‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 152 sur 218 · CHAPITRE XXiy · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXiy

9ÂIX Dl BUKÂBBtT.

lit pu traduit de Ranke. )

anie était on gouvernement ayant son administration proie itérant que de lui-même ; hn manquait d'être reconnu ai par la sanction des autres l'Europe. La déclaration du ôpeur, ai même on eût pu , iraaraitpoim suffi pour eonati- • laa droits de l'indépendance v im province récemment in- D'auteur* les fliHftuations Mes de l'empire ottoman au- ■foon bit craindre que ee qui ï obtenu dans un temps ne rat fane un antre. Un prince de » pouvait prétendre a plus de iboa que las pachas voisins.

ait le caractère du gouvertasro que ses actes ne pouapirer de confiance qu'autant mm garante par une autre i. Mais quel est l'État qui eût k assumer une responsabilité nature? Le consentement gé- 'Europe eût levé toutes les difnaia ai, dans une période de o milieu de circonstances or-

il eat si difficile d'amener intérêts et toutes les tendans transaction de cette nature,

ae flatter d'y arriver à une le commotions et d'appréhenraneiles? Il n'y avait aue peu à espérer de chaque Etat en t. L'Autriche, avec sa politique : et sans cesse en lutte pour c son existence , pouvait-elle i l'ombrage au seul voisin qui a en guerre avec elle, c est-à- Tnrqnie, en offrant une gapropre à indisposer le divan?

pastion de s'adresser à Napolail, lea Turcs semblaient ne ékrisnée de reconnaître l'indéi de la jeune Servie -, mais ils y i quelques restrictions. Chursha avait offert à Kara-George

une position semblable à oelle des nos. podars de Valachie et de Moldavie, et il aurait alors accepté la garantie de l'empereur de* Français, qui n'était plus en bons termes avec la Russie. Il n'est pas certain que de telles propositions lui aient été laites; dans tous les cas, elles n'aboutirent à aucun résultat. D'un autre côté, comment la Servie pouvaitelle compter sur l'appui d'une puissance qui avait intérêt à fortifier l'Orient contre l'ambition des Russes ?

C'était donc à la Russie seule que la Servie pouvait s'adresser; cette alliance était ancienne, et une raison plus déterminante encore, c'est que la Ruafie était en guerre avec les Turcs.

lorsque Churscbid pacha fit à George cette proposition, il avait surtout an.

vue un résultat militaire : il avait posé comme condition que les Bosniaques pourraient traverser librement le terri* toire serbe. Cette clause était consentie. Comme la Servie était en paix et que l'armée bosniaque n'était plus obligée de fiiire un long circuit pour passer le Danube, les Turcs pouvaient espérer de chasser les Russes des Principautés, et d'autant plus que ces derniers s'étaient vus obligés de faire rétrograder une partie de leur armée vers les frontières de la Pologne.

Mais Ram-George aurait-il adhéré ù ces propositions ? Jamais il n'aurait consenti a laisser les Bosniaques passer à travers la Servie. La haine des mahométans de la Bosnie contre les chrétiens slaves, haine alimentée par des guerres longues et sanglantes , n'aurait pas manque d'éclater dès que les uns et les autres se seraient trouvés en présence, et aurait inévitablement conduit à des hostilités ouvertes. JNi les promesses du Grand -Seigneur ni celles du pacha n'auraient pu donner à tara- George la conviction que ce résultat serait évité. Devait-il d'ailleurs se hasarder à rompre avec les Russes? La campagne de 1811, faite sous leurs auspices, avait été plus féconde en avantages qu'aucune de celles qui l'avaient Précédée. Le grand vizir poursuivait armée moscovite sur la rive gauche du Danube, mais avec si peu de précaution que l'ennemi surprit le camn retranché que l*a Turcs avaient laiasé

L'UNIVERS

de l'autre côté du fleuve pour assurer leurs communications et qu'il réussit à s'en emparer. Cette négligence mit le vizir dans le plus grand péril : échappé avec peine de ce pas difficile , il fit des propositions de paix dans la craintetfe compromettre les musulmans restés derrière lui.

Cet événement ne pouvait qu'être avantageux pour les Serviens. Kara- George avait transmis au quartier général des Russes les propositions de Churschid. Après avoir reçu une réponse , il informa les Turcs qu il ne pouvait prendre la négociation sur sa responsabilité, mais qu'il se soumettrait à tout ce qui aurait été stipulé entre les deux empereurs à Constantinople et à Saint- Pétersbourg.

Selon toutes les probabilités, il avait reçu l'assurance que, quelles que fussent les conditions de la paix, les intérêts de la Servie ne seraient point négligés. Rien ne pouvait arriver de plus heureux pour cette province que de voir ses relations établies dans un traité conclu entre deux grandes puissances. C'était la meilleure garantie qu'elle pût se flatter d'obtenir. De cette manière la Servie se liait intimement avec la Russie; elle s'associait aux dangers et aux revers de cet empire aussi bien qu'à sa prospérité et à ses succès.

La Russie était sur le point de s'engager dans une guerre qui pouvait la conduire à sa ruine. La bonne intelli-

lopper les Turcs dans le c puisqu'ils étaient déjà en gu les Russes , il semblait devoi Dans son traité avec l'Autrid de nouveau reconnu l'intégrit pire ottoman; il était stipîuh article secret que la Turquie s tée à se joindre à la coalition fo tre la Russie. Il se flattait qu'e .tant aux Turcs de leur rendra il les aurait pour alliés dans cet gue toutes leurs ressources sera a sa disposition, et que cent hométans, entrant à la fo frontières méridionales de la jeteraient le trouble et la dé Les Français ont reproché à d'avoir différé trop lonstemp ces propositions formeliemen tantinople. Le ministre de étrangères affirmait au mois < 1812 que l'ambassadeur de ï près de la Porte Ottomane, Andréossy, n'agissait poin les intérêts de la Russie. Big son histoire de France après Tilsitt, confirme ce fait, et n'est que trop vrai que les in de l'ambassadeur sur ce poml crivaient la plus stricte reserv Peut-être Napoléon croyaitpropositions ne pourraient quV tées, quels que fussent les tei circonstances, par la raisoi étaiententièrement favorables Lorsqu'il ouvrit La campagne

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1» Séeetfa ; « œ territoire, offrait de le respe^pm districts H n'est pas douteux Éfté 4e oûrantAr tes forces r à «m ioTasioD formidav foné à frira de telles pro-

«n'eoMI pts été imsrquie de les rejeter, et Mata obi ajoene dent

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sNspoleon, la Turquie n'éi Aidée alors à profiter ^ et présent? Pou-

dek guerre des provinces •se frontières du cd té du ■ OMSAémeoàPallianceof- I France ejt de la Turquie I h défaite des Russes, l à craindre qu'un arrange- SjMnt entre Napoléon et ■e renouvelât les conces- Att ettfErfiirt? Au reste, apprieiatiumi laites après i prouvent seulement que létenninatioDB politiques se Mresqnfl toujours sous une « et que les traités sont satailles; on découvre plus Me qui en déterminent ïinoule succès.

I en soit, à l'instant même comptait sur la coopération iultanée de la Turquie, elle perla paix avec les Russes, litéla Servie était spécialeonnée, mais comme suborbutaire du Grand-Seigneur, onsqu'on lui faisait y étaient comme des grâces dues la générosité du sultan. Le i ne s'y trouvait point ; toupie, dans un traité avec la avait reconnu des droits aux î avait eu engagement solenrer ces clauses , au risque t le reste de nullité ; et la " " \ à en demander i'exé-

ouc, par cette convention, i obtenaient pas toutes qu'ils t; mais elle leur assurait l'une réelle importance. La lit toujours opposée à ce que es fassent occupées par des

serviennes. Gomme la Porte

trouvait dans une position différente par suite de la guerre entre la France etlaRussie, cette raison subsistait dans toute sa force. Aussi fut-il stipulé que les forteresses de la Servie recevraient des troupes turques.

D'un autre coté, une amnistie générale était accordée aux Servions ainsi que certaines améliorations reconnues eoqme droits, et modelées sur les privilèges de quelques fies de l'Archipel.

Tout ce qui regardait l'administration intérieure était laissé aux Servions; la Porte n'exigeait d'eux qu'un impôt modéré, et ils l'acquittaient sans intermédiaires. Les termes des traités étaient comme il suit : Il a été trouvé équitable, en considération de la part que les Servions ont prise dans la guerre actuelle, de régler solennellement une convention qui leur donne toute sécurité. Leur tranquillité ne sera troublée sous aucun prétexte. Sur leur demande, la Sublime Porte leur accorde les mêmes privilèges qu'à ses sujets des fies de F Archipel et autres régions.

Elle veut, en outre, comme témoignage de sa gracieuse générosité, leur laisser "administration de leurs affaires intérieures, et ne leur imposer que des taxes légères qu'ils acquitteront directement, tous les règlements à cet effet devant être arrêtés de concert et de bon accord avec le peuple servien (1).

Ce traité, laconiquement conçu, accordait à des raïalis slaves ce qu'il leur importait le plus d'obtenir, 1 exercice incontesté de leurs droits comme nation, c'est-à-dire des libertés d'où devaient sortir un jour toutes les autres. Une seule chose restait douteuse , c'était l'observation franche et entière de ces nouvelles stipulations. En admettant même que la Porte vint à les enfreindre, les Servions avaient le droit pour base de leur résistance, et la récente convention, quelle qu'en fût la durée, leur permet-

(i) Gomme le» privilèges des Serviens étaient assimilés à ceux des îles de l'Archipel, il ne sera pts inutile de rappeler que 111e de Chio n'avait qu'un eadi et un mousselùa,qui toutefois étaient soumis an prince grec Quant aux antres lies, elles pouvaient, pour tout es qui cooeeme radministnUkm intérieure, des léfwbhqnes.

tait de recommencer la lutte avec des ressources oue la prospérité intérieure aurait doublées.

Cependant tout annonçait que les Turcs prenaient cet engagement au sérieux, d'autant plus qu'on avait le projet d'attaquer les Français dans la Dalinatie, en combinant les mouvements d'une flotte sortie des ports de la mer Noire avec ceux d'un corps d'armée qui traverserait la Servie et la Roumélie. Vingt mille hommes en infanterie, cavalerie et artillerie, éclairés par quelques sotnias de cosaques ,ctaieut désignés pour cette expédition. Le 27 juin la première division se mit en marche sous les ordres du colonel O'Rourke. On avait établi des magasins sur la Drina, le service drs subsistances était organisé, et l'on s'était procuré des guides qui connaissaient parfaitement le pays pour conduire les troupes à travers' la Itosnie.

Cependant ce projet fut bientôt abandonne ; ou a prétendu que l'Angleterre n'approuvait pas l'expédition maritime.

On représenta a l'empereur Alexandre que l'année du Danube pouvait être employée d'une manière plus utile si elle opérait sa jonction avec un autre corps destiné à la défense du pays qu'en se consacrant à uu but dont le résultat paraissait douteux.

Appréciant la justesse de ces motifs, Alexandre donna de Smolensk (le 15 juillet) Tordre à l'armée du Danube de se réunir à la troisième; armée de l'ouest,

ment. Après l'arrivée a Cou de l'ambassadeur de France, dans le divan les articles d* avait excité rétonnement t> Les Turcs, perdant de vtH avaient gagne, parurent m frappés d'une chose, c'est qu1 restitué une de leurs conquit Morusi fut décapité pour la avait prise au traité à rtam où les députés serviens eotr le camp des Turcs pour réf> détail ce qui était indiqué < généraux dam» le traité origli sur l'appui de ce même Me avaient compté ; le suppliée d tecteur ne leur fit que trop augurer le changement qui s'opérer dans la politique du

Criait une chose fâche»

Servie que les termes du trai fusseut rédiges d'une manié venait ni us à l'administratio de quelque État européen i ports ordinaires de 1 empii avec les provinces de sa dépe stipulation portant que les g la Servie seraient composée ment de Turcs, tandis que 1 seraient libres et se gouverne) le droit communal , pouva claire d'après les notions gé reçues; mais dans l'applû soulevaient des difficultés n

Autrefois les commandan teresses étaient en même ten

PROVINCES OANtmiËNINES.

la Porte, à recevoir dans Belpacha accompagné de quelque* et en temps de guerre à recepnûaonft dans les autres forteiaia dans les circonstances orik demandaient que la défense enr fût confiée. Comme nous tjNréeédemment, l'administrarmfe était laissée aux seuls dëfnahière à être entièrement ante des Turcs. Mais on ne lin entendre parler de ces rém à Constantmople. On ren-

députés au grand vizir Churiha, le même qui deux ans ni a? ail mis la Servie à deux \ sa ruine et qui ne devait son

qu'aux obstacles qu'il avait l'insurrection. Cependant, lors p des députés à Nisch pour se

Constântinople, il les avait ment accueillis. A leur retour, ite tut toute différente ; il reieUement de leur donner une itisfaitante.

iputés étaient de retour vers 12) sans avoir rien obtenu de i leur mission. Toutes les néi lurent suspendues pour être m commencement de Tannée

Ce fut alors que le comde la Porte, tchelébé effendi, qua l'interprétation du traité.

la remise non-seulement de i forteresses, mais encore de i armes et munitions. Tous i qui avaient été bannis poumtrer dans leurs villages ou Tel était, selon lui, le sens i traité de Bukarest. Il ne resà Kara- George qu'à tenir sa et à se soumettre aux décisions

Piereurs. Quant à ceux que tation n'aurait pas satismr laissait la faculté d'émigrer.

nait manifeste que si les Serdaient leurs armes, tandis que I rentreraient dans leurs anpossessions, il n'y avait plus résigner au rétablissement de abus que le courage et le détdes chefs et du peuple étaient à renverser. Les députés ne : ni ne pouvaient souscrire à de éditions. En conséquence, vers nps, les troupes turques vinrent

prendre position sur les frontière* des Servions. Us avaient en outre d'autres embarras dans le voisinage : Mollah pacha, successeur de PasvanOdou, s'était déclaré indépendant ; et la Porte était décidée à le faire rentrer dans le devoir.

Pour se sauver, ce pacha avait offert de rendre sa citadelle aux Serviens:

cependant, lorsqu'il se Ait agi de rem* plu: sa promesse, il ne put se résoudre, en bon musulman, a une mesure si favorable à la Cause des chrétiens ; peut-être que cette proposition n'aurait pas été acceptée , attendu que les Serviens avaient reçu de Saint-Pétersbourg Tordre formel de se tenir tranquilles et de ne fournir aux Turcs aucun prétexte plausible de rompre le traité, âur ces entrefaites Mollah pacha,

Sressé par ses adversaires, se vit obligé e rendre la forteresse aux Turcs. Le bruit a généralement couru que cet homme avait payé sa rébellion de sa tête. Cependant, selon d'autres autorités parmi lesquelles figure le général Andréossy, il serait mort de la peste à Scutari.

Cette révolte avait rendu pire la position des Serviens ; on reprit les négociations en mai 1813, sous les auspices les plus défavorables. Kar a-George se trouva dans la nécessité d'accorder aux Turcs un point important, celui qui avait rapport aux garnisons ; mais il y mit pour condition que les Serviens auraient la permission de porter comme autrefois certaines armes défensives.

Il demandait aussi avec instance que les Turcs expulsés du pays n'eussent

Eas la faculté d'y rentrer, la tranquilté de la Servie dépendant essentiellement de cette mesure.

Jamais, des deux côtés, on n'avait été plus près d'un accommodement.

Le tchelébé effendi, homme d'un âge avancé, qui maintes fois avait heureusement mené à fin des affaires importantes , se flattait de réussir également dans cette occasion. Il envoya les propositions des Serviens à Constàntinople, et promit au peuple que la décision ne se ferait pas attendre. Cependant un arrangement sur ces bases, si même le gouvernement turc eût été dans l'intention de l'accepter, n'était

L'UNIVERS

guère possible. En effet, les concessions réclamées par Kara-George procédaient des mêmes causes qui avaient allumé la guerre : pouvait-on supposer que les spahis, dont un grand nombre taisait partie de l'armée qui menaçait la frontière , consentiraient à se voir exclus de ce qu'ils regardaient comme leur légitime héritage , et cela à l'instant même où ils pouvaient se flatter de rentrer dans leurs droits ?

Les Turcs étaient de nouveau les maîtres de la Moldavie et de la Valachie , de Vidin et de la Bulgarie. Une circonstance contribuait en outre à lès rendre confiants; les villes de l'Arabie venaient d'être délivrées des Véhabites; et les clefs en avaient été apportées à Gonstantinople. Dans des conjonctures si favorables, les armées du Grand-Seigneur pouvaient-elles hésiter devant une guerre avec les raïahs de la Servie?

Sur ces entrefaites on reçut la nouvelle de la victoire de Lutzen; les Russes semblaient n'être plus à craindre : d'ailleurs les Turcs ne se regardaient pas comme ayant rompu le traite de Bukarest, puisque les Servions en avaient rejeté l'interprétation donnée par la Porte.

Déterminée à maintenir les privilèges de l'islamisme dans tous les domaines de l'empire, l'armée turque s'avança vers les frontières de la Servie et recommença la guerre.

dant sans avoir entre elles connexion. Andréossy, qi dans la réserve que lui impi instructions, affirme que, ma sastre des Français, la Poi point cédé à l'influence des coalisées ; mais qu'elle trouva traire les esprits plus fovo disposés. L'opinion publique loin. Les Turcs, en entran Servie, déclaraient sans défc attendaient des secours de 1

Sue l'intention du Grand-Seij e tenir des forces sur la ft la Servie, pour contenir Y/ l'empêcher de se joindre à h C est ce qui expliquerai le grand vizir Churscnid « l'armée en personne, tandii les guerres précédentes, pacha de Bosnie dédaignait < contre les raïahs servions.

« L'Angleterre, dit And vorise et sème des mésintell côté de Bagdad, pour préo Turcs et les empêcher de ré de guerre sur le Danube; mente dans la même intentio vements parmi les Persans, trop exclusivement occupé di question européenne pour du sort de la Servie : on 1' à ses propres ressources. L ne se faisaient point ilhuk minence du péril qui les me qu'il fut informé que l'en rochait , kara-tli

MM opposée; de même que b des villes et ceux qui ont

re m\

Iujés. Les Tons sont it à la volonté de ■ ; fis ont résolu de décapiter «dation mâle au-dessus de i d'emmener en esclavage et les femmes pour en faire létane et de transplanter une i dans vos* districts. Mais me à vous de les craindre?

ennemis que quand ma pour toute ressource que ager Aujourd'hui, au con- • avons a leur opposer cent eaooue, sept places fortes

en pierres, quarante rerts devant lesquels leur sang

coulé inutilement : notre t doublé par celui de nos i, vous n'avez pas à les crainnt dix années nous sommes » leur résister sans aucune et dans six mois compter sur un allié lue toute la nation se lève ■x armes! que chacun soit ifler sa vie pour la défense de la religion ! Puisse Dieu sevrage des fils de la Servie !

détruire le pouvoir de nos s, qui viennent pour anéantir ! »

riens se préparèrent comme utte à outrance : chacun se •mes , de vêtements de caml'approviaionnements , et se loste qui lui était assigné.

ie alliât se mesurer sans seiger avec son redoutable ad- Une grande question poliligieuse était au fond de ce va les regards se seraient i rOrient si des événements fit bien plus grave n'eussent ttention de l'Europe, céments qui s'étaient opérés levaient réagir sur le caracrésistance. irun côté, l'unité 1 permettait à Kara-George 'de toutes les ressources ou efforts de Tannée n'étaient vés par des naines et des i personnelles; le matériel se trouvait dans un état sa-

fottrffOf». ( PaOVINCIS DARUBIBNNS8. )

ant, et la science militaire avait fait des progrès sensibles depuis qu'on avait profité de l'exemple et de l'expérience dee Russes. Mais d'un autre coté ce qu'on avait gagné en ordre général et en régularité dans les divers services, on l'avait perdu en énergie et en confiance. Les charges les plus importantes n'étaient plus , comme autrefois, conquises, pour ainsi dire, par une bravoure exceptionnelle; on en avait fait la récompense de l'adresse et surtout du dévouement au pouvoir. L'élément le plus vital de la résistance, cet instinct guerrier avec ses allures indisciplinées et ses saillies héroïques, ne se trouvait pas à l'aise sous un gouvernement où l'indépendance de "homme de guerre et (faction était considérée comme un danger pour l'État et punie comme une forfaiture. Il en résultait que les caractères d'une trempe forte se tenaient à l'écart , et que la masse du peuple, qui commençait à apprécier les jouissances de l'ordre et de la paix, était moins disposée aux derniers sacrifices. Quant à la guerre considérée en elle-même, son caractère devait forcément subir l'influence des mêmes causes. Elle allait se faire avec plus de science et moins d'élan ; les Servions étaient plus capables de tenir tête à leurs ennemis en rase campagne ; mais dans les engagements partiels , dans ces affaires d'embuscades, où ils n'avaient de rivaux que les Monténégrins, l'habitude de la discipline ne pouvait que refroidir le courage en substituant I obéissance passive à l'inspiration.

Ainsi Kara-George n'avait pu changer la constitution du pays sans altérer les éléments de force qui l'avaient élevé lui-même à un pouvoir qu'il avait su ériger en despotisme. Mais si les choses étaient autres à la surface; la transformation politique était plus apparente que réelle. Un lien intime unissait toujours les hospodars à leurs vassaux, aux boulioukbaschis et aux voï vodes de second rang ; depuis longtemps la solidarité du péril et des intérêts les attachait étroitement les uns aux autres. La nomination de nouveaux voï vodes, quoique favorable à Tenet à l'unité de direction, avait

semble

as

I/UHIVERS.

rompu l1 harmonie dans les districts considérés isolément. On ne pouvait donc plus compter sur un système de défense qui nécessitait ta coopération des influences locales.

La première idée de kara George, idée conforme à son passé comme à son génie * avait été de détruire tous les retranchements qui couvraient les frontières, et d'attendre l'ennemi avec toutes ses forces dans les montagnes de la Schouuiadia. De cette manière il aurait eu de son coté tous les avantages naturels de celte position , et il se serait trouvé dans son propre district, où, entoure des témoignage! de ses victoires, il aurait pu retrouver les Servions tels qu'ils s'étaient montrés dans les luttes précédentes. Ce fut, dit-on* M la de n qui le dissuada de ce projet, dans la crainte de perdre quelques terres qu'il possédait sur les frontières. Sans nier que Mladen eût pris sur Rara* George un ascendant dont Les résultats ne Eurent pas toujours favorables, nous croyons que Kara-George fut détourné de ce plan par des motifs d'un tout autre ordre. En faisant reconnaître lf existence de la Servie comme principauté distincte, le commandant en chef devait adopter en temps de guerre comme dans toutes ses relations la marche et les formes des autres États de V Europe, et éviter, la première fois qu'il entrait eu lice comme chef de nation, de suivre une marche qui edt rappelé nue de ces insurrections si fréquentes dans les vastes domaines de l'empire turc, 11 jugea sans doute qu'il lui importait, pour justifier ses prétentions a l'indépendance Y de prouver à L'Europe et a La Hussiequll était ou état de soutenir régulièrement toutes les chargea d'uue guerre injuste contre un ennemi puissant M espérait que, lorsque l'orage qui éclatait sur l'Occident serait calme, la politique étrangère se déclarerait en sa faveur, et qu'au besoin I épee de la Russie punirait les infractions faites au traité de Bukarcsl.

Quoi qu'il en soit, il résolut d'arrêter L'ennemi eu lui opposant des troupes à la frontière et sur les points tes plus favorables à la défense du pays, c'est-a-dire sur la Drina , la M or a va

et le Danube, Une forte réserve d cire placée dans le district de Jagc pour se porter, selon le besoin, si point qui aurait besoin d'être sect Ce mode de défense était sans t plu. s systématique que celui desgu précédentes , quand L\ ara-George, moins intrépide soldat que gran< pitaine, volait d'une frontière à Ta et se trouvait partout où était le eer. Mais il y avait entre le prèseï le passe des différences plu* ru tables encore. Ce a' était plus Jacob Nénadovitch qui défend ai Drina , mais le prince Siiua; Drlq semblait chercher du renard V Dobriuiaz, remplacé par sou rival dm - les fortifications sur le JJanu trouvaient sous le ex> m m and eui et l'heïduk Y eliko, non moins brave, vrai, que Milenko, sou prédéces mais inconstant, avide de butin c ma nt la guerre pour la guerre l

C'est contre ces derniers qu Turcs dirigèrent d'abord leurs att»

lis avaient alors un avantage qui manqua dans les guerres précède!

ils disposaient des forces du pac de \ idin , dont les pachas ne s' et préoccupés jusque- la que de leurs près intérêts, Mais en outre Les 1 ne désiraient rien tant que de va Véliko, que les Servions regard comme leur héros , et eu fait de coi chevaleresque il n'était pasau-dei de sa réputation. Un jour les Ru dont il prisait tellement 1rs qu qu'il refusait de croire a l'entrée d polcon dans Moscou, lui ayanl mandé pourquoi il se faisait ap heïduk . ce qui signifie voient* i pondit . : « Je serais fie be qu'il y ed La terre un plus grand voleur que n Et en effet il était insatiable de lage, et il aurait risqué sa vie quelques piastres; mais ce qu'il nait, il le partageait aussitôt. * To que je possède, disait- il, est à lad si lion de tout Le monde \ mais qua n'ai rien, malheur à celui qui r de partager avec moi ! « Son teui ment ardent Le portait au plaisir humeur était enjouée , son abord de franchise et de bienveillance.

pouvait lui conta sa vie, mais nen secret 11 aimait la guerre par-d

PK0V1NCKS DANUBIENNES.

pourvu qu'on se battit, peu rtût le bot. Il demandait dans es que la Servie fût en état de mssî longtemps qu'il vivrait, très lui elle pût jouir de la f aimait pas à commander des Ms de la charrue ; il préférait kit, les bekjares et les raili-

protetsion. On le voyait sourelier sa femme, parée qu'elle it pas ses momkis aussi bien oéme; et il ne cessait de lui Ce sont tous des frères. Per- ■ que lui n'était l'homme des es aventureuses et des ezcurrdies, de relies surtout dont ignés étaient le théâtre. Dans i actuelle il n'eut pas a remâle de cette nature : il s'amr lui de montrer s'il aurait accès dans la défense des places rtifieations de campagne.

re de Véliko, Milutin, fut le pri en vint aux mains avec les eux-d s'étaient jetés sur des iccupés à transporter ce qu'ils b plus précieux dans les mon- 'engagement eut lieu près de Les assaillants furent dispersés; atin, ne pouvant poursuivre avec ses cavaliers dans les e la montagne, dut laisser une partie des prisonniers et

nouvelle, Véliko, en attenlemi, résolut d'aller au secours t menacé. Il fit entrer quelques e têtes de bétail dans Négotin ; at de la place , il s'aventura ms les environs de Vidin , et se léme aux portes de cette ville , » Turcs et monté sur son abe. Près de Bukovtscha, il éroute les premières troupes

Jui vinrent à sa rencontre .

ant, lorsque l'ennemi se préde dix-huit mille hommes, il se de se renfermer dans N ego tin.

et nuit , il inquiétait les assiéisant sortie sur sortie, et ne leur as un moment de repos. Comîlles des Turcs, ses pertes étaient mais elles portaient sur de ldats , ce qui ne laissait pas affaiblir. Enfin, les Turcs d un i Serviens de l'autre demandè-

rent du secoure, les premiers au grand vizir , les seconds à Kara*George et au sénat.

Les secours réclamés parles Turcs nese firent pas longtemps attendre : Retchep aga, le prince de Valachie Karadja et le grand vizir lui-même leur envoyèrent du renfort ; ils poussèrent leurs travaux à la faveur de la nuit , et en pratiquant des mines ils s'aprocbèrçnt des remparts.

Leur artillerie ruina les tours l'une après l'autre, et ils finirent par détruire celle où se tenait Véliko lui-même. Dans cette extrémité, l'heïduk ne perdit point courage; il se contenta de descendre et d'établir sa demeure sous la voûte. Il fit fondre pour en couler des balles tous les matériaux de plomb ou d'étaim qu'on put trouver dans la place , sans en excepter les cuillers et les lampes ; et, lorsque ces ressources furent épuisées , il ordonna aux siens de charger leurs armes avec des pièces de monnaie. De cette manière il parvint à tenir l'ennemi à distance. Encore s'il eût pu recevoir quelque secours ! Kara-George, lorsqu'il reçut sa demande, la renvoya à Mladen, qui se contenta de répondre : « Qu'il se sauve lui-même ! Dix chanteurs chantent ses louanges à sa table, personne ne chante les miennes : puisque c'est un héros , qu'il s'en tire. » Le sénat, auquel Véliko s'était également adressé et qui - avait annoncé dans les termes les plus sévères qu'à Noël on ferait une enquête sur la manière dont le pays était gouverné, envoya a Véliko un bâtiment et des munitions ; mais, lorsque ce secours arriva , il était trop tard.

Un matin que Véliko faisait sa ronde, selon sa coutume , et qu'il ordonnait de réparer une redoute que le feu de l'ennemi avait endommagée , il fut reconnu par un artilleur qui pointa sa pièce sur fui. II. tomba sous le coup en disant : Tenez ferme ( drjté se ) ! H était coupé en deux. Ses momkis recouvrirent son corps de foin , et l'ensevelirent dans la soirée près de l'église. Ils essayèrent en vain de cacher la mort de leur chef : son absence l'annonçait assez.

Il fallait que la mort frappât Véliko pour que les Serviens comprissent tout ce que valait cet homme. Si l'heïduk eût assez vécu pour voir arriver ses munitions, il aurait pu se défendre encore

un

LUMVERS,

longtemps , et couvrir ainsi tout le coté de la frontière. Si mime il n'eût conserve nue sa vie , sa présence eût pu ra* nîmer la confiance du soldat , Lui vivant, personne n'eût ose parler de fuir ou de se rendre. Cinq jours seulement après sa mort, Ja garnison s'échappa à travers un marais et gagna la route de Poretsch. Alors les troupes chargées de défendre lier sa Palanka et Grand -Oc ta va se replièrent devant l'ennemi et suivirent la même route. Schivko Constant! no vitcht que le crédit deMIaden avait fait nommer voïvode de hladovo, sans s'inquiéter de tous les efforts qu'avait coi) tés la prise de cette ville, se joignit au président de la magistrature Jozo, citadin comme lui, et prit la fuite sous la protection des niorukis et des bekjares.

Ainsi abandonné* Kladovo eut à éprouver tous les effets de la fureur de l'ennemi. Les hommes furent empalés ; et, par une allusion atroce à l'immersion du baptême , on plongea les enfants dans de l'eau bouillante.

Pendant que les vainqueurs ravageaient les nahias du voisinage , tout ce qui put leur échapper s'était réfugié a Pore tseh. La, comme le voivode, créature de Mladen, était incapable de défendre la ville, un chef plus habile, Hadji Nicolas, avait pris le commandement.

Cependant tous ses efforts ne purent conjurer le danger; il éleva une redoute sur le rivage Je l'île ; mais les Turcs ayant opéré une descente entre l'île et la ville , le peuple , habitué à regarder h résistance comme inutile, prit aussitôt la fuite. Les uns se jetèrent dans des barques ou des nacelles, les autres essayèrent de se sauvera la nage, et de se réfugier sur le rivage du Danube qui appartient à r Autriche. Hadji fiicofas fut pris et décapité, et les Turcs s'avancèrent sans rencontrer de résistance jusqu'à Smédérévo.

Ces désastres sur le Danube furent suivis de nouveaux revers sur la Morava. Le grand vizir Churschid pacha était encore moins disposé que dans la cam* pagne de 1H10 à perdre son temps devant Délîgrade, que défend ai (bravement Youitza ; il laissa une partie de sou armée pour faire le siège de cette forteresse , et descendit la Morava avec le reste de ses forces,

M Laden, qui n'était rien moins que g u -Trier et qui se jugeait de beaucoup

trop faible pour tenir tête à l'armée turque, n'essaya pas même de résister.

Le grand vizir put donc continuer sa marche le long de ta Morava et faire sa jonction avec farinée du capitaine pacha, Ces corps réunis prirent position vers f embouchure de la Morava, en face des Ser viens, qui campaient de l'autre coté du Heuve. Les Turcs furent bien* tôt rejoints par une flottille de guerre, la plus forte qu'on eût encore vue sur la Morava.

Des trois divisions générales qui formaient leur territoire , les Servi eus en avaient déjà perdu une, celle qui est au delà du cours de la Morava ; la secoude, qui comprend Je pays de la Koloubara extérieure , ne tarda pas à leur être enlevée. Le prince Si ma n'opposa aucune résistance aux Turcs lorsqu'ils passèrent la Drina, malgré Je désir manifeste par \gs voïvodes de ne point les laisser avancer sans combattre. Ils vinrent camper devant Losnitza « qui fut également laissée sans défense, Milosdi de Pozérié avait été tué deux ans auparavant par un brigand qu'il poursuivait, et son frère lui avait succédé comme voivi.ule ; c'était un homme sans talents militaires et sans énergie. EL eut là simplicité d'ajouter foi à l'assurance que lui donna févêquedeSvonrïk qu'il ne serait fait aucun mal ni à lui ni atn habitants s'il rendait cette ville, dont la défense lui avait été confiée. Les Turcs purent donc reprendre sans qu'il leur en cûûtarbeaucoiipd*efforts le cimeterre de Kouliu. Us tirent conduire sous udb escorte armée leurs prisonniers à travers la Bosnie jusqu'à Constant! no pïet d'où aucun d'eux ne revint jamais. La mort d'Antoine Bogitsehevitch avait enlevé à Losnitza son ancien défenseur. A 11 vérité Péter Aloïer, qui avait pris su place, ne fut pas dupe des protestations de f évëque ; mais il ne lit rien pour la défense de la place , et se contenta de se dérober par la fuite à la vengeance de l'ennemi

Le prince Si ma laissait les Turcs pour* suivre tranquillement leur marche san* leur livrer aucun combat sérieux ; il resta même inactif lorsqu'ils attaquèrent la forteresse de Rarani, où commandaient

mtM voïvodes , Stoïan Tschoupit- OMhObréooT itch et Prota Nena- , il ne leur envoya ni renforts iftkms. quoiqu'ils en eussent grand besoin. Pendant soixante mrs consécutifs , ils défendirent branchements , où ils eurent à des privations et des fatigues ristoire des sièges offre peu des. Enfin ils abandonnèrent la L'ennemi, qui marcha immédiamr Schabatz, où était le camp De Sima.

ia les Serviens ne s'étaient troui un plus grand péril. En 1806, ip de personnes regardaient la ) rinsurrection comme perdue ; ndant les Turcs étaient seuleirvenus à forcer le passage sur i pour arriver jusque Schabatz , cun des autres districts n'était »tamé; en 1809, on désespé- ■que du salut commun parce nemi s'était rendu maître de la te de la Morava , tandis que dans mpagne (1818) les musulmans victorieux sur les deux rives, et «ys , à l'exception de la Schoum trouvait envahi. Dans la preuerre Kara-George avait sauvé iens par la bataille du Mischar ; seconde il avait pris si habilei mesures que la rive gauche orava n'avait pu être inquiétée, fut bientôt en état de reprentté opposé.

ilieu des difficultés présentes, regards étaient tournés sur lui.

sait pour lui de prouver qu'il ;ne du pouvoir souverain et de l'exercice des formes monar- Cependant, par des motifs rait difficile d'expliquer, il ne ra ni sur la Drina ni sur la Mocompagnéde quelques momkis, ►ntra tantôt à Topola, tantôt voisinage de Belgrade ; mais il point sur le théâtre de l'action , ibsence ût supposer à beaucoup •nnes qu il était mort.

l'eût chargé de prendre le comjQPt d'une division de l'armée «fendre une fortesesse , il aurait ite donné de nouvelles preuves é et de courage ; mais maintee la guerre n'était plus son oc-

cupation spéciale, il ne pouvait que partager le découragement des vaincus et des fugitifs. Il n'avait plus cette énergie qui animale brave devant l'ennemi ; tous ceux qui avaient sa confiance lui conseillaient de fuir, de sorte qu'il fut entraîné dans cette panique universelle. Il est des hommes qui acquièrent

{dus facilement qu'ils ne conservent; 'espoir de parvenir aux richesses et aux honneurs les pousse en avant; mais les revers les abattent et ne leur permettent plus de juger sainement les choses.

Si nous ne nous abusons, Kara- George caressait l'idée de se réfugier dans quelque pays voisin et d'y mettre en sûreté ses trésors. Il espérait rentrer en Servie dans des circonstances plus heureuses et sous la protection de cet allié dont il avait parlé dans sa proclamation. Peut-être fut-il influencé par le consul russe, qui avait pris sur lui un grand ascendant. Tous ces motifs ne sauraient excuser Kara-George, dont le devoir avant tout était de se sacrifier au salut du pays dont il avait les destinées entre les mains. A cette époque la résistance était encore possible : les forteresses auraient pu tenir jusqu'à l'hiver, et le peuple, comme dans les guerres précédentes , aurait eu la ressource de se réfugier dans ses montagnes. Le manque de subsistances eût alors forcé les Turcs à se retirer. Enfin, si tous ces efforts étaient demeurés impuissants , du moins les Serviens auraient succombé avec gloire.

Mais les Serviens et en général les Slaves du sud ne connaissent point ce courage moral qui soutient l'homme au milieu des plus grands revers de la fortune et qui met l'honneur au-dessus de tous les dangers. Ils se montreront capables des plus grands sacrifices, pourvu qu'on leur en donne l'exemple.

Mais comment, habitués qu'étaient les Serviens à recevoir l'impulsion, auraient-ils espéré le succès quand le commandant en chef lui-même semblait

£ar son inaction reconnaître l'impossiilité de la résistance ?

Le 1er octobre, il se montra au camp sur la Morava. Od ne sait point au ju ce qu'il venait y foire : peut-être le i

LTJMYERS.

irascment dont il fut témoin le roniirma-1-il dans la résolution qu'il avait prise. Quoi qu'il en fût, des le jour suivant les Turcs panèrent le Rente en sa présence; et le lendemain Knra- George , accompagné de Nédoba , de Léonti, de Philippovitch et de son se* cretaire, s'embarqua sur le Danube et passa sur le territoire autrichien* C'était, depuis la mort de Vêliko, te second eoup nui frappait la Servie , et ce coup était décisif Les Turcs entrèrent sans résistance Hans Smédérévo et dans Bel* grade. Telles étaient les préoccupations du moment qu'on, avait laissé ces places sans approvisionnements. Désormais tout te pays était livré sans défense à la merci de l'ennemi.

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