‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 158 sur 218 · Ma volotitc expresse est que · texte numérisé non relu

Ma volotitc expresse est que

Ces cours de justice s'occuperont des contestations, connaîtront des eriraw et violations des lois; mais dans aoew cas on n'appliquera la peine de la confiscation des biens.

• 29. Trois espèces de cours de justice seront établies : la première, ûuê les villages, sera composée de staroste (anciens), et portera le nom de j»

tice de paix ; la seconde , qui forma la première instance, sera établie dau chacun des dix-sept districts de h Servie; enfin la troisième cour, m cour d'appel , agira dans le lieu oà k chef du gouvernement aura sa réadence. '

« 30. La justice de paix de chatjf village sera composée d'un présktat et de deux membres élus par les habitants du lieu. Les attributions judiciaires de ce tribunal local , quant à U détermination des peines et à la décision des contestations,ne8'étendnat pour les affaires criminelles qu'à m»

peine de trois jours d'arrêt ou dedii coups de bâton, et pour les affaira civiles aux procès dont les points eoatestés ne dépasseront pas une valear de vint-cinq francs.

« 31. Les enfants et les parents da coupables ne sont pas responsables pour leurs père et mère et pareoti, et ne peuvent être punis en leur lies et place.

« 32. Dans les tribunaux locaux on

• n'instruit que sommairement et ver-

* balemout. Les jugements et prtwt-

■appeler. Au bout de huit gement porté acquiert force

i cour d'appel s'occupera ut de révisions et dee oéciées par le tribunal de preaoce. Les quatre conseillers or doivent avoir atteint leur luième année, membres de la cour d'appel re nés Serbes ou s'être tait r.

tant aux procès renvoyés r à l'autre, le président est Mivrer aux parties intéresrésumé des délibérations, Mm cachet et de sa signamembre du tribunal de iusi ne peut être membre d une autres cours de justice, •es la mort d'un membre ut à l'une de ces deux cours, çard , en désignant son sucdx années de service et à rage lats.

cun des membres de ces trib peut être privé de ses foncir cause de négligence dans i ou de violation des lois, s sa culpabilité ait été lécoDStatée.

militaire ou employé civil, ju'un ecclésiastique, ne peut qu'après constatation du dément formel.

s employés civils! et militai que les ecclésiastiques, ne t soumis aux peines corpoes moyens de répression à d sont les réprimandes , la . destitution et le bannisse-

Servie jouit de la liberté illicommerce ; chaque Serbe a boit de se livrer a tel trafic i convenable , à moins que le "un commun accord avec le

l,ne trouve urgent de Nrtanément le com-

X Serbe observant les lois ■as biens en toute pratpent les aliéner, les vendre, r sans antre motif que sa vo-

« 47. H ne peut perdre ce droit que par un jugement émanant d'une des cours de justice du pays.

« 48. Tout Serbe est tenu de s'adresser pour obtenir justice au tribunal de son district; et il ne peut être sommé de comparaître que par le tribunal local.

« 49. Aucun Serbe ne sera désormais tenu de faire des corvées (Robot.) * 50. Les dépenses nécessitées par l'établissement et l'entretien des ponts et des tours sont à la charge des communes environnantes.

« 51. Attendu que le gouvernement central de la principauté a la surveillance des routes postales, des ponts et autres établissements d'utilité publique, les particuliers doivent être encouragés à porter leur attention sur ces travaux.

« 52. Tu t'entendras avec le conseil pour déterminer la paye des ouvriers pauvres chargés des travaux publics et un traitement flxe pour les employés dans les différents services.

« 53. Tout employé peut renoncer à ses fonctions après un certain nombre d'années de service ou pour des raisons légales. Lorsqu'il aura pris sa retraite, on lui assignera une pension en rapport avec l'importance et la durée de ses services.

« 54. Toute charge est conférée par « un décret du prince; mais l'avance- « ment n'a lieu que d'après le rang, l'an- « cienneté et l'examen préalable pres- « crit.

« 55. Les personnes qui ont été employées comme jurisconsultes doivent toujours rester dans la carrière judiciaire, pour acquérir plus d'expérience dans ce qui a fait l'objet spécial de leurs études.

« 56. Un employé civil ou militaire ne peut pas faire partie , même provisoirement , d'une cour de justice.

« 57. Attendu que les Serbes, sujets de la Sublime-Porte et lui devant un tribut, appartiennent à l'Eglise grecque, Je leur ai donné la complète liberté de célébrer leur service divin d'après lc^ cérémonies en usage, ainsi que celle de sechoisir, sous ton assistance et ta surveillance, leur métropolitain et leurs évêques, sous la condition que,

vison. (PioviitCBs Dawubibnubs. )

rt

Ï/UNÏVERS.

conformément nnx canons de l'Eglise, ■ ils soient soumis a In puissance ecclésiastique du patriarche résidant à Constantinople, nui doit être regardé comme le chef de 1 Eglise et du synode. Kn outre, il est conforme aux libertés et privilèges accordés anciennement par la Porte ■ Ottomane à ses sujets chrétiens , que les chefs du clergé administrent seuls les affaires de l'Église, en tant qu'elles sont indépendantes des affaires politiques. D'autre part, les rémunérations et dotations du métropolitain, des évéques1 des igoumènes, des autres membres du clergé, de même que les fonds affectés aux fondations pieuses , sont déterminés par le peuple : les mêmes règlements s'appliqueront donc au traitement et à la dignité, du métropolitain et des évéques de Servie.

« 5R On désignera , pour la Servie , les lieux ou le haut clergé s'assemblera pour tenir conseil sur les affaires concernant le métropolitain, les évoques et rËglise.

« 5u. Les" seigneuries et les timars sont abolis en Servie, et cet usage ne pourra désormais y être introduit de nouveau.

» 60. Tout Serbe est soumis à l'impôt et autres taxes. Les employés doivent être imposés en raison de leurs propriétés/mais le clergé est exempt de toutes ces charges, I II, Attendu que la Servie se compose de districts dont chacun

de district aura sous sa garde te biens et les propriétés territoriales d<i villages, pour les préserver contre toute attaque ; il protégera également le peuple contre les bandits , les vagabonds et autres gens mal famés rf malintentionnés.

« 64. Il est tenu d'examiner et if viser les passe-ports, tant au départ qu'à l'arrivée des voyageurs.

« 65. Il est autorise à mettre ea prison les personnes suspectes et à ks ?' retenir pendant vingt-quatre heure.

I s'adresse aux chefs de district tm les contestations qui peuvent s'dwer dans son arrondissement, en tonl qu'elles rentrent dans Tordre des ma* tières de simple police. Il sumilk les tribunaux de justice de paix ; mon il est incompétent pour tout ce qui rt> garde les affaires de l'Église et U écoles , et il n'a aucune action sur ta revenus provenant de fondations pieuses. Quant aux biens, terres et propriétés affectés aux églises, commune et institutions de charité, de ntérn* que quant aux propriétés particulières, il sera délivré aux ayants droit un titre de possession, lequel sera porir au registre des propriétés foncière.

« 66, Aucun Serbe ne peut être pour suivi tri inquiété, soif publiquement.

soit en secret, avant qu'on ait prononcé sa condamna lion juridique, - Cette constitution ayant reçu u sanction de ma volonté impériale, elle te sera transmise avee un firman omr

à tOQf Hf SttbSB 611 général de te soumettrcà tout les ordres du prince, en tant que me ordree serai conformes an lois et institutions du pays, et de se montrer dignes de la civilisation qu'Us ambitionnent.

J'ordonne que le préeent hatti-schéitf aolt palmé, afin que le peuple en ait connaissance. Que chacun , pénétré de gratitude et de reconnaissance eues gracieux bienfaits, se oonen toute situation et circonstance conformément à ma volonté impériale* et que la présente constituai soit observée à la lettre pour tous ta tempe et sana qu'on ose en aucune Marient ltfre la moindre infraction.

■ Et toi, tu concourras avec le prince, de tenu» M forces à l'exécution ponctaBê et sévère de tout ce qui est pres- ClAt far le présent flrman impénal. »

LVxamen attentif de cette constituai prouve deux choses; la première, que la Porte, d'accord sur ce point me m cabinet de Saint-Pétersbourg , les vues de Milosch, à Isoler la Servie dans politique et dans son admiiutérieure, ce qui était un reux pour les Bosniaques ; la seconde , c'est que les entmesjmiaes parle hatti-schérif a l'autorité du prince annonçaient une étude de détails et une prévoyance qui ne pouvaient

£ être l'œuvre du parti servien opposé au rf de l'État. En effet, dès l'année 1837, peur avoir l'air de s'occuper sérieusement de la réforme des lois , Milosch avait appelé en Servie deux jurisconsultes, Lazarovitch , bourgmestre de Semfin.et Hatschitch, conseiller municipal derfeusatz. H leur fut recommandé dans ce travail de révision d'exclure tout ce qui ne serait pas applicable aux mœurs et aux usages de la Servie. Soit que Milosch voulut seulement gagner du temps, sait que les jurisconsultes fussent restés au-dessous de leur tâche , il les congédia sans donner suite à cet essai. Quelrg temps après, au mois de novembre la même année, le prince Dolgorouki, aide de camp de l'empereur Nicolas , arriva en Servie avec la mission de presser la promulgation du nouveau code et d'en déterminer la portée générale. On fit répandre parmi le peuple que ragent

«fet

à côté de mesures bonnes c utiles, en avait proposé d'autree don l'application était impossible.

I/année suivante , 18S8 , . on rappel; de Hongrie les mêmes jurisconsultes et le conseil supérieur ( Vélkki Soud) présidé par le prince Jéphrem, fut charg d'examiner de nouveau leur travail.

Dans l'intervalle, les ennemis di prince et ceux qui voulaient sérieuse ment la constitution promise avaien adressé des plaintes a Constantinople Le sultan demanda des explications a ordonna de lui envoyer une députation dont un des plaignants , Abraham Pé troniévitch, devait faire partie. Ne pou vant éluder cette injonction formelle Milosch envoya à Constantinople ci même Pétroniévitch auouel il adjoignit pour neutraliser son influence, le secré taire Joanovitch et le colonel Jovan Le consul anglais en Servie, M. Hodge qui avait reçu des instructions contraire aux vues de la Russie, partit aussi poui Constantinople. L'Angleterre trouvai que la Servie était encore trop peu avancée pour qu'on lui donnât une consti tution libérale; mais son véritable motil était que le sultan n'était déjà .que trof affaibli et aue l'émancipation des Slave! chrétiens dans les régions danubiennes , ne profiterait dans un temps donrt qu'aux intérêts russes.

Dans cette lutte d'influence, la politique de la Grande-Bretagne eut le dessous; et, quand la députation revint en Servie , les ennemis du prince , dont Voutschitch était le plus dangereux , étaient sûrs du succès.

Vers la fin du mois décembre 1888, le hatti-schérif que nous venons de rapporter fut approuvé dans sa teneur pai le sultan et l'empereur Nicolas; et le vizir de Vidin reçut l'ordre de remettre en personne ce document au prince en présence du pacha de Belgrade. I*e résultat de ces négociations doit être attribué d'abord aux tendances politiques des puissances intéressées à l'époque dont il s'agit, et ensuite à l'habileté de Pétroniévitch. En prenant congé de la députation serbe, le sultan lui avait adressé ces paroles : « Je prends Dieu a témoin que je n'entends faire aucune distinction entre mes sujets chrétiens et mes sujets musulmans. Tai entrepris le voyage de

L'UNIVERS

ti' mi que M il ose h se vit sans La moin* dre influence dans l'Rtat et qu'on alla même jusqu'à empiéter sur Je droit que la constitution Lui laissait., celui de nommer Les sénateurs. U n'y eut qu'un point sur lequel on interpréta fidèlement te sens de la charte, à savoir que le prime ne pouvait choisir les membres de la cour nationale de justice que parmi les personnes les plus riches et les plus distinguées et jouissant de Tes ti nie générale.

Les premiers sénateurs nommés furent Voutschitch et Jéphrem, c'est-àdire Les chefs mêmes de 1 opposition, qui revinrent triomphants de l'exil. Les autres choix portèrent plus nu moins le même caractère d'hostitilité systématique. Les minisires ne furent pas plus favorables au chef nominal de Y\\- XaU Abraham Pétroniëvitch eut le département des affaires étrangères , et Protitcli celui de l'intérieur.

Pour un homme du caractère de Milosch, le poste n'était plus tenante. Il avait sans doute abusé de son pouvoir; mais quel est le Servien ayant rendu au pays d'aussi grands services et reçu autant de marques de dévouement et d'aduuration qui aurait montré plus de modération que Lui dans le rang suprême? H sentait que le succès de ses ennemis était dû plutôt à un concours de circonstances extérieures qu'a ]a su-

Îiériorité de Leur mérite ; et, comptant su r e bon sens du peuple, il se flatta qu'il suffirait à ce peuple de faire T essai de la nouvelle administration pour demander lui-même le rétablissement de l'ancien gouvernement, il voyait les formes absolues trop fortement enracinées dans le pava pour que des fonctionnaires. In plupart sans instruction et étrangers à la direction des affaires, restassent dans les limites de leurs attributions respectives Il compta sur le désordre; et il ne négligea rien pour le faire naître ou pour l'augmenter. Dans Le fait, sa tâche était plus facile que celle de ses adversaires : les infractions à une légalité nettement définie se manifestent dellesmême, tandis que les abus du despotisme ont une sorte d'excuse dans leur principe. JL jugea donc qu'il était plus sage et plus sûr de n'opposer à ses rivaux qu une force d'inertie, d'autant

plus qu'une résistance ouverte l'eût expose à une répression directe de la part de la Turquie et de la Russie. Une des nouveautés qui déplaisaient le plus au peuple, c'était la distribution par classes ou guildes des marchands et des corps de métiers. Cette sorte de police, em-

f nutée a la Russie, ou tout s'étage a 'éxecution du serf et du tsar, n'était considérée par les Serbes que comme un art i lice ne fiscalité : les partisans de Milosch ne manquèrent pas de la tourner en ridicule.

Outre ceux qui se trouvaient lèses dans leurs intérêts par les changement* récents* il y avait encore dans la masse de la population un assez grand nombre de personnes qui regrettaient de voir l'homme à qui Ton devait d'être une nation indépendante traité avec si peu de ménagement. En général t le despotisme de Milosch ne s'était appesanti que sur les grands ; et le peuple, ordinairement foulé par eux, les voyait avec une secrète satisfaction trembler à leur tour devant une volonté toute-puissante.

Malheureusement pour Milosch , la vénalité de son administration avait laissé dans le pays des traces trop réeentes pour ne pas prêter à île nombreuses accusations. Le peuple compre* nait mieux ce genre de griefs que tous les autres; et, en se montrant sévère a cet égard, il croyait donner en même temps aux ministres et au sénat un avertissement salutaire pour leur i duite h l'avenir.

Tout à coup et de tous côtés des milliers de plaintes s'élevèrent; on voulait faire corn paraître Milosch pour qu'il eût à. rendre compte de remploi des deniers de l'État, Quoique ces accusations ne fussent pas toutes fondées, Milosch savait qu'il était facile à ses ennemis d'établir sa culpabilité en matière de finances et qu'une condamnation lui fermerait à jamais tout retour au pouvoir. Il se retira donc à Sem tin, et déclara qu'il ne rentrerait en Servie que lorsqu'on aurait éloigne Jéphrem et Voutschitch, dont la haine le privait de toute garantie. Quant aux comptes qu'on lui demandait, il rappelait les nombreux témoignages de satisfaction

au1 il avait reçus à différentes époques e l'assemblée, de ses accusateurs

ccusaleurs pre-

PROVINCES DAlTOftlENNES.

des volontaires. Où Pavait d'abord commerce; maïs, ayant . de godt pour cette carrière , if retourna en Servie. Là il fut employé dans la chancellerie de la cour, où il se distingua tellement, grâce surtout à la connaissance qu'il serait de la lanjgue grecque, qu'il 8 acquit k réputation <run nomme habile, pendant quelque tempe il fut attaché 1 la maison du prince en qualité de chambellan ( prestavnik ) ou introduotsmr , et il remplissait les fonctions de kiala. Mais plus leurs rapports avaient été intimes, plus leur inimitié te ardente et implacable après Imr rupture dans les affaires de 1835. Ses amis le représentent comme naturellement honnête et , ayant de la peine à re- , et dans les occasions où il agir ne prenant une résolution lorsqu'il se sentait appuyé. Il s'é- ' un certain crédit auprès turques, qui lui at aient beaucoup de souplesse et d'habileté, pendant la détention de la députation serbe , en 1820. On le

mordait comme le meneur et le conseil de ceux qui, en s'efforcent de fonder un gouvernement , pensaient surtout à se prémunir contre les dangers dont les menaçait personnellement la haine du prince. »

L'habileté de Pétroniévitch consista «tout à foire admettre comme articles de la constitution des règlements qui , tout en exprimant les vœux de la nation', n'étaient pas contraire aux vues de la Russie et restreignaient l'autorité de Miloach ; de sorte qu'en cas de résistance ce dernier mécontentait à la fois et les Serbes et la puissance protectrice. On lui laissait, H est vrai, le pouvoir exécutif, le droit de faire grâce, la noaûnation aux grandes charges de l'État, la levée des impôts et le commandement en chef de l'armée; mais le sénat, qui devait l'assister comme conseil, était investi d'un pouvoir qui excédait en réalité eehn du prince. En effet, tandis que celui-ci surveillait les collecteurs de la taxe, le sénat arrêtait les dépenses et décrétait les voies et moyens d'alimenter le trésor. Aucun impôt n'était exigible sans la sanction du conseil supé-

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rieur ( Ver khomi Soviet). Cette actior sur les finances emportait comme con séquence nécessaire la faculté de déterminer le nombre des troupes et leui Saye aussi bien que les appointements es fonctionnaires et la création d< nouveaux emplois.

Le pouvoir législatif était exerce presque exclusivement par le méuK corps. Après qu'il avait délibéré sui une loi reconnue utile par la majorité, le prince était moralement obligé d'accorder sa sanction. Si un ordre émanaii de l'initiative du prince, il n'était valide qu'après avoir reçu l'approbation du sénat. En cas de contestation en matière de droits et de lois, tout restait en sus pens jusqu'à ce que ce haut conseil eût rendu son verdict définitif. La responsabilité de l'administration suprême était soumise aux formes les plus strictement inquisitoriales.

Le prinéb recevait un traitement quadruple de celui d'un ministre ou curateur ( popetschitel ). Les ministre* dirigeaient, en se les partageant, les dé partements de l'intérieur, des affaires étrangères, des finances, de la justice et de l'instruction publique. Comme nous l'avons vu, ces fonctions étaient entièrement distinctes les unes des autres. Tous les actes du gouvernement devaient être revêtus de la signature du ministre compétent. En un mot, toutes les affaires importantes émanaient des ministres ou étaient soumises à leui contrôle.

Le nombre des sénateurs était de dixsept, et répondait à celui des nahies.

Miloscli les nommait ; mais, une fois désigné, chaque membre était inamovible, et ne pouvait être destitué que pour violation des lois et sur un ordre exprès de la Porte. Devant un corps investi de toutes ces prérogatives les fonctions de prince étaient une sinécure. 11 n'y avait

{>as jusqu'à son action sur les juges et es employés dans les diverses branches de l'administration qui ne fût virtuellement atteinte par les dispositions de la nouvelle charte; et l'on peut dire qu'à son retour de Constantinople Milosch avait cessé d'être prince de Servie. Ceux qu'il avait traités jusque-là en esclaves étaient désormais les seuls maîtres. A peine le nouveau séirçt était-il en fonc-

m t;univers.

George, bien autremeut odieuse, puisqu'elle n'avait été sanctionnée par annule mesure légale. Maïs d'autres, motel aveugles par la passion, représentèrent qu'on attribuerait cet acte de rigueur â la haine de quelques individus et iju'il serait aussi injuste qu'im politique d'inaugurer par une exécution sanglante le règne régénérateur de la constitution ; que rien n'accuserait plus directement l'absolutisme de Milosch due le triomphe de la modération et de I ordre sous la protection des lois nouvelles; enfin que ce serait une tache éternelle pour le nom serbe que de mettre à mort l'homme qui avait gouverné si longtemps et dont les fautes , quelque grandes qu'elles fussent, ne devaient point faire oublier les services passés. Cette opinion remporta : il tut résolu que le prince partirait immédiatement pour l'exil, et qu'il serait assez puni en se voyant condamné à vivre loin du peuple dont il avait méconnu les intérêts.

En conséquence de cette détermination, Voutschïtch, complètement armé et entouré de ses inomkis, se rendit à la demeure du prince pour l'informer de cette décision» Le choix d'un tel messager ne devait point laisser Milosch en doute sur Je sort qui lui était réservé. IViLL'ftrc même s' attend ait-il à pire. V Dutschitch lui signifia * que la nation ne Je reconnaissait plus pour sou chef, et que, s'il en doutait, il allait faire assembler le peuple, qui le déclarerait luimême. « « Puisqu'il en est ainsi, répondît \iiloscb, et qu'ils ne veulent plus de moi, à la bonne heure ! je n'essayerai pas plus longtemps de nu m poser aux Scrviens, «

Le 12 juin 1839, il déclara au sénat et à rassemblée nationale , par Tintermédiairedu métropolitain, cm il résiguaït sa charge eu faveur de Milan, son Iris aine, en demandant qu'il lui fût permis de se retirer dans une terre qu'il avait en Valachie. Il prit l'engagement de ne jamais rentrer sur te territoire serbe, Le lendemain l'assemblée accepta Tac ta de son abdication, qui était ainsi conçu.

« Attendu que ma santé, épuisée par 1rs soins pénibles du gouvernement pendant de longues années , ne me permet pa* de les continuer, je me suis dé-

cidé librement à abdiquer la dignité d< prince de la" Servie et à me délier à\ serment prêté. En conséquence j'abdinue aujourd'hui et à tout jamais eettu dignité et me délie du serment en fa veut de mon fils aine Milan, qui, en vertu du hatti-schérif donne au peuple serbe et du bérat que j'ai reçu, est mon successeur légitime dans la" dignité princiert, Comme le repos et le délassement me sont indispensablement nécessaire!

après tant d'années de gouvernement pénible, je quitte pour toujours la Servie et j'emporte dans mon cœur la seule consolation que le sort de ma patrie est assuré par des lois et des privilèges, qu'elle est placée sous un haut protectorat et qu elle peut enfin voir régner k paix, l'ordre et la prospérité, qui tes accompagne. Comme garantie qui cette abdication a été écrite de ma pleine volonté, je donne à savoir que mou plus jeune /Ils Michel y a apposé mes nom et prénom, ainsi que mon sceau, ne sachant pas moi-même écrire. Donné à Belgrade, le 13 juin JS39. Milosch Obrénoviich.

En même temps il adressa à sou fils aîné Milan Obrénovitcb le resent suivant,

* Ma santé affaiblie par le gouver- ■ iicnu.nl pénibte du peuple serbe m'o- « hline à abdiquer la dignité princiers et a à vous la remeure , conformément ao « hatti-schérif et au bérat donnes par w le sultan nu peuple serbe et à moi,

* ce que j'ai fait aujourd'hui par la dé-

* claration de mon abdication adressée

* au sénat, au corps des magistrats, <* au clergé et à tout le peuple serbe. En

* même temps que je vous en informe « et que je vous souhaite de remplir « avec bonheur la dignité que j'abdique « volontairement, je vous donne ma

* bénédiction, et j adresse au ciel la « prière fervente qu'il vous conduise " dans sa sagesse de manière à ce que n vous vous attiriez l'amour du peuple « dont vous allez devenir le chef et

* dont vous devez toujours vous pro- " poser le bien, afin que, multipliant ses « bénédictions, vous deveniez le père de a la patrie et le fils étu du Tout- Puis-

* sant, à la joie infinie de votre père»

* qui vous a toujours souhaité et « souhaite du fond du cœur la

PROVIKGES DANUBIENNES.

etoos les biens de ce monde 1. » Donné à Belgrade, 1* juin lUoMh Obreaovitch.

, venlah? quitter le pays aussison abdication; mais il ne ta partir que lorsque l'on se 6 ée tons m documents qu'il Ait mettre sur le bateau destnasporter. H lui fallut donc hr de tons les batti-schérifr, Mrats qu'il avait reçus de eonune prince de Servie, et sa correspondance politique.

paa le visir de Belgrade, Jouais baissait et qui avait de- Ifûtlivréausultancomme retat paa étranger à cette mesure, s 1* juin 1839, Miloseh, enhaut clergé, des sénateurs et ipsni employés , prit solenjongé de la nation serbe. Il n avec son jeune fils Michel l domestique. Quinze nommes trais officiers et un sénateur anèrent jusqu'à Tschernetz 3e. On dit qu'à l'instant de pied dans le bateau qui allait trter sur la terre étrangère il dernier regard sur le rivage qu'il ne prononça plus une fcrmi les assistants , dont la it tombée devant cette grande , plusieurs donnèrent des marie vive émotion, Voutschitch ne put retenir quelgues larmes, ictère du prince Miloseh offre ge remarquable des qualités nuits qui sont propres aux rses des Slaves du sud ; les uses qui ont fait son élévation dtésa chute. Sa fermeté natu- : pris cette inflexibilité que ses lui reprochaient dans Vexerommandement militaire , où ité de vaincre habitue le chef r quiconque lui résiste eomme ai et à considérer les luttes mme un engagement sur un bataille. Les formes du desnrc que la conquête avait acdepuis des siècles dans la t protectorat du gouvernement * de la subordination sous me religieux et politique, : hri persuader que le despoi flattait son orgueil et son

ambition serait plus utile an peuple qu'une liberté fondée sur des institutions prématurées, imparfaitement définies et mal comprises. D'un autre côté, il voulait l'indépendance de l'administration dans l'État et assez de liberté dans la nation pour qu'elle se regardât comme débarrassée à jamais du joug de la Porte; mais avant tout il voulut être l'homme indispensable et représenter à lui seul le principe et la garantie de tontes les franchises et privilèges. En un mot, il se figura que les Servions pourraient être tout à la fois courageux et indépendants devant les menaces de l'étranger, et souples et dociles sous la main du prince régénérateur. Il ne comprit pas que la liberté commence par poser rigoureusement ses conséquences; et ce fut surtout dans cet ordre d'appréciations qu'il erra.

Sa vivacité, qui allait jusqu'à l'emportement, lui fit souvent commettre des actes qui avaient tout l'odieux de la cruauté, quoiqu'il fût naturellement

Snrté à la générosité et à la clémence, ais, comme ses retours de faveur étaient brusques et capricieux aussi bien que sa colère, ceux qui l'entouraient n'étaient jamais dans cette sécurité que réclament les hautes positions du gouvernement.

Gomme pour ressembler davantage à un pacha, il se permettait de fréquentes infractions aux devoirs qu'impose le lien conjugal, et cette conduite, que la licence des mœurs excuse ou tolère en Europe, offusquait les vertus serviennes. Quand il rencontrait dans ses voyages de jeunes filles qui lui plaisaient, il leur trouvait quelque emploi dans son palais, et il fallait que la princesse Liounitza n'eût pas l'air de s'aper» cevoir de ce qui se passait sous ses yeux. Quand il était las de ses maîtresses, il les mariait. « On citait , dit Boue, une de ces maîtresses mariée maintenant à un jeune homme de Kragoujévatz.

D'abord ce dernier avait refusé de l'épouser; mais, pour l'y contraindre, on l'enrôla, et il finit par céder. Quelques autres se sont montrés plus accommodants et ont établi des maisons de commerce avec des libéralités princières provenant de la même source A son retour de Gonstantinople, il avait amené avec lui deux Ethiopiennes, de

1/UNIVËRS.

sorte que son honak ressemblait à tâi sérail. Non-seulement ses mœurs privées, mais ses rapports avec ceux qui T entoura lent, rappelaient les coutumes des cours de l'Orient; ou eite un certain Tzvéào Raïovitch nommé tout a coup général en chef de l'artillerie, lequel reçut avec sa démission vingt-cinq coups de Lia Ion, ce qui ne l'empêcha pas d'être élevé plus tard au poste de chef de la police de Belgrade. Un caprice de jMilosch transformait un marchand en aubergiste et un sommelier en médecin. Non -seulement il s'arrogeait le monopole des principaux produits du pays, mais il glanait encore dans les détails; ainsi il faisait vendre la viande de son bétail a Belgrade et à Kragoujévatz à un prix plus élevé que toute autre, parce qu'en effet ses bœufs étaient d'une race supérieure ; et Le peuple, qui aurait souvent préféré une viande moins belle a meilleur marché, était oblige d'acheter celle du prince. Cette prétention avait un caractère fiscal d'autant plus révoltant qu'elle rappelait certains privilèges de îa loi turque. Les éleveurs de porcs devaient cacher leurs richesses; car on se trouvait exposé à mille persécutions dès qu'on en possédait ptus que le maître. Le ranrç et les services ne mettaient personne à l'abri des peines réputées ailleurs infamantes, et les jugements même équitables étaient avilis par les formes du caprice et de l'arbi- 1 1 .lire- Kul n'était sûr de conserver ses biens immeubles : si une propriété cou* venait à Miloseh , il exigeait qu'on la lui vendît, et il en fixait lui-même le prix. Un de ses employés supérieurs, nommé Radisciiovitch, lie put achever sa maison, parce qu'elle devait être décorée de quelques statues et que les konaks de Miloseh n'en avaient aucune* « En 1Ë3T, dît M- Boue, auquel nous empruntons en les abrégeant quelques-uns de ces détails, les Saxons offrirent d'établir dans la province quelques colonies dans le but d"apprendre aux Serbes h tirer un meilleur parti des ressources du pays et de donner à l'industrie une impulsion nouvelle. Ce plan était appuyé par le prince Jéyh rem, et la jalousie de Miloseh ne permit pas de le mettre à exécution. » Dans l'hiver de 1837 a is»8, ou fit paîratre un almanach, tT lira nie

ma

(Uwma)i orné de gravures re| des portraits de femmes. Le ;

reprendre a chacun des sou l'exemplaire qu'il avait ache oter les gravures des autres, i uns virent dans le motif de cet le désir de plaire aux Turcs, < dent comme une impiété la rc tion de la figure humaine ; ûU posaient que le portrait d'Ânl trouvait en tête du recueil, étai la fille cadette de Jephrem , et publicité, qui ramenait l'atte public sur un frère qu'il n'aii offusquait sa jalousie, D'autres cru que la disgrâce de l'ai m «ma à ce qu'on y avait donné à titre d'Altesse.

Le poète MUoutipovilch disgrâce du prince pour avoi son histoire des trois années de la Servie eoutre La Porte 'u pie avait dû sa délivrance a 1 Cependant l'auteur avait reçu i l'autorisation de nepas déguise

Tous ces griefs, peut-être grossis par la malveillance, f< Miloseh un prince fantasque gue d'occuper la postérité si réelles et solides ne les rejei l'ombre.

Un des mérites de Miloseh négligé de s'entourer d'un a litaire, qui cependant eût coi samment a affermir un goi absolu : joignant la bravoure rience, il lui eût été facile d vers le déploiement de la puits taire les idées et les insti nets d1 nui venait de conquérir son uance* It eut le bon esprit de c* que dans un pays où tout le m soldat et qui borne le luxe à un i pement et aux armes de prix, < ses inutiles en temps de naix raient en grande partie les réclamées par l'agriculture, le et les institutions d'util itc S'il poussa trop loin l'ecouor qu'il n'ignorait pas que Vum nerf de la paix aussi bien que m et que dans ses rapports avt vernement turc I e me j 1 1 eu r ttio v ter le maître, c'était d'être plu de donner qu'exposé à se voir recevoir»

PROVINCKS QAKUBIEIWES,

■fcdaasaon entourage la i était dani son caractère, m suite se composait de tas et tartans , d'un ou itaiies et d'un médecin. Il t de gardes à la porte de ses srisfcn corps de garde vis* orte principale. Une mulanaoocait l'beuredu dîner celle de son souper. A étions, qu'il avait réduites nie expression possible, il bai dire rien changea sa l La princesse LioubiUa ea qoreti appelle en Euon asontée. Lorsqu'on la IDa venaient recevoir l'éorte et toute espèce d'étimo pas bannie, mais 8e cour, dont tout le perpesait de quelques secréants. Ce qui fait peut-être a que tout le reste, c'est nx qui ont joui le plus sa confiance se trouvent hommes oui ont précipité ta sa table et à son foyer eu et préparé leurs clans, i des èpanebements de i'a- É marqué l'endroit où le t être frappé, jute M. Boue, se montrait économe des deniers purétaire de cabinet avait la ment et touchait 1 ,500 écus , ees antres secrétaires de i; 800 écus étaient un sa- 3es conseillers supérieurs avaient annuellement juss (6,000 francs), les autres eus (de 3 à 4,000 francs).

phrem, comme généralisent du sénat, touchait a autres sénateurs de 800 le bon plaisir du prince; ints jusqu'à 1,300 écus; 000; les capitaines de dis- 0 ; les capitaines de com- 400; les juges de 4ià erétaires de 100 à 125 t le logement ; les médede 800 à 860. La modiaitements ne permettait les économies; mais le bon sfaoses nécessaires à une rendait suffisants.

Sous legouvernement du prince Mi* losch, les relations de la Servie avec les provinces voisines surtout avec la Moldo- Valachie et les pays danubiens de la domination autrichienne ne sortaient guère de la sphère commerciale; de sorte que les objets de luxe et, les recherches de la table se rencontraient rarement même chez les marchands assez riches pour se les procurer.

Malgré leur simplicité de mœurs et leur sobriété, les Serviens sont sujets à des maladies épidémiquesdont le retour périodique doit être attribué à l'insalubrité des terres basses qui sont souvent inondées à l'époque du débordement des fleuves et de la fonte des neiges. Dans certaines localités la fièvre règne périodiquement et présente les caractères que le docteur Wolf a observés à Jassi. Il y a beaucoup à faire en Servie pour l'hygiène publique et le régime de la vie privée. Les habitants attribuent à l'eau prise comme boisson en trop grande quantité les dyssenteries et autres maladies inflammatoires. Des fièvres rémittentes sévissent périodiquement au printemps et surtout en automne. Les ophthalmies sont fréquentes dans les régions montagneuses; et l'habitude de se tenir trop couvert dans les maisons , tandis que l'on s'expose sans précaution à l'air froid, multiplie les refroidissements et les rhumatismes.

La vie active des paysans rend assez rares les exemples de longévité : la barbe et les cheveux des Serviens grisonnent avant quarante ans ; leur carrière est plus courte; mais ils ont autant vécu que les Européens en moins d'années. La petite vérole y fait quel-

Îraefois de grands ravages, l'usage de a vaccine était encore bien peu répandu malgré les eflorts des médecins et les prescripions de l'autorité.

Le choléra se répand de temps à autre le long des bords du Danube, suit le cours de ses affluents en remontant vers leurs sources et cause plus d'effroi que la peste elle-même.

Cette dernière maladie présente trois périodes, l'attaque, la réaction et la crise. Sa durée ne dépasse guère quatre à cinq jours, à moins qu'elle ne dégénère en fièvre typhoïde ; et alors elle peut se prolonger de dix à quinze jours. En général,

L'UNIVERS

on regarde comme plus meurtrière cet lu qui rient de Trébizonde ou de Sino pe que celle qui a pris naissance en Egypte- Quoique l'origine de ce fléau soit encore un mystère pour la science, il est permis d'espérer que des relations suivies cotre l'Europe et ïOrientappellerûntsur ce sujet des investigations plus méthode

aues et plus générales» et que cette cause e mortalité qui a plus contribué à dépeupler le moude que toutes les guerres réunies pourra être combattue avec plus de succès qu'elle ne l'a été jusqu'à ce jour. D'après le calcul approximatif du docteur Brulard, chaque année de peste enlève eu mu venue à l'empire turc uu million d'habitants.

La Servie n'a pas été épargnée en 1 837 , année pendant laquelle le fléau a sévi dans tout L'Orient avec une violence extraordinaire* Le prince Milosch semblait partager sur la peste les idées des Turcs» qui acceptent les grands dangers de la vie avec la résignation du fatalisme t persuadés que tous tes efforts de l'homme ne peuvent rien changer à sa destinée.

Cependant ou avait fait en Servie quelques essais pour l'établissement de quarantaines; et c'était le gouvernement turc qui avait pris l'initiative. Milosch avait désigné à cet effet quelques points de transit dan» la direction de Vidin; mais un déficit sensible dans le revenu des douanes et la répugnance des Slaves pour les nouveautés fiscales le forcèrent à ajourner ce projet, En 183b, il crut les circonstances plus favorables. On évita d'abord d'adopter des règlements rigoureux. Les voyageurs et les ma reban dises ne furent soumis qu'à une quarantaine de trois i cinq jours sous des abris aérés ou hangars; mais l'on s'occupa immédiatement de construire des lazarets à Radouschévatz au cou Huent du Danube et du Timok , devant INégotiii > à AlexU natz, a Mokra-Gora près d'Oujitze, à Lioubovik , au sud de Svomlk , et a Aodscha au confluent de la Drina et de la Save. Ces établissements ont été achevés en 1838, et c'est par ces points que les voyageurs et les marchandises pouvaient pénétrer en Servie; mais, malgré ta surveillance des postes échelonnés de distance en distance, ces limites

étaient fréquemment violé

ces points , Alexinatz {ou est le plus fréquenté.

Le prince Milosch avait en la Servie serait encore longten taire de l'étranger pour ce qui arts et aux professions indi mais il ne doutait pas qu'avec les privilèges que lui assurait tJtution ne Unissent par assu commerce un avantage ma la Bosnie , la Bulgarie et mén provinces moldo-valaques, où tous les capitaux des diverses tions sont entre les mains é 11 s'attacha donc plus spéci sans négliger les fondations feraient leurs fruits dans l'aven Je meilleur parti possible de ces qui tiennent au sol, c'« de l'agriculture et surtout de 1' tion de la race porcine.

De tout temps les Serbes oi dans la vente de leurs cochons tages considérables; et c'est à ce commerce qu'ils doive!

devenus un peuple indépendai la remarque de Boue, les 1 lieu de s'obstiner a leur faire se seraient peut-être plus f assuré leur conquête s'ils § bornés a incendier les forêts d on les cochons s'engraissent coûter a leurs maîtres.

Le nombre de cesanimau chaque année de la Servie j cer à trois ou quatre cent \ admettant que le chiffre de h lion de ta province soit de I mille âmes ou deux cent mille il s'ensuivrait que chaque fan en moyenne à l'exportation t par an.

Les paysans les vendent i tiers qui parcourent le pays coin pte de gros m a rc ha nds de S* les font passer à Pest en 11 même jusqu'à Vienne. Ce c produit dons le pays uu un de fonds d'environ seize mi piastres {quarante millions d< Il y a une quinzaine d'années, de porc achetée sur pied se \ viron 90 centimes le kilogrami a-dire un peu moins de ce .payait àSemlin, En général Je

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fcy variatk^delaglandéc; nanti rendent peu, le paysan, snmit engraisser mb porcs firata cosMidérables, se borne

un petit nombre, et alors lèvent en raison de la rareté vchandise. Le cochon sorti h la Servie est souvent transbjb dans la haute Autriche, péaûlsteurs étrangers les ena la Bavière, le Wurtemberg i Alsace.

a genre de commerce, mais tneessont bien plus aléatoires, Isa sangsues. Il suffit quel- ■ changement brusque dans ou d'un orage pour i une cargaison dont le i eedté beaucoup de soins et /abandon du système Brousnair fut baisser sensiblement rata allait chercher non-seu- Honoie et en Servie, mais l FAsie Mineure et dans quela ém littoral de la mer Noire.

m qui vient d'être exposé, asJnre que le prince Milosch

tfknement l'oeuvre de la n de la Servie; désormais la siée du peuple écrira son nom loideBLara-George. Ces deux âmes eurent les défauts de i; sans doute l'ambition et la r ont fait eommettredes fautes

• crimes ; mais si Ton met mee le bien et le mal dont

été redevable à leur admi-

* à leurs services; si l'on se rtoot aux difficultés et aux a'ils eurent à surmonter, on sur refuser une place honorasse hommes qui apparaissent oin dans l'histoire pour chanitntions de leurs compatrio-

après avoir réussi, tombent i monument qu'a élevé leur

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