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CHAPITRE XXXI

ISTBATION INTBBIBUBB. OPPO- SITION CONTRE MILOSCH.

nombre des demandes que les m adressaient au sultan en 1820, ni regardait particulièrement la a de Milosch ne fut point prise tidéralion à Akiermann. On se ta d'y stipuler que la nation audroit d'élire librement son chef.

are la Russie, qui était maîtresse nférences, jugea-t-elle qu'il ne ait pas de mêler à une question §t général des conditions de peret à des résultats qu'on voulait lents des intérêts que le temps circonstances pouvaient détruire nger. Quel qu'ait été le motif des contractantes, on ne toucha en i manière à ce point; du moins n fait appuyé par des autorités de foi.

1817, Milosch avait été élu par «patriotes pour leur chef; dix

ans plus tard (1827), dans la diète qui se rassembla pour prendre connaissance du traité d'Akiermann, cette élection fut renouvelée. Les grands knièzes, les knièzes de districts et les anciens,le clergé et les membres des cours de justice, tant en leur nom qu'au nom de la nation et de ceux de leurs frères qui dorénavant se réuniraient à eux , se déclarèrent sujets de son Altesse Sérénissime le prince Milosch Obrénovitch et de ses descendants, de génération en génération, et disposés à le reconnaître comme leur prince et seigneur.

Ils signèrent en corps une pétition dans laquelle ils suppliaient le Grand- Seigneur de leur donner un métropolitain serbe et de nommer Milosch Obrénovitch pour leur prince héréditaire. Mais à cette époque d'hostilités et de violences on ne pouvait donner suite à de telles demandes. Dans le traité d'Andrinople, aussi bien que dans le flrman qui parut quelque temps après, on s'occupa de la nation et nullement du prince. Lorsque, en 1830, Milosch communiqua ce flrman à rassemblée, il fit ressortir l'avantage qu'il y aurait pour le pays à ne plus être gouverné par des officiers turcs, qui, en succédant les uns aux autres, n'avaient d'autre but que celui de s'enrichir aux dépens du peuple, mais par des hommes associés à la cause de tous, également prêts à vivre et à mourir avec leurs frères. Il ajouta en même temps que, le but des Serviens étant presque atteint , il était dans l'intention de se retirer , et que la nation pourrait alors choisir pour

§ rince l'homme qu'elle jugerait le plus igné de la commander. Cette allocucution eut l'effet qu'il s'était proposé : il fut réélu pour la troisième fois. L'assemblée le salua du titre de prince donné par Dieu. On supplia la Porte de le confirmer comme knièze et comme chef légitime , dont les descendants devaient lui succéder, attendu que la résolution de la nation était unanime et irrévocable.

La Porte crut ne pas devoir résister plus longtemps à ce vœu; elle le fit d'autant plus volontiers que Milosch avait rendu quelques services dans la dernière guerre, entre autres celui d'envoyer a l'armée des approvisionne-

L'UNIVERS

monts par le Danube , secours dont l'armée impériale avait le plus grand besoin. Ainsi dans le hatti-schérif de 1830 il était exprimé en termes formels que Milosch devait être maintenu dans la dignité de knièze, qui, après lui. passerait à sa famille. Le bérat qu'il reçut de la Porte était conçu en ces termes : «Que la dignité de prince devait lui être asssurée sa vie durant et qu'à sa mort elle serait transmise à son (ils aîné, puis à son petit-fils. »

Le gouvernement turc appuyait sur ce point que c'était par faveur spéciale et par choix que cette faveur était conférée à Milosch , et qu'il la devait à sa fidélité : c'est sous de tels auspices qu'il était appelé à continuer de gouverner le pays pacifié. Cependant Milosch ne

Sut obtenir que son nom fût mentionné ans le traité communiqué aux puissances étrangères; ce qui eût rendu l'exécution de ces clauses indépendante des caprices de la Porte. Sa position resta donc ce qu'elle avait été, celle d'un homme revêtu d'une autorité mixte, où se combinait la suprématie de la Turquie avec le droit conféré par l'élection. Il est même permis de supposer qu'il n'avait pas une idée bien nette du véritable caractère de sa dignité de prince. Ce n'était pas sans de grands efforts qu'il était parvenu à ce résultat; et il parut croire qu'après avoir obtenu un bérat et un hatti-schérif il n'avait rien de plus à espérer. 11 se regarda dès

son administration en lui donnant pour motif la nécessité de sévir contre tous ceux qui contrariaient ses vues et ajournaient pour des raisons personnelles le grand plan de l'émancipation serbe. Il était évident que, si la nation jugeait nécessaire de lui obéir, c'était parce que tout le monde sentait le besoin de l'ordre et de l'unité sous une main ferme.

Mais le but auquel on aspirait était atteint. La Servie était indépendante, elle avait* la garantie de la Porte et celle d'une des grandes puissances de l'Europe. Tous les districts, qui précédemment n'avaient eu qu'un lien sympathique, formé par la communauté d'origine, de langage et d'intérêts, étaient désormais réunis en un même corps de nation. Aucune réaction ne paraissait à craindre, du moins quant au présent. Mais pouvait-on se flatter qu'un peuple naturellement fier et turbulent accepterait avec résignation le gouvernement dur et entier de Milosch précisément à l'instant où le sentiment national se trouvait relevé par la déclaration récente de l'indépendance?

Milosch aurait dû se préoccuper davantage de cet état de choses; car, quoi que put faire le Grand-Seigneur, rattachement de la nation et une élection trois lois répétée étaient pour Milosch un titre plus solide et plus réel que toutes les faveurs d'un sultan.

Si la nation venait à l'abandonner.

termes : «Etnous ayons lieu le Miloeeh emploiera tout le ut il a été investi dans des roubles pour s'affranchir de turque, et qu'il assurera à la lenmits delà paix en faisant le peuple confié à ses soins e du bien-être moral et mai marche lui est conseillée au

propre gloire et de ce que i estiment par-dessus tout.

Muent le neuple l'entourera

quand lise trouvera heuitégé par de bonnes institu- ; de cette manière qu'il aim son souvenir le nom de •kiides Némanias. 11 ne «auée sécurité sans lois. Ni le g momkis, ni la force des le dévouement des courtioratait suffire. La sécurité s repose sur celle que son ire oans de sages lois. Sans i Ma, Milosch ne les emprun* Europe ; car la différence des i permettrait qu'imparfaitefcation; mais il les fera claires pour qu'elles soient en harle caractère national : elles

la propriété et la liberté recivile dans les limites que le droit et l'unité de l'État.

ièree il consultera les lumièjrienee des anciens de la na-

que ces lois soient à la fois oteetrices. C'est ainsi que les iréeferont tous les avantages ornement et qu'ils pourront Te que dans ce qu'il a fait prince avait plus en vue leur

le sien propre. En tenant oduite il n'aura plus à crainir des exilés et de tous ceux idoonéle pays depuis Kara- 9B habitants des provinces tireront vivre sous son gou-

le au'il n'y a point de sécurité limatration intérieure sans le aussi les Serviens n'échapifluence des Turcs qu'en culatelligence. La nation, il est lé leur joug ; mais elle ne ceslominée par leurs mœurs et

S en se mettant au-dessus loppant les qualités pro-

pres à son génie. Une fois que cette supériorité sera acquise, les Serviens pourront se regarder comme réellement émancipés. Milosch, comme il en a souvent témoigné l'intention , établira sans doute des écoles sur une large échelle dans tout le pays; et leur organisation répondra aux besoins de son peuple En enseignant la religion chrétienne dans sa pureté, il n'aura rien à craindre; le cierge ne pourra abuser de son influence. Les chants populaires apprendront à la jeunesse rnistoire nationale, et ce qui paraîtrait devoir y être modifié le serait conformément aux principes de l'Évangile. Rien ne serait plus dangereux

Sour la génération qui s'élève qu'une emi-instruction, dont le seul résultat serait de fausser les esprits. Quant aux connaissances scientifiques de l'Europe, on pourrait arriver graduellement à les donner aux élèves. C'est seulement par des moyens semblables que les Serviens, devenus supérieurs aux Turcs, acquerront cette force morale et ces lumières dans lesquelles réside le bonheur d'un peuple. Le sol est préparé ; il n'attend plus que le bienfait d'une bonne semence. ï>

Pour mieux faire comprendre comment Milosch fut entraîné par degrés à abuser du pouvoir qui lui avait été remis, il ne sera pas inutile de remonter à l'époque où l'acte d'Akiermann touchant la situation de la province arriva en Servie. Le 15 janvier 1827, en présence des knièzes et des notables il fit donner lecture dans l'église, par son secrétaire Dmitri, du discours suivant :

« Très-vénérable métropolitain ( celui d'Oujitza), vénérables et honorés membres du clergé! nobles knièzes et trèshonorés kmetes, mes frères! lorsque le cruel Soliman suçait notre sang, empalait ou tuait nos frères, que nous étions pour ces causes en guerre avec lui, et que je m'étais rendu, au péril de ma vie, au milieu des Turcs , je donnai d'abord le conseil d'implorer la grâce de notre trèshaut Empereur, afin qu'il mît fin à cette effusion de sang, qu'il nous reçût parmi ses sujets et posât les fondements de notre bonheur à tous. Comme je savais que les empereurs d'Europe ne souffrent jamais de rebelles , mais qu'ils les blâment et sétissent contre eux; moi, le

L'UNIVERS

plus petit des princes, n'ayant rien plus a cœur que de rendre heureux le peuple et d'établir une bonne administration intérieure, je ne pouvais i que me régler sur eux et les prendre pour modèles. D'ailleurs il ne convenait pas d'irriter celui que je devais supplier ; je tombai donc à genoux devant le sultan et j'implorai sa grâce. Vous avez entendu plus d'une fois vous-mêmes, soit à table, soit dans les combats, que le demandai toujours à Dieu qu'il voulût amener le cœur du sultan à la miséricorde , et l'apaiser par sa sainte intervention.

« Notre protecteur a agi dans ce sens depuis un an ; déjà, il y a six ans, nous avions envoyé une députation à Constantinople; mais la révolution grecovalaque interrompit les négociations.

L'empereur Alexandre aurait, avec le temps accompli nos désirs; le Très-Haut Ta appelée lui. Or, il a ordonné généreusement, de son lit de mort et dans son testament à son successeur et frère l'empereur Nicolas , régnant glorieusement sur la Russie, de s'interposer pour nous, comme luimême l'avait fait (à ce moment le peuple cria par trois fois : Dieu reçoive son âme ! que sa mémoire dure a jamais!)

« L'empereur actuel pressa donc le sultan de terminer nos affaires ; et ie me sens heureux, mes chers frères, de Mouvoir vous donner la bonne nouvelle

m Vous le voyez mes frères, approche où notre chère patrie rang parmi les États constitu< notre nation connaîtra les biei

stipulations du traité. Ces privilège* au peuple serbe tant comme juste ré de sa fidélité éprouvée envers l'a toman que comme la plus sûre gai cette fidélité restera inaltérable. I parties contractantes ont reconnu, a été déclaré dans un acte partkul»

et conclu par les plénipotentiaires i qu'il est absolument nécessaire c miner un délai de dix-huit mois ne cherches et les pourparlers indu dans le rudement de ces matières, séquence il est arrêté que les déten subies points arrêtés seront fixées an sentement de la députalion serbe à tinople , et seront mentionnées a?

tails nécessaires dans le très-haut fin hatti-schérif confirmera et qui ser dans le délai le plus court possible, tous les cas pas plus tard qu'à l'expi dix-huit mois convenus. Ce firman j soumis à la cour impériale de &n sera qu'alors reconnu comme parti ble de cette convention. La convoi est extrait ce cinquième article a é par sa Majesté Impériale le 14 octo — //. Acte particulier de la Servi blime Porte , mue uniquement peu de remplir religieusemeut les atipn huitième article du traité de Bukar permis aux députés serbes de lui 1 les demandes de leur peuple sur ta

tmt de la liberté du euh* tu commerce, ainsi que islatkm et de l'instruction er encore le Serbe était

forme résolution d'accorder les avantages stipulés par le du traité de Bukarest , eDe jointement avec les députes leaaents conceriiaot les detionnéei de ce peuple fidèle, i toute antre qui pourrait loi *•*— *-*!-mi serbe , et qui ne devoirs des sujets

orte portera à 1 ériale de Russie ce qu'elle rexeeotioo du huitième era Bukarest, et lui commun!* confirmé par un hatu-schérif les privilège! susmentionnés

bous soussignés , plénipotenajesté rEmpereur et Roi de i, en vertu des hauts pouvoirs , et conjointement avec les ; de la Sublime Porte Ottoi et déterminé les conditions

sur les affaires de la nation

du cinquième article de la « en huit articles à Akierman i plénipotentiaires ottomans

et la confirmation du traité ▲kiermann, le iS septembre rontxof et Ribeaupierre.

e le a a novembre i83o que wd envoya au vizir de Belebérif suivant contenant les nation serbe :

le traité conclu à Andrinolime Porte et la cour de Rusion des clauses de la convenon » laquelle porte qu'on se istantinople avec les députés cnper des intérêts de la Séria liberté du culte avec l'adérieure; l'incorporation des s; la fixation des impôts; la iprïétés turques; la permis- • avec leurs propres passe-

de créer des hôpitaux, des ■jaueriar, 1a défense expresse iftor k Servie» ne faisant cTexur les soldats dos garnisons s; la liberté d'avoir t en tant qu'elle

un esclave étranger dans l'empire ottoman ; depuis aujourd'hui son âme lui appartient, il a pouvoir sur sa propriété, sur son serviteur, sur lui-même. Certes

sa fidélité à ma Sublime Porte est l'objet de ma sollicitude impériale, et que j'ai l'intention de satisfaire à ses demandes d'une manière juste et convenable afin de multiplier les moyens de sécurité intérieure ;

En cocaéquence, après avoir délibéré avec les dépotés serbes à Constantinople, on a arrêté ce qui suit:

Ladite nation exercera librement son culte dans les églises à die appartenant.

Le knièze Milosch Obrénovitch, ici présent» demeurera, en vertu du bérat dont il est muni, et en récompense de sa fidélité envers ma Sublime Porte, knièze de ladite nation , et cette dignité restera la propriété de sa famille.

H conservera, au nom de ma Sublime Porte, l'administration des affaires intérieures du pays, de concert avec rassemblée des notables serbes.

Quant]aux six districts détachés de la Servie et dont elle demande la réincorporation, on est convenu de nommer des .commissaires , tant du côté de la cour de Russie que de celui de ma Sublime Porte , lesquels seront chargés de s'informer exactement de l'état des choses, afin qu'on puisse prendre les mesures en conséquence.

Le haradsch et tous les autres impôts seront fixés d'une manière précise; les sommes provenant des emprunts militaires dont les zaîms et les Timariotes étaient les détenteurs, à l'exception de ceux de Nisch, seront dans les domaines de l'administration serbe et feront partie des recettes des districts à incorporer,

Les autorités de ma Sublime Porte ne s'immisceront ni dans l'administration du pays ni dans ses querelles intérieures, et ne pourront exiger un para en sus de la somme fixée pour les impôts.

Gomme mon désir est que ladite nation puisse participer aux avantages du commerce a l'ombre de ma puissance impériale, tous les Serbes qui voudraient s'y livrer obtiendront, après le visa des passeports qu'ils auront reçus de leur ksnèxo, ks tssàères nécessaires des mains dos autorités de saa Sublime Porte, sans qu'As puissent" être inquiétés par qui que ce soit et sans qu'on

I/UMVERS.

ces avantages sont grands, nous les devons à vingt années d'efforts patients, et ils nous ont coûté de grands sacrifices , que la répression de plus d'une

révolte semblait quelquefois renc tiles. Pour parvenir à ce but, crifié tout ce qu'un homme qi sa patrie et dont le vœu est de la

demandera rien de ce qui est contraire aux règlements de l'État. Chacun s'abstiendra à cet égard de tout acte puuissable du même genre.

En ce qui concerne les marchandises présentées à la douaue de Belgrade» pour être ensuite expédiées à Constanlinople, elles arriveront ici munies de teskères de la nation sorbe, et Ton percevra ici les droits de douane auxquels elles sont assujetties.

Une fois tous les sept ans, on s'occupera d'examiner la différence des prix proportionnels des choses pour augmenter les sommes fixées d'après les échelles de proportion.

Quant aux droits de douaue exigibles pour les marchandises qui partiront de la douane de Belgrade pour être transportées dans d'autres contrées, ils rentreront désormais dans la classe des impôts fixes de ladite nation, et le« nicuires à preudre pour en régler la perception scrout coufiées aux soins du kmèze

MllOM'Il.

I.e» Serbes ont la faculté de créer dans leur pays des imprimeries, des hôpitaux pour les malades, des écoles pour l'éducation de leurs cillants.

Les moussélims et les voïvodes ne séjourneront plus dans les contrées de la Servie où il ne se trouve pas de places foi les , et la juridiction de ces endroits sera dorénavant confiée aux Luièzes.

Les Turcs qui possèdent des biens et des (rrrej eu Servie et qui voudraient &Vu dé

payer au fisc impérial une

mille piastres de ses propres reviens

Les métropolitains et les évèques ladite nation seront nommés par triarche grec à Constanlinople su soient obligés de veuîr dans cette

Tant que les membres du sénat i ront pas rendus coupables de qudqi crime contre ma Sublime -Porte on o lois du pays, ils ne pourront être do privés Je leurs emplois sans motif

Au cas où ladite nation jugerai nable d'établir uue poste aux lettres i térêt des affaires intérieures, les aub ma Sublime Porte n'y opposeraient H trave.

Si un Serbe ne veut pas servir un son plein gré, celui-ci ne pourra et manière exiger de lui un service fon

Hors les forteresses impériales qn!

vent en Servie depuis un temps in»

toutes les fortifications récemment él ront rasées.

La Servie faisant partie de me ( que Dieu veuille conserver ! ) on n'i ni obstacle ni retard a ma Sublime cas où elle jugera convenable et n d'acheter dans ce pays du bétail ou subsistances.

Et enfin des agents serbes fixeront

i'our à Constanlinople pour s'occupe aires de Servie.

Ce son! là les points con écriés

it sacrifier dans ce monde.

mis touchons de près à la réclame de noua le bonle, plus Je désire de le lui cl que les empereurs sont as raccorder. Je crains les ; ont agité souvent ce pays.

nus sommes sensibles aux nant de nos ennemis; mais l'avons point d'ennemis à ms nous opposons à l'autoijoutons plutôt foi aux sugi malveillance qu'aux avers chefc de l'Étal. Or, nous leeroître le nombre de nos longue nous serons arriflorissant qui provoquera a Fon comprendra tout le sur impériale qui vient de eordée. (Test alors que la tachera à nous avec plus it. On dira que nous trougtrillité, et Ton nous troues dans l'espoir de nous s grâces si généreusement 6jà, quand nous n'a?ions imbre de la liberté, quand dire partout : Que ne se iclqu'un pour arrêter l'efig et nous recommander à s du sultan ! chacun aurait slave pour qu'il nous fût rre en paix arec les esclaa ne s est-il pas trouvé, de gens dont le but était émeutes sérieuses , en laides propos séditieux et en l'être impérieux et inexoi perception des impôts ?

lis ne m'a-t-on pas repro- It mettre à mort les plus B le savez, dites quel était se la paix et le bonheur de Js voulaient fonder, ou chaient-ils pas à nous préim abîme? Qu'est-ce que né aux révoltes qui l'ont I finit a-t-on tiré de celles febarapitsch, de Dobriniax 'Laperte de beaucoup d'âto civile, la haine entra idia, la ruine de familles le boute éternelle pour le Ceux qui m'ont reproché averties rebellée ont-ils cours impériales deman-

daient? Ceux qui ont dit que je n'étais jamais rassasié d'or ont-ils calculé tout ce que nous ont coûté notre rachat des Turcs, nos employés et les fonctionnaires impériaux ? Ont-ils réfléchi que des épargnes nous étaient indispensables pour préparer dignement le pays aux institutions de la liberté? Ils ne se sont pas inquiétés si des millions suffiraient à tant de besoins ; si depuis longtemps nous n'avions fait des épargnes, il eût été bien autrement difficile de traiter avec les cours.

« Nous vous soumettons toutes ces choses , frères , parce que les cours exigent l'envoi d'une députation à Constantinople pour y négocier au sujet des droits que nous désirons depuis si longtemps. Il convient donc d'y penser mûrement, et de choisir des nommes nonseulement habiles , mais assez fermes pour conserver intacts les droits acquis. Les cours exigent que nous nous soumettions au glaive de la justice impériale, et alors elles promettent que nous n'aurons à réclamer contre aucune injustice; que nous chercherons même en vain le prétexte d'une plainte. Si nous violons un seul, fût-ce le moins important, des articles qui règlent nos droits, ce sera comme si nous les avions tous transgressés. Personne ne nous protégera; nous attirerons sur nous la colère de tous les princes de l'Europe et celle de la cour à laquelle nous devons tant. Voyons , frères, comment nous répondrons à ces cours , et comment nous pourrons les satisfaire* Faisons en sorte que notre résolution ne soit pas prise pour aujourd'hui ou

I)our demain, mais pour toujours, pour es enfants de nos enfants et leur postérité. Les cours attendent de nous obéissance, continuation non interrompue de la paix et de l'harmonie entre nous , obéissance envers l'autorité que les empereurs donnent à notre pays cd même temps qu'ils assurent notre proapérité. Ma conscience me rend ce témoignage que j'ai rempli Mai Même mon devoir selon mes forces et en raison des circonstances; c'est par ma fermeté et une justice sévère que le sois parvenu à conserver dans le pays U tranquillité, l'ordre et tout ce que la» cornes c " des sujets d'un vaste empire

L'UNIVERS

l'heure de la rémunération est-elle arrivée. J'exposais ma vie et méprisais la mort; et cependant j'entendais des reproches dont je ressentais vivement l'injustice. Je n'en étais pas moins porté à pardonner, toujours et uniquement dominé par l'idée de faire obtenir à la Servie ses droits et de fonder sur eux votre bonheur pour des siècles. Ce résultat, je l'ai vu et touché, et je remercie le Très-Haut de cette grâce insigne. Mais ce que j'ai fait seul, c est à vous maintenant de le conserver.

« Il n'est pas besoin , mes frères, de nous révolter les uns contre les autres ni de nous prodiguer des flatteries. Sachons, s'il le faut, sacrifier dix, cent et même mille têtes , non par cruauté et comme si nous étions 'altérés de sang, mais parce qu'il est nécessaire de sévir contre les méchants et les rebelles pour atteindre le seul but important, celui de prévenir le malheur de la nation : c'est ce que demandent et attendent de nous deux puissants empires, la Turquie et la Russie.

« Frères, l'union et la paix élèvent aussi les petits États , tandis que la discorde et la révolte détruisent même les grands empires. Si vous êtes sages, votre choix ne saurait être douteux. Un gouvernement dépendant et facile ne nous permettrait de faire que des réformes sans portée ; à peine nous laisserait-il assez d'énergie pour maintenir notre inviolabilité; il nous faut le respect d'une jus-

tes intérêts et les passion blée se sépara en faisant di ciel pour 1 hospodar, le sait pereur Nicolas. Le même joi zes, les membres du conseil tes prêtèrent à Hilosch le se vant :

■ Prince Milosch Obtenu gracieux hospodar ! après an ce discours si plein de soUicit peuple dont il comble Fespoi mons le vœu que Dieu vous bonheur en récompense de constants pour nous procura une faveur si insigne, et de I* généreuse protection . nos | viennent du cœur, sont celk reconnaissants et de servit!

Daignez continuer de travail prospérité et à notre bien-én ger les bons et les faibles, i les méchants par des lois ju dez notre honneur comme o vous est confié : nous vous c tous ensemble, membres < national, ecclésiastiques, 1 périeurs des districts , knîi nunaux de districts, knièzes* et knièzes des villages, en et au nom du peuple absent ceux de nos frères qui son se réunir a nous. En renouit menu déjà prêtes en 1817 et vousdéclarons unanimement et nos frères , et pour les gtf venir, notre prince et hospot

• posa

la tête après s'être im tous les roem- », en tenant l'acte à A la «rite d'un banquet, les iIMnnt signerais chancellerie.

Éèra signatures furent celles »deMiloeeh,pniaec présentéasstvement les membres du triisésse, les arehiniandrites, les sav Isa knièses et enfin les Il n'y et pas moins de huit

■Mes choisis pour se rendre à bonis forent Lazare Théodo- —ItaiiL de Milosch et membre ■I suprême, llia Markoritch, rln drogman Marc Géorgiesfcfiit remplacé plus tard par ■■dteh, et Ivan Antitch. La haftcss députés comme otages isnJtan eut violé la convention

Mfadte de Milosch peut être ) à celle que tinrent les grands

• Russie à l'époque où le joug pftee pesait sur l'empire : ils se si par ambition autant que par ■o; longue les vainqueurs, I affalons, se virent forcés de sner une partie de leur pouprinces s'habituèrent à gou-

■a moins despotiquement que i da la Grande Horde , et lorsla pays eut reconquis son indéles descendants de Riuric se t bien d'effacer le pli de la sériant Milosch parut vouloir

• aérienaement de la réforme 11 professait une grande adpoar le Gode Napoléon, ou ngea ce monument d'un grand fiés Popinion générale, sans an Isa km qui convenaient à la a jponyaient guère être applia Servie, On traduisit donc de i an serbe le Gode de l'Em-

i des commentaires de-

Les articles , eiaminés tour à tour, étaient acceptés ou abandonnés quand ils paraissaient inexécutables. Un légiste polonais qu'on avait adjoint aux commissaires ne contribua oue médiocrement à édaircir ce qui était difficile à comprendre et à la collation raisonnée des articles. Il arrivait souvent que le bon sens des commissaires pénétrait la pensée du législateur beaucoup mieux que le jurisconsulte de profession. Enfin le travail fut poussé avec tant de zèle que dans l'automne de 1830 on put convoquer tous les fonctionnaires ecclésiastiques et laïques à l'effet d'en entendre la lecture. En conséquence ils s'assemblèrent en plein champ, et approuvèrent le projet avec quelques modifications. Cette œuvre était sans doute imparfaite , et un homme exercé dans ces matières y eût découvert plus d'une erreur. Cependant, telles qu'elles étaient, ces lois étaient utiles. Elles auraient pu servira contenir le despotisme et à donner au peuple des garanties d'ordre et de sûreté. Mais , quand Milosch eut reçu le bérat de Constantinople, on ne s'en occupa plus, et l'on retomba dans l'ancien ordre de choses, c'est-à-dire dans les mesures arbitraires et la confusion.

Le pouvoir public représenté par Milosch ne reconnaissait point de droits privés, et sa nature ne pouvait guère admettre ces distinctions. Il s'emparait de tout ce qui était à sa convenance, terres, maisons, moulins, et le prix

Îu'il en donnait était fixé par lui-même. Fn jour, substituant son caprice au droit des propriétaires, il fit brûler un des faubourgs de Belgrade, parce qu'il avait l'intention d'élever dans ce quartier de nouvelles constructions. Il continua d'exiger du peuple des services qui étaient de véritables corvées. Les paysans «TOujitza étaient tenus dese rendre à Krakoujévatz pour l'aider à foire aes foins; et plus «Tune fois les marchands de Belgrade durent fornier leurs boutiques pour venir aider à rentrer les fourrages dm knièxe. Les habitants logeaient et nourrissaient les soldais sans

qna lea Tartane on eonrrien tans commençaient déjà à payer pour tout ce qui leur était fourni, les ma

L'UNIVERS

se faisaient servir gratuitement. Souvent, quand un momki traversait un village et que son cheval était fatigué, il le laissait à la garde des premières

Sersonnes qu'il rencontrait, et se faisait onner une autre monture. Pour les transports, les gens du prince disposaient à leur gré des bœufs des paysans, et pour peu qu'on résistât on courait le risque d'être puni comme s'il se fût agi d'un acte d'insubordination.

Ces abus de pouvoir étaient fréquemment exploités dans un intérêt privé, ce qui est presque inévitable dans les gouvernements despotiques, où les agents du pouvoir s'arrogent les prérogatives du chef dont ils ne sont que les délégués , de sorte que pour s'affranchir de cette tyrannie en sous -ordre le peuple, au jour de sa colère, remonte jusqu'à celui au nom duquel tout ce qui le blesse lui a été imposé.

Ainsi les mêmes causes oui avaient rendu si impopulaires' Mladen et Miloi se reproduisaient sous Milosch.

L'exemple qu'il donnait lui-même ne pouvait que multiplier les abus. Il ne reculait devant aucuns moyens pour s'assurer le monopole du commerce le

Elus lucratif du pays, celui qui avait lit la fortune de Kara-George et des personnages les plus considérables du pays. Il ut enclore les forêts où paissaient ses troupeaux de codions , tandis qu'autrefois eues étaient ouvertes à la commune pâture : il rendit un décret lus vexatoïre encore : les transactions

était un crime ; et jamais pa plus rigoureusement le dro Ce principe du gouvenu à savoir que les hommes rei torité suprême doivent adi l'intermédiaire de leurs d fut complètement adopté 1 Ses officiers, et sous cette d étaient compris les knièzes traités en esclaves : on les moins possible, et leur é premières charges aussi bî disgrâce n'étaient point n des raisons de service, de i vant le prince tous les n saient confondus. Les ha n'exemptaient personne des porelles : on se serait cru ■ Mongols ou à la cour des anc Russie quand il n'était pas i les hommes du rang le plu

Ses ou battus de verges se égradation personnelle fût à leur avancement futur.

Ce sens moral dont le fil l'honneur et qui est cornu»

institutions européennes él ment ignoré en Servie.

L'idée de classes et de | ciale présuppose des dn par les institutions-, maisl tonte du chef de l'État chaque instant Tordre des on se contente d'obéir à sans considération persoi le fonctionnaire, et de son ci s'occupe bien moins de

i An moins le plus capoble.

tftti-aehérlf de 1810 portait textuel qu'il administrerait la Serrée I entonnée du eoneeil dee i; Mêle 11 n'était pee homme à v, pour obéir ea sultan, à un • on lui efeit réussi jusqu'alors.

perns, Il ne prit pas même la i sauver les apparences.

i homme tombe du pouvoir, 1 de rechercher les eauses i {mais on se trompe souvent lu'une conduite contraire, un résultat diffèrent. A i ne Mit montré généreux avec les •» peut-être serait-il tombé d'une lunaire, Lee révolutions récentes n prouvé que la douceur a ses \ la sévérité a ses dangers.

1 ont été longtemps mente prennent trop souvent luétude de leurs princes pour de ssne : la race slave, si portée eous le mérite militaire, n'ac- » Jour dans les tempe ordinaires raquil lui est imposé par une

jusqu'à rares <

qufil en soit , cette jalousie de fui aurait pu porter atteinte à avoir et sa crainte de toute riment pour Milosch de fâcheuses lences. Il refusa d'accueillir une le qui aurait assimilé le gênent serbe à celui de la Turquie, degré inférieur. Comme les qu'à l'arrangement définitif de ree étaient toujours considérés i propriétaires du sol, les foncrea qui entouraient le prince lèrent le désir de succéder aux et de devenir ainsi les seigneurs i villages.

présentèrent à Milosch combien t difficile de gouverner le peuple i pouvoir intermédiaire, et tout Bja faMl y aurait pour lui à pou- JÊgmt sur des hommes qui lui jMnh propriété des terres serbes.

m» fcaÊto , demanda Milosch djftfcn.qiri insistait ptos que les "*' ~ " > d'obtenir en nus

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eehd-ei, en attendant que

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et dans ce cas je volerais avec mes momkis partout ou m'appelleraient ses or* dres. » Si Milosch eût consenti à leur abandonner la propriété des villages, ils lui auraient volontiers permis de regarder comme son patrimoine les domaines de la couronne dont il n'était que le te-

Un des plus beaux titres de Milosch à la reconnaissance de la Servie, c'est d'avoir résisté à de telles sollicitations. Tout en se proposant d'imiter le Grand- Seigneur dans sa conduite et dans les actes de son administration , il s'écarta constamment de cette règle en refusant de concéder des fiefs. Il fut réglé que l'abolition des droits des spahis et que les revenus de leurs biens ajoutés au tribut national profiteraient à l'État.

Nous pensons que l'avantage du pays ne fut pas le seul motif déterminant pour Milosch : en accordant des fiefs à ses favoris il établissait une aristocratie, qui se serait nécessairement classée d'a-

1>rès l'importance des domaines , et dès ors cette égalité dans la dépendance aurait cessé d'exister. Les jalousies, dans une distribution de cette nature , lui auraient fait plus d'ennemis que ses grâces ne lui auraient attaché de partisans ; et dans l'hypothèse où les circonstances auraient permis au sultan de revenir sur les concessions du dernier traité, les spahis, en rentrant dans leurs privilèges, eussent trouvé le peuple bien moins disposé à la résistance ; il n'eût fait que changer de maîtres.

Quels qu'aient été les motifs de Milosch en refusant de créer des grands vassaux , il n'en rendit pas moins un service inappréciable aux paysans de la Servie, qui se trouvèrent, par le fait de la propriété foncière, plus indépendants que dans plusieurs contrées de l'Europe. Quand le sort des Provinces Danubiennes sera fixé, la Servie se trouvera ainsi toute préparée à former un Etat séparé, ou, si elle doit continuer à rester tributaire de la Torquie^ee ne sera qu'en conservant ses pnvueses, places Cjcsotmais sous lajnrande uni nuhsaneas occidentales. Eue comprend M autour-

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L'UNIVERS

Cette résistance de Milosch aux prétentions de ceux qui l'entouraient n'augmenta point le nombre de ses adhérents.

Les amis de la liberté l'accusaient de sacrifier les franchises du pays au désir de complaire au sultan , afin de régner despotiquement en son nom ; les ambitieux se plaignaient que leur dévouement ne fût pas a l'abri d'une disgrâce qui pouvait tout à coup les faire rentrer dans la foule ; et leurs exactions, genre d'injustice qui irrite partout le peuple plus que la violence et l'oppression, semblaient justifier les mécontents, qui grossissaient encore le mal dans l'espoir d'un bouleversement où ils avaient tout à gagner.

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