‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 199 sur 218 · MOLDAVIE · texte numérisé non relu

MOLDAVIE

Commencements du régne et Stourdza (i824'\$4S).

Les événements de la Moldi moins connus et moins importi ceux de la Valachie. La polit»

térieure ou intérieure ne i aucun fait remarquable. Tout 1 de ces sept années est conçoit le mouvement et les jeux de T tion.

Cette opposition avait préeéi nement de Michel Stourdza. I ment mf'me ou il aspira 0

PROVOGHt JttHJtiAlNES.

harpe de partir à Saint-Pétersfepnfetdu Ràglemem Mged'unvassarà son i

fiwi a la rois aune capacité i «Ma qui le désignaient longà ravanoe au choix de la Rus*

-tttm b^arda, qu'aucun aea* de rivalité n'animait contre aa, radootaknt son avidité bien irai s'apprêtaient à le combattre, ÉBt par xèle patriotique, mais personnelles. Quant à

MwwiMion. à celle qui haïslûahaft Stoordza la créature de sic al l'oppresseur des droits et srtéa du pays , die n'était enpriaartfie que par trois hommes, wèrsat vainement de protester FaMsptation de la clause finale 0eaNnt, MM. Georges Ghica , et Grégoire Gouza.

■I Stourdxa n'avait point à s'ef* de tsls adversaires : il comprit véritable lutte serait entre lui et dé boyarie , composée en grande la Pbanariotes. Après s'être mépar aes antécédents . des appuis •Pétersbourg, et, en dernier lieu,

, s par son mariage avec

la do prince de Samos, Etienne Ha, devenu en même temps son kiala à la Porte , il fit mine de rocher à l'intérieur de la boyarie e, et le discours qu'il prononça son installation , en rappelant M la testament politique d'Été Grand, le montra préoccupé Mit du bien-être et de Forton future du pays:

aafannité de ce jour est , disait- ■unencement de l'époque que le dfaamortelle mémoire Etienne tày dont nous contemplons ici , avait su prévoir. Par son tes- ' politique ayant préservé la le d'une perte imminente, à I «n torrent d'événements si- [tarait inévitablement entraînée, BSer»én pour un meilleur avenir ; relèvera de ses ruines sous les a de la foi de nos aïeux.

fMBt «a tout Moldave éprouve b de répondre dippaoment a PoxieolMqw qui vient d'être assurée dyt. Us lai résultat ne saurait

être obtenu par mas* seuls efforts. Je m'attends à une coopération franche et loyale de la part de mes compatriotes que des principes conservateurs doivent guider dans leur conduite.

« L'ordre social ne saurait se maintenir 6ans l'accomplissement des devoirs sacrés de père, de fils et d'époux. J'appelle bon père celui oui sait pré-

nses descendants àrnéritape de »i des vertus. Le nom de fils sera mérité par celui qui sera animé de la noble émulation de surpasser ses ancêtres, etc. ■

Conservateur par excellence, diplomate consommé autant qu'habile administrateur, attentif à éviter tout ce qui pouvait le compromettre à l'égard de l'une ou de l'autre cour, il échappa aux pièges de ses ennemis , et sut naviguer sans péril entre ces deux redoutables écueils, la suzeraineté et le protectorat. Dans un pays où tous les partis lui étaient ouvertement ou instinctivement hostiles, il eut constamment la majorité dans l'Assemblée, qui ne fut pas suspendue une seule fois pendant tout le cours de son règne; et, sans coup d'État, sans secousse violente, sans firman, il gouverna Saisiblementla principauté pendant qua- )rze ans, le Règlement à la main, ne se préoccupant de la moralité ni du but, ni des moyens, pourvu qu'il restât dans la légalité. « C'était, dit un écrivain national , un homme éminemment constitutionnel, constitutionnel un peu à la manière du gouvernement de Juillet, sachant se faire une majorité à tout prix, mais homme légal, et c'est quelque chose dans un pays comme le notre, où le respect seulement apparent, de la légalité est une garantie presque suffisante. »

Lorsque l'opposition f exclue des assemblées, chercha à lui susciter des embarras à l'intérieur, Michel Stourdxa s'adressa directement au cabinet de Saint-Pétersbourg, et par la manière dont la question était posée il assurait et garantissait à l'avance le triomphe de sa politique. « Faut-il, demandait l'bospodar, sacrifier le Règlement aux intérêts isolés de mieiques boyards, ou le prince ne doit-il pas, conformément aux inspirations de sa conscience, aux exigences de asa devoirs, soutenir ass

L'UNIVERS

institutions tutélaires malgré tous et contre tous? » C'était le pendant de la fameuse note secrète qu'Alexandre Ghica adressait au comte de Nesselrode à la même époque (1837). Mais Michel Stourdza était bien plus dans la Légalité que son collègue de Valachie. Il ne s'agissait pas d'interpréter le Règlement de (elle ou telle manière, mais de le maintenir purement et simplement. Ici, en effet, l'opposition au Règlement venait non pas du parti national , trop peu nombreux encore pour qu'on le comptât pour quelque chose, mais des Phanariotes, qui ne pouvaient se résigner à la perte de leur riche domaine , et se montraient d'autant plus animés contre le nouvel ordre de choses qu'ils ne le considéraient, non sans une apparence de raison , que comme une transition pour arriver soit à l'indépendance , soit à l'incorporation.

Libre d'inquiétudes de ce côté, Michel Stourdza poursuivit paisiblement le cours des améliorations matérielles qu'il s'était proposé d'introduire dans sa principauté. La communication adressée par lui à l'Assemblée générale de 1838 , en traçant la marche suivie par la Moldavie pendant une période de sept années , renferme à cet éçard une foule de notions utiles et curieuses. Ainsi les dettes des communes, qui, au commencement de 1834, s'élevaient à plus de 15 millions, ont été éteintes. Les ma-

f^Lisiiis de réserve , a peine nu terme île

traverse la Moldavie dans longueur, du sud au nord, que entièrement achevée; ponts, dont quatorze en pien confectionnés. En même ten pourvu à la sécurité publique!

routes et dans l'intérieur de moyen de l'organisation des (gendarmes).

Mais tandis qu'il donne au et à l'agriculture une impi votable aux intérêts généraiu qu'il perce des routes, con ponts, jette les fondements del taine de Galatz, qu'un office • 1834 a érigée en port frani Stourdza ne perd pas de vue sa fortune particulière. Homo et de rapine, il ne se contente né.fîcier sur les travaux publie effrontément la justice, tral emplois et des titres. Ce sont 1 exactions, les mêmes scands Valachie, à la différence près dilapidation est, pour ainsi d

Î;anisée, et que les bénéfices < ieu de s'éparpiller sur une d'employés, se concentrent dai du chef de l'État et de ses immédiats. Plus de 30 million Ton assure, furent rendus dai de quatorze ans par la Mold nagée en coupes réglées, et l'hospodar rentré dans la vie des plus riches propriétaires rope.

PROVINCES KOUMAINES.

t"Ui vaste complot', qu'aile fi> ■v stous main, m forma pour Èr 'm uuasaore des boyards et Mttjfntes. Lèche* 4e laeoni était m Bulgare, nommé Ba- "" ' Ileurensetncnt Miflhel nu à tempe; iifltar- . le chassa du pays; et ■plot, privé de aon chef, avorta.

«Mali de raeeemblée générale bfm* l'année précédente, le'coup tel Uioinet^Ujnroteetatiofi et fcOiilpIneanu et Mcntdt après la etajérohitkmnairedc i$4l eurent sjlaàl retentissement en Moldavie. tfUto ta Principauté, où la prédomjè~de l'élément aristocratique ttlnréé le progrès des idées li- •i, resta étrangère à cette effervesl politique, de même qu'elle était i étansère an mouvement littépropagé, dès 18SS, par l'institude la société philharmonique à rest Michel Stourdxa, préoccupé tfvement d'améliorations matelot toujours prêta prodiguer les If de nÊtat pour construire des I et des chaussées qui devaient BsrréeonJementdes produits deses us domaines et en doubler la vanéglifleait tout ce qui pouvait ibucr a l'avancement moral de la a. Le document officiel que nous

• tout à rheure constate bien éflre d'environ douze cents élèves juivent les cours des écoles puis , ainsi que la création d'un cer- ■ombre de bourses en faveur de s gens qui doivent être envoyés à le pour y compléter leurs études ; lèse borne f initiative du gouverat. Si quelque tentative se proan dehors de son action, il est ■lutte àla combattre qu'à laaeeonfeint de presse périodique; point Ane nationale; l»hospodar n'en ■1 besoin, et d'ailleurs la Russie itérerait pas. Cependant l'cxem-

• leurs frères de Yalaehie n'est tout I frit perdu pour les Molt; ils ont

de loin à leurs efforts et eou> rient à leurs espérances; bientôt ils voudront les imiter.

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