‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 198 sur 218 · acte ou décision de l'as · texte numérisé non relu

acte ou décision de l'as

fétténle et du prince qui se- *

ftnriresauxprivilégesdela prin- «

rux traités et aux khatti-ebé- «

es à son profit , comme aussi a

l mux droite de la cour su- «

t protectrice (l), doivent être «

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(net de Saint-Pétersbourg de- *

tue Fon remplaçât les mots *

par ceux-ci : aux deux cours. *

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aire parvenir à la connais* u deux cours, » il voulait sub-

à une plus haute connais- «

à la conclusion du Règlement *

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et réformes que le besoin *

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turait avoir lieu sans le con- a

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tur», pob de gwnmtie (traité « le), pub de protection. «

C'était demander d'un seul coup au

Says l'abandon complet de son droit 'autonomie.

Mais laissons parler sur cette importante affaire un historien témoin oculaire :

« L'assemblée générale sentit toute la portée d'une pareille atteinte, et pour la première mis elle prit une attitude imposante. La majorité, invoquant la puissance des traités qui garantissent son existence politique, refusa d'admettre les changements et articles additionnels.

« Le baron de Ruckmann , étonné de la tendance que prenait rassemblée , effrayé de la manifestation de sentiments aussi opposés à ses vues , s'empressa de protester entre les mains de rhospodar.

« Le soussigné , était-il dit dans la « protestation, devait s'attendre à ce « que l'assemblée générale de Valachie, « pénétrée, comme celle de Moldavie, « des intentions salutaires oui ont nré- « sidé aux réformes introduites dans « les principautés, tributaires de la « Porte, mais placées formellement par « les traités sous la protection de la « Russie, suivrait une ligne de con- « duite analogue , conduite qui lui était . « tracée par des devoirs qu'elle ne « pourra jamais méconnaître impuné- « meut.

« Ce n'est pas sans une extrême « surprise et un vif regret que le sous- « signé a vu rassemblée générale éle- « ver des objections et des difficultés « relativement aux changements in- « troduits daus la nouvelle rédaction « par suite des principes qui ont servi * de base et de règle et en vertu d'une « sanction suprême. Cette rédaction « est basée , d'une part, sur le texte « primitif du Règlement et des dispo- « sitions supplémentaires adoptées par « l'administration provisoire , et d'une « autre sur les changements de pure « forme arrêtés entre la cour impériale « et la Porte Ottomane , et qui n'altè- « rent d'aucune manière le dispositif « du texte.

« D'après cela, l'assemblée générale n'étant appelée qu'à constater si la nouvelle rédaction est wantsaieuf conforme à esa bases, elle ne pou*

L'UNIVERS

« vaît que sortir du cercle de ses at- « tributions et de ses pouvoirs soit « en s'opposait à ces changements, « toit en voulant les modifier selon « ses propres opinions.

« Le soussigné se fait, en consé- « quence, un devoir de déclarer à « votre Altesse que, les discussions des « membres de l'Assemblée ayant pris « une pareille tendance, il ne peut les « considérer que comme essentiel le- « ment attentatoires aux droits des « cours suzeraine et protectrice, et « il ne lui reste dès lors qu'à pro- « tester, comme il proteste par la pré- « sente, de la manière la plus formelle, « contre une marche aussi irrégulière « et aussi contraire au respect dû aux « deux cours, qui n'admettent aucune « déviation de la lettre des transac- « tions qu'elles ont conclues et qu'elles « sauront maintenir dans toute leur « intégrité. »

« Etc., etc., (1).

« Le résultat de cette note fut un office de l'hospodar à l'Assemblée par lequel il lui retirait la copie du Règlement à reviser, et annulait tout le travail relatif à la révision du Règlement (2).

« Que pouvait faire l'Assemblée?

L'obéissance était moins un devoir qu'une impérieuse nécessité ; mais elle ne pouvait laisser passer un pareil office sans réponse (3). »

En conséquence les députés procédèrent séance tenante (21 juillet) à la ré-

atteinte aux prérogatives da hautes cours alors qu'ils n'avs* que défendre l'autonomie de la i Solennellement garantie par far du traité d'Andrinople , les aiti et 8 du khatti-chérif de 1834, et I des 52 et 379 du Règlement onj lui-même (l).

« Le Règlement manuscrit, l'adresse, contient en effet qi lignes d'après lesquelles toute sition administrative ou cnanj qui pourrait être opéré sans ment de la cour protectrice sera sidéré comme nul. Ce passage, i pas été imprimé par ordre du vant président plénipotentiaire, général Kisseleff, par la voie du tariat d'État , a excité raaintenai tention de l'assemblée a l'effet convaincre de la vérité d'une | addition (2). Après avoir pris toi circonstances en considération , < restée persuadée que AI. le ( Kisseletf, d'après toute justic pouvait faire insérer un sembla!

(i) Ce dernier article commence « D'après l'article du traité de paii d nople qui assure au seul gouverneme que l'administration intérieure du paj

(a) La vérité est que cet artie»

tionnel, glissé subrepticement à u Règlement, postérieurement i l'apposi signatures, pouvait être aisément ai faux. Yoici comment M. J. Radolen Hade ) raconte le fait : « T.*avar>?-den

PROVmOEB ROUMAINES.

Itt

patente arec ton les ■m de cette principauté. »

m finissait par un appel au isaee du prince:

m» Altesse, comme fils de cette , gouvernant aujourd'hui le peu- I lui a été confié par la divine lanee, nous la prions très-hum- * de se persuader de toute la

des droits du pays, de reconnnnocente conduite de cette asis, de partager ses sentiments, et iloir bien porter à la connaisle qui Votre Altesse jugera cone le vérité que nous lui eiposons attitude de nos intentions, etc. »

a adresse fut lue, discutée et au scrutin à la majorité des trois

de rassemblée. Les ministres, •voir tenté vainement de s'opas vote, provoquèrent un office nue de la part de l'hospodar ; I arriva trop tard , l'adresse était gnée. Des sentinelles furent plais portes comme pour empêcher rétaires d'enlever les archives et iperer des papiers. On vit même litre de l'intérieur se charger de m dossiers et les porter en dépôt s consul de Russie. On voulait rà.la résistance légale de l'ase un caractère de rébellion (1).

lent jamais délibération n'avait te calme. C'est qu'il ne s'agissait a d'égoïsme et de privilèges de ;. c'était l'avenir même du pays tait en question. Si quelques as pourtant s'y firent remarquer véhémence de leur parole, c'est furent poussés à bout par les ■ imprudentes de MM. Stirbey bel Gbica. Il n'y a donc pas lieu onner si Campmeano, rappelant mier la profession originelle de es, lui cria : « Prenez-y garde, jur, nous ne sommes pas au 9); ». et si Jean Philippesco, int son poing à l'autre, lui lança errible apostrophe : « Tu mei qu'on te serrât au cou le cordon

MM, P. IOI.

e evaad-pèra de IL eoapedar){laM

Surbey (actnalbeaddacbevau

a attaché la Russie. • Le Jean Philippesco donna sa démission à'ago de la police.

Le prince et ses ministres, réunis au consulat général , attendaient avec une certaine inquiétude l'issue des délibérations de 1 Assemblée. En apprenant le vote de l'adresse, Alexandre Ghica rendit sur-le-champ une ordonnance de dissolution de la chambre , tandis que M. de Ruckmann demandait des instructions à Saint-Pétersbourg.

L'irritation fut vive ; mais la cour protectrice ne s'en montra que plus résolue à poursuivre énergiquement son but, en faisant tomber tout l'odieux des moyens sur la Porte Ottomane. M. de Ruckmann reçut Tordre de se rendre à Gonstantinople , sous prétexte de remplacer l'ambassadeur, M. de Boutenieff, en congé, mais en réalité pour engager la cour suzeraine à frapper un coup d'autorité. La volonté de la Russie était toute-puissante à Constantinople.

La Porte céda, au détriment de son honneur et de la foi due aux traités , au détriment des droits des Moldo- Valaques et de son propre intérêt ; et le kapou-kiaia de Yalachie, J. Anstarchi , fut charge de porter à Bucarest r oukase déguisé en firman qui prescrivait l'intercalation au Règlement de « toutes les dispositions additionnelles qui avaient eu lieu du temps de l'occupation russe et de la clause finale exclusivement insérée pour maintenir intacts les règlements, tout comme aussi les droits légitimes des deux hautes cours à l'égard des Principautés (1). »

Le départ de AI. Aristarchi fut combiné de manière à ce que son arrivée dans la capitale de la Valacbie coïncidât avec le retour de M. de Ruckmann, qui s'était fait précéder d'une note adressée au prince, dont l'insolence le disputait à celle du firman (2).

Mais laissons M. Colson nous raconter le dénoûment de ce drame parlementaire:

(i) Voyez le texte de ce firman dans l'ouvrage déjà cité de M. Ed. Tfaouvenel , Pièces i'tuijfemthms, p. 347. « Jamais, dit Tauieur, 1 force n'a tenu à la hiUette on Jaoaafe plot insolent. »

(») Yojei data Grisou, p. io3, m team de

L'UNIVERS

« Dès le lendemain de son arrivée, le baron de Ruckmann invite, au nom des deux monarques , tous les dignitaires de l'État et les membres de l'Assemblée générale à se réunir chez lui. Il leur dit que S. M. était vivement affectée des événements de la session passée; qu'il était chargé d'exprimer toute son approbation à ces dignes et braises patriote* qui ont compris les vrais intérêts de leur pays ( ce sont MM. Georges Philippesco, son fils, le colonel Philippesco, Etienne Balaciano et le vornik Kocoresco) , et son mécontentement aux députés qui avaient fait de l'opposition clans l'Assemblée nationale, et avaient provoqué des dissentiments (l); qu'on avait à choisir maintenant entre la soumission volontaire ou le régime des firmans, et que pour sa part il était désolé que de pareilles eunses se fussent passées sous son administration. Le H mai « les marnes membres durent kc rendre au palais pour y entendre la lecture dufameuifirman. Je ne peindrai pas les sentiments divers qui s'empare»

rent des assistants. Le 15 mat , a onze heures du malin f mit lieu enfin l'ouverture de la rhambre : il y avait ordre ministériel, le discours d'ouverture prononcé , de procéder de suite à rexecution du bon vouloir du sultan (3) . ■

M, Âristarchi , assis au banc des ministres, présidait de fait rassemblée* Cam pinea n o av a ït refusé d'y assis 1er . Condamné à signer le premier, Thospodar

qu'elle ne désespère pas de lui-même et

de l'avenir, redouble jusqu'à la lia de la session de prévoyance et de fermeté. Elle frappe de nullité tous les actes arbitraires du gouvernement , se montre infatigable à poursuivre les abus, demande un compte sévère aux ministres de leurs dilapidations , inscrit définitivement parmi les revenus de l'État divmes sommes soustraites du département des finances depuis plusieurs années, net à la charge des ministres responsables toutes les dépenses faites sans l'autorisation de l'Assemblée, réclame l'eieation du Règlement organique au sujet de la confection des routes et de la canalisation des rivières , et vote» à l'unanimité, l'impression aux frais de l'État de trois ouvrages , entrepris dans os but éminemment national, YHhtovt de fa f'atachie par le Transylvain Aj* ron Floriani , la traduction en vers k Y Iliade par Aristîas et le Dïctioamin universel de la langue romane ptf M, Vaillant, directeur du collège de Saint -Sava.

L'idée nationale , bannie de ta sphèrt politique, se réfugiait dans la litîérMurt et sur la scène. Bientôt cependant ce dernier élément de propagande allait N manquer. Le théâtre national, fondées 1535 par la société philhnrmoaiflff, après avoir débuté, comme de coutume, par des traductions des théâtres étrangers, avait produit des œuvres original et nationales. Michel If Bmr* et le

lit

ropéan au sujet de cette mt ri souvent agitée et ravivaient les ardeurs et ta nationalités éparses

an.

se Campineano se rendit i Angleterre pour y plai* i parti national, la cause uachle devant les câblait Faire connaître l'état la , dénoncer les abat et protectorat , demander, i ce protectorat eielnsif rotection collective des lissanees, tel était l'oba de Campineano. L'act de l'amiral Ronssin à Cooatantinople lui paen augure; mais elle Suite des circonstances, t négociateur, qui à Loni soutint avec une genèse lea droits de son pays.

; sur le point de rentrer il reçut la nouvelle que 1 de Russie ( c'était alors I, qui avait remplacé dei de Ruckmann), instruit t l'étranger, avait obtenu I eontrelui (3). Ses amis : de différer son retour mquillement à Paris que lé. Campineano ne crut rodreà ces avis, et il se pour Bucarest. Arrivé il fut arrêté par les traéré sous escorte au moiginano , et plus tard à uitu. Cette arrestation le patriotisme de Camrendu populaire ; on acicnt le prince de s'être des hautes œuvres de la nés de Bucarest retentide ce refrain que la jeui chantait en chœur :

a Mtrginano ÏÊMpiKUmo (3).

oyé extraordinaire à Coniréfentaut de la Russie aux eoM en iSS5.

■IscM de raMée iS3o.

i, à Maranano tt délivras»

ayez Taillant, t. H, p. 4©3,

Mouvanainr uniiAi. m 1840. — Bientôt cependant l'annonce du traité de la quadruple alliance (l ), l'éventualité de pins en plus probable d'une guerre qui mettrait la France aux prises avec la Russie et l'Autriche ranimèrent les espérances du parti national, découragé un moment par l'insuccès et l'emprisonnement de son chef. Depuis longtemps les sympathies des Moldo-Valaques les portaient vers la France, et malgré le peu d'appui qu'ils avaient trouvé iusque-là dans le gouvernement de Juillet, c'était d'elle qu'ils attendaient leur délivrance. Les Serbes et les Bulgares s'agitaient de leur côté, et la Russie favorisait sous main ces menées,

Qu'elle comptait tourner à son profit.

a Turquie semblait à la *eille d'un démembrement. En attendant qu'un nouveau Vladimîresco revendiquât, les armes à la main, les droits du pays, les patriotes roumains se concertèrent, afin de se préparer par la voie légale pour un avenir prochain. Ils ne réclamaient rien que la stricte exécution des traités , la suzeraineté de la Porte , le droit de la nation de se gouverner elle-même sans le contrôle de l'étranger, le développement libre et régulier de ses institutions. Certains que le pays serait avec eux, ils se sentaient assez forts , ou du moins assez courageux, pour arborer hardiment le drapeau national en face de la Russie. Quant à l'hospodar, quels que fussent ses torts envers la nation , ils songeaient moins à l'en punir qu'à lui offrir l'occasion de les réparer en se mettant lui-même à la tête du mouvement et en se prononçant ouvertement contre le protectorat. C'était le mouvement de 1848 anticipé.

Néanmoins , comme il pouvait sortir de là un conflit avec la Russie , et que , dans ce cas , la coopération, ou tout au moins la diversion de la France , devenait indispensable, les patriotes roumains crurent devoir différer le mouvement jusqu'à ce que la question de la paix ou de la guerre eût reçu une solution définitive. En attendant , les chefs parcouraient les districts, et notamment ceux des montagnes, recrutant partout des partisane et afasmnt au besoin

(i) i5 jailet in**.

LTNÎVERS

du concours armé des populations, Il ne se passait pas de jour que le comité patriotique, qui siégeait 5 Bucarest, ne reçût les adhésions de mtwietii et de fermiers indigènes, avec l'indication précise du nombre d'hommes et de fu* s ils qu'ils tenaient en réserve. Tout le quartier de Bucarest dit des tabatci , ou tanneurs, était à sa dévotion, et cette population, de plus de six mille Times, Était suffisante pour provoquer, au l>- ■soin , une démonstration capable d'en imposera la réaction. En même temps les mesures étaient prises pour jeter à rimprovisteen Bessarabie un corps nombreux de paysans, armés de haches et de faux et commandés par des officiers de la milice. On voulait par ce coup d'audace décontenancer la Russie et donner le temps au pays de s1 organiser militairement; on espérait même qu'il suffirait de cette invasion armée, au sein de populations qui n'avaient pas eu le temps d'oublier leur origine, pour révolu lionlier et peut-être pour reconquérir la Bessarabie. On prenait toutes ces mesures en silence, et L'oreille tendue à ce qui se passait en France. L'on n'attendait plus que la déclaration de guerre , lorsque l'ultimatum de M, Tliiers, suivi bientôt de sa démission (Su octobre }, vint ajourner, puis détruire complètement les espérances des patriotes roumains»

A cette époque, Alexandre Ghica se trouvait à Craïova. C'est la que deux des principaux chefs, récemment arrivés des montagnes, Téléjesco et Marino, reçurent Tordre de Lut faire des ouvertures, et de l'amener soit a se mettre à la tête du mouvement, soit à lui donner un chef de sa main, et, en cas de refus, de l'arrêter. Des précautions semblables devaient être prises à Y égard de l'hospodar de Moldavie ; car les plans des conjurés embrassaient les deux provinces. Peu au courantdece qui se passait, ignorant ta démission de M* Thiers, dont la nouvelle a été apportée ta veille à Bucarest par le télégraphe, Téléjesco et Marino se disposent a exécuter les ordres du comité patriotique, Mais la trahison les a devancés; leurs mouvements sont observés, et avant qu'il s aient pu joindre l'hospodar ils sont arrêtés et conduits sous escorte à Bucarest. Alors tes ar-

restations commencent; les prit chefs patriotes , Démet ri us Rhitij K ico Las B a I ces eo, jeune écr î rai n grand mérite, César Bolliac, Sot sont incarcérés, et attendent neuf mois leur condamnation ; vatl des mines, qui pour trois i pour huit, qui à perpétuité MM lant et Mourgo doivent à leur d'étrangers de n'être punis quf simple nannissement ( juillet 18

Complot dIbhaïl*, — I que s'instruisait le procès des pi roumains, l'insurrection fouirai sée en secret par la Russie, gagn que jour du terrain. Kl le comi à et e n d re ses ra mi fi cal ion s en Val en Moldavie , où des bandes i composées de Grecs et de Bulg fmriës, s'organisaient sous le nage du consul de Russie â Gai mon Andréj ewitch. Tout a t nouvelle arrive à Bucarest que i trois cents de ces individus eta courus à Ibraïla et demandaien ser le Danube pour se joindre frères insurgés (juin 1841), Ali Ghica se trouvait dans une posil tique : il devait ou trahir la Po mécontenter la Russie. H y ava des deux cotés ; et si rhospoi consultait que son avantage, il hésiter , mais non s'il cou suit devoir. IL prit le parti le moins Je plus honorable. 11 arma les valaques, et les envoya sur le:

du Danube ; les principaux cliefj bulgares furent cernés dans la f ta] ne d' Ibraïla, faits prisonniei vrès aux tribunaux ; le reste fut n en voulant passer le fleuve. Vh fut complimenté par la Portt ; énergique fidélité , et reçut ui d'honneur de la part du sullat la Russie ne cacha pas son me te ment, et le nouveau consul, M koff, reçut l'ordre de prépare!

chéaDce d* Alexandre Ghica.

La tâche devait être aisée. Lt avait contre lui et l'Assemblé gée alors par deux frères de cai et de noms différents et destinés l'autre à l'hospodarat, Georges et Barbo Slirbey, et Top position 1 dont l'exil de Campineano et Je des accusés de 1840 avaient m

FROVUKBS ROUMAINES.

-, «le psopla, état le mat allait servir de prétexte nt de l'hospodar.

id'Almàndo GsncA.— de lS4t aïait dos ses tra- •la proposition du dé* Bahano, Findigénat titMfobano et le don d'une terre a»efettsseleff.(l) asmreili législature s'ouvrit l'antvastfe pour une autre période de ■ées. A peine les députés furentrii qartls votèrent à l'hospodar véritable manifeste de adresse, rédigée avec un et une perfidie notoire >, et dans laquelle étaient »MV avee une apparente confu- Iss plaies les plus vives et les mitas du pays, la vénalité de lallation, le trafic de la justice Uns, l'aggravation du sort du t oui, depuis l'introduction du «nt organique, avait payé plus hb des redevances légales qu'il H d'acquitter, l'état de plus déplorable des finances, l'aban- ■ droits les plus sacrés et des isra intérêts de la nation, conua véritable réquisitoire contre 1er. Las ménagements hypocrites raie rendaient le fond plus ac- • Tout cela était vrai , mais peu . Le pays souffrait tous les maux dans r adresse ; mais la totalité de ix ne devait point être imputée à dar : et parmi ses accusateurs eût refusé d'être son complice?

copie de cette adresse fut enh Gonstantinople et à SaintPérs: il était évident que ceux qui lait une peinture si navrante de V pays cherchaient moins un roses maux que le renversement

enquête fut ordonnée parles deux mus. Chekib éfendi, ex-ambassajoodres et l'un des signataires du

•dit (p. 146) que l'assemblée de tS3i avait déjà offert l'indigénet ri — t.*.. — "icdm-ciafait déclaré ne

f accepter tant qn'il serait dam le pays la da sjcever ocBMnt Voy. Pemi Muse- $mimaptm§é$ de FedmAm et de Met*

traité du lSjoillet,et le général russe Duhamel furent nommée commissaires.

L'enquête n'eut pas de peine à constater la réalité dea faits allégués par l'adresse. Chekib éfendi, de retour a Constantinople , présenta au divan un rapport exact de la situation du pays , dans lequel les torts du prince n'étaient ni atténués ni grossis au gré de ses ennemis. La Porte répugnait à la destitution d'Alexandre Gnica; l'ambassadeur de France le soutenait de son crédit; mais ce crédit s'effaçait devant celui du ministre de Russie, M. de Boutenieff, qui, pour contre-ba lancer l'échec que la Russie venait de subir en Serbie, avait reçu l'ordre de sa cour d'exiger la déchéance de l'hospodar valaque. Alexandre Ghica fut déposé ( octobre 1846), et Safet éfendi partit pour Bucarest afin de signifier à l'ex-prince la décision de la Porte (1), et de procéder à l'élection de son successeur par la voie et suivant les formes établies parle Règlement.

ÉLECTION DB GEORGES BlBBSCO.—

Mais l'observation des formes n'arrêta pas le jeu des intrigues. Tandis que la Turquie observe , la Russie agit. Pro-

(1) Nous empruntons à la Gazette de Transylvanie l'acte de renonciation de l'hospodar Alexandre Ghica à la principauté de Moldavie :

« Nous, Alexandre Démétrius Ghica, prince par la grâce de Dieu et liospodar de Yalachie ,

« Au conseil d'administration extraordinaire.

« Nous soumettant à la volonté des hautes cours, de la puissance suzeraine et de la puissance protectrice, lesquelles exigent que nous renoncions au gouvernement de la principauté ;

« Nous remettons dès ce jour le gouvernementaux caïmacams nommes par la Sublime Porte, et nous les renvoyons aux articles 18 et 19 du Statut organique pour y puiser les régies de leur conduite.

« MM. Georges Philippesco, président du Divan , Théodore Yacaresco, ministre de l'intérieur, et Michel Cornesco, ministre de la justice, devront, sons leur responsabilité , veiller au maintien de l'ordre public et vaquer aux affaires da gouvernement.

14 octobre 1846.

J^ms* Alexandre Gafce,

Le secrétaire d'État postehnk Contenue Soatxo.

L'UNIVERS

mettes et menaces, rien n'est épargné pour écarter de l'hospodarat les hommes do parti national et y faire arriver l'un des deux candidats de la Russie.

Ces deux candidats étaient let deux frères Bibesco et Stirbey. Les patriotes

Sortaient Camnineano. Ce dernier avait es chances ; il fallait l'écarter à tout prix. Les caïmacims effacèrent son nom de la liste, sous prétexte que la Porte refuserait de confirmer son élection. Mais il ne suffisait pas d'avoir rayé de la liste électorale le nom de Campineano ; il fallait v inscrire ceux de MM. Bibesco et Stirbey. Or, l'article 16 du Règlement n'admettant comme candidats à l'hospodarat que les boyards dont la noblesse remonte au moins au grand-père, ni l'un ni l'autre ne se trouvait dans les conditions voulues d'éligibilité (1). Le texte de la loi était positif; on n'en tint nul compte.

Deux mois après (30 décembre), Rassemblée générale extraordinaire procéda h l'élection. Une nouvelle illégalité fut commise. Le nombre des candidats inscrits était de trente.

D'après l'article 32 du Règlement , on était tenu de voter séparément pour chacun d'eux. Au lieu de cela, les caïroacams, prétextant une trop grande |)erte de temps , partagèrent les trente candidats en six séries , et remirent à chaque électeur cinq boules , dont une Manche. Knsuite ils eurent soin que les

Le commissaire ottoman impassible et muet, à estas*

lets.

Le nom de Georges Bibcsa l'urne à une grande majorité réuni 1 31 voix; son frère Stirbc eu 90 ; le srand bano Geonj pesco, candidat de la vieille bo Au moment de l'élection, voyj les chances réunies en t M. Stirbey, les électeurs de tion s'étaient divisés ; les m voté pour Baliano, qui obtint les autres pour Bibesco , dont paraissait préférable à celai frère. « Votons tous pour c'est le seul moyen d'échappé bey, » s'était écrié l'un des < Villara.

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