‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 201 sur 218 · MM · texte numérisé non relu

MM

d'épreuve t préférait triHiîger $*m ta conscience plutôt que de se refuser m exigences de toilette de sa femme dan* la crainte de faire mauvais ménage*

« Environ cent cinquante à deux cetrti jeunes gens du collège de Saint-" jetés sur le pavé par suite de la nouv taxe universitaire , de vinrent autan propagandistes d'opposition au gouv nemerit de Bibeseo; ils firent de T pulsion de la langue roumaine des i une question d'attentat à la lité(l), »

..... i L'année 1847 s'était accomplie pour les Roumains sous de sinistre* auspices : à côté de L'abondance agricole des campagnes , les villes manquaient de pain ; la famine atteignait presque les populations des capitales. On attendait avec anxiété le choléra, qui s*avaofait mdspas; les sauterelles ravageaient les semailles sur trots zones. Une inqirié* tu d e va gu e s'é t a it cm pa rée d es esprits en général. Fin cette année, on avait compté plus d'iniquités scandaleuses encore

3uen d'autres temps. Un jeune mari, 'une des premières familles du part, voulut venger sou honneur outrage fur un proche parent du prince ; il fut ponf et exilé, tandis que 1 homme qui indignement offensé la morale se menait publiquement recevait des pi et des promotions malgré la réprobation des honnêtes gens. On ii sorti de cette affaire qtr'uu président de cour de justice se trouve Impliqué dam un assassinat sur un fermier. Au lieude la punition réclamée par la loi et attendue par le publie . après de nom* brenses et incontestables preuves a la charge du coupable, le cours judiciaire de l'affaire est suspendu, et le stisdit président se montre W plus grande faveur que jamais. Les ministres, aussi bien que le prince Ribesco lui-même, convenaient et parlaient très-haut et l'état déplorable dans lequel se trou tait le pays; mais les ministres rejetaient Iw fautes les uns sur les autres et sur le prince, celui-ci sur les boyards el le

ponr

(i) Chaînai, p. 70 el iuîv. ^ une brochure imprimée en 1647* à Bnixi soi m te li Ire âe Le Prince Bibtsrç H tût* nttrniuinrerhn, et dtti ibuêe à un employé du rtiTHiitflt rume.

PROVINCES A00MAINE

d* R«*e\ qu'il d'être opposes à t toute mesure propre à arrêter

Jeunesse, traquée par la polies, ) en toute occasion , gênée dans nvements , est poussée par les ttions qu'on lui fait sabir & le, à avoir un esprit de corps, et, lotte , elle devient une force à \at ion de quiconque voudra agir le gouvernement du prince Bi- ). »

rr pboduit fab la nouvelle

liTOLCTlOW DE FEVBIEB BIT

i. Situation des pabtis au ifCEVEifT de 1848. — Tels Fétat des choses et la situation ►rite en Valachie au eommende 1848, lorsque la nouvelle évolution de février vint dessus un jour plus transparent le et les espérances des partis.

■rtis étaient au nombre de trois :

ïrti des vieux boyards, appuyé ntisfaits et sur la majeure partie sdonnaires de l'État , remplisses les sphères officielles. Le lui appartenait en entier, mais sans force et sans appuis au Il avait pour chefs l'hospodaret c principaux ministres, Alexan- !ara et Emmanuel Baliano. Le Phospodar, Stirbey, avait passé letrx ans à l'opposition. Au reancien coryphée du parti natiox Campineano, après avoir perdu m par sa conduite équivoaue la » et les sympathies populaires, isolé et inactif dans son petit •e du contrôle , incertain . mais ifférent entre les factions qui xt le pavs, porté par ses instincts ivenir de son passé vers le parti rès, enchaîné par sa faiblesse i de sa situation présente dans de la réaction.

rti phanariote, avec les Ghica, 20 , les Cantacuzène à sa tête , roir pendant un moment fait >mmunc avec les libéraux par itre la Russie, avait fait amende Je au sortir des élections de E s'était jeté complètement dans

bboî , p. So.

let fera»* eett* puissance*. M Jugeait oe moyen plus sur pour satisfaire en même temps son ambition et sa haine contre Bibesco ; et déjà le mécontentement croissant contre l'hospodar lui faisait entrevoir la possibilité de sa chute. II commença par porter plainte devant le consul général de Russie contre les modifications arbitraires apportées par Phospodar à la loi électorale, et rompit par là l'alliance avec le parti national, d'accord avec lui touchant la culpabilité de l'homme, mais non touchant le choix du juge. L'année suivante, il

Publia à Bruxelles son manifeste (c'est opuscule dont nous avons parlé plus haut), dans lequel la jeune Valachie et les défenseurs de la nationalité roumaine n'étaient pas moins maltraités que Bibesco et ses adhérents. Les libéraux répliquèrent par un article inséré dans la Hevue des deux Mondes du 1er janvier 1848, et donnèrent à leur tour leur programme.

Les principaux chefs de ce parti étaient les Golesco , frères et cousins , famille de grands boyards qui avait la première embrassé avec ardeur la cause populaire, Nicolas Balcesco, Constantin Rosetti J. Voïnesco II, Jon Ghica et Héliade, qui, après avoir été de tous les partis et les avoir tous trahis ou abandonnés, penchait alors vers les libéraux, disposés a seservirde lui tout en sVn déliant. Tous ces hommes, depuis (jue Bibesco avait trompé les espérances de la nation, s'étaient tenus éloignés des affaires; et, laissant les deux partis rivaux se détruire l'un l'autre, ils bornaient pour le moment leur action à la littérature et à la presse. Plusieurs journaux et revues, telles que la Dacïe littéraire, le Progrès^ l'Album, furent successivement créés a Bucarest et à Jassi, et supprimés par la censure. Le Courrier roumain, rédigé par Héliade , poursuivait la pensée nationale et la haine du slavisme sous la réforme de la langue, de laquelle il voulait rejeter tous les mots slaves. Nicolas Balcesco et Lauriani, dans le Magasin historique de la Dacie, Cogalniceano, en Moldavie dans t Archive roumaine et par la publication des chroniques moldaves, remettaient en mémoire le»

vieilles traditions nationales, et traçaient le tableau des aneieaa

ÎJÎ

I/UTHVERS.

lions. Eu même temps plusieurs sociétés secrètes s'organisèrent, afin de généraliser et d'accélérer le mouvement* Telle fui la société des frères ; fondée en J 844 par les membres de L'ancienne société de 1840, Nicolas Baleesco, Jon Ghiea, le major Tell, auxquels s'adjoignirent bientôt Alexandre-Grégoire Golesco, le capitaine Plessoiano et plusieurs autres. Le but qu'elle poursuivait était le rétablissement de l'unité nationale et de l'ancienne forme démocratique; niais elle-même jugeait ce but trop éloigné pour pouvoir être atteint immédiatement , et en attendant elle arborait, ainsi que toute la jeune Roumanie, la bannière turque relevée par Via* duniresco, par opposition aux Ph a na notes, qui marchaient sous le drapeau russe.

Les événements de février en France» suivis bientôt de la nouvelle de la révolution de Vienne, donnèrent tout à coup une grande importance à ce parti. Les esprits commencèrent a s'agiter. A Bucarest , à Craïova , à Ibraïia , dans les principaux centres de population , des clubs s'organisèrent, et Ton commença a discourir tout haut sur les réformes à introduire dans le gouvernement et dans les institutions.

Les chefs voulurent alors tenter une manifestation pacitiquet alin de décider riiospodar à accorder une constitution nationale. Bibesco, averti à temps, déjoua leurs desseins par des promesses qui allaient au delà même de leurs espérances; et, profitant du répit qui lui était accordé, il sema parmi eux des méfiances qui portèrent leurs fruits plus tard {mars 1848),

Mouvement en Moldavie* — Les deux principautés sont solidaires ; quand un mouvement se produit dans I une »

l'autre en ressent le contre -coup; ce qui est opinion à Bucarest le devient bientôt à Jassi, et réciproquement.

H y avait déjà douze ans que tes Moldaves avaient cessé d'espérer en leur hospodar; et depuis ce temps, depuis le jour où il avait signé sans hésiter la reconnaissance de l'article final du Règlement organique , l'opposition n'avait cessé de grandir contre lui. Sans se manifester beaucoup au dehors, surtout depuis la mort de Charles Ghica , elle

u ma

ne laissait pas que d'être redoutable caries bai nefs s'augmentaient d tentés pour les contenir, 11 régnait è plus, surtout depuis les deux deraièm années , une grande irritation dam k campagnes et dans les localités de laGallicie. Les propriétaire* anti de vives appréhensions. A la nom fil? fc la révolution de Vienne» des agitttifli de Pestb et de Lemberg , les plus myà d'entre eus étaient d'avis qu'il transiger à temps \ et le 27 mars p deux mille boyards et proprier pousses les uns par la peur , un petit nombre par le désir d'à mélioi condition du paysan, tous, < parla liai ne contre Stourdza, s»

dans Tbô tel de Hegensbourgâ Ja d'aviser eu commun aux mesures sitées par les circonstances. C<

fiersonne n'avait de plan arrêté , m ibéra trois jours sans s'entendre reste, aucune précaution ne fut pris* pour assurer le secret des délibérations ; le ministre de l'intérieur Stephanaài Calardji et l'aga de la police Prunco étaient présents aux séances ; les individus les plus compromis par leurs relations avec le prince ou avec la Russie se mêlaient aux groupes t et allaient et venaient continuellement, au vu et tu su de tout le monde, de la salie des conférences à la demeure du consul. Htgensbourg touchait au palais de Michel Stourdza; on conspirait, comme dam les tragédies, sous les propres yeux du tyran. Les patriotes moldaves f jeunes gens la plupart sortis de nos écoles , qui s'étaient formés en société secrète , à l'exemple des patriotes valaques, afin de r »voîu lion ner le pays non plus au profit d'tme ambition ou d'une venpeamo!

personnelles, mais au profit de l'unit* et de la nationalité roumaine, refusèrent d'abord de s'associer à ces menées, dont l'origine, comme les tendances, leur était suspecte. Mais le second rourf gagnés par I1 effervescence général*, ils se re unirent à l'assemblée de Regensbourg et signèrent avec elle une adresse au prince contenant, avec la demande de

Quelques modifications dans le régime e la propriété, un projet de constitution pour la principauté en dix-huit ou vingt articles. Cette constitution était des plus modérées, et se bornait ï

PROVMOEB lOUMAmES.

JfS

■Msjsdecrvlqne, la i rsmnistrcs et te agwit.de MMftèn. Michel Stourte aciwiaiminniul la députatîon, et la pendre a» damante en

m du praueset*. (I) » M** là iniaiinmt nuit la noeud de laqsjejtlsje. m desnandiicnt laa Valaques, bien îleur programme fût autrement radi-

cal qoe

rprogrami eetaitel

Moldaves, à savoir Fê-

la pendre tteientaj

galiCé cifile et politique, la réforme compléta de radminiftrattoD, l'égale répartitkmteimpdte, l'affranchissement

Mai en tant qu'elles ne por> partition dea impdte, l'affranchissement pain* atteinte au Règlement; te Tsiganes et te paysans, la liberté ■flsee tempe ayant enraie par de la presse, l'abolition des titres de

se tout ce qu'il y avait à Jassi ■mveuvd'aveQturiers de toute rpsteelpalement d'Albanais, on l'ordre de s'assurer des La soir, une troupe de aoiisa par le fila de Phospodar, ' », cernèrent la maison », ou se trouvaient une i sans armes], et à (coups, de crosse de tJeiedu prince, victimes d'un ssiapena Un grand nombre isttt * domicile eut lieu pensfc. Les prisonniers furent conteeeorte à Matehin, et de là à su Asie Mineure. Je visa cette Gonstantinople plusieurs de ooMpirateurs ; le prince Stour- I donné à peu de frais leroéiSr écrasé f hydre révotutUm-

i« Tala'at-efbwdi et du

• DtJHAMSL DANS LB8 PBIN-

i. — Les Valaques, quoique i encore pour la vie politique, ipeodant une meilleure entente M révolutionnaires : aussi le à\ qui se préparait chez eux feil sous des apparences plus Lee chefs résolurent de prowrd parla voie légale, et deux lires, l'un ottoman, l'autre nat été envoyés dans les prinà la suite des événements

rr s'enquérir de l'état des s'adressèrent directement tentant de la Porte, Tala'at et lui exposèrent les griefs ndu pays, en protestant de oement à la cour suzeraine.

Mimes revenus, disaient-ils mémoire» de l'ancienne etfti- Itique de nos pères, et nous us aujourd'hui qu'à nous ral-

k la Sublime Porta, iw eelkhd, notis délivre 4P

>, était dans la limite de leur droit, et n'excédait pas même la bonne volonté de la Porte; mais pour cela il fallait abolir du même coup le Règlement et le protectorat (les auteurs du Mémoire le proclamaient hautement); et cela,, la Porte n'était pas libre de de raccorder.

Le départ de Tala'at efendi pour Jasai (mai 1848) laissa le champ libre aux intrigues du commissaire russe (général Duhamel), dont l'envoi dans les principautés, qui avait précédé de quelques jours l'arrivée du commissaire ottoman, avait surtout pour objet d'entretenir l'Europe dans l'idée d'un accord préalable et d'une conformité parfaite de vues entre les deux cours.

M. Duhamel , à qui le parti national , ne reconnaissant à la Russie aucune intervention légale dans les affaires intérieures du pays, avait refusé de s'adresser, vit avec déplaisir son collègue gagné à la cause progressiste et les choses inclinera un arrangement amiable qui, faisant de la cause des principautés une question pour ainsi dire personnelle entre elles et le suzerain, laissait le protecteur toutàfaiten dehors du débat. Aussi, lorsque plusieurs membres du parti phanariote entreprirent à leur tour de signaler à l'envoyé du czar quelques-uns des maux dont souffrait le pays , non par compassion pour ses misères, mais par inimitié contre le prince régnant, M. Duhamel leur répondit-il brutalement, comme pour pousser le pays à bout : « Je ne suis pas venu ici pour écouter les griefs de la nation, mais pour prêter à l'hospodar un appui moral et même matériel (3).

(i) Extrait du Mémoire présenté à S. M. TeJm'mt efemdi dans le Mémoire Jmsii/tc*ti/ de la MéeoL rot**.; Périt, 184g, p. 74,

(•) Mémoire jmsttficmtif, p. 5.

RÉVOLUTION DU 1 1 |1S JSIN.PBGCLA- MàTION ET ACCEPTATION DE LA CONS- TITUTION. — Ije moment critique approchait. Les patriotes roumaine , voyant quïl n'y avait rien à attendre de la faiblesse de 1s Porte, résolurent d'en sppeler au prince lui-même, comme au tuteur naturel de la patrie. Ils voulaient jusqu'à la fin rester dans les voies légales. Les violences seules du prince les contraignirent à en sortir. Quand ils le virent répondre à leurs ouvertures par des mesures de proscription et d'exil, comprenant qu'ils n'avaient plus à compter que sur euxmêmes , ils résolurent d'agir Tout était prêt pour l'insurrection. Les chefs, avant de donner le signal , se réunirent une dernière fois dans la maison des frères Golesco. Là les rôles furent distribués : Stephan Golesco, Héliade et le major Tell, qui commandait un bataillon à Giurgevo , furent désignés pour aller à Islaz dans le district de Romanati (Petite Valachie), dont l'ancien capitaine de pandours Maghiero , l'un des chefs du mouvement, était administrateur.

C'était de là que devait partir le signal. La petite garnison d'islaz, formée d'une compagnie sous les ordres du capitaine Plessoiano, attendait les insurgés pour se joindre à eux-, on espérait que son exemple entraînerait le reste de la milice.

Les deux frères Balcesco recurent mission d'insurger les deux districts de Pracova et de Volcea , où ils avaient des relations. Jon Ghica demanda à aire envoyé à Constantinople pour s'eu-

Efrivunnt foi

ils trouvèrent le major W,J Plessoiano et le piètre RadolC village de Celeïu, sËtuéàjadi d'Islas. C'est là que, le il matin, au milieu d'un esta reil religieux et en préaaoei pes nombreux et éfaamidt a de fermiers, de matelots Ai paysans accourus des viUagvv soldats et d'officiers ( dsui Ml pagnies et un peloton de «ni tionné à Zimnilcea, à deux Usai s'étaient joints à la compiaii taine Plessoiano ), Héliade dam de la nouvelle constitution, dofll ripes, formulés en vingt-diax étaient développés dans une m allocution à la nation et au pris proclamation, datée d'lslai,di ta régénération, le 9 juin, étail le prêtre Chapca, Jean Héliafc, Golesco, Christian Tell et Nia soiano. Ceux-ci se constituera gouvernement provisoire en s'a Maghiero; et le même jour, apri les assistants eurent prêté ei mains le serment de fidéuté i tution, ils adressèrent au priât par l'entremise de Maghiero, d nivence restait secrète, une 1 laquelle ils présentaient la comme une nécessité de salut adjuraient le prince, au nom < d'en prendre la direction su Une grande fermentatio alors à Bucarest. Le départ su

raoYiiMM— wumgg.

tu

\mm!tUkmtm lt «ah» #

ftuyirt, qw l'oa m «m»** Mémmt «a «frotetipinjitos.

îfjHf y ataf ooMUmiBcot 44*

Mou des troupe tu garniso* à ■fc* Je imimain il parcourut Mauii barangpa *•■ ofioiere hiilHltii «a pariant vainement mMi fient» TÉlat . et tour dc- I Jlls seraient prêts à août*»

fUipiH I Tinif il i la

«gsferrtoe», accrut les alarleeau peu de les jalmer:

Ké» «rer l'énée contre Jet en- ^patr*,dirq»lrUs,coinp- £ nmiAMH ne nom battrons lot was, qui veulent notre Ida pays. » Bibesco resjtra i pelais* et donna l'ordre nuât les arrestations.

Î* heures après, il reçut l'estai ,Maajiifro qui lui apportait le la proclamation avec la lettre Mia d'iaks.

ÏHbéra, dit-on , lui qui, à la prçflMHfile de rinanrreetion , avait Si Maghiero pour toute réponse ~Ha : « A mort tous ; » il dé- \ déjà il n'était plus temps, iour, quand on avait ap- •e Bibesco aux casernes, un de Masftieto, cadet à l'école milisjbM #e plusieurs de ses camara- 'dtait présenté sur la place du marne ane copie de la proclamation, dO M lecture à haute voix, affir- |M Bibesco y donnait son adhésion, JMwrité le peuple à se rendre au jpsjsjr fnmercier le prince. En un flsll plus de deux mille personnes sjjtwtaptajurdes jeunes gens, et hr iront vers la demeure de rhospoi promenant par les rues des dra- ;«eok>res. Le prince, soit entraî- É» aok surprise, accepta aussitôt •titation, qu'il signa au milieu de J$B frénétiques, et nomma, séance i nouveau ministère pris en iduspathar(M.OdolejMÛduinouvemem.

I Goleeco, Nicolas

• If

fanées; Mb, J

r instruction publique et aux cuit** ; Nicolas Baleeseo, s* secrétariat d'Etat; Reaetti , à la pol*oa? ( 33 juin. )

Abdication ns prasco. — La nouvelle de ces changement* parvint le lendemain dans la nuit à Héiiade et à ans collègue*, qui, après avoir été reçus en triomphe a€aracaia, s'avançaient vers Graiova, capitale de la Petite Yaladiie, au milieu d un immense concours de citoyens et escortés par une véritable armée de miliciens et de dorobantz. Ils envoyèrent dans la mémo nuit un message à Bucarest, par lequel ils demandaient, 1° le renvoi d'Odo»

besco et son remplacement par Tell; 3° la nomination de Maghiero comme capitaine général des dorobantz et de l'armée irrcgulière ; 3° la reconnaissance de tous les actes promulgués par le gouvernement provisoire depuis le 21 juin.

A ces conditoins, ils répondaient de la tranquillité du pays ; siuon, les représentants de la nation viendraient, avec le camp, traiter aux portes de Bucarest. A cette fière réponse l'hospodar, déjà ébranlé par les remontrances et la protestation du consul général de Russie Kotzebue( 24 juin), sentit faiblir son courage et son patriotisme , et le troisième jour, à deux heures du matin, après avoir, par un dernier office , confié le gouvernement aux mains des nouveaux ministres qu'il venait de nommer, il abdiqua , et passa à Cronstadt, en Transylvanie ( 25 juin) (1).

A la nouvelle du départ du prince,

(x ) Voici le texte de cette abdication, traduit littéralement d'après l'acte officiel : « Au conseil des minisires.

« Nous, George-Démètre Bibesco, par la grâce de Dieu, prince régna ni de Valachie.

« Attendu que je sens que l'état de mes forces n'est point en rapport avec les exigences des circonstances actuelles, et afin que ma conscience ne me reproche pas d'avoir compromis le sort de mon pays en continuant à me charger d'un fardeau trop lourd pour moi , je remets le gouvernement entre vos mains, et rentre dans la vie privée avec le contentement que donne one csosoîenee pe*e« « Geofges-Dcâaètre Bfecteo.

«fi**** k i*<ai) jtj» *ty. »

!7lî

LUMVERS.

le peuple se porta en masse au palais du gouvernement et demanda la nomination par acclamation d'un gouvernement provisoire définitif. L'élection eut lieu séance tenante, et le gouvernement fut composé comme il suit :

Président, S. Em. le métropolitain Néophyte.

Membres, MM. Héliade, Stéphau Golesco , Tell , Maghiero , Scurto.

Secrétaires avec voix délioératire , MM. A. -G. Golesco, Nicolas Balcesco, Rosetti et Jean Bratiano.

' Ministres, Nicolas Golesco, J. Canpineauo, Constantin Philippesco, Odobesco, Héliade, J. Yoïnesco II, Nitzcsco.

Des exprès furent envoyés aux membres du gouvernement dans la Petite Valnchic pour les inviter à se rendre immédiatement dans la capitale , où ils arrivèrent dans la journée du 28.

Trois jours auparavant, MM. Duhamel et Kotzebue avaient quitté Bucarest et s'étaient rendus en Moldavie par Fokchanl, d'où M. Kotzebue protesta de nouveau par une lettre adressée au métropolitain, sous la date du 18 (30) juin , contre les actes illégaux qui venaient de s'accomplir, « Les suites de cette infraction patente aux traités, était-il dit dans la lettre, sont immanquables; et je viens de recevoir la nouvelle que les troupes de S. M. l'Empereur, mon auguste maître, ont franchi le Pruth , et se dirigent vers la frontière de la Valachie. <•

mots de la constitution que venait d'acclamer dans le Cha liberté et qui ne fut pas sans sur la marche des événement

Elle était composée , ainsi l'avons vu, de 22 articles, on

1° L'indépendance adminis législative basée sur les traité ceaetde Vlad V;

2° L'égalité des droits polit

3° L'égale répartition des in

4° Une assemblée nationale, de représentants pris dans classes de la société :

5* Un chef de l'État respei pour cinq ans et éligible dans classes de la société ;

6° Une diminution de la li

7° La responsabilité des mi de tous les fonctionnaires pal

8° La liberté absolue delà |

9° Toute récompense déot nom de la patrie , par ses repi et non par le chef de l'État;

10° Le droit pour chaque d lire ses propres magistrats; découle de celui qu'a le peu| de participer à l'élection di TÉtat;

11° L'établissement d'une tionale ;

12° L'émancipation des m dédiés aux lieux saints;

1 3" L'abolition de la claca ii paysan, qui devient proprl moyen d'une indemnité;

1 4U T ^affranchissement et

PROVINCES ROUMAINES

olition des châtiments cor-

olitkm de la peine de mort; plissement d'un nouveau sysmtiaire;

lancipation des Israélites et i droits pour les citoyens intoutes les religions ; onvocation immédiate d'une générale constituante, élue noter tous les intérêts et toutes de la société et chargée Bt de promulguer la constituions des articles précités (l ) .

k ces articles, qui plus tard a prétexte à l'accusation de ne portée contre le mouveain de 1848, ont besoin d'être ce sont les articles 12, 13 et tant l'émancipation desmoidîéa aux lieux saints, la condroit de propriété au paysan hissement des Tsiganes.

« DBS MONASTERES DBS

ects. — Les monastères de cque en Moldo-Valachie sont ntes, les monastères indigèmonastères dédiés aux lieux «t-à-dire aux communautés u Saint-Sépulcre, du mont ., qui les font régir par des s ou délégués de leur choix , vent les revenus à leur profit, ant de ces revenus est évalué ihainoi ( Jon Ghica ) à dix-huit e piastres (six millions de nr la Valachie seulement. En \m possèdent deux cent treize grandes propriétés, dont cent it du Saint Sépulcre, quatredu mont Athos, douze du , cinq du patriarcat de Con- , deux de celui d'Antioche , lui d'Alexandrie et trois du de Drian , en Épire.

s-fonds de ces monastères, origine se confondaient avec ères indigènes, proviennent de donations faites anciennetés princes et les particuliers

ouveau par le Règlement orga-

le mémoire publié par Héliade le : la Constitution roumaine exris sest vrais prineipes.

mrtmm. (Pbovtocbs Roumaines.)

et dont le produit devait être consacré exclusivement à des œuvres pies et charitables, telles que l'entretien de l'église du monastère , la distribution journalière d'aumônes à un nombre déterminé de pauvres, la fondation d'écoles et d'hôpitaux , l'établissement d'un fonds destiné à doter chaque année des orphelines sans fortune , etc. Ces obligations ou d'autres analogues sont expressément mentionnées dans tous les actes de donation dont on a pu jusqu'ici retrouver les doubles, les higoumènes s'étant toujours refuses à produire les originaux qui étaient en leur possession.

Au commencement du dix-septième siècle, lorsque les Grecs du Phanar se furent împatronisés dans les principautés et que plusieurs d'entre eux se glissèrent dans les conseils des princes, ceux-ci placèrent ces monastères sous le patronage des sanctuaires les plus révérés de l'Église orthodoxe. Ce n'était d'abord qu'un simple hommage. Les monastères dédiés ne passèrent pas aux communautès du mont Sinaï ou du mont Athos à titre de possession, mais de su-

Îtrématie religieuse (inchinaté). Les voontés des donateurs étaient encore respectées. On prélevait chaque année sur les revenus les sommes affectées aux actes de bienfaisance locale, et une partie seulement du surplus , s'il y en avait, était envoyée aux couvents de terre sainte à titre d'aumône. Même quand cette aumône devint en quelque sorte obligatoire par l'usage et que les abbés grecs commencèrent à exiger comme un droit ce qui n'était qu'un don gratuit , il étaient tenus de s'en rapporter à la bonne foi des supérieurs indigènes, et il leur était interdit d'envoyer des agents ou des higoumènes pour contrôler les dépenses et s'assurer de la quotité de l'excédent. Tous les couvents moidovalaques étaient administrés par des moines indigènes, qui faisaient partie du divan du pays, ainsi que le prouve un rapport adressé au prince Grégoire Ghica en 1742. Mais, à la longue, la dédicace dégénéra en une servitude matérielle; et Tes Grecs ayant obtenu l'autorisation de faire gérer les monastères roumains par leurs délégués, ceux-ci ne tardèrent pas à s'approprier la totalité des revenus.

It

De nombreux documents attestent les efforts tentés par les hospodars , à

diverses époques, pour arrêter ou modérer le cours de ces empiétements. Matthieu Bassaraba fit rentrer les monastères sous l'ancienne loi (1634), défaisant ainsi ce que les Grecs avaient fait lui 1 654 , Constantin Bassaraba renouvela le décret de Matthieu. Pendant tout le cours de ce siècle la question suivit les fluctuations de la lutte politique qui se débattait alors entre les boyards m* digènes et les Phanariotes. La défaite des premiers, au commencement du dixhuitième siècle, fut suivie de l'aliénation complète des monastères. Mais eu même temps plusieurs princes phanariotes, comme pour diminuer l'odieux de cette spoliation, disposèrent par des ehrysobulles que I es higou mènes seraient tenus de payer chaque année certaines redevances au fisc , aux écoles, à la caisse dt's iiu moues, etc. On peut citer entre au* très tes chrysobulles des hospodars llypsilantis (1780). Hanjeerli il 791, s Caradja (1816), en Valachie; en Moldavie, la décision du clergé et du divan général, confirmée par un oflice princier date de 1700, ainsi que les ehrysobulles des hospodars Grégoire Ghica en 1748 et Alexandre Hypsllantîs en

tim.

En 1822, à la chute des Phanariotes, le pays réclama contre l'aliénation des monastères. La Porte, se fondant sur ce que les higou menés avaient pris une part active a la révolte ri" H y psi tant is et avaient employé les revenus des communautés à solder des bandes d'insurgés, ordonna leur expulsion des principautés, et nomma , pour jjérer les biens des couvents, un comité composé de boyards et présidé par le métropolitain. Kiï même temps une décision de Tas* semblée générale arrêta que les revenus seraient affectés pendant cinq années à l'extinction des dettes du pays. L'occupation russe de 1828 avant ramené les higou mènes, malgré les protestations énergiques de rassemblée générale et du haut clergé de Moldavie, le Règlement organique statua (art 336) qu'une partie des revenus des monastères dédiés reviendrait à IKtat, qui les emploierait en actes de bienfaisance et d'utilité publique, et

1/ UNIVERS

par cette considération il les exemp de l'impôt qu'ils avaient payé josque-fc Les h i go u m eo es proteste ren t ; et, élevant le débat à la hauteur d'une question de propriété, ils se prétendirent spoliés et refusèrent de se soumettre au Règlement. Le général Risse) eff nomma alors une commission d'examen, dont le conseiller d'État russe Mavros et M, Barbo Stirbey ( Thospodar actuel j faisaient partie. La commission n'eut

Sas de peine à démontrer l'absurité de ces prétendus griefs; et elle conclut en proposant, puisque les moines grecs refusaient de reconnaître Je Règlement en ce qui les concernait, de leur laisser les revenus des monastères tels qu'ils existaient sous l'ancien régime, déduction faite des redevances qu'ils étaient tenus d'acquitter envers le fisc et les établissements de bienfaisance, et d*attribuer à l'rlïat l'augmentation provenant de l'application de la nouvelle loi sur la propriété, dont le rapport avait plus que quintuplé (t).Le général Kisseleff adhéra au projet de la commission; mais, à Constant] no pie, ta mission de Russie en décida autrement.

et il fut statué par les deux cours qui les hîgoumèiies continueraient pendant dix ans à disposer des revenus des monastères, sans être tenus à aucunes redevances ou contributions. Â l'expiration de ce terme, c'est-à-dire en 1 841, la Russie, qui s'était arroge la tutelle des monastères des lieux saints, émit des propositions qui ne tendaient à ri m moins qu'à transformer les moines et fol cultivateurs établis sur leurs do m en sujets immédiats duezar orthodoxe.

Arrivée à ce point, la protection se heurta et contre les Roumains et contre les moines eux-mêmes, qui rejetèrent l'arrangement proposé. Quatre ans plus tard 0847), les exactions deBibesco, encouragées sous main par le cabinet de Saint-Pétersbourg » contraignirent les hîgoumènes à implorer de l'assistance de la Russie ; et, à quelque temps de là, un firman, du a que intervention de M. de Titoflf a * stanlmopk, donna gain de canif

(i) Toyci dam la brochure Je G. (Juinoi lt- te*le du rapport de MM* Mavros et Eforho Stirbey,

nOTOÇfift WOe^UNES.

higoumènes, sous Tunique condition de- nées n'était qtfw wppte droit à faei payer une contribution annuelle* de natajlQe.i>pfa^matéllei848 700,000 piastres (233,000 francs) pont les deux principautés.

Te) était, en 1848, Tétat de la que*.

lion. L'article 12 de la déclaration des droits, en faisant rentrer les monastères dédiés dans la possession de l'État, se bornait donc à restituer à celui-ci un bien qui lui appartenait. Les révolutionnaires ne faisaient rien de plus en celt que ce que les princes Matthieu et Constantin Bassaraba, Hypsilantis, Grégoire Ghica, Caradja et le général Kiaseleff lui-même avaient proposé de faire* Les monastères avaient été des dépositaires infidèles ; ils s'étaient approprié las fonds dont ils ne devaient être que les distributeurs au profit du public ; c'était à l'État de pourvoir directement à l'exécution des volontés des donateurs, puisque ces volontés avaient été méconnues. En vain on alléguait les actes par lesquels les princes pnauariotes avaient aliéné les anciennes donations au profit des monastères : ces actes étaient nuls eu droit, nonseule ment parce qu'ils n avaient pas eu l'assentiment des États du paySj mais encore parceuu'ils violaient les dispositions essentielles de la loi. ( i ; . D'ailleurs, le droit quils conféraient aux moines

r (s) H est certain, d'après les actes mêmes, ajam Isa donations de mens-fonds ne forent fS» eosuédéei ans religieux individuelle-

» mais bien à u communauté, être colet abstrait. Or, d'après le code rou-

anaJB% les communautés ne sont point coosi»

datées comme propriétaires , avec la faculté

êfmtcr et d'abuser, selon le droit romain. Les : des codes de Bassaraba, dHyet de Caradja sont unanimes i cet I; elles interdisent aux moines, tant inné qu'étranger», de disposer, dans aucun

cas* des biens des monastères, ni de les échanger est de les vendre, ni d'hypothéquer et

eTmnpi enter, ni même de faire des coupes de

mais, Yojex, sur les développements de cette

amottion, le mémoire de N. Balcesco, Question économique des principautés danubien*

ncs, p. 7 et 78. — La question, du moins en

ee qm concerne la Moldavie, vient d'être de

sravera déférée à l'arbitrage de la Porte

Bar le prince 1 régnant (octobre i855). Le

m jeJBet damer, le conseil sdsmmstratif et le

Aven fènèraJ séant à Jasai, prenant en con-

dalt garantir ee droit ; mais en 1 temps il voulait que la propriété restât au véritable possesseur, c'est-à-dire au pays Le pays, par rèntremiae de son gouvernement, continuerait de payer son tribut d'aumônes aux saints lieux, mais sans frustrer ses propres indigents de leur légitime. Celait l'application pure et simple des dispositions du firman de 1823.

Question de la phophibtb. — « L'article la, par l'abolition de la claca et les modifications qu'il apportait dans le régime de la propriété, touchait à une question vitale pour le pays et qui, depuis le soulèvement et les massacres des paysaus dans la Gallicie, préoccupait vivement tous les esprits sérieux dans les deux principautés. Un des principaux réformateurs de 1848, N. Balcesco, rendu au calme de la vie privée, publia un mémoire exprès pour démontrer que la révolution n avait rien innové sur ce point, non plus que sut les autres, et que les droits qu'elle réclamait en faveur des paysans n'étaient que le rappel de leurs anciennes franchises. L'établissement de la corvée ( claca ) et le servage qui était venu à la

événements politiques et la nécessité de 1 bourser la dette de trente-six millions dont 1s principauté est grevée, ont cru devoir fixet eux-mêmes le montant de la contribution annuelle des monastères de terre sainte; et pour cela ils ont statué à l'unanimité, en se basant sur les art. 58, 59, 79, 80 et 416 du Règlement, qu'il serait fiait sur les revenus de ces mouasteres trois parts, dont l'une serait versée au fisc, la seconde à la caisse du ministère des cultes et la troisième serait mise à la disposition des saints lieux. Il est à regretter qu'au lieu d'une transaction qui ne remédiera a rien, en supposant même qu'elle aboutisse, le divâu de Moldavie n'ait pas cru devoir adopter une mesure radicale, qui coupât court à toutes les récriminations présentes et futures. H est plus fâcheux encore que le prince Ghica ,. qui a ratifié la décision de rassemblée, ne l'ait pas mise à exécution surle-champ en vertu des pouvoirs qu'il tient de la constitution, et ait cru devoir en appeler à la Porte dans une question ffsiuntnnttatioB} , que le pays seul est appelé à ré* en verni efemastonosnie.

L'UNIVERS

suite (1) avaient été une des causes les plus actives de la ruine et de la dépopulation du pays. Lorsque le paysan cessa d'être attaché à ta plèbe , sa condition n'en devint pas meilleure, et l'accroisse meut successif des taies et des redevances détermina bieutôt un grand nombre d'émigrations : h Les paysans à proximité des frontières, dit M, G. Chainoi, ëmiffrent toutes les fois qu'ils le peuvent. Les Moldaves passent en Bucovine, en Bessarabie et dans la Dobrodja; les Valaques en Transylvanie et surtout en Serbie et en Bulgarie. En Serbie, ou l'on compte aujourd'hui deux districts, plus de quarante mille familles roumaines sont émîgrées de la Valachie depuis l'établissement des redevances du Règlement de 1831* En Bulgarie, on en compte plus de cent mille, et leur nombre augmente tout les jours. Après la guerre de 1828, une colonie de Bulgares déplus de trente mille familles créa de magni Gques établissements agricoles : le Règlement bieutôt L'obligea de se dissoudre , et ces Bulgares repassèrent le Danube; ceux qui restèrent fondèrent deux pelits bourgs, mais ils abandonnèrent l'agriculture. Pendant les années

(i) Voyer N. Ralresco, p* 10 et suit, — Suivant M, Héliade (U Protectorat tltt çtar, p, l»), ta ciuca, à son origine, était loin d'être ce qu'elle est devenue depuis, « De lenips immémorial , dit-il, il existe en MoldoVala* i hie nue coutume charitable de secourir lei pauvres, le* nouveaux mariés, le chantre de l'église et le praire, tout bu m me oui n'a pas de bœufs ou de chevaux. Le* jours de fêtes, tout le village, jeunes gerçons et jeunti lillts, hommes, femmes, enfants, se rassemblent avec leurs bu-iift et leur cl ie s aux pour labourer, ensemencer ou récolter la terre cédée au* bomuies et au* familles hors délai de la cultiver. Ce travail pieux s'appelle cfaca, c'est-à-dire travail gratuit Par son bienfait les pauvres sont soulagés et parviennent s obtenir uue récolte, à s'en nourrir ei "*

posséder progressivement uue vache, une paire de bœufs, ce qui les met eu état de commencer le vie agricole. Le chantre de l'église et le prêtre jouissent de la date en taisant appel A la piété et à ta bienfaisance de leurs paroissiens. - C'est ce pieux «l louchant usage , dont le propriétaire recueillait le bénéfice dans l'occasion, qui dégénéra à La longue en une servitude , la plus odieuse et U plus dure an paysan roumain.

1834, 1835 et 1336, plus de douze mille familles transylvaines, établies depuis près d'un demi -siècle . retournèrent dans leur pays. Ces chiffres sont officiels et plus 'éloquents que tous les ar gunients que l\m peut invoquer pour ou contre les redevances entre propriétaires et paysans établies par le Règlement et par les diverses modifications subse-

auentes. Il est aisé de comprendre que es faits donnant de tels résultats aient donné à réfléchir ï quelques esprits sérieux (t). *

Les chefs du mou renient de 1841 avaient déclaré, par une clause de leur programme, les paysans francs- tenanciers avec un droit héréditaire sur II portion du terrain qui leur est allouée , en remplaçant les journées de travail fixées par lé Règlement par une rente en argent basée sur la valeur actuelle du sol. Eu 1846 on tenta d'aller plus loin, et le parti national, jugeant que le rachat dé* finitif de la reine serait plus avantageux aux uns etaux autres, proposa l'abandon absolu au paysan de ce même terrain, en remboursant le capital au propriétaire , Ces idées n'étaient donc pas nouvelles.

D'ailleurs la constitution de 1848, en abolissant d'une part (e servage et le travail obligatoire, de l'autre en attribuant au paysan la propriété du fonds, dont il n'avait eu jusque-là que l'usufruit, se bornait à appliquer les mêmes mesures adoptées récemment par plusieurs Ktats allemands, et que l'Autriche ellemême avait décrétées en Gallirieêteu Hongrie au mois de mars de cette même année. Les révolutionnaires roumains pouvaient- ils faire moins que ce qui venait d'être fait par les gouvernement* eux-mêmes dans les pays voisins? Du reste, le principe de la réforme ne fut contesté par personne; et, lorsque le gouvernement eut décrété rétablisse* ment d'une commission miite (3), afin

(i)G. Chainoi, p. loi. — N. Balcesco, QttestfPti économique du prifttipatttc* è&mdùemtts, p. 48,

(?) Cette commission fut composée de trente-six députés, à rat son de deux, par district, dont dix-huit représentant * dev tiuyaïd* ou propriétaires, dix-nuit représentants des cultivateurs , sou*. U présidence d'uu | busard, M. Racovil/a, désigné d'ollirr rur le gouvernement. On lui adjoignit en qualité

PROVINCES ROUMAINES

tmtê*p les hfjes éa laMevelle loi sur It propriété» ImUmilniÉi ne rodèrent

Mate à céder au cultivateurs et sur k valeur en argent de ce terrain; et, malgré le mauvais vouloir évident dee boyards, nul doute que les parties intéressées n 'eussent Uni par se mettre d'accord si la Russie t après avoir crié

| au communisme, ne fut intervenue, les armes à la main, dans le débat.

Question de lui ianchisse- MBfit des Tsiganes. — L'article 14»

concernant l'affranchissement des Tsiganes des particuliers ci leur rachat par

I I Eut, était le seul gui ne pulpes se justifier par les anciens droits et usages du pays. Aussi était- il une conquête de la civilisation . uo résultat du progrès et de radoucissement des mœurs, dont les hommes qui aspiraient à régénérer leur pays ne pouvaient pas ne pas tenir compte, La mesure projetée n'avait rien, d'ailleurs, de proprement révolutionnaire après T initiative prise, quelques années auparavant , par le gouvernemen M u î • m e m e d *af f ran c I li r les Tsiganes de l'État et des monastères, dont la condition était loin d'être aussi malheureuse me celle des Tsiganes .des particu-

Sauf ces trois articles, dont le sens avait besoin d'être précisé par un court eomnantaire, tons les autres points de k constitution valaque s'expliquaient et ■a. Justifiaient par leur simple énoncé. Les principes étaient les mêmes que ~ : qui servirent de base à toutes les 'frottons qu'enfanta cette année de j et de douloureux mécomptes : respoasabUité des ministres, représentation ■atonale sur une large base d'élection,

rie nationale, liberté de la presse et la parole. Le tort de ceux qui les

de vice-président M. Ionesco, Moldave, crue

r Ta-

nt des études spéciales sur f i et l'économie politique, (î) Nous recevons à Vinstant la nouvelle que le prince régnant de Moldavie, Gré- f~" "' gmGnioa, vint, par un office daté du le80zei sS novtsnbre (10 doeenritre ) i«55 d'émen- f&PR°rl cjpcr les Uancs dm toute l'étendue de les EU

k pvinds^fcToyct * mm Ùmnmrii ( CÉtmU dm OmmiSQ du Mnevesplffe (si

fevo)iass.

> M pas d'en aveii ûrft la base de leur réforme, mais d'avoir cru à leur réalisation possible dans de telles conditions de temps et de lien. Évidemment la Russie et l' Autriche elle-même, du moment qu'elle aurait recouvré sa liberté d'action, feraient tout pour empêcher rétablissement à leurs portes d un ÉUt issu d'une révolution et régi par des institutions politiques entièrement opposées aux leurs. Quant à la Porte, disposée peut-être, par le principe même de son gouvernement, a plus de tolérance, elle ne pouvait don* ner suite à ses bonnes intentions qu'au- Unt qu'elle serait assurée de l'appui de la France et des puissances oeodenUles. Or, les événements de juin à Paris allaient imprimer à toute l'Europe une

Solitique de réaction , et, par les difeultes qu'ils créaient a la France à l'intérieur , détourner de plus en plus son attention des affaires du dehors.

Premiers actes. — On en acquit bientôt la preuve. A peine installé, le

gouvernement provisoire chercha à eulir des relations officielles et directe! avec la Turquie et les grandes puissances. En même temps qu'il accréditait dei agents à Gonstantinople ( M. Jon Ghica ), à Pesth (M. Démètre Bratiano), î Paris (M. A.-G. Golesco), à Francfort (M. Maïoresco), il notifiait officiellement à ces cabinets son avènement, présenté comme une suite nécessaire de l'abdication du prince. La nouvelle administration, disaient les circulaires , ne s'était pas constituée de sa propre autorité ; elle avait été élue sponUnément par le peuple et composée presque en entier des mêmes ministres à qui 1 ex-hospodar, en se retirant avait dé légué ses pouvoirs. Quant aux autre* changements, ils étaient présenté!

comme une simple modification dam l'administration intérieure, résultant de l'autonomie que les anciennes capitulations et l'article 5 du traité d'Andrinople garantissaient à la principauté.

Les relations restaient les mêmes entn le suzerain et le vassal, comme aussi lei rapporte politiques de la Valachie avec les Etats voisins. A regard de la Russie it, le gouvernement provisoire la MMtntson de ae renferme!

\ là tenewetrietedee traitée, et de ne

L'UNIVERS

point la reconnaître comme protectrice des principautés dans le sens exclusif qu'elle entendait donner à ce mot, mais seulement au même titre que les autres puissances amies de la Turquie et qui avaient garanti l'intégrité de l'empire ottoman. Tel était le langage que le nouveau gouvernement tenait aux cabinets en général. Les lettres adressées au ministre des affaires étrangères de France et au chargé d'affaires de la république à Constantinople contenaient quelque chose de plus : ici la révolution du 23 juin était représentée « comme un mouvement démocratique qui devait exercer l'influence la plus salutaire sur les destinées de la Hongrie, de la Pologne et des autres nationalités. » Les chefs du mouvement, qui, àConsfruttinopie et à Londres, se disaient conservateurs, se proclamaient révolutionnaires à Paris.

Mais toutes ces ouvertures restèrent sans réponse. M. Jon Ghica n'avait pas encore donné de ses nouvelles; on ne savait pas même s'il était arrivé à Constantinople. Ses collègues ne paraissaient pas devoir être plus heureux dans leur mission. A Bucarest , le consul général d'Autriche s'annonçait comme hostile ; le consulat général de France, depuis le départ de M. de Nyon, était géré par le chancelier. En vain les Valaques pressaient-ils de leurs vœux l'arrivée de son successeur ; la France avait antre chose à faire , au lendemain des journées de juin , que de prêter

se compromettre etde compromettre son gouvernement par tout ce qui pourrait ressembler à une reconnaissance, même tacite, do nouveau gouvernement. Ce n'est pas qu'il ne sut autant que personne à quoi s'en tenir sur l'origine et surla tendance du mouvement vasque, lui qui y avait poussé conjointement avec l'envoyé de Russie, quoique dam des vues entièrement opposées. Mais le but primitif avait été de beaucoup dépassé, et, dans de telles complications, Tala'at, homme d'ailleurs de peu dV nerçie, ne croyait pas devoir préjuger des intentions de son gouvernement' Les choses en étaient là ( 1" juillet ) lorsque le métropolitain communiqua au gouvernement provisoire la lettre qui venait de lui être adressée de Fokchani par M. de Kotzebue. Cette lettre, conçue en termes assez embarrasses, renouvelait en la commentant la protestation du 1 1 (24) juin, et annonçait au métropolitain que les troupes de S. M. I. avaient franchi le Pruth et se dirigeaient vers les frontières de la Valacbie. La nouvelle pouvait être vraie ; mais le danger n'était pas immédiat. Sans doute la Russie avait la plus grande envie d'occuper les principautés , moins pour réprimer un mouvement dont elle était certaiue d'avoir raison quand elle le voudrait que pour se trouver plus à portée d'intervenir, à un moment donne, en Italie. En effet1, la question valaque n'était qu'un point dans la grande que*lion qui se débattait alors en Europe et

PROVUK» KOOMAIMES.

Éfitait fraàehi le léfft

tout muet* en Moldavie. Ls M, vaneèrant rapidementiusqu'à Buri lingt lieues de la frontière va- Cette démonstration fat mal Met Coostantinople , et une deid'cqpticatioiis fat adressée par le et jMdr les nprésentaaltde France ■gfttuuià M. dcTitoff, quirét que c'était un malentendu, que «Bandant militaire de la Bessara- «b outrepassé aee instructions, i Terdre loi avait été envoyé «et la Moldavie. En effet, il y émeut de retraite : les rétrogradèrent Jusqu'à ri, et même quelque* régimentB Mut le Pruth. Mais ee mouvehtMentdt arrêté par la nouvelle riaments de juin en France, et I ta de juillet l'armée d'oecupa- Wtée à vuigt-cinq mille hommes, i da dense mille, reprit sa marche km journées vers la Valachie.

ta*m di conTM-aivonmoif .

al qu'A en soit, lalettredeM.de bue, que les partisans et les agents lia la Russie à Bucarest connaisbien avant qu'elle eût été eom- [udè au gouvernement, si die ne HMrit pas l'indice d'un péril imt en dehors, était de nature à agia situation au dedans, en encourt les projets des réactionnaires rot ridée d'une contre-révo-

ia l'esprit des chefs et de l'étatla milice, composé presque I de créatures de la Russie, toujours MM. Odobesco, iu, Garbaski, etc., que le gouvertt avait maintenus à leur poste

I hum antécédents fort étjuivo-

II leur conduite plus équivoque I depuis les événements. On sae effet, qu'ils étalent en correspon-

seerète soit avec le général Du- , soit avec les boyards valaques ar politique ou par peur, s'étaient Ss dans son camp et Je pressaient rvcedr.Le reste des boyards, moins Sa qu'embarrassés de prendre un s'étaient retirés à Okugevo, sous ttdeMrleeltoléra.dafitlaeépi- *ait de reaseutir les pmajèwa S*. M frit* te iéau, quoique M

*v« pas

était plus à craindre que la révolution. Jamais gouvernement enfanté par une crise ne s'était montré plus pacifique, plus débonnaire même. Révolutionnaire dans le fond, puisqu'il s'agissait de renouveler les bases de l'organisation sociale, il répudiait tout procédé violent dans les moyens et paraissait vouloir s'établir uniquement par la conviction et le libre accord de tous les citoyens. Respect aux propriétés, respect avx personnes, telle était la devise inscrite par Héliade en tête de son manifeste, qui devait, pour emprunter les paroles mêmes du texte, « procurer le bien-être de tous sans causer de préjudice à personne : » véritable utopie qui , si elle ne prouvait pas une grande profondeur politique chez les chefs du mouvement, montrait du moins l'honnêteté de leurs intentions.

Pendant ce temps-là un complot s'ourdissait pour les renverser. L'exécution devait être des plus simples. Lé SO juin au soir, le chef de la milice Odobesco ayant proposé au gouvernement de lui présenter l'étatonajor et les officiers de la garnison de Bucarest, la réception fat indiquée pour le lendemain à midi. Le 1er juillet, à l'heure convenue, le gouvernement étant réuni dans la salle ordinaire de ses séances, Odobesco , après avoir posté secrètement le colonel Salomon avec deux compagnies du 1er régiment en embuscade dans une petite rue adjacente au palais, entra brusquement dans la salle suivi d'un groupe nombreux d'officiers, et déclara tous les membres présents en état d'arrestation. MM. Héliade, Nicolas et Stépban Golesco, A.-G. Golesco (1), Nicolas Balcesco furent enfermés provisoirement dans une chambre du Palais, sous la garde d'un piquet de soldats, tandisque le général Tell, désarmé et sépare de ses collègues, était envoyé sous escorte à la caserne. Averti par le tumulte , Mashiero s'était frayé un passage, le sabre à la main, à travers la troupe d'Odobesco, et, suivi de deux de

sove*

provi-

jMrt sprat a Ans eu qusntc dasj

d'agent et dé

Page 1