VLAD VII ET RODOLPHB PAR LB SULTAN. RELATION
Turcs. — Tandis que le voïvi conseillait aux Moldaves de i
(>ar une soumission volonl es terribles menaces de l'in que, l'asservissement des Val blait être déjà un fait accomj Après la mort de Vlad l'Efl Ottomans disposèrent en ma Valachie. Le sultan, enlevan saux le droit d'élection, noi
Sropre autorité Vlad VU, olphe HI, et se fit donner | ture la ville de Giurgevo. E 1484, Vlad VU fournit dei Bajazet II contre les Hodj qu'il tenta de faire défection posé et contraint de se réfui dialie. Bajazet mit en sa pJaw Rodolphe IV (1493).
Le premier soin du nouvi fut de se rendre à Constanti y prêter serment de fidélité De concert avec le pacha de!
il entreprit de reconquérir si groja le banat de Severin \ U
PROVINCES ROUMAINES
il reconnut la suzeraineté de * alla même à Pesth lui prêter i fidélité.
. Son Iw flubhcb. RiforuiUBia.— Rodolphe n'était iee guerrier, et cependant aei s, après sa mort , lui ont dénom de Grand. • Mirée Ier, a main, avait été le Romulus de 8; Rodolphe le Grand en fut •
ur de la réforme religieuse omplie sous son règne apparentier au patriarche Niphon.
de Constantinople , Niphon nprlsonné par Tordre de Batdolphe obtint sa grâce , l'emilacnie et lui donna de pleins our toutes les affaires ecelé-
l'au quinzième siècle, dit [alnitchano , les prêtres n'euseul prélat, qui avait sa rési- , cour d'Argessu et dont le nrituel s'étendait sur les Roui haute Valachie, de laTrande la Hongrie ; les archevêques le Ternova et de Silistrija dii habitants de la basse valala fin du quatorzième siècle, s papes essayèrent d'amener lins a l'union , le patriarche mma pour la principauté va- ; métropolitains , l'un à fiuoaortait le titre d'archevêque de , l'autre à Tirgoviste , lequel véque in partions d'Amasie, rat. Mais ces archevêques fullis avec beaucoup de défiance, les, en effet , imitèrent les Mol- , après le concile de Florence , avoyé leur métropolitain , i lettres cyrilliennes et rejeté ires latins, dont ils s'étaient
K 'alors. Ce fut toute une réus les papiers, tous les roaarent brûles, de sorte qu'il Mird'hui peu de sources bistotes en latin avant cette époque, tvint alors plus difficile que jancsse cessa d'être célébrée en i langue roumaine , elle le fut , la plupart des livres furent s dans cette langue, que ni le les prêtres ne comprenaient, riomphe de l'ignorance et du
fanatisme. Les Roumains en étaient venus à considérer l'interruption de leurs quatre grands carêmes comme un plus grand péché que l'assassinat. La pfupart d'entre eux ne connaissaient du culte ou des dogmes de leur église que de gospodi gosnitui ( en slavon seigneur, ayez pitié de nous ) , le signe mécanique de la croix et la génuflexion. Les prêtres, qui égalaient le peuple en ignorance et en rudesse , servaient Dieu sans dévotion , sans dignité et sans décence; à vrai dire, ils n'avaient pas d'autre Dieu que leur ventre (1). » Tel était l'état religieux de la Valachie lorsque Niphon commença ses réformes.
Rodolphe , d'après ses conseils , érigea deux nouveaux évéchés, ceux de Ri m nicu et de Buzeu. Le métropolitain était le chef suprême; mais il dirigeait particulièrement le clergé des neuf districts de la grande Valachie ; l'évéque de Buzeu gouvernait les trois autres districts , et celui de Rimnicu le banat de Craïova (2).
Institutions politiques. Organisation de lamoblesse. — L'influence du patriarche grec ne se borna point aux affaires ecclésiastiques. Niphon ne fut pas étranger aux changements que Rodolphe apporta daus l'administration de la Valachie. Le peuple fut divisé en deux grandes sections , la ville et la campagne. Les paysans cessèrent d'être levés en masse pour le service militaire ; mais « tout soldat continua de pouvoir devenir mos'nagu ( mesnade ) , et tout mos'nagu est noble. » Tous les emplois de cour, les hauts grades de l'administration et de l'armée furent convertis en titres nobiliaires. La noblesse se partagea en trois classes.
La première a le privilège de porter la barbe et joint au titre de sa charge celui de grand; la seconde n'a aue le titre de grand , et point de barbe ; fa troisième porte simplement le titre de sa charge. La plupart de ces charges sont empruntées au cérémonial du Bas-Empire. On distingue :
1° Le bano, marquis ou gouverneur du banat de Craïova;
(i)T.I,p. ii*.
(a) Mém. du général de Bawr, p. 4?>
L'UMVËRS.
2° Le vomie, chambellan ou ministre de l'intérieur ;
3° Le fogotàéfe, docteur ou ministre de la justice;
4° Le spathar, porte-glaive ou ministre de la guerre;
5° Le vestiar, officier de la garderobe ou trésorier ;
6° Le postelnic, maître de poste, ou garde des sceaux et secrétaire des commandements;
7" Vaga, chef de la police générale du pays ;
8° Le camaras, camérier ;
9" Le paharnic, échanson ;
10° Le comis, écuyer ;
11° Le serdar^ général d'infanterie de trois districts, c'est-à-dire de trois mille hommes;
12° Vannas, chef de l'artillerie, inspecteur des troupes;
13° Le clucar ou clucer, valet de chambre ou intendant militaire;
14° Le stolnic, pourvoyeur ou maître d'hôtel, intendant des vivres;
1" Le caminar, inspecteur des feux, des cheminées ;
16° Le pitar, pannetier ou pitancier, inspecteur des vivres ;
17* Le satrar ou corturar, gardien de la tente, maréchal de camp ;
18° Le portar, portier ou huissier.
« Les six premiers, dit fauteur de la Homanie, forment le conseil des ministres; tous ensemble, ils forment le conseil d'État, auquel sont appelées les
mériter, ce dernier, qu'il i portar ou d'un bano, rentre al la classe des neamuri (geni di il reste de race; mais, son pèn été que fils de boïer sans l'ai»
été lui-même, il n'est plus noble on le voit, cette noblesse éqirivai à des décorations d'ordre de d qu'aux titres de baron, de eau et par cela même elle cotiser temps encore l'avantage iinma citer l'émulation et d'entreteni triotisme et la dignité nationale en l'instituant, Radu IV ne i pas qu'elle se changera bientd poison subtil que verseront i bords à leurs créatures les ai jaloux d'arriver au trône, et mt core q ue, pour satisfaire toutes le passions, les Phanariotes la pi ront en l'étendant à l'infini, et q s'en faire un moyen de fortin niables à ces charlatans qui sur la place publique les en* leurs spécifiques, ils y attaeb préjugé qui n'existe pas jusqi Cependant le mal est fait, et <J tenu» il existe en Roumanie d< et des clacasi, c'est-à-dire des i des serfs (1). •
Simplicité dis mobubs b manie. dévbloppbmbit. d mbbgb. — Au temps de R< l'égalité était du moins respeel les habitudes sociales; le noble, ehand , le laboureur vivaient
PBOVimSB ROUMAINES.
saotoissntàUVaiacfaJo la laine, ha esta, qu'elle pos- Lé principal trafic
dam la Roa-
« j"w« - le régne de Ro* ■être élefée à un ccr-
ridé prospérité matérielle ; an la tyranniede yiad le Diable, (ht ainéUoratioo dans Pordre reUgfeor suffit pour assurera maniée* réparateur la reeonaa du peuple ; et les Yalaques sa grand homme dans le prince r aaauih «n peu d'ordre et de Ses réformes intérieures loi fiât pardoooer ses tergiversa- Hmesses en?ers l'étranger.
MMpbe ne trouva-t-il parmi ses ffun ennemi; ce fat précisé- I créature, son confident, son s, le patriarche Niphon.
DU YOÎVODE ET DU PA- IE. MoiT ns Rodolphe IV
— Un boyard moldave , chassé ans le Grand, s'était retiré en B> Rodolphe le prit en si grande nTU loi donna sa soeur pour Xe proscrit était déjà marié; 1ère femme porta plainte au pa- ; aussitôt niphon exigea du i divorce de sa sœur. Sur le relodoiphe, il jura de punir cette 1 de la foi conjugale. Un diman- BMMnent où les deux époux unis
volonté du prince entraient
Ïise métropolitaine, il les' fexi en présence de tous les fidè- Mphe, irrité d'un tel scandale, le son siège ce prêtre fougueux lit de lui donner asile. Niphon asJs , avant de passer le Danube retirer au mont Athos , il lança m Valague de furieuses impre- La famine survint, comme pour ses menaces. Le peuple se crut r la main divine, et la discorde itie les nobles .qui soutenaient de, et les prêtres, qui amens paysans frappés de terreur.
ï de Niphon, que le clergé mit des saints, faillit être le signal m civile. Rodolphe n'était pas I fort; sa raison, ébranlée par ele dea maux que sa faute pré-
rotoces Roumaines.)
tendue semblait avoir attirés sur la ValaeUe, ne pot résister à de trop fortes secousses. Atteint d'une maladie mortelle, il s'imagina qu'il était maudit, et expira dans des tourments affreux, « après quinse ans d'un règne sagement employé au développement des premières institutions de son pays (1608). »