‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 190 sur 218 · ION DB LA BUKOVINB. NOU · texte numérisé non relu

ION DB LA BUKOVINB. NOU

raoeaÈs db la Russie. Tbai- Iassi bt db Bucarest. — kene convoitait la Bukovine : par onventions successives (7 mai S mai 1776, 35 février 1777 ), rbérèae se lit céder cette proelle acquit deux cent cinquanteles ou villages, et entre autres

Cxerooviti. Seret et Suàava, ;

capitale de la Moldavie. Grégoire Ghica protesta hautement contre cette spoliation et dénia au sultan le droit d'aliéner les terres de ses vassaux. Ses plaintes irritèrent le divan. Un canidii-bachi, " de l'a

envoyé à Iassi avec ordre mort ou vif, l'attira dans un guet-anens, et lui fit trancher la tête par des janissaires (1777). Son beau-frere Constantin Mouroualui succéda. En Valachie, le Ragusain Nicolas Caradja remplaça if ypsilantis (1778).

A peine nommé, cet autre chef d'une nouvelle dynastie fiscale se voit assiégé dans sa maison du Phanar par tout ce que Constantinople a d'usuriers, de regrattiers, de marchands des rues, Grecs, Turcs, Arméniens et Juifs. « Son Illustre Grandeur a-t-elle besoin des économies de son esclave? dit le juif ; elles sont à lui, et son esclave ne lui demande que le fermage du tabac ou du ramonage. • — « Notre Très-haut Seigneur, dit le regrattier, voudra bien accepter de son humble compatriote, son indigne serviteur, ces limons et ces olives de Smyrne, ce caviar de Thessalie, et ces savons de Stamboul. » — « J'ai des châles magnifiques qui ceindraient à merveille la taille et la tête démon gracieux maître, dit un jeune Arménien. » « Caradja efendum , dit en fronçant le sourcil un Turc honteux de courtiser un ghiaour, j'ai du tabac d'Andrinople, des jasmins de Perse, des bouquins d'ambre, tels que tu les pouvais rêver à dix-huit ans ; je veux être ton fournisseur et je te traiterai en frère. » Caradja accepte tout, argent des Juifs, offrandes des regrattiers, châles de l'Arménien, pipes et tabac del'Osmanli, compose de ces gens son cortège, distribue leurs cadeaux à ses protecteurs, et, comme il ne lui reste rien pour son voyage , écrit à Bucarest de lui envoyer le montant de la capitation de l'année courante, en reçoit la moitié et se met en route (1 ) » . A Caradja succéda Michel Soutzo (1783). Sous son règne, la Roumanie obtint de la Porte quelques nouvelles concessions. En 1779, par l'article 7 de la convention explicative du traité

L'UNIVERS

de Kaïnardji, la Turquie avait renouvelé ses engagements envers les deux principautés. De son coté, la cour de Russie avait promis de n'employer le droit d'intercession réservé à son ministre que pour la conservation invio:

lable des conditions stipulées par l'article 16 du traité. En 1781, une nouvelle convention donna à la Russie le droit d'envoyer à Iassi et à Bucarest des consuls généraux censeurs de la conduite des princes. La Porte ne se soumit pas sans résistance à cette exigence de Catherine II ; elle craignait avec raison que la résidence des consuls russes dans la Roumanie ne donnât lieu à des intrigues et à des factions ; mais, d'après les conseils de la France, elle céda pour éviter le péril d'une lutte Inégale. Les consuls de Bucarest et d'Iassi reçurent un taln{\) proportionné à leur rang. Ce taïn était payé en scittelnici, c'est-à-dire en hommes de divers états, bouchers, boulangers, porteurs d'eau, ta-

Ï lissiers, carrossiers, etc., qui devaient ôurnir aux agents russes la viande, le pain, les meubles, etc., ou en podiisnici, c'est-à-dire en paysans qui approvisionnaient le consulat de grains, de foins, de volaille et de beurre. Derrière le consul marchaient douze janissaires armés ; devant sa voiture couraient la nuit deux porte-torches à cheval. Ces prétendus censeurs des princes n'empêchèrent pas les exactions de Mourousi en Moldavie; mais, en 1783, le charge d'affaires russe à Constautino-

Pour donation aux baïrams (1),

en argent ou effets !

Pour donation de l'Étrier. . . a

Total pour la Valachie 1!

Sur la Moldavie :

Pour donations aux baïrams,

en argent ou effets i

Pour donation de rÊtriar. • . î

Total pour la Moldavie,^

Total pour les deux provinces, 24 « III. L'on ne prendra rien au ces pour les continuer dans le»

ces ; et, à moins qu'ils n'aient a un délit bien constaté , ils ne po être déposés.

« IV. L'on ne pourra demand revenus et présents d'usage, aux \ nouvellement en place un seul p plus que par le passé; on ne poun plus prendre ces revenus oupréseï lesraïas). Ils seront fournis sun revient d'ordinaire aux princes en sur les salines, les fermes à ni nuel, les douanes et sur les ] d'autres droits semblables. »

Cet acte semblait présager un règne à Michel Soutzo. Trois s cependant ne s'étaient pas écoula déjà ce prince était déposé par la sans qu il eût mérite sa disgrâc aucun délit, sans que la Russie in ddt en sa faveur et songeât à ra] le sultan au respect de la parole , Soutzo fut renversé par les intrigj Nicolas Mavroyeni, drogman de 1

PROVINCES ROUMAINES

nr ta téta de Potemkin ; et toute or, ivre d'orgueil et d'ambition, rtit déjà transportée des bords le la Neva sur les rivages magnilu Bosphore (1).

irquie subit pendant cette guerre ecj multipliés. Mavroyeni n'en as moins fidèle à la cause du Il appela les boyards aux armes; i voix ne fut pas entendue.

rds, leur dit-il, voici l'ennemi ; êtes las de vous laisser envahir, les et achevai! » Les nobles va* l'excusèrent. Le voïvode, pour îoigner son mépris, fit venir de- ( son cheval de parade, le reun caftan brodé d'or, le déward et lui donna le titre de fncier. Cet affront ne réveilla sur courage.

h II ayant déclaré son alliance therine, les Autrichiens îneuai Valachie pendant que les Rusaient en Moldavie. Pour cornes Impériaux, Mavroyeni leva lée de Bulgares et d'Albanais ; >rta quelques avantages ; mais, irgent pour solder ses troupes, ntraint de se retirer en Bulgaî confier la défense de la prink son lieutenant Démétrius te. Après son départ , les Autrintrèrent à Bucarest, et le prince -Cobourg y établit un gouverprovisoire , composé des prin- M>yards (1789). vainement Marevint avec une armée de Bulde Serbes ; il fut battu à Kalafat de repasser le Danube (1790).

ériaux occupèrent toute la Valai Russes, maîtres de la Moldavie, îrent d'Ismaïl et s'avancèrent Balkans. Constantinople croyait \ voir à ses portes. Ileureuseingleterre et la Prusse intervin- Rn pour arrêter leur marche, îhe elle-même, effrayée de Pam- 9 ses alliés , conclut la paix à 4 août 1791); et la Russie céda de l'Europe en signant le traité le 9 janvier 1792. L'Autriche irraée dans la possession de la e , et restitua la Valachie ; mais Mavroyeni n'était plus : en ré-

jgrèê de la puùuuice nus*, p. a8o.

compense de ses services, il avait reçu du grand vizir un arrêt de mort. La Russie conserva la Grimée, l'île de Ta man, une partie du Kouban et de la Bessarabie, la ville d'Oczakow et les pays enclavés entre le Bog et le Dniester ; ce dernier fleuve devint la limite de deux empires. La Moldavie fut restituée à la Porte, sans que la Russie stipulât en sa faveur aucune condition particulière autre que celles déjà sti-

Sulées dans le traite de Kaînardji et ans la convention explicative. Si les Roumains avaient d'abord montré quelque sympathie pour les Autrichiens et pour les Russes, ils durent voir sans regret le départ de ces prétendus protecteurs, qui avaient achevé la ruine des principautés et n'avaient rien fait pour les affranchir. Loin de rendre aux Moldo-Valaques leur indépendance nationale, la paix d'iassi ne les délivra pas même du gouvernement des Phanariotes et ne leur rendit point le droit de se choisir des chefs indigènes ; ils restèrent sujets de la Porte, dont ils n'auraient dû être que les vassaux.

Depuis le traite d'Iassi la Russie n'avait plus besoin de faire à la Porte une guerre ouverte. Elle dominait aussi tranquillement à Constantinople que si elle en eilt déjà fait la conquête. Le droit fatal de protection qu'elle s'attribuait sur les habitants grecs des provinces ottomanes avait pris, par les intrigues et l'audace de ses agents, une extension illimitée. Dès l'origine le cabinet de Pétersbourç avait apprécié l'importance de cette stipulation. Un article du traité de 1792 portait que le sultan payerait à la Russie les frais de la guerre et indemniserait en outre les sujets russes des pertes et dommages qu'ils auraient éprouvés par l'arrestation ou confiscation de leurs biens, navires ou marchandises. Cependant le comte Redbrosko, président du conseil des plénipotentiaires, s'étant présenté en pleiue assemblée à réchange des ratifications, déclara, au nom et de la part de sa souveraine, que Sa Majesté Impériale, pour donner une preuve manifeste de son désintéressement et de la générosité de ses sentiments à l'égard e la Sublime Porta, renonçait au payement stipulé des frais delà guerre. Mail

I/UWJVEftS,

en même temps le ministre russe a Coustan tino pie et I es co us u 1 s e u Valachie , en Gréce> en Morée, a Smyrne et dans toutes les Échelles avaient eu ordre d'exiger avec instance et exigeaient en effet la restitution des biens confisqués et les indemnités des frais et dommages qu'il plaisait aux protégés de la Russie de réclamer.

Les derniers traités de commerce et d'alliance conclus entre la Porte et la Russie avaient ouvert en tout temps le Bosphore aux vaisseaux russes; ce n'était pas sans raison oue le prince Repnio, pendant son ambassade à Coustantinople, menaçait hautement le reisefendi de faire arriver dans trois mois Jes Russes à la portée du serai! ; leur pavillon, flottant jusque sous le kius* que du Grand Seigneur, appelait sous ta protection russe tous Jes chrétiens disposés a changer de maîtres* « Depuis cette alliance funeste , l'esprit et la marche des agents russes eu Turquie, à commencer de l'ambassadeur résident à Coustantinople jusqu'au dernier viceconsul dans la plus petite île de l'Archipel, ont été uniformes et invariables ; sauf le plus ou moins de rigueur ou de niod éra t io n h d e poli tesse nu d e g rossièretér ce qui tient au caractère personnel des individus , ils ont tous eu pour objet unique d'humilier ta Porte Ottomane aux yeux de ses propres sujets dans toutes les circonstances, de les détacher de son empire et de les unir à la puissance russe par les liens de lin

faire arrêter im Français par ses a^taii dans les rues 4'lassi, et non- oulémas refuser de Le rendre aux réclamais les plus pressantes du prince, maé fan conduire sous escorte russe, atn (m de la priori pauré » ce prisonnier fria pleine paix dans Jes États d'unepuimt amie. Des humiliations et des venta* de ce genre tendaient à dégrader b* tôt la dignité de la Forte Otto ma nr tt fondaient dans la capitale même m autorité étrangère- Tous les jour ta agents russes, pour rendre l'intlueDCfè leur cour plus active et plus fatfflè, multipliaient ces patentes qui accord*»* non -seule ment aux Grecs, mais a M sujet natif de la Turquie qui les Iwr fc mandait une protection spéciale (limitée (I). 1 jes privilèges dont jouissais* ces protégés dans leur pays natal, mtoiIb veux de leur souverain T aux dépensa reste de leurs compatriotes, eirittxtf les musulmans même à se mettra «■ la dépendance de la Russie; de sortunrtr sans la crainte dune révolution ifitt ou sans les considérations qui retenais* les Turcs â leur famille, à leur relipûft,! leur patrie, la Turquie d'Europe n ami* bientôt été peuplée que de sujets de h wsie. Ainsi la Turquie, cernée de Ml parts au dehors par des armées, oecttp au dedans par des proconsuls moscovites était réellement nans la situation oiib Pologne s'était trouvée quelques ana« auparavant. C'était aussi en vertu <to pacte d'alliance; c'était même apresi** subi la protection et sur la foi des rato*'

PROVINCES ROUMAINES

dH-il, a été i, le prince Potemkin 'eu Ica habitants avec une douceur et les exempta de toute espèce ta: de sorte que ce De fut qu'avec i la répugnance qu'ils retournéms l'autorité des Turcs. (Test bi une bien légère source de itiau que d'être gou?ernés par ■sm de leur religion ; car la pôles voïvodes, si ce n'est leur insu, les rend aussi avides que esemwmémes. Le mépris, les huma auxquels les Moldaves de tous p sont journellement exposés de ; dea Turcs ne peuvent que pa- ■supportables à une race d'homfetureUement fiers et qui n'aspil'a la liberté et l'indépendance, saxdase soumettent surtout avec au de peine à ces vexations, parce , Russes les traitent sur le pied é et leur accordent beaucoup de (ration; lorsqu'ils émigrent, ils lime admis en Russie dans les I civils et militaires (l). » Ce tésje n'est pas entièrement d'acte celui de Thornton. Parlant latent russe sur les principautés oaa : « H faut avouer, dit ce derivain, qu'un tel état de choses n'a uéà l'avantage ni des princes euple. La Porte est insultée par îles ostensibles posées à son S souveraine; mais elle n'est freinte dans les moyens d'oples habitants. C'est en vain (tiendrait un bienfait de la méd'une puissance étrangère entre noe et ses sujets, et Ton peut l'il est jamais entré dans les vues inet russe d'améliorer la condis habitants de la Moldavie et alachie; car il n'y a pasd'exems les consuls russes aient fait a leur influence pour alléger les icesdu peuple, s opposer et met- •ein à la tyrannie des Phanariotes, ner quelque plan pour le bienmanent des infortunés Moldon (1.) .

r. Eton, Tableau de ? Empire Otto- , p. a3.

feoroton, État achtei de la Twr- II,p. 5t6.

Pendantqoelque temps l'miluence de la France contrebalança en VaUohie celle de la Russie. La Convention établit à Bucarest un consul général, Emile Gaudin. Un bérat du sultan enjoignit aux hospodars d'accueillir avec respect le représentant de la république et de lui garder, aux termes de nos capitulations (1), la prééminence sur tout autre consul. Le voïvode Alexandre Mourousi, imbu des idées françaises, opéra quelques réformes; il établit une imprimerie, une manufacture de draps, et régularisa les postes. Mais en 1796 il fut remplacé par une créature russe, Alexandre Hypsilantis. Les voïvodes se succédaient comme de simples commis, révocables à volonté. Ces changements continuels avaient deux causes, la politique et le besoin d'argent. La Turquie était obligée décéder alternativement à la Russie et à la France et de se procurer de l'argent par tous les moyens pour réparer les pertes de son trésor.

Cest alors que fut établi l'impôt du cazan. Depuis un quart de siècle la culture du prunier avait fait de grands progrès. Ses fruits servaient à composer une liqueur fermentée (raki) dont on faisait un commerce considérable à l'intérieur ainsi qu'en Hongrie et en Russie. Cette branche de commerce fut frappée d'un impôt, qui reçut le nom de l'instrument employé à la distillation. Le mot cazan désignant à la fois l'alambic et le chaudron, la taxe atteignit un grand nombre de paysans qui ne possédaient pas un

Srunier et ne distillaient pas une goutte e liqueur, mais qui avaient dans leur cuisine plus d'une marmite. Le cazanit fut le prétexte des plus horribles exactions, La Moldavie et la Valachie respirèrent un moment sous l'administration d'Alexandre Mourousi et de Constantin Hypsilantis, nommés en 1802. Parle khattichérif (2) d'installation que ces princes apportèrent à leurs sujets la Porte « 6xa à sept années la durée de l'hospodarat ; renouvela sa promesse de prendre en considération les représentations qui lui seraient faites par la cour de Russie; reconnut à cette puissance un droit de

(i) Art. iS.da Cspitoktioos.

(?) Voy. pins bas, jp, i3o, I VxpKeatioa da mot khatth-chérif.

fia

L'tJMVERS.

surveillance sur l'intégrité des privilèges garantis aux principautés; autorisa la répression des abus et le châtiment des concussionnaires ; ordonna la répartition

Eroportionclle des impute; concéda aux oyards le soin des écoles, des chemins et des hôpituui, comme aussi celui d'avisé ^conjointement avec le vol v ode»

à l'organisation et à l'entretien d'un corps des troupes, etc. »

Le siège archiépiscopal de Moldavie devint vacant; deux candidats se pré* semèrent : Vun était Grec, l'autre Roumain- Celuî-ci fut nommé par Hnlluence de la Russie, Il rétablit Tordre et la discipline dans le clergé, et fonda une école roumaine où les Moldaves purent étudier la langue nationale (IS(M).

La Russie, pour attacher a sa cause les habitants des principautés, commençait à se séparer des Ptoauariotes.

La victoire d'Austerlitjs (1805) rendit à I a France son ancienn e i nfl uen ce au près de la Port» Ottomane. Au mois d'août 1806, leeënéralSebastïam arriva en qualité d'ambassadeur h Constantinople. [I Mena d'entrain er le suit an Sel i m da us une guerre contre la Russie- Son premier soin fut de faire destituer HypsîlantisetMourousi et de les remplacer par Alexandre Soutzo et Charles CallimachL Aussitôt le czar Alexandre envoya une armée en Bessarabie „ et fit occuper les places de Be nd er et d e K hoti n . Dans le même le m ps les Français entraient en Pologne, Séïim, encouragé par les victoires de Napoléon, déclara la guerre à la Russie

faiblesse, descendre du haut rang où ancêtres l'ont placé. Vos rempart* a sont pas armés ; mais vous avez du h des munitions t des vivres, do bni; ajoutez- y du courage, et vonstnw^* *~%v, rez de vos ennem is. » Sélim doaoâ Porta fcfc» de repousser l'attaque des Anglais, ï fe]J ! bastiani fit élever comme par toàm É^ tement de puissantes fortification!:* la flotte anglaise, désespérant de i cette résistance inattendue, battit ai* traite,

Cependant les Russes avaient «ai la Moldavie et la Vaïachie. Maltra* Routchouk, ils marchaient sur Chtmià Pour les repousser, le sultan ordoi une levée extraordinaire, et les rejetai delà du Danube; mais la révolte édll 1 parmi les troupes ottomanes one Stfo I avait entrepris d'assujettir à la aisàpttU ' européenne; et ce prince réformatrurf* déposé au mois de mai 1807, après Ail* huit ans de régne emploves à faire eotrtï la Turquie dans la voie de la ri vilisatm Les Russes profitèrent de la révolûtk»

faite par les janissaires. Si les paeb» avaient envoyé les contingents qulb Vivaient fournirjes envahisseurs auraient é lé forces d ' aba n d ou n er les pr i n ci paut& Mais l'anarchie paralysa toutes les opér** tions de l'armée turque, Le général Sfr chelson, qui se préparait à repasser II Pnith , fit occuper Bucarest par un corps de six mille hommes. La Moldavie et la Val a cb te restèrent sons l'air» torité de commissaires russes.

La paix de Tilsitt , signée le 7 juillet

PROVIUCES ROUMAINES.

lit

NR loMD^I^OWQtt'HlIOS* NMMMfCt fMomntt laFbH UhMfc et 1* Valachieeomm* é tt l'empire rase (l). CM t*tih^ralfianced'Alexan- 'Angleterre et là reconnais* frère Jdseph comme roi <fEs- «iftinntotérêtdefrmillela iMAlJÉTindfeetla natiotiaflÙtÉât^ profit II retira dv maladroites, et combien iràMtMdelaRusëieetde

fane révolution amena an faite Mahmoud (t808).

prti toi conseils de M. de etUdflee <T Autriche, entama tdui secrètes avec M. Adair, HM et malgré l'opposition deurs de Napoléon et d'A- Itna la paix arec la Grandej&vier isoe).

Bée avait été conclu entre » rate (24 août 1807) ; les rire* des deux puissances t à lassi pour discuter les une paix définitive ; mais les n'eurent point de résultat, tel recommencèrent. Les irisés par l'insurrection de tes en Serbie, prirent la foribotsa et battirent les Turcs tBagration passa le Danube,

5 victoire près de Silistrie et ' Rassova et d'Ismaïl; il ttért d'hiver en Moldavie et

Ces provinces étaient résinières extrémités. On ne W que cent vingt mille ribuables en Valachie, et i soixante - quinze mille, îlion de Roumains avaient r fuir les exactions des

6 Phanariotes.

subis par les Turcs dans la s 1810 disposèrent Mahtouveler les négociations; nipotentaires ne purent se ara. Rutusoff passa le Da- Silisthe; Ismaïl pacha, de tahit la petite Valachie ; il par le général Sass. Le •oWdta une suspension

riéiltre dés relations extérieures de Romaoïoff (a5 avril «Sx a).

d'armes, et les coaftr+noes furent ouvertes de nouveau, d'abord à Giurgevo, puis à Bucarest. Cependant Mahmoud ne voulait point d'une paix honteuse.

Jugeant les propositions russes tout à fait inadmissibles, il fit un effort désespéré, et mit sur pied toutes les forces de l'empire. Son énergie décida les Russes à se montrer plus conciliants. Alexandre, prèsde rompre avec la France, avait besoin de toutes ses troupes; il donne Tordre à ses plénipotentiaires de hâter la fin de la guerre sur les rives du Danube. La paix fut signée à Bucarest le 28 mai 181), et presque aussitôt les Russes, rappelés au cœur de leur empire par Finvasion de l'armée française, évacuèrent les principautés, où depuis 1807 ils vivaient en maîtres.

Le traité de Bucarest porta du Dniester au Pruth la limite des deux empires. Les petites fies du Danube, d'Ismaïl à Rilia, furent données aux Russes; mais elles devaient rester désertes, et désormais il ne devait y être construit aucune fortification quelconque. Les bâtiments marchands des deux puissances purent désormais entrer dans l'embouchure du Danube, en sortir et naviguer sur toute rétendue du fleuve; mais les vaisseaux de guerre russes n'eurent le droit de remonter le Danube que jusqu'à son confluent avec le Pruth.

La Russie rendit à la Porte la partie de la Moldavie située sur la rive droite du Pruth, ainsi que la grande et la petite Valachie, avec ses forteresses, villes, bourgs, etc. Les traités et les conventions relatifs aux privilèges de la Moldavie et de la Valachie furent confirmés. La Porte promit de ne pas exiger d'indemnité pour les revenus qu'elle avait perdus, de ne lever aucun impôt

Sour toute la durée de la guerre, et 'exempter les Roumains de toute imposition pendant deux années.

Ainsi la Moldavie perdit à ce traité la moitié d'elle-même, la Bessarabie; les Roumains de Bender, incorporés à l'empire russe, furent dépouillés de leur* nationalité, et l'affaiblissement de la Turquie, au lieu de servir à l'émancipation des Moldo-Valaques, n'eut d'autre effet que de diminuer les ressources des principautés et d'enlever à la patrie roumaine une partie 4e ses enfants.

LTNIVKRS.

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