CHAPITRE II
FOR DATION DBS DUCHÉS S CHIB ET DE MOLDAV1
LES BOUMAIIfS SOUS LA DOS
des bulgares et des h0i
Invasion des Bulgares (( Hongrois (899). Le premier] main dont il soit parlé dans le gués comprenait les cinq dwt forment aujourd'hui lebanatde il avait pour capitale la tourSéi dixième siècle, on trouve en Ti nie un prince valaque, du nom Menomorout possédait le terri»
la Transylvanie, la Theiss et 1 Vlad régnait dans le banatde 1 Les villes de Foyaras et de Mai rent aussi des chefs tndépendai me on le voit, l'unité de la D été entièrement rompue. Les < mains , délivrés de la domina bare, ne surent point s'org corps de nation.
Is ne purent repousser Tin4
PROVINCES ROUMAINES
M ni de m1, franchit la Theiss, vainlee borda de l'Aima Gélu,
* Valaques, et soumit la Tran- Manomorout et Glad prêtèrent le vaaselage. Lea Hongrois fui mafliei de toute la Parie mé-
* et du fanant septentrional ie étatique.
6e au sud du Danube, lea Rai* rnècent contre lea Grecs leurs iea à celles dea Valaques mo> ra sujets, ou pour mieux dire fis. Leur royaume fut détruit
* l'empereur Basile, surnommé Mtone. Lea aouveraine de Conea eonaanèrent jusqu'en 1187 le Reconquise.
d du Danube, la Transylvanie ssit la auieraineté des Hon- Valacfaie et la Moldavie n'éint soumises à ce joug; mais ag romain n'avait pu sy maint mélange; leurs montagnes et lies, formées aux Hongrois, avariée aux tribus slaves des t des Patzinaces. La Moldavie ne quelque temps le nom de soire.
tane la' vie de l'humanité une jsaatreuse que le dixième siècle el le monde semblait près de a terrible échéance de I an mil, urigands féodaux attendaient 1, combien d'opprimés l'appet baa de leurs vœux, comme taie de la délivrance ? Parmi artyra, nul peuple n'avait plus Nimains le droit d'invoquer la i mil passa ; ie monde continua t de souffrir. Le joug des Honpesantit sur les Roumains.
Sa ET PERSÉCUTIONS DBS S CATHOLIQUES CONTRE LBS
s orthodoxes. — Tandis que iroyaumevalaco~bulgare(10l4) falaquesdelaDacie aurélienne ité du fisc de Constantinople , lion des Hongrois au catholiraH sur les habitants' de la nie la guerre et la persécution, imains avaient de nonne heure le christianisme; c'est en Daira 860, Févéque Ulphilas préangile aux tribus des Goths.
ieusdes provinces du Danube
dès l'origine la suprématie de l'église de Constantinople. Lorsque le patriarche Photiua (867891) eut commencé le schisme de l'Église d'Orient, lea Roumaine suivirent l'exemple des Grecs. Dana le mime temps (967), Olga, grande princesse de Russie, introduisait chez lea Russes idolâtres les dogmes chrétiens, tels que l'Église grecque les enseigne, les cérémonies chrétiennes, telles qu'on les pratique à Constantinople. Lea Roumaine, comme lea Grecs et comme les Russes, se mirent donc a communier sous lea deux espèces et à administrer le baptême par immersion; ils firent procéder le Saint-Esprit du Père et retranchèrent le FiUoque; ils nièrent enfin la suprématie de févéque de Rome.
Lea Cumans, mêlés aux Valaques, entrèrent à leur exemple dans l'Église chrétienne; mais, convertis après le schisme, ils se firent baptiser d'après le rit grec, par immersion, non par affiision. Les Hongrois, baptisés à la mode latine, prirent Tes schismatiques pour des païens et entreprirent de les christianiser par les armes; ils ne connaissaient pas d'autre genre de prédication.
Dans le banat de Temeswar régnait, sous la suzeraineté de la Hongrie , un descendant de Vlad, Actum ou Octum , prince riche et puissant, qui appartenait a l'Église grecque ou orthodoxe. Un de ses lieutenants, Cbanadin, le trahit et se réfugia auprès du roi Vaïc. Celui-ci, bon catholique, d'autant plus zélé qu'il avait
Elus nouvellement renoncé à l'idolâtrie, t abjurer le transfuge et lui servit de parrain à son second baptême. Puis, épousant sa querelle contre Actum, il l'envoya au delà de la Theiss avec une armée. D'abord vaincu, Cbanadin fit un vœu à saint Georges; il vit en songe un lion qui lui disait : « Pourquoi dors- tu? Lève- toi ; sonne de la trompe; marche au combat; tu reviendras vainqueur. »
Le lendemain, les Hongrois sortirent du camp ; ils chantaient : Kyrie, eleison; ChrUte, eleison; Kyrie, eleison; Pater noster. Le Dieu des armées tint parole au traître ; Actum périt. « tu m'as délivré de mon ennemi, dit Vaïc à Cbanadin; que de ce jour Morusena, sa capitale, devienne tienne, et s'appelle Chanadma: que le territoire qui en dépend faeee.à Jamaie de ton nom le sien ;
LTJNIVERS.
ii* te fais comte de cette province, et tu rappelleras de ton titre et de ton nom. » Chanadin avait renié sa foi et sa nationalité; ce n'était pas assez d'apostasies pour satisfaire la pieuse ardeur de Vaïc. Mais vainement il déclara libre quiconque embrasserait le catholicisme; vainement, dans l'emportement de son fanatisme, il recourut aux menaces et condamna à l'esclavage tous ceux qui ne renonceraient point au schisme; les Valaques et les Cumans restèrent orthodoxes. Le prince qui, ne sachant pas les convertir les persécuta a été canonisé sous le nom de saint fitienne.
Vers la fin du onzième siècle , !es Cumans de la Valachie, pour venger leurs fières, firent irruption dans la Transylvanie, et attaquaient les établissements des Hongrois (1089;. Le roi Ladislas était alors occupé contre les Dalmates.
11 accourut en toute hflte et rencontra l'ennemi sur les bords du Thèmes, a Soldats, dit-il à ses Madjares, la victoire est à nous; vous savez si ma parole est vraie; qui croit en Dieu me suive! » Et, prenant en main la bannière rouge , il se précipita sur les Cumans. Kopulch, leur chef, fut fait prisonnier avec la plupart des siens. J,e vainqueur leur promit la vie sauve, à condition qu'ils se feraient chrétiens, c'est-à-dire catholiques; mais ils refusèrent d'abjurer la foi orthodoxe, et Ladislas les fit tous égorger : rftglise l'a mis au rang des saints.
Relations avec les Grecs; expédition AU DELA DU DàNUBE ; TEA1TB
durée; bientôt éclata le soulève!»
Valaques moesiens contre la tyrai Constantinople (1187).
Fondation du royaume vj bulgare (1187). Les Asaw. — pereur Isaac l'Ange avait dema mariage la fille de Bêla III, roi d grie. Les noces des souverains < fort cher. Le trésor était vide; pour recevoir dignement sa jeun eée, mit sur le peuple un nouvel Le peuple, déjà surchargé de ta»
mes, aurait voulu qu'on assurât À de frais la perpétuité de la dynai se plaignit, il conspira.
Les Valaques surtout aceuei avec colère les agents du fisc; fi des exactions de la cour, ils ren de payer et n'attendaient qu'un pour chasser de leurs montage ces oiseaux de proie venus de By Deux frères, Pierre et Jean Asan lèrent aux armes les paysans di Hémus. Jean avait reçu' un souf l'empereur; il fut vengé. A sa vo les Valaques s'insurgèrent, et h gares, leurs anciens dominateurs guèrent avec eux contre l'empin dant deux ans, les rebelles étendi loin leurs ravages. Enfin Isaac entreprit de les repousser et de le (1187); il les poursuivit dans les des montagnes; un brouillard éj vorisait sa marche. Les Valaque pris et dispersés, se réfugièrent!
du Danube.
Maïs les Asan n'avaient poinl
PROVINCES ROUMAINES
idormie'sous las tentas, la tail-
plècet, et bissèrent à peine
Cantacuzène avec quelques-
• gardes. Les Asan raffublèmoquerie de ses habits impéivés dans les bagages» et le roi, tentent costumé en césar, s'adéfi du côté de Constantinople.
Ange, averti par cet échec de du péril qui le menaçait, rass trames, prit ai personne le tapent et se porta rapidement litre des Valaques, sûr qu'une NTQtnpte et décisive pourrait leher les progrès de la sédition i répandre, par la contagion de
• dan* toutes Jas provinces de 1*1 Valaques et les Bulgares mi de pied ferme. Tandis qu'un M ramenait le butin dans les s, ib se rangèrent en bataille
a rédtde l'historiographe Niniatès, qui assista lui-même à aée, ils firent d'abord plusieurs \ de flèches , puis ils se précia lance en avant; une rois la géa, ils feignaient de prendre quand les Grecs rompaient es pour les poursuivre, ils reàla charge sur les troupes en Bientôt la confusion se mit lée byzantine.Les Grecs, ébranlant pas contre le dernier choc, soldats d'Asan s'élancèrent, ris terribles, le sabre à la main.
■r, avec les débris de son armée b, reprit honteusement le che- »DStantinople.
ut pas plus heureux dans les s suivantes; la quatrième faillui coûter la vie : surpris dans il ne dut son salut qu'au déde quelques cavaliers, qui se r pour protéger sa fuite; son sta entre les mains des Valan Asan reculait chaque jour malles conquêtes les limites l'aume; sous sa conduite, les et les Bulgares portaient au dévastations ; ils s'emparèrent », de Varna, de Triadizza, de ît de Nise. Après la mort de a l'Ange, qui seul leur inspira* crainte, ils incendièrent olia et pénétrèrent jusque dans
Andrinople. En 1 198, Alexis Gui et Basile Vatatzës marchèrent contre eux avec des forces considérables; les Grecs furent encore battus ; Vatatzès périt ; son collègue prit la fuite. Désespéré de tant de revers , Isaac invoqua le secours du roi de Hongrie; et pour tenter un dernier effort il se mit lui-même à la tête des troupes, jurant de ne rentrer à Constantinople qu'après la défaite et la soumission des rebelles. Mais « la main de Dieu était encore levée sur Byzance ; la colère divine n'était pas encore apaisée. » L'empereur, infidèle à son serment, retourna vaincu dans sa capitale. Son frère, Alexis Comnène, lui fit crever les yeux et le détrôna (1195).
L'usurpateur voulut d'abord négocier un traité de paix. Mais on lui offrit des conditions si dures qu'il fut contraint de les rejeter. Il envoya contre Asan son gendre Isaac Sébastocrator. Celui-ci s'aventura dans cette expédition avec toute l'inexpérience de la jeunesse. Les Valaques et les Bulgares avaient envahi le territoire d'Ain phi polis. Sans s'informer de leur nombre, il se mit à leur poursuite. Ses troupes, épuisées par des marches forcées, tombèrent dans une erahuscade?etnepurentsoutenirl'assautderennemi gui les enveloppait de tous cêtés. Isaac tut fait prisonnier, et mourut peu de temps après sans avoir revu sa patrie.
En 1 196, Jean Asan mourut assassiné.
Pierre, son successeur, eut le même sort ; il périt sous la main d'un traître. Ivantcb engagea l'empereur à envoyer des troupes prendre possession de Tûrnova.
Alexis confia cette mission au protostator Manuel Camyzès ; mais les Grecs refusèrent de suivre leur général. « Où nous mène-t-on ? criaient-ils ; dans les montagnes? nos frères y sont morts; qu'y ferons-nous? » Il fallut renoncer à l'expédition. Ivantch ne profita pas de son crime. Jean, frère de Jean Asan et de Pierre, parvint à s'échapper de Constantinople ou il était resté longtemps comme otage. Les Bulgares et les Valaques le proclamèrent roi, et lui rendirent la couronne que ses frères avaient portée avec honneur.
Les cboisàdbs. Passage des croisés DANS LA YALllS PU DAJIUBB. —
Pendant que ces événements ^accomplis saient dans l'empirç grec, l'Occident,
L'UNIVERS
la voix de Pierre l'Ermite, se soulevait, dans les transports d'un saint délire, et se mettait en marche vers Jérusalem. La vallée du Danube fut une des trois routes suivies par les armées de la première croisade.
Tandis que Raymond de Saint-Gilles, avec ses Provençaux, traversait la Lombardie, rillyrie et la Dalmatie, et que les comtes de Biois et de Flandre prenaient le chemin de l'Italie et de la Pouille, Gottescbalk, avec ses Allemands, et Godefroy de Bouillon , à la tête des Lorrains et des Belges, suivirent le cours du Danube (1096). Les Roumains partirent en foule pour la guerre sainte; ils sont cités sous le nom de Daces parmi les dixneuf peuples qui prirent part à la délivrance du tombeau de Jésus-Christ. Les bandes indisciplinées de la deuxième croisade suivirent le chemin tracé par les compagnons de Pierre l'Ermite et de Godefroy de Bouillon (1147). Mais, cette lois, les chrétiens d'Occident trouvèrent dans la vallée du Danube, non plus des alliés, mais des ennemis. Ils dévastaient tout sur leur passage. Les Va laques se levèrent en armes contre ces pillards, et plus de cent mille croisés périrent, diton, sous leurs cours. Il est certain que Louis VII perdit le long du fleuve une grande partie de son armée. Beaucoup d'aventuriers, échappés au massacre, ne purent regagner leur patrie et se mêlèrent sans doute aux populations riveraines.
JKAfl Asaw H Romaioctqke;
lesValaques s'étaient emparés tance et de Varna. Rendant ai injure pour injure, il prit le titr maioctone, destructeur des I comme Basile s'était appelé B tone. Dans sa haine contre 0 nople, il prêta même l'oreille an tations du pape Innocent III, jj
EBlant aux Valaques leur orij enne, essaya de les ramener giron de l'Église latine. Un lég Bque vint le sacrer roi delà Mae de la Thessalie, des Bulgares et laques. Mais les espérances de h Rome furent bientôt déçues.
Traité par Baudouin comme a Jean se tourna du côté des Grec la ville d'Andrinople assiégée Latins, et, dans une bataille s fit prisonnier le nouvel empereu Après seize mois de captivité à ' Baudouin fut mis à mort. On I les jambes depuis le genou, les puis le coude, et l'on jeta soc mutilé dans un ravin pour sen ture aux oiseaux de proie, h une coupe avec son crâne.
Le roi des Valaques, encoo sa victoire sur les Latins, ne h pas un instant de repos; il « Macédoine , dévasta dans sa a rieuse Philippopolis, Héraclée, Trajanopolis, Claudiopolis, et dans la Bulgarie tout un peupl sonniers. Il menaçait Consfa
Îjuaud ta mort vint le surprer es murs de Thessatontq
», mités avec plot de
— ifèuiU Mentit la liberté, ni as rappelaient la cruauté fane, applaudirait a l'huai neveu* L'empereur Jean Aasna dee négociations; la fctieet scellée par le mariage tte d'Asan, avec un Combevécné de Tûrnova, sous- Hématie de Gonstantinople, 196 en patriarcat indépensée dee Grèce et des valais mit en péril l'empire latin impie. Jean Vatatxès et Jean aèrent ensemble contre Byéeétrèreut Jusqu'au» portes
n II, soutint leur; effort, et Asan mourut en
jouidlnd (1). Après sa mort, les Cumans delà Moldavie aidèrent Jean Asan m à renverser Frurila ; sous le règne du prince qu'ils avaient rétabli dans l'héritage paternel, ils conservèrent sans doute avec les Yalaques transdanubiens d'étroites relations d'amitié; il ne semble
1 la décadence du - bulgare. La dynastie Steigniten;i258: lanrépondé- 1 finit avec elle; et dès attre de la Bulgarie, at y a subsiste jusira"; elle s'y maintint sous la bulgare, et les Turcs mêmes s anéantie. On retrouve enumains sur la rive droite du •que dans la Macédoine et ace(l).
us des Roumains du nobd
ALAQUBS BT LES BULGARES OBIBIIS. PBBSBCUTIONS BE-
bn Transylvanie. — dit quels secours les Kou- ; Cumans de la Dacie prêtè- (7 aux libérateurs des Bul- Valaques. Alliés d'Asan et Is donnèrent le même appui naioctone; ils le suivirent unions en Thrace (1199), et ît point de part à la prise de t de Varna, c'est qu'une in- Russes en Bessarabie les 1 coup de courir à la défense pre territoire. Jean, roi des des Bulgares, possédait aussi >alova. 11 passe pour le fonville qui porte ce nom, formé Va/ ou Cral, roi; Jov ou ). Il y fit, dit-on, construire iésav qui existe encore au-
pas toutefois qu'ils aient soutenu Jean Asan dans ses guerres contre les Latins et contre les Grecs; on ne dit pas non plus que ce prince, malgré la communauté de race et de religion, ait protégé les Roumains orthodoxes de la Transylvanie contre le fanatisme de son beau-père André II. Un bref de Grégoire IX enjoignit au roi de Hongrie d'extirper de ses États tous les schismatiques, et l'inquisition se hâta de. mettre cet ordre à exécution (1284). Les bûchers, allumés de toutes parts , ne s'éteignirent que sous le règne de Bêla IV (1386). Les dominicains s'éloignèrent pour un temps; les Roumains respirèrent; mais un autre fléau était près de fondre sur eux. A peine ont cessé les persécutions religieuses que déjà commence l'invasion tartare.
Invasion des Tartabbs (1541). La
HoifGBlB BT LA TRANSYLVANIE DÉ- VASTÉES. — Gengiskhan était mort en 1236. Battou-Khan, son successeur, après avoir conquis la Russie , passa le Dniester et s'établit dans la haute Moldavie, au lieu où s'élève aujourd'hui la ville de Botos'han. Deux fois Kuthen, roi des Cumans, repoussa les envahisseurs.
Vaincu dans une troisième rencontre , il se retira dans les Carpathes. De là il envoya des députés au roi de Hongrie Bêla IV, et lui demanda des terres pour son peuple, Rengageant à reconnaître la suzeraineté des Hongrois et à embrasser la religion catholique. Bêla accueillit avec empressement ses propositions et donna aux Cumans le territoire qui, de leur nom, s'est appelé la grande Cumanie. Il exigea seulement que Kuthen restât en otage dans un bourg voisin de Pesth, pour garantir la fidélité de ses sujets. Les Cumans, qui avaient vu de près les Tartares, conseillèrent aux Hon-
(1) Pbotino, Histoire de ta Dacie, en grec moderne. 'lotopfo tqç «Aou Aoxfoc, xà vyv TpareOeaviac, Htaxta *«1 Mettmfac Vienne y x8iS,t. I, p. 181.
L'UNIVERS
grois de se mettre en défense et de prendre les précautions nécessaires contre des attaques prochaines et inévitables. Bêla IV écouta leurs avis ; il visita les frontières, fortifia les défilés, et y plaça des garnisons. Mais les magnats, endormis dans une trompeuse sécurité , ne s'associèrent pas à ses efforts; ils se repeutirent bientôt de leur imprudence.
Battou-Khan parut, précédé de quarante mille hommes, qui abattaient les forêts pour ouvrir un passage à l'armée tartare. Le 15 mars 1241, le khan arriva presque sous les murs de Pesth.
Les Hongrois l'attaquèrent ; ils furent battus. Un certain nombre de Cumans , prisonniers des Mongols, avaient été forcés de combattre dans leurs rangs. Ce fut pour les Hongrois un prétexte de rejeter sur Kutheu la honte de leur dé* faite ; ils l'accusèrent de complicité avec Battou-Khan et demandèrent qu'il fut puni de mort. Vainement Bêla voulut le défendre; une bande de furieux saccagea le bourg qu'il habitait ; le roi des Cumans fut égorgé avec tous ses serviteurs, et le peuple promena dans les rues leurs têtes sanglantes. A cette nouvelle, les Cumans se soulevèrent; ils massacrèrent plusieurs magnats de Hongrie et mirent le pays à feu et à sang. Pendant ce temps, les Mongols continuaient leurs dévastations; Bêla marcha contre eux avec une armée de cent mille hommes, et leur livra sur les bords de la Theiss une grande bataille; malgré le courage des
porter l'origine de la principal fachie. Radu Negru, Rodolph régnait sur la ville de» Fogan parurent les hordes tartares.
dérober aux fureurs de ces sair quérants, il franchit les Carpati s'établir au fond de la vallée * lungu. A la haine des Roumai doxes pour la domination hoi pour l'intolérance catholique s la terreur inspirée par les Mon foule d'émigrants suivirent Ro delà des monts (1241).
Sur le territoire qui descen nube entre l'Olto , le Melcove ret, vivaient des peuplades épe lées, sans liens sociaux, les n les autres nomades. Elles aet comme des frères les Roura; Transylvanie. Rodolphe, reo de la terre romaine (fera ron bâtit à Longchamp un ch&tez église qui subsistent encore, son portrait; il est vêtu d'un 1 brodé en or et en argent et tout orné d'une fourrure noin dème couvre sa tête. Il a le U les moustaches et les cheveux là son surnom.
Rodolphe le Noir releva de 1 nés Pitesci , l'ancienne Pinur resci , autrefois Thyanus, et I la Tour du Bourg. U fixa quek sa résidence dans les murs d'!
et y fonda, d'après les vœux de f un évêché catholique.
provinces Roumaines.
arrêté ce
oe gui
Bifin-
ieiaiaos, et leur faisons doi la terre de Se vérin, avec qui y tiennent, ainai ita d'Ivanein, et de à POlto. à l'exeondnebé du prince de eonfirmona aux Varna» ils l'ont poaaédé jusqu'à lovs voulons encore que leapias aoient tenus de prêter mra aux susdits frères; qu'ils i bien équipés pour la guerre, Stedrele pays et de repousmiitéades étrangers, et qu'en rèras aoient également tenus «aurir; le tout autant au'il Ue* 0e plus , nous gratinons grand maître des montai*Aidialie et de toute la Cui mêmes conditions que Seni encore du pays de des Valaques, a qui pour en jouir comme tisent.»
ire de Sévérin appartenait à i de Graiova. Celui-ci n'était or à aa laisser dépouiller par ne de l'Hôpital. H conclut ihe un traite d'alliance et reiieraineté.
àTION POLITIQUE ET 80-
ua Vàlachlb. — Les deux posèrent par les armes aux la de la Hongrie. Quand ils ussé l'ennemi commun, ils t pour organiser leurs États.
ils établirent ont régi les Va- 'àla fin du quinzième siècle; nnaît pas exactement ; mais s en ont indiqué l'esprit.
les Roumains étaient égaux, étaient tous soldats, divisés etifa ou masnavi, masnegi, esnadieri , mesnades , miles, cnmea; et en soldats retraii oo masterrani, masneni, »*négi, roos'neni et f erani ri, c'est-à-dire tenanciers mita.
terre appartenait à l'État :
a avait la dammia, la maala 9 était divisée en deux parts:
oui ou moa'neni, et celle ipremcnt dite ou de la com-
mune, lies mos'negi seuls avalent droit aux biena communaux. lia n'en étaient pas propriétaires, mais possesseurs. A la mort du titulaire, la famille n'héritait pas ; les biens retournaient à l'État.
« 8° Le duc était élu par la nation.
« 4° Las fils du souverain n'héritaient point des titres de leur père.
« 6° Toutes les charges étaient à la nomination du duc.
« 6° Un conseil de douze vieillards aidait le souverain de sa sagesse et de ses lumières.
« 7° L'assemblée du peuple était convoquée dans les moments difficiles.
« 8° Le pays était divisé en juridictions et la justice administrée par des jupans.
m 9° Tous les enfants avaient un droit égal à la succession de leur père ; mais les frères étaient tenus de se gêner s'il le fallait pour établir les sœurs selon leur rang.
« 10° La noblesse était personnelle et viagère.
« 11° Étaient nobles tout mos'nag et tout mos'nan.
« 12° Le prince portait le titre de chef suprême et de duc des Moldo- Valaques , c'est-à-dire des Roumains de la montagne et de la plaine.
« 13° Il n'y avait ni impôt ni taxe ; car il n'y avait encore ni conquérants ni vaincus, mais de simples contributions volontairement votées par les communes.
« 14° Le peuple ne payait que la dîme; elle était double : dîme à l'État, dîme à l'Église; les huit autres dixièmes étaient à lui; mais l'une et l'autre ne semblent avoir été daus l'origine qu'une offrande; celle de l'État, en effet, s'appelait dore (don) ; elle était en espèces et en nature ; celle de l'Église n'était qu'en nature et s'appelait daj Del ( don de Dieu). *
« Radu Negru règle ensuite les cérémonies du sacre , crée des charges auliques et donne des noms à tout. Les ministres s'appellent camarasH (chambellans), les secrétaires, grammatici, les aides, sluyeri, l'échanaon, pocularnick, le pitancier, pitar, l'armée, o$te, le soldat, ostas, tes généraux. capiteniAts hommes d'armes, armari, les hallebardiers, trabanCl, et ceux qui semblent Armer son état-major et ne pas le quitter
L'UNIVERS
d'un instant sont ses comis, éeuyers, compagnons ou comtes.
« Sans discuter, dit M. Vaillant, l'évidence de cette constitution, que la suite des faits nous prouvera et que nous retrouverons chez les Moldaves avec la seule différence de l'hérédité, je ferai remarquer que cette égalité des Roumains n'a rien qui puisse étonner; il y a si longtemps que les Servions l'ont acquise gu'ils semblent n'avoir jamais fait d'effort pour l'obtenir, et Ton sait fort bien que des peuples plus barbares qu'eux, ceux de la Russie par exemple, furent également libres jusqu'en 1666, et ne durent alors leur esclavage qu'à Ivan Vazilevitch. Il était juste d'ailleurs que les compagnons d'armes de Radu eussent leur part de sa conquête. Le pays , du reste, était encore peu peuple; ils pouvaient y devenir tous propriétaires sans être obligés de déposséder les peuplades qui s'y trouvaient et se poser au milieu d'elles en dominateurs (1). »
Relations de la Valachie avec la Hongrie. Victoires des Valaqubs. — Plusieurs circonstances facilitèrent l'accomplissement des entreprises de Rodolphe le Noir. La Hongrie fut pour lui une ennemie peu redoutable. En guerre avec la république de Venise ( 1 244), avec l'Autriche (de 1 248 à 1 253), elle avait encore à combattre lesTartares, qui , sous la conduite de Nogaï, menaçaient de franchir les montagnes (1261).
Le premier prince de Valachie mourut
des ennemis plus dangereux s rent sur les confins de la Vda taiént les Mongols. Étieoae contre eux avec le despote i Les Tartares se répandirent m la Bulgarie et dans la Thraee ( Pendant plusieurs années, grois avaient été en proie h T un parti puissant offrit la eo Charles-Robert, fils de Charh roi de Naples et prince de 1 française d'Anjou. Charles-Roi ronné en 1800, voulut gagner la conquête de
populaire par
il envahit le banat. Jean I*r h des députés : « Seigneur, dii « vous paierai sept mille mars « pour vos frais de guerre, et « vous tenez la ville je vous Y « neraiavecsonterritoire;niais, « rendez-moi votre amitié, si va « éviter les dangers qui tous m « si vous avancez, vous êtes — « Dites à Jean, répondit « qu'il n'est que le berger de m « et que je l'arracherai de son « « la barbe. »
Jean s'était préparé à la résisl son ordre, tous les habitants abandonné la plaine et s'étaient sur les hauteurs avec leurs trot leurs grains. Charles-Roberts'éj un pays désert et inconnu, à tr forets impraticables, et son a bientôt épuisée par la fatigue disette. Il prit le parti cTacci
PROVUICKS &OUMA1NES.
» de magnats et de chevaliers it dans cette • vallée de la
• Avec eux périrent les chapei roi, que Charles avait amenés chiper par leurs discours les ions commencées par ses armes.
• massacre vint le pillage : les \ de Fermée, le trésor du roi, les
en royaume furent la proie nqoeiirs. Quand ils eurent fini i. ces chiens furieux , canina m Pahchorum, comme les ap- Hongrois Turocs , cherchèrent «nu les morts ; et ils retrousee vêtements sur le cadavre rvitenr Adèle qui lui avait donné s pour faciliter sa fuite. Char- •rt, avec un petit nombre de r, échappa , comme par miramilieu de la mêlée ou plutôt de herie. Il ne renouvela point ses ses contre les Valaques.
hs successeurs de Jean Ier, iusgne de Mirce Ier, l'histoire de la i présente peu d'intérêt. Nous i i peine, pendant un demi-slè- Iqpee faits dignes de remarque, i les Tores, conduits par Solinétrèrent en Bulgarie, le voïvode envoya deux mille cavaliers au fes chrétiens (1S60). Cette petite m revint pas. Le temps approle Danube ne serait plus pour ïipautés une barrière suffisante uiibitiondesOttomans.Denys II 189) accueillit les juifs chassés [rie par Louis 1er. Cet acte d'huut en même temps une sage et ssure politique. Les juifs firent u le principal entrepôt de leur ce dans les provinces danubien- Valaques tirèrent moins de proablissement des frères Minorités, tolérance du voïvode permit de re une église pour la célébration catholique.