‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 187 sur 218 · FBBSENTS PAYES PAR LA PBJÏI4 DE MOLDAVIE · texte numérisé non relu

FBBSENTS PAYES PAR LA PBJÏI4 DE MOLDAVIE

Du tribut

Du Baïram

Au résident du khan tartare.

Présents secrets à Constant» -

, impie - » . * . »

(i) La piastre valait aiun a fr, 5

PROVINCE» BOUMAINES.

le l'argent en irince avant soi aie*

, vifcir.

S de Khotin

■us pa-

veuves des [iii ont servi le pays.

3 de Jassi à Voccai Baïram et du Ra-

llm arrivée et à P*

w m Constant!-

eriers'do Gonstenti-

nrisn de la prind-

très de poste et pos-

ée Vienne et de Po-

e*Lra ordinaires à

itinople. .

extraordinaires en

trançers - —

\ ire du secrétaire grec .

are du secrétaire turc.

quevsdu prince...

i du pelaif et nourri-

l la garde

mtdesgensdu prince.

de la servitude

' de 200 hommes et

i du hetman

ions de Pâques et de

t matira d'école. . .

; ans veuves et aux

lain du prince

t baptêmes et mariaquels assiste le prince

nncesse . . .

» la vigne de la cour, bougie de cfaaneeUe-

s an service do prince

Maréchaussée nationale*

Ans troupes étrangères.

Musique turque, y compris 300 soldats seïméns et leurs

Habillement de la princesse. .

Huile et encre pour la tombe

des princes- 6,000

Fête du prince 8,000

Aumônes delà princesse 6,600

Total.. 1,163,367

« On le voit, dit avec raison M. Vaillant , l'argent du pays s'en allait en cadeaux : Grecs et Turcs en avaient leur part, et tandis que le paysan roumain n'avait ni vêtement, ni lit, ni ustensiles de ménage, tandis qu'il couchait sur la glaise ou sur des nattes de jonc , ses spoliateurs étaient couverts de soie, d or et d'hermine.*

Les Phanariotes ne se bornèrent pas à ruiner la Roumanie par leurs exactions; ils détruisirent toutes les libertés publiques.

Les assemblées nationales furent entièrement abolies. De tempe en temps les princes appelaient auprès d'eux les boyards et quelques marchands notables; mais ce conseil n'était point convoqué pour délibérer; il devait écouter Tordre du voïvode, obéir et se taire.

« Lesboyards, dit Thornton, qui composent le divan et prennent arrogamment le rang et les honneurs de la noblesse héréditaire , ne sont en réalité que des propriétaires opulents et d'impitoyables collecteurs dimpâts*Laplupart des nobles moldaves et va laques doivent leur titre aux hospodars phanariotes \ car ces Êtres éphémères, ces oui* brespassa^êres de royauté peuvent d'un souffle conférer une dignité permanente, et T homme auquel ils ont donné un emploi conserve, même après en avoir été privé, le titre, les honneurs- et même les privilèges de la noblesse. La puissance collective des nobles , considérés comme un corps représenté par le Divan au grand conseil, est spécieuse et illusoire. Le Divan intervient en. apparenee dans la direction des aftaires publiques; mais il ne possède aucune autorité mile, car dans le fait tout est conduit par le priaee et par ses «fois-

L'UNIVERS

très, ta Divan est plus spécialement autorisé à surveiller et contrôler les recettes et dépenses du trésor public , et la signature de ses membres est nécessaire pour donner de l'authenticité aux comptes annuels. Cette signature n'est cependant qu'une pure formalité, oui n'a d'autre objet que d'empêcher les boyards de faire à la Porte des représentations contre le gouvernement du prince. En effet elle annulle virtuellement toute accusation de leur part tendant à charger le prince d'avoir op-

Srimé le pays par des taxes indues ou 'avoir levé des contributions sans leur participation.

« Les Grecs qui se partagent les magistratures et les emplois honorables et lucratifs sont tons déplacés quand leur patron est déposé, et ils sont obligés de quitter la province, à moins qu'ils n'obtiennent, pour y rester, le consentement de son successeur. Dans ce cas, ils s'engagent par un serment solennel à ne prendre aucune part et à n'apporter aucun obstacle aux opérations de son gouvernement, à ne former aucun complot ni aucune intrigue contre sa personne et contre son autorité. S'ils ont épousé des femmes du pays, s'ils possèdent des terres, et si pendant trois règnes consécutifs ils ont tenu une conduite paisible et régulière , ils sont réputés avoir acquis la naturalisation et un rang parmi les boyards ou la noblesse. 1-ês nobles , ainsi que le clergé régulier, sont exempts, sauf les de-

corrompent par une sanrttté al une vile complaisance pour to caprices. Formés par de teb teurs, ils passent dans un r et d'hypocrisie, sans i juste pour régler leur aucun projet généreux et wm timent honorable.

« Ils adoptent indistinctement vices des Grecs sans saisir len ou sans les voiler avec cette de que les Grecs n'ont pas eneon tout à fait. Ils confondent ce « la débauche, est le comble de I dation avec ce qui est le plus 1m de la civilisation ; et dans la tion grossière des mœurs de !

ils se plongent dans toute espèo et se livrent avec frénésie à la déréglée du jeu. Comme les I et les Polonais, les boyards ont héréditaire pour les habits maf et les équipages brillants. Ils ai bals et les fêtes; mais leurs am sont grossières et tumultueuse!

tables sont ouvertes à toutes sonnes de leur connaissance; n sont servies sans goût. 11 tau fendu, dans les villes, de for liaisons intimes et même de rr les étrangers.

« Les Grecs ont adopté un I

Su'asiatique; ils dorment ap îner sur des sofas, tandis qi mestique les évente pour cni mouches el rafraîchir raîr <juTi rent. Us exigent de ceuï qui s

PROYlftCfiS AdUMAlNES.

étles gns riches sont lâches et

.devant leurs supérieurs, int fiers avec leurs infët leur fait tout foire. Ils w s, cabaleurs, sangsues imites du peuple, oppresseurs des *J*vèras en? en leurs sujets et M* leurs maisons. »

Lnpyràui que la noblesse, le fil augmenter son pouvoir sous mmondesPhanariotcs. Pendant Mtièmc siècle, il avait été soumis K n en fut exempté en 1 71 5 par I.Cautaeuzène. ïlicolas Maure* > supprima ce privilège. Con- Npniocordato le rétablit; mais il Buratres et aux moines le pré- 16 B. voïvode avait eoutume den mk fîtes de Pâques. Michel sa, par croc politique différente, Ntié las monastères payassent le Mix termes et les prêtres en T(fM*rl; il érigea même le po- ; avènement) et Vadjuto- ScariateGhica, en 1706, des prêtres, pour troisî montèrent à 95,858 piastres, *ixza et le poclona à 27,045.

«re Ghica fit faire le t du clergé et taxa chaque à quatre piastres par année. En t tnbut des monastères montait à bttatres; quatre ans après il fut M plus de moitié f gtt l'influence du clergé ortho- • catholiques, les protestants, les «lissaient de la liberté de conét de culte. Toutes les religions publiquement pratiquées à Buexcepté la religion musulmane.

tares, dit Sulzer, et qui peut le is admirer leur tolérance et leur tkm? les Turcs, maîtres de ce tout si fidèles à leur parole et à ornasse qu'ils préfèrent adresser liée leurs prières à Dieu plutôt offenser la liberté exclusive du mordée à la Valachie, par la «non d'une seule mosquée (5). »

en-état était divisé en plusieurs v ou corporations, dont chacune m propre staroste. Cétaient :

ipp.II, p, a34.

1° Les fteamurt^ 1 ciens nobles de la première et de la seconde classe;

2° Les maziH, descendants des nobles de la troisième classe;

8° Les togothétes de la Vestiairie*

4° Les iogothétes du Divan ;

5° Les anciens capitaines de mille, qui, après la réforme de Maurocordato, n'étaient plus que chefs des slugitori ;

0° La corporation des marchand* de Bucarest;

7° La arande compagnie des mar* chauds de Craiova ;

8° La petite compagnie des marchands de Craiova;

9° La corporation des marchand» de SUisfrU;

10° Les marchands de Cronstadt;

11° Les Arméniens;

15° Les Juifs.

Le tiers-état faisait tout le commerce de la Roumanie. Les négociants valaques fréquentaient les foires de Leipzig , de Dantzig et de Vienne ; les Grecs et les Arméniens, qui s'occupaient spécialement du commerce du Levant, allaient s'approvisionner à Andrinople , à Constantinople, à Smyrne et à Brousse.Giurgevo et Galatz étaient les principales échelles de la Valachie.

Les produit? importés étaient principalement les draps de Pologne et de Leipzig, les camelots de France , les étoffes de Scio, de Venise, de Brousse et de Lyon , les fourrures de Russie, les teintures, les épiceries, etc. En échange, la Roumanie exportait les trésors inépuisables de son sol ; le blé. l'orge, le seigle, le maïs étaient exclusivement réservés pour l'approvisionnement de Constantinople(l).

La bourgeoisie fit des progrès considérables pendant le dix-huitième siècle grâce au luxe des Phanariotes et des boyards. Quant aux paysans, leur condition fut profondément modifiée par la fameuse réforme de Constantin Maurocordato.

RÉFOBME DB CONSTANTIN MAUBO-

cobdato. — Cette réforme, publiée en 1740, comprend douze articles.

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