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CHAPITRE VI

LA VALACHIB SOUS MICHEL LB BRAVB.

RÉVOLTB DB MlCHBL , SON AVBNB-

mbnt. — Pour délivrer la Roumanie , il fallait un grand homme; Michel le Brave se mit à la tête des Valaqoes.

Michel, fila du voïvode Pierre, était ban de Crafota. 11 donna le signal de

L'UNIVERS

l'insurrection contre Alexandre et contre les Turcs. Surpris par les émissaires du tyran et conduit h Tirgoviste, il allait expier par un supplice glorieux son dévouement à la patrie roumaine ; mais au moment de le frapper le bourreau , comme fasciné par son regard , laissa tomber sa hache ; à cette vue , la foule fit retentir l'air de ses cris de joie; Alexandre crut entendre un ordre du ciel ; il pardonna.

Michel, sauvé de la mort, se retira

Erudemment à Constantinople. Il n'oulia pas dans cet asile les maux de la Valachie et son généreux dessein de la délivrer ; seulement il changea de tactique* et, renonçant à l'espoir de renverser le voïvode par une révolte nationale, il employa, pour arriver à son but, les ressources plus sûres de la ruse et de l'intrigue. Soutenu par l'amitié de l'ambassadeur anglais Edouard Burton et du grand vizir Sinan pacha, il lit déposer Alexandre et obtint sa place ; quelques semaines après il entra dans la principauté à la tête de deux mille spahis et sous les auspices de cette puissance ottomane dont il devait être un ennemi si acharné et si redoutable (1592). Ligue contre les Turcs. Massacres DB BUCARE8TET DE JaSSI (1594).

— Il commença par entamer des négociations secrètes avec Sigismond Bathory, prince de Transylvanie; elles aboutirent à un traité d'alliance, auquel accédèrent bientôt Aaron , voïvode des Moldaves, et ftoJolithf II ,

reçu des reuforts, t'en] empa par une marche audacieuse ta forteresse de Silistrie (159î

Traite* de Carlsburo Sur ces entrefaites mourut Amurath III. Mahomet m, cesseur, mit sur pied une cent quatre-vingt mille hoaua forma les principautés en ; donna la Moldavie à Djaate chie à Saturdii-Mohammed, e vizir reçut Tordre de mettn pachas en possession de tau

nements. Contre cet i dable la résistance semblait ble; Michel, qui n'avait poini à attendre de la part des Tun ses dernières espérances vers i Bathorv; et, pour s'assurer i tion , il signa le traité de Cari mai 1595). Ce traité établit première fois les prétentions d grie sur les principautés m ques. En vertu de cet acte de les ducs de ces provinces ne que des lieutenants du prince et lui doivent foi et hommage lui qu'ils reçoivent les insigne mandement", l'étendard, La n sabre; ils ont bien encore I se choisir, avec le consenti prince d'Ardialie, un conseil boyards; mais ifs perdent destitution, réservé a Sîgjaa Moldo-Valaques, privés de semblées publiques, enverr ]i*pules a la diète île Transyl'

I et de ses héritiers te

j de notre État transalpin, etftal. • Le prioee de Trann appelé par Michel et par « Le séréniasirae Sigismond, m de Dieu, prince de Tranla Moldavie, de Vatachie et wMn romain, seigneur de Érties du royaume de Honte des SsrieJes, etc.. notre onferain. » La formule Par b Dieu est expressément inet à ses soeeessenrs.

défendu d'appeler d'où il datera ses or-

£de sceller ses ordres ou seeau de l'État, lequel Eles mains du prince de Les fonctionnaires relèide Sigismond; aucun Grec rwcevolrde charge publique.

l' toutes ees conditions, Sitatfaorr s'engage à secourir

I lui fournir contre tous ses • canons, de l'argent et des

hé de Carlsburg, dit M. Koi, était extrêmement désaen effet, le prince de Valait tous ses droits de souvenait plus le droit de déposer es, de faire des dotations, t dernière instance; les emtaient plus sous sa dépendait plutôt un général trani le souverain d'un État indé- !e traité cependant, quelque l'il fût pour Michel , lui était île pour pouvoir continuer rtKre les Turcs (i). » Le voï- . serment de fidélité, en ateeashm favorable de rentrer ni de ses droits.

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