IIS
L'UNIVERS
Chables Calumachi, hospodar de Valachie (1821). — Ij? divan nomma à la place de Sout/o Charles Callimachi, ex-prince de Moldavie. Esprit droit et ferme, plus libéral que ses prédécesseurs, Callimachi avait atteint Kans encombre le terme septennal de son 10: podarat, et vers le milieu de 1819 était revenu a Constantinople, laissant la principauté, au jeune Michel Soutzo, que la faveur de Khaletefendi lui avait lait donner pour successeur ( 1). Chargé, durant l'intervalle, de suivre pour Je compte de la Porte plusieurs négociations importantes avec diverses puissances, notamment avec la Russie, il se vit obligé de différer de quelques semaines son départ pour sa non \ elle capitale, et envoya en avant m s trois caïmacams, Jean Samourcasi , Constantin ÎSégri et Etienne Vogoridis, depuis prince de Sa m os. Les caïma- «Mins quittèrent (Constantinople a la fin de février. Déjà ilsa\aient traversé une partie de la Bulgarie, et touchaient aux rives du Danube lorsqu'ils apprirent que le chef des hélairistes, llypsilantis, entré en Moldavie a la tète d'une petite armée ,r> mars), s'apprêtait à marcher sur Bucarest. Cette nouvelle inattendue les força de rebrousser rhemiii.
■-. ï. — i: Métairie.
(>RHil\K KT FORMATION J)K l/lIK-
tAïKtK. •— J'ai expose assez longue-
ment, dans un autre ouvrage (2), IV
idée. U s'adjoignit pour auxiliaire!
deux autres Grecs, patriotes ardents comme lui, mais d'une égale ignora»», comme l'atteste le nom même donné a la nouvelle société (1), véritable barbarisme dans la langue maternelle. Son but, sinon avoué , du moins donna de tous les membres, était raffranchinjt ment de la Grèce du joug ottomaa; mais la connaissance des moyens n'appartenait qu'aux membres supérieurs de l'association. Il y avait sept degnjs d'initiation : chaque initié des degrés inférieurs était tenu d'avoir toujours ses armes disponibles avec cinquante cartouches. Le mode d'initiation a les formules symboliques, les signes mystérieux de ralliement rappelaient les pratiques en usage dans les loges de la franc-maçonnerie et les ventes du carbonarisme.*
Scouphaset ses compagnons, comprenant dès l'abord qu'ils seraient impuissants par eux-mêmes à accréditer l'entreprise, supposèrent l'intervention d'une mystérieuse puissance, qui était comme l'âme de 1 hé t ai rie et oui devait se manifester à un moment donné et en prendre la direction suprême. Cette atr/ti invisible (2) (c'est ainsi qu'ils la désignaient), au nom et par ordre de laquelle ils agissaient, tout le monde I ent<udait de la Russie; et bientôt l'idée d'une coopération directe et prochaine du czar orthodoxe à l'émancipation de la Grèce s'établit dans tous les esprits à l'égal d'un dogme. Pu*
PROVINCES ROUMAINES
kairie, gui avait pris naissance et recrutée premièrement en Russie; te position qu'occupait à la cour ftndre un Grec bien connu par itiments patriotiques, Jean Capo is ; enfin plus tard, aux approches tiqp. 1* choix d'un général aide ip de l'empereur comme chef * de Tbitairie.
1816 * 1817 Thétairie fit peu de i en Russie et dans les provinces ■ de la Turquie; en Grèce, elle i peine connue. Mais à partir de poque elle s'accrut rapidement ans et au dehors des possessions nés, et au commencement de 1820 oprenait plus de deux cent mille us, affilias aux diverses éphories jtantinople, .Smyrue, Chio, Sa- ^alamata, Missolonghi, Jauina, lt, Iassi, Trieste, Moscou, etc. Alors les membres du secret ,de l'hétairie (1) sentinécessité de placer à la tête de rise un chef puissant par son et propre à la diriger dans la 3 l'action. Ils firent choix de intre eux, Emmanuel Xanthos, lépéchèrent à Saint-Pétersbourg arge de sonder les dispositions ite Capo d'Istrias et de lui offrir, ueillait bien une première ou- , la direction suprême de l'hé-
BIL MTTÉRAIBE DE LA, ROIJ-
Geobgbs Lazab. — Pendant Alénisme s'apprêtait à triompher en de Thétairie, un mouvement
Dncentriqties, l'un un peu plus grand re;il y avait dans l'intervalle romre eux plusieurs A avec un K, et nîlieu un £. (,es signes ne niaiiquède tromper un grand nombre de d'après ces Grecs, l'A désignait re, l'empereur de Russie, le K et le t les lettres initiales de Karcoôt<TTpia; Istrias ) et de Z*ju.u,ay(a lepà (Sainte '. (Sotltzo, Histoire de ta Rèwlution
•■ conseil était formé de seize memicrits, par ordre d'admission , sous des lettres correspondantes de l'airec. Toutefois ce nombre n'était pas sandre Hypûlaoli s, qui fut undesdernis, était inscrit sous la lettre P, niaiix-septiçme rang dans l'alphabet.
analogue, mais restreint encore à la sphère intellectuelle, avait commencé à se produire en Roumanie. La langue et la littérature nationales sortaient peu à peu de l'oubli où elles avaient été tenues depuis l'arrivée des Phannriotes.
On se rappelle au'en effet un des premiers soins de Nicolas Mourocordato, en prenant possession de Fhospodarat, avait été de licencier l'armée et de fermer les écoles. Le mouvement littéraire qui se manifesta dans la seconde moitié du dix-huitiéme siècle et que ses successeurs secondèrent habilement fut dirigé dans le sens exclusif de la nationalité hellénique, dont il préparait sourdement le réveil. La langue et la littérature grecques étaient seules enseignées dans les écoles et dans les maisons des boyards, et tandis que les nobles et les lettrés affectaient de ressusciter le pur langage de Démostbène, l'idiome national^ considéré, comme un patois, l'ancienne langue des soldats de Trajan n'était plus pjrlée que par le peuple des campagnes (1).
Heureusement la Transylvanie put, à la faveur des circonstances , conserver plus fidèlement le dépôt de la tradition et de la langue. Vers la tin du dix»
huitième siècle, Joseph II, alarmé des progrès du mouvement magyare, résolut de le combattre en eucouragant les tendances nationales des Roumains transylvains, alors réduits à l'état d'ilotes. Il institua des écoles dans chaque village, « afin de relever les popes dejeur état de grossièreté et d'ignorance. »
Plus tard il choisit parmi les jeunes gens sortis de ces écoles les plus intelligents et les plus studieux, et les envoya à ses frais en Italie pour y compléter leur éducation. Plusieurs d'entre eux devinrent des érudits et des littérateurs distingués, comme Pierre M aïor et Sinkaî, les pères de l'histoire nationale moderne, et ouvrirent la période de la renaissance. Ceux-ci à leur tour formèrent de nombreux élèves, et l'un de ces derniers. Georges Laza , porta le mouvement en Valâchie.
En 1816, Lazar vint à Bucarest, et
(x) Ballades et chants populaires delà Roumanie, Introduction, p. xix.
LUMVERS.
ouvrit dans les ruines du courent de Saint-Sava. un cours public de mathématiques et de philosophie uans h largue nationale. L'effet de cet enseignement fut prodigieus. Lâ/ur ne ae contentait pas de parler a ses auditeurs dans cet idiome roumain oublié depuis longtemps des lettrés; en leur rappelant leur origine, en leur retraçant l'histoire et les hauts faits de leurs* enr êtres, il les enflammait d'une noble ardeur pour la patrie et pour l'étude, et mérita le glorieux surnom de régénérateur de la nationalité roumaine.
Dans l'espace de cinq ans il forma une vingtaine d'élevés qui >e répandirent en Valachie et eu Moldavie, ou ils propagèrent et développèrent son système. L'un de ces disciples fut Héliade, qui devait, une trentaine d'années plus lard, jouer un rôle politique important. Ainsi commençaient a poindre les deux éléments qui allaient se trouver bientôt en opposition, sinon en lutte ouverte, dans les principautés, l'élément grec et l'élément roumain. L'hétairie, en passant de la théorie à l'action, fit éclater cet antagonisme.
$3. — Inturrection de 1821.
Hypsilantis est mis a la tète de l'iiétairie. — Xanlhos ne trouva point à Saint-Pétersbourg l'accueil qu'il avait espéré. Capo d'Istnas ne se borna pas a décliner les offres des hétairistes ; il ajouta à son refus de sévères paroles, les accusant tle préparer [mr une dt
répondit le jeane homme, chez la ce n'est point La main que Ton pcr la tête: et on la perd d'une faca miniébse 1 . - 11 se souvenait al d'Akiandre dus Ircons et dan de sa jeunesse. Enthousiaste, pr tueux. prompt a se faire illusui même et sur lui-même, il se lai suer aisément aux promesses è thos. Il tit une occasion de jooeri et , sans songer s'il était de tai remplir, il accepta sans hésiter, 1 juin 1820 prit le commandemeo rai de l'hetaine.
A quelque temps de la, il soiii> couse de l'empereur sous prête saute, et se rendit à Kichene* de son beau -frère, Catacazis. L:
rejoint par plusieurs chefs de l't> venus des différentes parties de la pour *e concerter avec lui. La qi d'un prochain soulèvement fut ai résolue Ces émissaires avaient s bruit dans toute la Grèce qu'uue lutte engagée de nombreux app viendraient du dehors; mainten assuraient Hypsilantis que la Gré prête pour un soulèvement et 1 dait que son signal. Hypsilantis dait une foi implicite a ces fia promesses; et, lorsque l'entrée e pagne fut décidée , il crut moii a la conquête qu'à la renconti trône.
Le soulèvement devait éclater en Grèce, où les éphories avai lusieurs mois seniê le b
P&OVUfcM'MWAimS.
ffl
i de ce plan étaient plus spé- |ue solides. On faisait valoir que prïuci pautés étaient corn ma une Grèce ; les chefs qui les gout étaient des Grecs; les hahi- >us du rite grec, seraient enai&ëmeut au nom de Tort hoe prîuce de Moldavie , Michel était favorable au mouvement ? coopérer ; en Valachie la mort l'Alexandre Soutzo avait laissé dans un état d'anarchie favorn- »^i meurs; la majeure partie des naires dans les deux prineipauit affiliés à rbétairie, et avaient ; mains l'argent des caisses puenfin * ce qui importait beaun'y avait pas un seul Turc dans pays. Ils ajoutaient une autre alfoD, Sans parler des corn* U> des Arnautes qui étaient degtemps gagnés a la cause, on isurédu concours de deux chefs «, qui exerçaient une grande non-seulement au dedans, mais \ dehors du pays. Le premier, î, du mont Olympe, aval tété auu service de la Russie et avait lepuis une grande influence en ar son mariage avec la veuve ï| renomme de cette province; aidait à cette heure un corps à trois mille partisans, Pan- LTMotes et antres. Le second, ■faaari, qui jouissait d'un grand uni les Bulgares, avait sous ai près de deux mille cavaliers
irait lès motifs qui portèrent ftfts à modifier ses premières ma. Il chargea l'un de ses frères, ■s, de passer en son lieu et place ttopooèse, pendant que, de son munirait les principautés et se t de là à sa rencontre par la S la Roumélie, et la Macédoine, roauttonnerait sur son passage, toonstanee imprévue le força atàengager la lutte avant F heure
les émissaires qu'Hypsilantls éêfédbéê de divers côtés pour féparatifa de l'insurrection, se at«a>eerUinDéœétriusHippeiaaWOjctArBrttto Papas, Tbcs- " a, le premier de la
MhIIbUh « deUjam le sscs—isla
^m^aVf ^av m ayants sbhibnbbb emsai
I Salonique, d'où II s'apprêtait rritafo; mais U fut arMé et la rente dans le courant de Janvier. Son compagnon eut un sort pareil.
Surpris sut las frontières de la Serbie par les autorités turques. Il fat pendu, elles lettres dont il était porteur fuient transariaes à Constantinople.
Ce résultat ne devait pas surprendre.
Jamais entreprise aussi grave ne fat conduite avec une imprudence et une légèreté pareilles. « Les hétairistes, dit MT Mai. Raybaud , mettaient si peu de mesure dans leurs propos et dans leur conduite, ils affectaient un tel mépris pour la prudence que le gouvernement le plus apathique en fait de police ne tarda pas à en avoir connaissance. D'un autre côté, rien n'était prêt pour la lutte qui était près de s'engager; munitions, armes, approvisionnements, tout allait manquer dès le principe. » (1).
Néanmoins, comme les lettres tombées au pouvoir des Turcs, signées de la main d'Hypsilantis ou simplement revêtues de son cachet, suivant l'usage oriental, le donnaient clairement comme le chef du complot, en même temps qu'elles faisaient pressentir une prochaine levée de boucliers, Hypeilantis résolut de brusquer les événements.
Explosion db l'insubrbction.
Passage du Proth. — Le 22 février à la grecque ( 6 mars ), vers les cinq heures du soir, une petite troupe de partisans, composée d'Hypsilantis, de ses frères Nicolas et Georges, de Georges Cantacuzène, précédemment colonel de hulans au service russe (2), du colonel Garnowski , Polonais, et de quelques autres, franchit le Pruth dans une petite barque , près de Sculeni , et après avoir rallié une trentaine de soldats qui étaient venus attendre le généralissime sur l'autre rive arriva le même soir, au coucher du soleil, à lassi, où die fat reçue dans la maison de Cantacuxène. Hypeilantis paasa la nuit
fil Ma/ffmAJÊémmu mr la Grèm, awit&
L'UNIVERS
au monastère de Galata , situé à vingt minutes environ de la capitale, sur une hauteur. Le lendemain matin il fut rejoint par les Arnautes de la garde du prince, qui, à la nouvelle de son arrivée, désertèrent subitement tous leurs postes.
Michel Soutzo , entré depuis peu dans l'hétairie, n'était instruit qu'imparfaitement de ses projets. Celui qui l'avait initié, soit qu'il crut devoir lui cacher une partie delà vérité, suit qu'il ne la connût pas bien lui-même, l'avait assuré d'une part que les principautés ne seraient point troublées, de l'autre que le mouvement n'éclaterait pas eu Grèce avant Tannée 182i>.Sout£n, qui jugeait ce terme encore trop rapproché, avait écrit à Yarrhi pour lui conseiller de le proroger jusqu'en 1827, et avait envoyé a llypsilantis, pendant son séjour en Bessarabie, plusieurs messages dans le même sens, (lelui-ei avait accueilli ses ouvertures sans s'expliquer définitivement, en sorte que l'iiospodar tut grandement surpris en apprenant, le soir, qu'flypsilant's <!e\ait arriver le lendemain a lassi. Toutefois il se rassura par l'idée que l'en t reprise était appuyée par la Russie. Cette idée , à vrai dire , était celle de tout le monde. La plus grande partie des boyards s'attendaient a voir, d'un moment a l'autre une armée russe entrer en Moldaxiepour appuyer le mouvement d'Hypsilantis, et celui-ci ue se faisait pas faute de corroborer cette croyance. Il ne parlait de rien
Les Turcs , fidèles en cela à la lettif des capitulations, n'avaient dans lit principautés ni maisons ni mosqué* Les villes seules d'ibraita et de GalaU comptaient un petit nombre d'Osmanlis, domiciliés dans ces ports, ou ilt s'occupaient paisiblement de commerce; d'autres y étaient attirés journellement par leurs affaires. Cette petite colon»
était placée sous la juridiction (Ton efendi, qui résidait à Galatz et avait sont ses ordres une centaine de soldats.
Basile Caravia, l'un des capitaines dort la conduite fit le plus de tort à Fm> tairie, surprit à Pi m proviste cette petite garnison, égorgea chef et soldats, se répandit de la dans la ville avec sa trouse et passa au fil de l'épée tout ce qu'il y avait de musulmans, artisans, marchands, patrons de navires.
La nouvelle de ce massacre arriva à lassi le même jour qu'Hypsilantis j fit son entrée, et fut comme le prélude d'une scène semblable qui se passa à quelques jours de la sous les yeux du généralissime. Une quarantaine de mahométans , domiciliés dans la capitale, où ils étaient adonnés exclusivement ai commerce, à l'instar de leurs coreligionnaires de Galatz et d'ihraïla, avaient été désarmés à l'arrivée d'Hypsilantis et jeta en prison par son ordre. Ils furent égorges pendant la nuit, lâVhement et sans ncci.tsilé. On s'attendait a voir Hypsisilantis répudier la solidarité de' «s actes et, sinon les venger, du moins les flétrir par un désaveu public. Il
« et Je somme de luiïivn-r cet ar-
elni-n uiet ee qui était v r aï t qu'il
'Wvu argent en dé nu t. Le ai*
ûmt le fait jeter au pmmt lui et
, ordonne qu on lui aparté >«
}, ri après qu'il «est assuré de dv >t's 'JfwJaft)lJoDS , SU JifU di!
te tm UhtrU , il le force à payer inoje de six cent mille piastre* i rançon.
juietuuY et la consternation de*
: générales. Les paysans, qui se
ver leurs denrées, munnu-
|«c* commerçants ei les petits
luircf se tenu io rit renfermés dans
latsons. Les grands boyards énû*
à la file, les uns eu Bessarabie,
res en Transylvanie et eu Buco-
Grecs seuls étaient dans la joie i l'enthousiasme. Une proclamauhUrè par Hy pi Nantis trois jours wa arrivée ( 9 mars ) et par lail te» appelait aux armes en leur .tant le concours et l'appui d'une puissance (lu Russie), avait toutes les têtes. La conliaiice- requand ou vit te irons uJ de Ru§endrejournellement ehe» le gé* 1 pour prendre ses ordres, bientôt que la même procjania- MléU* Jne publiquement a Odessa i lÛiire, et tous ces faits étaient Unie aiUaui de preuves de la couide la Russie. j)e toutes parts Ja fujMfueacoûDra^se ranger sou* - ; d* finsun-ection, et telle or de ces nouveaux croisés laissèrent croître leurs ; voeu de ne la couper
' \ de la patrie.
{Roumains s'ainjmen- -.- * renthousiaime des Las MOfjaipatione d'Uypsilanijs Wriwnt aucun effet sur eu* : je .Mae pop bon sens ordinaire, W «P'U «'agissait là dune 4'Mtfne intérêts que lof
avait Janeé son Le même jour Michel
WPS?
w „ la félif nnôcifto
trkp poVtepioceraoB assistant» dan* km immeste. L'adresse, d&-
re-
bérfe et signée séance tawntêTfrt mieeau uynoennur être envoyée à )'amecreur Alexandre , oui ce trou vait alors »«MW 4»IflW*. Pjpailantia joignfc à le eupplfipe une lettre en son
^Sft^ «RUB
Le lendemain ( 1Q mars) il publia un décret organique de l'année. Georges Cantaeufène et les deux frère* d'Hypsilantis, Georges et Nicolas, devaient commander eu chef sous ses ordres.
Le ltv les drapeaux de la liberté luitttfjbéaitsdans r église des Troie-Saints, où fou ebanta un Te Deum solennel.
L'armée entière y assistait avec son chef. A Tissue de la cérémonie , le métropolitain lui ceignit l'épée en prononçant les paroles sacramentelles parlésquelles la victoire et le trône tut étaient prophétisés. Ensuite il bénit le drapeau, qui portait, d'un côté,, la liguas de la croix avec les images 4c Constantin et d'Hélène et le fameuse devise: '£v Tofap vue (Sois victorieux par elle); de l'autre un phénix avec ces mots : « "E* vk xévstûç pou év«Ytwta>uai(Je renais de ma cendre). Tous les assistants prêtèrent ensuite le serment de mourir pour l'affranchissement de la patrie.
Mabgu dHypsijlajvxi* &p* Bu-
CAftBST. LE BA.TAILL0V SS.CMB. —
Le lendemain 18, le septième jour après son entrée à lassi, Hypsilantis serait en route pour Bucarest, à la tête de huit cents cavaliers, en faisant donner l'ordre partout par son avant-garde de préparer des approvisionnements pour une armée de cent mille hommes.
Arrivé à Foàchani , sur la frontière moldo-valaque, le septième jour de son départ d'Iassi, Hypsilantis trouva deux de ses lieutenants, Caravjas et Anastase d'Argirooastro, qui lui amenaient deux pièces de canon et quelques renforts. Une multitude déjeunes Gfêcs, des premières familles, qui avaient quittée la hâte las universités d'Europe pour venir oombattre sous les drapeaux de la liberté,
L'UNIVERS
portaient l'uniforme noir (l) avec la cocarde tricolore. Sur leur étendard était figurée une tête de mort avec deux ossements en croix, et cette devise: LÀ liberté ou la mort ( 'EtaiOejpfa î> Bavard ).
De Fokchani, Y armée de la délivrance, comme elle s'intitulait pompeusement, continua sa route par Buzeù et Ploïesli ; et le 9 avril, quatre semaines après le départ d'Iassi, Hypsilantis établit son quartier général à Kolentina, maison de plaisance distante de trois quarts de lieue de Bucarest.
Événements d'Iassi. Désaveu de la Russie. Fuite de Michel Soutzo. — Le même jour le consul russe d'Iassi désavouait ofliciellement, pnr ordre de son souverain, l'entreprise d'Hypsilantis , « que Sa Majesté (c'étaient les termes de la proclamation ) ne pouvait considérer que comme un effet de l'exaltatiou qui caractérisait l'époque actuelle, ainsi que de l'inexpérience et de la légèreté de ce jeune homme. » Telle était la réponse d'Alexandre au message qui lui avait été envoyé à Laybach. Quelques semaines avaient sufll pour faire juger du résultat de l'entreprise: c'était un coup manqué ; dès lors la Russie y déclinait toute participation. A la proclamation était joint un ukase par lequel Hypsilantis était privé de son grade de major général dans l'armée et sommé de rentrer immédiatement en Russie. Le petit nombre d'hétairistes qui setrotivaient encoie en Bessarabie en furent chassés par les
sèment d'une lieutenanee pr la substitution, dans les hautes du service , des autorités ii autorités grecques , dont la compagnèrent sa fuite (1).
Le prince fugitif se consid core comme hospodar de fait :
moldave lui prouva, en cassant arrêtés, que celui qui déserte « perd son droit au commandai
Quelque temps après, Micbi voulut quitter son asile pou l'Italie. Il fut arrêté à la front ordre de V Autriche et confiné à Remis en liberté au bout de i années, il se retira à Athènes, toujours résidé depuis.
Hypsilantis fut atterré deee qu'il aurait dû prévoir. Ce o1 la première fois que la Rnsii tait la cause des Grecs aprè épousée en secret : il n'avait rappeler l'insurrection de Morà Hypsilantis avait engagé un luttes où Ton doit vaincre avant de se chercher des ai Or, avant même son entrée pagne , Hypsilantis était perdu sources.
De nouvelles complications!
Les Roumains, sur lacoopén quels il avait compté, menaçai tourner contre lui. Un honun patriotes roumains révèrent i restaurateur de leur nations iii'il ait succombé à la \M
PROVINCES ROUMAINES
ravoure personnelle, l'artrîotisme, l'énergie de son génèrent de nombreux sein de ces populations ne celles du reste de la ans un temps de crise il l'à frapper du pied le sol urgir des hommes armés.
comprit la nécessité de d nomme. Giorgaki, chef aques , fut chargé de lui rtures, mais sans lui déi était le véritable but de formation d'un État grec, Mites les provinces chréles à l'autorité du sultan.
ime s'il s'agissait uniqueenverser les Phanariotes ur le pays la restitution de oits, sous la suzeraineté odore accueille avec emplan qui s'accorde avec ses et il part avec une centaine dluidonneGiorgaki, pour tite Valachie et le Banat.
armes ces populations t confiantes dans ses paille dans tous les cœurs [tendance. « Roumains, le enu de nous délivrer du •oï(l) et des a rchondas (2) J'ai pris les armes pour -moi , et je mettrai fin à itions; je vous rendrai et votre gouvernement Tel est la substance de ;1 a mations. Ce qu'il veut, îrsement des Phanarioon des abus, le rétablisiciennes libertés nationae fait pas la guerre aux »ste de sa soumission aux titule lui-mé*nie le fidèle an.
de cette levée de. boucliers irest presque en même ;elle du massacre de la îede Galatz, au commenirs. Le divan , qui gérait
la principauté depuis la
nrenu, terme de mépris par e en Roumanie flétrit ses
, nom donné aux chefs de la !?qiif à Constant inople.
mort d'Alexandre Soutzo, craignant que les Turcs et les pandours ne marchassent en même temps sur la capitale, les uns pour venger leurs frères, les autres pour obtenir le redressement de leurs griefs, tenta des pourparlers avec Théodore, qui avait établi son quartier général à Craïova. Mais le chef patriote, qui ne voulait ni Grecs, ni boyards , ni aristocratie indigène , ni tyrannie exotique , refusa de traiter avec ceux qu'il regardait comme les oppresseurs du bien public , et, se sentant assez fort désormais pour tout oser, il commença à se rapprocher de Bucarest en suivant les deux rives de l'Olto. L'arrivée 5 Bucarest des deux caïmacams de Charles Callimachi (20 mars ) n'apporta aucun remède à la situation. Théodore reçut les envoyés du prince avec la même* hauteur qu'il avait fait ceux des boyards, et comme ils le menaçaient de l'arrivée de Cailimachi avec une armée turque : a Je ne redoute rien, répondit Théodore; et quant à votre maître, il ne passera pas le Danube sans ma permission ni avant d'avoir accordé une charte aux Roumains. » Ils ordonnèrent alors à Gtorgaki de marcher contre lui avec six cents soldats, et nommèrent Sava commandant en chef des troupes de la capitale. Ni l'un ni l'autre ne soupçonnaient le lien qui unissait ces trois cnefs, (iiorgaki, Sava et Théodore : aussi furent- ils consternés en apprenant que les forces destinées à combattre l'insurrection s'étaient jointes à elle, et que la plupart des soldats de Giorgaki l'avaient quitté pour grossir les rangs de Théodore sans que leur chef eût pris aucune mesure contre cette désertion.
Alors Théodore poursuivit sa marche sur Bucarest aux acclamations de tout le peuple, qui le saluait des noms de libérateur et de prince (Téodqt; voda ). Dans tous les districts qu'il traversait il proclamait la réduction de la ca p i ta ti on d'après le taux des ancien nés lois, abolissait les impôts du racarit et du vinarity onéreux aux cultivateurs, et annonçait les mesures les plus sévères contre les boyards et les exacteurs de la fortune publique.
L'alarme était dans le camp des boyards; elle redoubla quand on apprit que Théodore avait fait nier des troupes
L'UMVKftS.
pour couper les chemins qui conduisent de Bucarest en Transylvanie. Tous ne songèrent qu'à gagner la frontière, s'il en était temps encore. Le grand spathar Brancovano, qui, dès la nuit du 10 au II mars, avait expédié sa femme et ses effets les plus précieux dans une de ses terres, au milieu des montagnes, donna l'exemple ; les autres membres du conseil de régence le suivirent ; les deux caïmaeams s'enfuirent à Koutchouk, sur la rive droite du Danube, après avoir confié à Sa va le. soin de défendre la ville. C'était, dit M. Tricoupis, préposer le loup à la garde des brebis.
Sava tenta de vains efforts pour rétablir la confiance. Toute la hoyarie, grande et petite, était aux abois. Bucarest offrit durant plusieurs jours un tablean indicible. ». Ou ne voyait, dit un témoin oculaire, que des cens affairés portant des armes et occupes, les uns a lt*urs préparatifs de fuite, les autres à faire à la hAte des caisses et dis ballots, que l'on transportait di'S maisons des particulières et des magasins dans les monastères et les khans (l). Toutes les maisons des boyards, ainsi que celtes des marchands "et leurs magasins, étaient fermées ; plusieurs rues, et entre autres le pont de Mogochaï, -X qui a près d'une demi-lieue, de long, étaient couvertes de chars de bagages et de gens qui quittaient leurs foyers, doutant de jamais les revoir ; en un. pour comble de détresse , les boyards ne trouvaient pas même de pniu et de provisions de voyage, les
plusieurs d'entre eux soufl attaques de vagabonds qri détachés des différents corç
gés (1). •
Tel était l'état de Bttd que, le 37 mars an soir, tl y fit son entrée à la tête de ses A sa droite, un prêtre portt à sa gauche était le Xacédoi dore, son lieutenant (2). Qt solennel, la proclamation qu resco fit lire le même soir è les rues de la ville par ses o compagnes de prêtres, de réo \ elles qui démentaient le l marche des Turcs rétabtiren
Suillité dans la ville. Vladimir 'ailleurs a ce qu'aucun exi commis par ses gens, et, pot sécurité, il les fît camper fa ville, autour du monastère > tcheni, où il établit sou quarti' Giorgaki et ce qui lui restait* occupèrent les casernes à ï Sava, a ver sa garde albanaise dans la métropole, dont les 1 entourés de fortes murailles sur une hauteur, dominent eomme une citadelle.
Les trois chefs, qui comme pénétrer leurs desseins ntutue v.iient avec défiance, chacun ; ses troupes. L'arrivée d'Hyi éclater cette mésintelligence.
Ssjoun d'Hypsilantis
TIW. NÉGOCIATIONS AVEC
resco. — A la première n
PROVINCES ROUMAINES
i ordres. Il envoya dès le n (11 avril) son secrétaire, iur demander pour quels avaient point paru encore à Jne entrevue avec le prince
suite de ces pourparlers, ntrevoe n'amena aucun résîlantis n'avait rien de ce Hwr gagner à sa cause des
lui étaient instinctivement continuèrent à se tenir sur et Vladimiresco, au sortir e, se retira à Cotrotcheni, a tes travaux de défense, |ue jamais à ne s'associer à «ive qui n'aurait pas pour diat le bien et l'mdépenys.
»our TiBGovfSTE. — Les amoncelaient autour d'Hymmençant à prévoir le moudrait battre en retraite, il mnent Kolentina le 1 7 avril, 3 après son arrivée , et alla amp à Tirgoviste, à vingt-
de Bucarest, dans le route des Carpathcs. De là, é son frère Nicolas occuper gû avec un faible dctaene- Ha Giorgaki à Pitesti, entre TOIto, et Constantin Doucas Ensuite il compléta Forgaaataillon sacré, dont l'effec- |uatre cent cinquante hom- :é sous le commandement de tacuzène, ainsi qu'un corps mts cavaliers et quelques Herie de campagne.
>es Turcs dans les Pkin-
COMBATS DE CjALATZ ET
i. — Comme Hypsilantis préparatifs, il reçût la nou- » Turcs s'apprêtaient a enprincipautés.
e désaveu infligé aux hétaia déclaration de Laybach ur effet immédiat d'armer rces de la Porte contre l'in- Les pachas de Silistrie et jk reçurent ordre de franube et de se porter sur Budeuxième corps, fourni par Widdin, devait occuper la nie. A droite, Jouçouf, alla, devait opérer en Molmouvements de ces trois
corps, forts d'environ trente mille hommes, s'exécutèrent dans les premiers jours de mai.
Ils ne rencontrèrent nulle part de résistance sérieuse. Youçouf pacha, après avoir détruit la flottille grecque au Danube et battu les insurgés à Galatz et à Sculeni ( 13 et 29 mai ), occupa Iassi, et força les dernières bandes des hétairistes à passer le Pruth. De son côté, Sélim-Méhémet, pacha de Silistrie, détacha un corps de cinq mille hommes sous le commandement de son kiaïa-bey Hadji- Ahmed efendi. Cette armée parvint, sans coup férir, sous les murs de Bucarest et y nt son entrée (27 mai ).
Quelques heures auparavant, Sava Caminari, sous prétexte qu'il n'avait pas de forces suffisantes a opposer aux Turcs, avait quitté la ville avec ses Albanais; et, prenant la direction de Tirgoviste, il alla camper le lendemain au monastère de Vacaresti, à deux heures environ de cette ville.
Politique et assassinat de Vladimiresco. — C'est alors que le but politique de Vladimiresco et le rôle qu'il s'était réservé dans le mouvement commencèrent à se dessiner.
Durant le peu de temps qu'il avait conduit les affaires, Vladimiresco avait montré une grande sagesse et une grande fermeté. Le rude soldat qui s'était constitué le vengeur des droits de son pays ne se laissa emporter à aucune mesure violente et arbitraire contre les privilégiés qui depuis des siècles s'engraissaient des sueurs du peuple. Les boyards les plus compromis par leurs antécédents avaient émigré en Russie et en Transylvanie ; ceux (jui étaient demeurés dans le pays se rallièrent bientôt autour de Théodore, « trop heureux qu'ils sont de trouver en lui un homme de cœur et de tête. Conseillé d'ailleurs par Zalic , chancelier- drogman du consulat de France, il sait se tenir en carde contre la couardise des uns, profiter du courage des autres et prendre décidément le rôle de représentant du pays. C'est à ce titre qu'il adresse a la Porte et aux pachas danubiens les plaintes cnergiquement exprimées des boyards contre I administration phanariote\ leur désir de recouvrer leurs princes indigènes et leur droit d'élection, leurs protestations
L'UNIVERS
* -outre les actes d'Hy psi lantïs et de t '.an ■ tacuzcne, leurs vœux de les voir au plus tôt chassés du pays, leurs sentiments de fidélité envers elle , déclarant qu*il est impatient que justice sait faite pour remettre la Valachie sous sa domination (1). ■
En apprenant que les Turcs se disposaient à passer le Danube, Théodore résolut de s'aboucher et de traiter définitivement avec eux. Comment et sur quelles bases ? c'est ce que nous ne saurions indiquer d'une manière précise.
Rien nTa transpiré sur Le contenu des lettres > tombées plus tard aux mains d'Hypsilantis, et qui servirent de pré' texte à l'assassinat. Il est hors de doute cependant que Vladimlreseo n'eût pris ses sûretés en faisant ses conditions. U s'engageait à faire cause commune avec eux contre les hëtairistes; tuais il exigeait " que la Porte rendît aux principautés leurs anciens droits; qu'elle les délivrât du joug humiliant et onéreux des Phanarioles, et qu'elle établit une constitution en harmonie avec les traditions démocratiques des institutions primitives (2)- •
A la suite de ces négociations , les Turcs s'avancèrent en Valachie sans être inquiétés. Le lendemain de leur entrée à Bucarest Vladimireseo quitta cette capitale, et se dirigea vers le nord à la tétc de quatre a cinq mille panéours, dans l'intention supposée de couper aux hëtairistes la route des montagnes.
Cest alors qu'il périt victime d'un in
Le 30 mai t Vladimireaeo campait à Golesti. Entre ce village et Pitesti, ou se trouvait Giorgaki , coule la rivim d'Argis , que Ton traverse sur un pool, Giorgaki fit couper ce pont tlauM* resco-, ainsi arrêté au passage, entou demander une explication à Giorgaii.
Celui ci , pour toute réponse , se pié* senta te lendemain à Ûolcsti soin et quatre cents de ses soldats. VUdimiresco le reçut au milieu de ses officiai Le récit de cette entrevue a été fait 4e diverses manières. Suivant l'opinion la plus accréditée, Giorgakt aurait commencé par reprocher à son ancien cou* pognon d'avoir déserté la cause qa il avait juré de servir et de s'être uni atee les Turcs. Théodore n'avait mis anen de ses lieutenants dans le secret de a politique. De sourds murmures accueil tirent les paroles de Gîorgaki. Cdui-a tira alors de sa ceinture un écrit 6* Théodore, qu'il lut à haute voîx(; fi profitant de la stupéfaction où la lecturt de cet écrit avait plongé les assistante il lui enleva lui-même son épée par on brusque mouvement , et le fit saisir par les soldats de son escorta. Cela fait, fi w gaki sortit brusquement de la salle du conférences» en criant aux pandoors * ip commençaient à s'agiter : « Mcsecfaok les Turcs arrivent; marchons à leur rencontre. » Il monta à cheval, et s>loigna en les laissant dans la stupeur* la confusion.
Vladîmiresco fut conduit à Pite$ti,fC de là au quartier général de Tirgoviïfr
pistolet?»
frappèrent à grands " fut lente entre les malhabiles. Il que déjà il était en
pHit tard le brait que „amaesé dea millions. La Wt «a aea bourreaux ne trouvè- | m que quatre thalera (1).
Fit Ta Ifii de Vladimireaeo (4
S Lee étrangers ont fait de jaOea Roumains le révèrent f- En héros et on mirtyr.
httMeo s'était enrôlé parmi les ■»; aMla il s'éloigna d'eux dès
Bis leurs desseins ne cadraient la bot patriotique qu'il s'était I* Homme do peuple, il comprit ilsr, avec cet instinct populaire ft Mao aux masses de science et
dans, que l'avenir de la nationa- Maine n'était ni dans l'hétairie s ni dans le protectorat russe, lana k Roumanie elle-même, se sut dans la limite strictedesesanailée avec la Porte. Vladimireaeo feu trahi par son entourage. Ces talent trop nouvelles pour poue accueillies d'emblée par le peula la révolution ne périt pas tout avec lui. L'idée démocratique, i en 1821 dans le sol roumain , et mûrit en 1848.
D» Ir'HBTAIRIB. COMBAT DB
chah. — L'entreprise d'Hypsimt le dénoûment qu'elle devait km armée s'était dissoute avant rentrée en campagne; aucune sérieuse n'avait été prise; et le «j accru par la mésintelligence et «né dea chefs, avait été porté au . Personne nevoulait reconnaître Itésupérieure à la sienne, et un Booeovâla,commandant de douze , signait ainsi ses proclamations :
aaii Boucovàla, archistratège aéegraeque à Carloviu, nazir des tinte, etc. » (2).
A la nouvelle de U marche dea Tores, l'armée ae débanda en partie. Georges Cantacniène ae sépara d'Hypsilantis à la suite de dissentiments assez graves, et, après s'être fait battre avec le petit corps qu'il commandait par les troupes du pacha d'Ibrafla, à Sculeni, il passa le Pruth avec quelques-uns de ses officiers , sous prétexte de conférences avec lea autorités russes, et l'on n'entendit plus parler de lui.
Le 29 juin le corps principal franchit l'Olto, et rencontra les Turcs à Oragachan, à deux lieues de Rimnik. Les généraux Georges Hypsilantis, son frerc Nicolas, Caravia firent tout ce ou'il fallait pour compromettre le sort de la journée. Lorsque l'affaire fut engagée, on s'aperçut que les canonnière n'avaient
ris même de mèches pour mettre le feu leurs pièces; et ils furent obligés de courir dans les rangs de l'un à "autre pour trouver un briquet, une pierre et de l'amadou. Le bataillon sacré seul fit son devoir, et se laissa sabrer par la cavalerie turque sans rompre d'une semelle. Ils étaient quatre cent cinquante avant la bataille; a peine une centaine échappèrent.
Hypsilantis avait assisté au combat sans y prendre part. Quand il vit les siens en déroute, il ne chercha même pas à les rallier et gagna en toute hâte, ainsi que ses frères, le monastère de Kosia , situé quatre lieues plus loin, de l'autre côté de l'Olto, et se sauva de là en Autriche. Mais il fut retenu prisonnier par les autorités à la frontière et conduit dans la forteresse de Mongatz en Hongrie. U fut relâché en 1827 sur la demande de l'empereur Nicolas, et se retira à Vienne, où il mourut le 20 juillet de l'année suivante, à l'âge de trente-trois ans (l).
Les princes Nicolas et Georges passèrent en Grèce, où leur frère Démétrius avait soulevé le Péloponèse. Giorgaki continua à guerroyer contre les Turcs, et, après des actes inouïs de bravoure et d'audace, se fit sauter avec les débris
*irf en tare, administrateur; hufUUt, juridiction de cadi.
fes Havbaod, p. «37 et soiv. — (i) Voyez, dast Y Butoir* de la répoùnion »»p. iip. frecqus par Soulio, u récit détaillé de
oja» THcoopù, 1 1, p. 1S7. — Nm. ta captivité dHypsilsmn , fût par I
UvNOmm, { Piovnfcis Roumaîhbs ). 9
ISO
LUNIVERS.
de sa troupe dent le monastère de Séco, en Moldavie. Athanase, non moins brave que lui, mais plus heureux, franchit le Pruth à la nage sous une grêle île balles. Sava Garnirai! passa aux Turcs.