le soir Churschid se vit forcé d'élever un retranchement, « Cependant le danger qui menaçait

> les Serviens croissait d'une manière

« forcé de rétrograder sur son territoire, « sérieusement menacé par les Russes « depuis qu'ils étaient parvenus à s'em- « parer de Rooscfatscbouk ( septembre « 1810). Cette retraite permettait aux

• Seiriens de porter des forces contre t la Bosnie.

« Le premier soin de Kara-George c fat d'aller an secours de Losnitza. 11

• prit avec lai tous les hommes que pou- < raient fournir les districts de Kragou- -jévatz, Sinédérévo, Groska et Bel-

■ grade, et se fit accompagner par quel- « qués cosaques. Luka et Lazarévitch c Tinrent le joindre, le premier de Scha- « bats, le second de Valiévo. Le 5 d'oc- « tobre, vers la nuit, ils se trouvèrent

■ tous réunis à une demi-lieue envivon c du camp des Bosniaques; et là ils se « hâtèrent d'élever un retranchement.

• Lee Turcs n'hésitèrent pas à les atta-

■ quer dès le lendemain matin ; mais

• bientôt, chassés de leurs positions t avancées , ils furent contraints de se « mettre à l'abri des fortifications qui i couvraient la Drina. Le même soir

■ les Servions complétèrent leurs ou-

• mm qui touchaient presque le camp cde rennemi, et le lendemain il se t livra une bataille décisive. L'attaque

■ commença par des décharges d'artil-

■ tillerie et de mousqueterie , et il s'en- « suivit une mêlée sanglante. Pendant t deux heures, dit Kara-George, nous « avons lutté homme contre homme , à

■ l'arme blanche. Nous avons tué bien « des Turcs et coupé bien des têtes ; ja- « mais lutte ne fut plus acharnée; enfin « le champ de bataille nous est resté.

t Les pertes des Turcs avaient été si f considérables qu'ils désespérèrent du

• succès de la campagne, et qu'ils repas-

• sèrent la Drina. Kara-George les sui- « vit dans leur retraite , pressé d'achever « sa victoire. Cependant le pacha lui fit « proposer l'arrangement suivant : Le « neuve séparera les deux armées , et les

• Turcs, comme les Serviens, prendront « l'engagement de ne le point franchir. « Cette convention , qui équivalait en

• quelque sorte à un armistice , fut « agréée de part et d'autre.

« En portant leurs regards autour « deux , les Serviens purent se féliciter - du résultat de cette campagne. Le gé- « néral russe CRourke avait pris Bama,

a place qui se trouvait au pouvoir des « Turcs depuis Tannée précédente; en a se retirant , il s'était emparé de Gur- « gussévatz , et Kladovo avait capitulé. « Toutes ces places furent remises par « les Russes à des garnisons serviennes. « Sans doute le plan hardi qu'avait ci conçu d'abord Kara-George et qui « consistait à s'emparer de la Bosnie , « puis , en donnant la main aux Mon- « ténégrins , à reconstituer l'ancien em- « pire des Slaves méridionaux , ce plan « était loin d'être réalisé. La Servie elle- « même s'était trouvée dans le plus « grand danger. Pendant deux ans , elle « avait combattu pour sa propre exis- « tence; mais, après cet effort, elle était « plus puissante qu'elle ne l'avait été « depuis le commencement de l'insur- « rection. Au lieu d'être circonscrit dans « le pachalik de Belgrade , son terri- (( toire comprenait des districts démem- « brés des pachaliks et dessandjaks voi- « sins. Vidin lui avait cédé la Kraïna , « Klioutsch Czrna-Riéka ; Nisch, les « districts et les villes d'Alexinatz et de « Bania, Leskovatz, celles de Parakin « et de Krouschévatz ; Novibazar, le ci célèbre monastère de Stoudénitza , « qui naguère avait donné son nom ii a une nahie. Quant à la Bosnie, elle « avait perdu les districts de Jadar et « de Radjévina , démembrés de la cir- « conscription de Svornik. Ainsi, des « provinces qui n'étaient point sans im- « portance, tant par leur étendue que « par leur fertilité, venaient d'être ar- « radiées au joug de l'islamisme pour « être rendues à leurs anciens posses- « seurs. »

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