‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 202 sur 218 · ISA · texte numérisé non relu

ISA

sesdorohmtz* avait gagné une salle voisine, où il s'était barricadé, résolu de s'y défendre jusqu'à la dernière extrémité

Mais (a trahison avait compté sans le peuple. Au premier bruit du coup d'État, ta ville entière fut debout e porta, indignée et menaçante, vers le palais. Bientôt, excitée et guidée par quelques gardes nationaux, elle pénétra dans les appartements, en chassa les soldats et délivra les prisonniers, tandis que Tell , arraché pendant le trajet des mains de son escorte, revenait en toute hâte vers ses collègues , et s'emparait d'Odobesco, qu'il parvint avec peine à soustraire à L'indignation du peuple.

Sa fureur se tourna alors contre ses complices , et averti de la présence des deux compagnies placées en embuscade derrière le palais , il s'élança eu masse pour les débusquer. Pendant qu'on parlementait, un coup de pistolet ayant été tiré d'une des fenêtres du palais sur la troupe, Salomon commanda le feu, et une vingtaine d'hommes tombèrent, dont neuf tués sur place, Ce fut Tunique sang qui coula pendant tout te cours de la révolution, et il fut i par ses ennemis.

Journées des il it 12 juillet. — Cette première tentative avortée de contre-révolution fut suivie ïi dix jours de la | d'une seconde, provoquée cette fois par ta maladresse et, il faut bien te dire, par la pusillanimité du gouvernement

Erovisoire, Depuis plusieurs jours Je mit avait commencé a se répandre qu'un corps de trente mille Russes avait franchi le Prutb et s'avançait sur Bucarest, Une vive anxiété régnait dans ta ville. Cependant aucun avis officiel n'était encore parvenu au gouvernement; et les chefs, interrogés, aliénaient une sécurité qu'ils étaient Loin de ressentir. Bientôt la nouvelle prit plus de consistance. On assurait que 1 avant-garde ennemie n'était plus qu'à deux postes de Bucarest; des individus étrangers à la v il le, mêlés aux groupes dans les rues, disaient l'avoir vue et ne la devancer que d'un jour ou deux ; d'autres montraient des lettres datées de Fokcbani, de Buzeù, des diverses localités sur la route; toutes étaient d'accord sur le fait de la prochaîne arrivée des Russes, Bien* tôt Ton apprit que L'administrateur de

I/UMVER&

Fokchani, Charles Philippesco, quitté sa résidence et s'était enfui à Buzed , et dans le même temps (S juillet ) le métropolitain fut averti par une lettre confidentielle du secrétaire ât Taîa'at e Jeudi de l'arrivée prochaine (mais sans préciser fa date ) d'une armés turco-russe Le gouvernement chargea alors un de ses membres, M. Jean to»

tiano , de se rendre à Buzeù pour s'assurer de La réalité des faits ; mais la panique était arrivée à son comme En mime temps la réaction comiuencait à lever la tête, et le gouvernement ne trouvait plus autour de lui ni en lui la force nécessaire pour lui imposer par sa contenance. Le 10» après Le départ de M. Bra tiano, plusieurs ontci ers du 8* régiment vinrent offrir leur démission, Héliade, é pe rdud'é pouvant p, se cacha tout Le jour, et ne parut pas même à la séance extraordinaire qui avait ele indiqué*? pour le soir en raison de l'urgence et de la gravité des circonstances, Cest alors que, sous prétexte que Bucarest était une ville ouverte et impossible h défendre, même pendant une heure, quelques memljresouvn l'avis de se retirer ^v^c fa milice daus les montagnes, et de transférer le sieff du gouvernement soit à CampÛ-Lu soit dans un autre endroit plus fortifie desCarpathes, Les Golesco, N. Balcaseo, Ro&etti et le ministre des finances Constantin Philip pesco combattirent en vain cette mesure, que Tell et Maghiero soutinrent par des raisons purement stratégiques. Tout ce qu'ils réussirent à obtenir fut qu'on ne prendrait pas une résolution définitive avant le retour de Bratiano, qui était attendu le lendemain.

Mais des lettres arrivées pendant la nuit aux divers consulats changèrent cette résolution ; et le i l juillet, au lever du jour, les membres du gouvernement provisoire, à l'exception de Philip pesco, escortés des deu\ compagnies du commandant Plessoiano, quittèrent Bucarest et prirent la direction de Tirgoviste. Quant à Héliade, il jvatt pris tes devants depuis plus de vingtquatre heures.

Les fugitifs n'avaient fias atteint La première poste mje Eraliauo reva Bucarest , après avoir poussé jusqu'à

PROVINCES B0UMAINES.

des Bmmi. Li ntaH léguait dans les revanche il trouvait la néanoi. Au premier bruit de la aexwornement provisoire, les fétafefttammbléschezlemé- 1 , et avaient institué, aux terurtiste 18 du Règlement, une te, eompoaée du grand ban Vacnwuco et de MM. Em- Iuliano et Jean Pbilippesco, m de la justiee et de l'inté- • double proclamation, signée nj du métropolitain Néophyte, le dea trois calmacams, anpeupla la déchéance du gou- I provisoire et le rétabliaae- 'aoaakn ordre de choses. Une S le même sens fut adressée urutu secrétaire d'État, Conuaresco, aux consuls des puis-

a toujours les restaurations se il «r leurs excès. Le triomphe lus fut de courte durée. Dès min 13 une députation des x négociants, épouvantés des uar lesquelles le gouvernerknaire avait signalé son avénenudit chez le métropolitain ander le rétablissement de la m et le rappel du gouverneisoire. Plus de quarante mille prêtres , artisans , villageois, osa campagnes environnantes, m à la députation et entoujNuuis du métropolitain en de sourds murmures. Bientôt mns se changèrent en cris ice, puis de fureur. Plusieurs lu peuple pénétrèrent dans les mts intérieurs après la sorputés, et reprochèrent en face uolitain sa trahison et son Le prélat, effrayé, céda et le champ une nouvelle circu-

i nota était ainsi conçue :« L'ande «hases étant rétabli définiuve- M il existait avant le déplorable du « (*3) juin, je m'empresse de

«uauuqs», et que tout rentre

■ BOfUWj.»

kire par laquelle il annulait son encyclique de la faille , rappelait le gouvernement qu'il avait proscrit,et annonçait, en attendant son retour, la formation d'une commission intérimaire (1).

Cette commission fut formée du métropolitain, président, et de MM. Campineano et CreBzulesco.

Odobesco et Salomon, qui avaient été tirés la veille de prison et replacés à la tête des troupes, sommés de quitter leurs commandements , envoyèrent leur démission après s'être convaincus qu'ils n'avaient point à compter sur rappui de l'armée. Celle-ci, en effet, habituée à obéir à la voit de ses chefs, mais qui ne savait plus où étaient ces chefs, se tenait en dehors des partis et des événements; et quand bien même elle eût voulu intervenir, elle était trop peu nombreuse pour que cette intervention pût être efficace.

Le même jour le ministre du contrôle Nitzesco et le préfet de la ville Arons furent députés vers les membres du gouvernement provisoire pour hâter leur retour dans la capitale.

Ceux-ci étaient arrivés sains et saufs, mais non sans avoir couru quelques dangers , à Lucar, petit village des Carnathes. Partis la veille de Bucarest , à la pointe du jour, escortés de deux compagnies de la milice et d'une suite nombreuse de fonctionnaires publics et d'amis, ils avaient vu leur cortège diminuer peu à peu, à mesure qu'ils s'éloignaient de la ville; et à la distance de deux ou trois postes, soldats et amis, tous les avaient abandonnés. C'était justice ; quel droit avaient-ils de compter sur la fidélité de la nation et de l'armée, eux, les chefs du pays, qui

(i) « Ce qui a été publié hier 29 juin (n juillet), sous notre signature, et où nous qualifiions le gouvernement provisoire de rebelle et d'autres choses semblables, nous le déclarons aujourd'hui non avenu et le renions complètement, selon le <vœu du peuple roumain. Nous répétons et confirmons de toute notre force le serment que nous avons prêté sur le Champ de la Liberté, le i5 ( %i ) juin, touchant les vinjt et un ar-

»! et es ne Savait pas 4

italien, ete. » Queue triste ne devait pas être la dar-

L'UNIVERS

donnaient lei premiers l'exemple de la désertion?

Les populations se montraient de plus en plus hostiles. Les habitants de Tirgoviste, ameutés par les boyards réactionnaires, sortirent en masse pour fermer aux constitutionnels l'entrée de leur ville. On avait dit qu'ils emportaient avec eux tout l'argent des caisses publiques; ils prouvèrent qu'ils n'avaient pas plus de dix-huit mille ducats (quinze cents francs) a eux tous. Alors les Tirgovistains laissèrent passer les fugitifs , qui gagnèrent les districts des montagnes.

Eu apprenant les événements du 12, Hélindc, qui se tenait caché depuis trois jours à Puciova, revint en toute hâte a Tirgoviste , où il se rencontra avec C. Phïlippesco, parti le dernier de Bucarest, dans la matinée du 11, et à qui la nouvelle de ces mêmes événements avait fuit rebrousser chemin pendant qu'il cherchait à rejoindre ses collègues. Les deux membres du gouvernement reprirent ensemble le chemin de la capitale, où ils tirent une entrée triomphale dans la soirée du 14. Nicolas et Stcphan Golesco, N. Balcesco , Voinesco revinrent le lendemain, et turent suivis quatre jours après (1 9) de Rosetti, de Tell et de Maghiero, qui avaient pris une autre direction. Le même jour le secrétaire d'Ktat Voïuesco adressa une circulaire aux consuls pour notifier la rentrée en fonctions du gouvernement provisoire.

PflBMlgftS ESSAIS d'OHGAWISATIOX-

srief eût été fondé dans dei dinaires et si le nouvel ordre i même en se tenant dans strictes de la légalité, avait ei chances de durée. Mais desti il l'était à périr, il valait nu être qu'il se manifestât dèt dans toute sa plénitude, afi pays en reçût une impression et plus salutaire. Quanta l'bo personnifiait pour ainsi dire 1 tion aux yeux des masses, HêJ considéré' dans l'esprit de ses i par sa conduite dans les derniei ments, il se vengeait de lesn en les calomniant.

On perdait un temps pré»

journées se passaient a receroii putations des villages, qui vena districts les plus éloignes appor adhésion au gouvernement pro à débiter force harangues au p gouvernement et ailleurs; à « force notes à l'étranger, qui de»

sans réponse : à promulguer chu des décrets dont la plupart ro l'état de lettre morte; a organ comités chargés de préparer le de lois qui devaient être soumis J bérations de l'assemblée coosti comités pour la réforme de Tins publique, comités pour la réf Fadministration, des financ l'impôt, de la milice, de la le raie, etc. Mais la plupart de mités n'existaient que sur le f

lies commissaires furent etn

pRoyiHOS'fttonkAiNEs.

frt

ptoui toi aorobutitt fjpflv pour former un eankp

st on forma les cadres d'une maie, sous le commandeif ur de CrezzuÎPico, puis Mats le difficile o'était ras

des chefs et même de* ■tait de les équiper et arn> armer.

entrefaites ( 25 juillet ), on velle qu'un corps de troupe*

sous les ordres d'Otttter i arrivé à Routchouk et passer le Danube. Ces trou-

mises à la disposition de Soliman ) pacha H), nommé 1 extraoruioaire dans les s e h re n » pi i\* : e t 1 1 e 1 1 1 deTala'at muni des pleins pouvoirs . Le premier interprète du* M elendi, lui avait été pufté de conseiller.

us Tracs. Missions ds

PACHA XT D'EMIX SFSHDI.

s Jouis après (SI juillet) rauaira de M. de Nesselrode t la révolution roumaine «m d'une minorité tarai les idées de gouverneaï qu'un plaçât emprunté mde démocratique et sociarofe, » et annonçait renvoi neorpsd'armée chargé d'ocnadpautés conjointement Sfes ottomanes et d'y ré-

ieo commençait à se desmanière menaçante. Le ■t provisoire, sentant son » résolut d'attendre les éveils» de les provoquer. U secrétaire d'État Voïnesco me mission d'empêcher, sible, les Turcs de passer se réservant de répondre i circulaire du ministre du

■ de Voïnesco échoua par

m jpq était

■ MiQnilkNide ftvrier.

mténfirel; VttWi la Jteflre

H» rfWMHVIff VWMOTHY9 K 9/«

suite du refus de fluHhnsn bêcha Éfe reconnaître sa qualité officielle; et il quitta au bout de quelques jours Giur-

Savo, où il fut. remplacé par Stéphan olesoo.

Le 80 juillet, le plénipotentiaire ottoman prévint toar une lettre l'administrateur du district de Vlasca (Giurgevo) que l'armée impériale devait franchir le Danube lé lendemain , « non d'une manière hostile, mais dans le seul but de protéger les anciens droits et les anciennes institutions du pays et d'y rétablir Tordre légal. » Il annonçait en même temps son intention d'observer scrupuleusement les formalités du règlement sanitaire, et invitait en conséquence l'administrateur à lui envoyer un nombre suffisant de gardiens de la quarantaine.

L'administrateur transmit cette lettre au gouvernement, qui néanmoins crut de son devoir de protester, au nom des droitB du pays, contre le fait d'une occupation totale ou partielle de son territoire (1). Cette protestation resta sans réponse, et le 2 août , tandis que Rifa'at pacha occupait Ibralla avec une division, Orner pacha passa le Danube à Giurgevo avec douie mille hommes, et établit son camp sur la rive gauche du fleuve, à environ trois quarts de lieue de la ville.

Il était évident que la Porte persistait à ne pas reconnaître le pouvoir de fait qui s était établi après l'abdication du prince Bibesco, et a voir dans les événements accomplis, quelques causes qui les eussent produits , une atteinte aux droits de la cour suzeraine. Ce point de vue officiel , où se plaçait la Porte pour envisager la question, ressortit

(>leinement quelques jours après dans a lettre adressée par Suleïman pacha aux boyards et aux notables de Bucarest. Par cette lettre, plus dure encore ,dans la forme que dans le fond

(t) Le prince Stourdza n'irait point cru devoir protester contre rentrée de» Rosses en Moldavie : il se borna, dit-on, à fiûre observer an général Duhamel nue la principauté notant point sertis dé f ancien ne cB(^vi| eue us oti^ii potin mppm n esnr^s us rocesj|M|H. *i»y# p. 107.

LUKIVERS.

et où a main de la Russie se trahissait presque à chaque ligne, renvoyé de la Porte se déclarait prêt à accueillir les doléances des Roumains; mais il exigeait comme condition préalable la dissolution du gouvernement provisoire et Tinstallation d'une caïmacamie ou lieutenance, aux termes du Règlement organique (1).

l.a situation était délicate. La majorité dans le gouvernement désirait ne pas entrer en lutte avec la cour suzeraine ; mais d'un autre côté devait-elle se renier elle-même en subissant les conditions qui lui étaient imposées?

Et en supposant que son patriotisme la portât à taire bon marche de la question de personnes , pouvait-elle céder de même, sur le principe? Une grande fermentation régnait a Bucarest. Le gouvernement provisoire, qui voulait à tout prix éviter un conflit, consentit à se retirer, mais à la condition que. cette mesure, toute de conciliation, serait considérée de sa part comme un acte de condescendance , et non comme le désaveu de son droit. En conséquence, il publia (4 août ) un décret par lequel il abdiquait le pouvoir entre les mains de la nation et engagait celle-ci à s'assembler sans délai pour procéder à l'élection d'un nouveau gouvernement qui prendrait le nom de « lieutenance princière

(i) « L'objet principal de ma mission est de vou* iignijjpr dai renient qye la ronùnua-

de la terre roumaine » (ta domnescà tsara Hômanesea), reconnu officiellement par la Porte (1). En effet, Suïeïmao dès qu'il s'était trouvé en contai diat avec les Roumains, frappée et de la simplicité de ce pcspl lui avait dépeint comme on i de brouillons et de factieux, i lâché de la sévérité de son prêt gage ; et après d'assez longs pu touchant le nombre des m»

la lieutenance, (2) les noms de!

colas Golesco, Héliade et Tel été acclamés par le peuple, ce < con&rmé par le plénipotentiaire

3ui reconnut la lieutenance u sultan ( 10 août), et invita suis des puissances étrangères en relations officielles avec elle

Lieutenance prineiért (4 août — 25 septembre 1

A peine installée, la lie nomma des commissaires pour avec Suleïman pacha certain!

de la constitution qui devaia lui , être modifiés avant d'être à la sanction impériale. La d ne fut ni longue ni orageuse.

de la Porte montrait les dispos plus bienveillantes , et les coin n'eurent pas beaucoup de pein crire à des demandes, qui port; plus sur l'apparence que sur

PROVINCES ROUMAINES

tfjMê îtttmto, » oui sonnait KotNIhi 06 renvoyé ottoman ,

«èm du souvenir des Iwrffvrier, fa remplacé par — garde eivique établie usages du pats. »

6 et 13-, relatifs, le

CM larme de einq ans flié pour il Fbespodorat, le deuxième ftfon «s monastères dédiés,

; * constitution ainsi révisé

I, les mêmes commissaires

«srtoés de le porter à Constan-

r^tee soumis à la sanction Celaient MM. Stéphan i* H • Baleeieo, Démètre BrafnJMf* Gradisteano v directe»?

Htode l'intérieur, et Basiliadis, lautaMet commerçants de Bucaï. Um départ fut fixé au 8 août.

attaufls assistèrent avec Héliade mt Banquet que Suleîman donihar honneur. De nombreux mil portés; l'envoyé ottoman É ainsi le sien dans le style allét'êè'mm pays :

jsis, dit-il, un beau jardin; en- » soleil, qui devait vivifler ses ras arbres, des nuages jaloux 'i : le jardin avait tardé l'univers le parfum

i et le bénéfice de ses fruits.

in toast à la dispersion des I Le soleil, c'est le sultan; le

t la Roumanie ; moi, je m'es- [d'être le jardinier. »

i répondit :

I un toast à la santé du jar- De< frimas du Nord s'étaient a* le jardin. Un biver rigoureux rien couvrait tout herbe et tout MMM un linceul de mort ; pas se de vie ou de végétation. Un I soleil de l'Orient , multipliant MM, fondit la neige et les glae sol en reçut la chaleur bienj toute niante sourit et s'épa- B vue du jardinier. Mais, hélas !

ient det événement! d'a-

tanes princier e. en qualité de Mcré»

M, mit été adjoint, par «m déM-

dans le jardin ; la terre a besoin de culture, et demande à être dégagée de toutes les broussailles qui nuisent à sa fécondité. Le jardinier est appelé pour distinguer la bonne plante des plantes parasitée et vénéneuses ; il doit détacher les branches flétries par un long biver et par le souffle des autans, vive le jardinier (i)!l*

Après le départ de la députation, Suleîman pacha se rendit, accompagné seulement d'Eroin efendi et d'une faible escorte, à Bucarest, où il passa trois jours (31-34 août). Ce furent trois jours de fêtes et d'ivresse continuelles. La lieutenance avait adressé une ci», culaire aux boyards qui s'étaient retirés dans leurs terres ou en Transylvanie v pour les inviter à revenir dans la capitale ; la plupart se rendirent à cet appel, et le 33, dans une grande réunion de tous les ordres, convoquée par Suleîman pacha , ils adhérèrent formellement, en sa présence, au nouveau gouvernement.

La lieutenance profita de ce retour des esprits pour ouvrir la première séance de la commission qui s'était rassemblée à Bucarest , afin de poser d'un commun accord les bases de la nouvelle loi sur la propriété, conformément à l'article 13 delà constitution (19 août). Nous avons vu précédemment (3) que, dès le début, la question avait été résolue en droit , la commission ayant admis à l'unanimité ces trois principes essentiels : le droit de propriété, la liberté du travail et l'expropriation pour cause d'utilité publique. Mais lorsqu'on en vint à l'application et qu'il s'agit de déterminer la quotité de pogones nécessaire pour chaque famille, ainsi que les conditions et le mode de rachat , le mauvais vouloir des boyards commença à se faire jour. Il était évident que tous leurs efforts tendaient à rendre illusoire le droit qu'ils venaient de reconnaître au paysan ; et, après de longues et orageuses discussions, le gouvernement, désespérant de régler la question à l'amiable se vit obligé de dissoudre la commission (S).

(i) Mémoirtt sur f histoire de U régè*é~ ion rowmmitM, p. *5i.

%) Yovex nias haut . p. it*.

[3)YeVer%tatededéaet d»<

L'UNIVERS

' Rappel de Sulbïmau pacha. Il 1bt remplacé par fuad efbiidi.

— Pendant ce temps-là de graves événements se passaient à Gonstantinople.

La modération dont avait fait preuve Suleïman pacha , son adhésion, quoique conditionnelle, à la constitution valaque, le bon accord qui régnait entre les Turcs et les Roumains avaient excité au plus haut degré le mécontentement de la Russie. C'était la première fois depuis 1821 qu'une question concernant les principautés se décidait sans sa participation. Le 14 août, pendant que la députation valaque se préparait à se rendre a Gonstantinople pour demander la confirmation de la constitution, le ministre de Russie, M. de Titoff, remit à la Porte une note, sous forme d'ultimatum, par laquelle il demandait le renvoi de la députition attendue à Constantinople , le rappel immédiat de Suleïman pacha et la nomination d'un nouveau commissaire, avec ordre d'agir en tout de concert avec le général Duhamel, qui avait reçu l'ordre de hâter son entrée en Valachie. La Porte hésita quelque temps, cherchant autour d'elle non pas même un appui , mais un simple encouragement. Elle était prête à déclarer la guerre à la Russie. On se tut ; elle céda. Suleïman pacha fut rappelé, et reçut quelques jours après le portefeuille du commerce. Fuad efendi (aujourd'hui Fuad pacha), référendaire du divan impérial, fut alors nommé pour le remplacer (1).

Lorsque la députatMaann stantindple, Redud pacha, ab vizir, et le ministre des tran gères Aa'Ii pacha refusèrent é ce voir officiellement ; mais iln particulier chacun de ses axai

Ceux-ci , après avoir prafctfi mémoire qui resta et qui dm sans réponse, reprirent le é Bucarest (l l septembre), faii purgeaient leur quarantaine* ils apprirent en même temps k de Suleïman pacha et d*Eai pour Constantinople, et l'arma gevo de Fuad efendi en corn* général Duhamel. Dès lors m ments se précipitent avec use qui fait assez voir que la Ton plus seule à intervenir dans I Tandis que les troupes du e avaient commencé un monra trograde au delà du Séreth, nent leurs premières positions, ne tardèrent pas à franchi efendi , suivi de l'armée d'Om s'avance vers Bucarest. Le 39 bre, le généralissime ottoma son camp à l'ouest de la ville, du monastère de Cotrocéni , à sur le même emplacement campé, vingt-sept ans auparif niée d'Hypsilantis. Quelle est sion ? vient-il en ami ou en eau ne le sait; aucune communie été adressée par lui au gouf qui a été reconnu officielle son prédécesseur ; plu sieurs dé] une entre autres qui avait

►ans des districts de VJaaca, Hniça, DimboviUa et Prahova, ar villages et accompagnés de •es, remplissent Tétroil espace d entre le camp et La ville; ils puis deux jours et deux ouits, sur la terre et sous un ciel |. et attendant les Tara, au* MUÉ Ut sont venu* comme fle libérateurs. Depuis deux WsrtUiU chantent deshyo> t en chœur le ? erset de w « iHeude la force, jjm! » Mais maintenant les \ et laftrole, grossissant j s'agite dans un morne nteoance, qui redoute un l Turcs, donne Tordre aux i de cavalerie et à la bat-

2ui se trouvent à Bu- » corps de Maghiero i camp de Trajan, dans

I* 3S au matin, Fuad efendi •lettre au métropolitain pour • « 40a la capitale, à dater de rit placée sous la sauvegarde p Impériales, lesquelles y wusmment leur entrée ; que, Il police et la milice étaient ■pensables du maintien de k la sécurité publique. » Le lin transmit ce message à la s, on l'invitant à le publier sur nfarmément aux injonctions Hsptisire ottoman. Mais la s, ae fondant sur ce que cette prie» ne lui était point parve- I voie régulière , refusa de et chargea le secrétaire d'Es connaître au métropolitain le son refus (l).

PROYIJKW 9WMAINES.

Kéfnmoii* .on touchait

que la lîeutenance prînisr le peuple, ayant été reconnue it le 4 tout par S. E. Suléiman om dé S. H. le Sultan, demeure le frit le gouvernement légal de lé, tant qu'elle n*aura pat été dbtlement par les mêmes autorités

1 Ion elle ne peut reconnaître une aafftn à la sienne comme la rerBÇjidn

Le surlendemain (*S), sur rînvitatkm de Fuad efendi transmise parle métropolitain, une députation des principaux boyards et notables de Bucarest se rendit dans le camp, où elle Ait reçue dans la tente du commissaire impérial.

Le motif de cette convocation était la lecture d'un prétendu firman où étaient énoncées les volontés « irrévocables» de la cour suzeraine.

Ce document, qui portait simplement la signature du délégué de la Porte et non le sceau du sultan, pouvait se résumer ainsi quant au fond :

La nomination d'un caïmacara unique qui gouvernerait provisoirement avec l'assistance et sous la tutelle des fondés de pouvoir des deux cours;

Le choix du logothète Constantin Cantacuzène comme caïmacam, motivé sur son respect pour les institutions ré* glementaires ;

L'occupation temporaire de la Valachie par les troupes d'Orner pacha , nomme en même temps gouverneur militaire de Bucarest et comme tel investi du commandement supérieur de la milice valaque et de la police.

La main, aussi bien que les intentions de la Russie , se laissait voir d'un bout à l'autre de cette proclamation, conçue, comme à dessein , dans les termes les plus irritants (1). Les députés l'écouterentavec une sorte de stupeur: à la fin cependant un long cri d'indignation s'éleva. De vives réclamations surgirent de tous les côtés. Nicolas Balcesco et Crez* zulesco conjurèrent renvoyé du divan de surseoir a l'exécution de ses ordres, et d'en référer de nouveau à la Sublime Porte, après a voir jugé par lui-même du véritable état des choses. Fuad parut quelques instants indécis; mais* Orner pacha, se levant de son fauteuil, s'écria avec une certaine impatience : « Qu'attendons-nous? Nous sommes ici pour

lui a été faite de la part de Votre Émioence ;

« En conséquence , etc. » (Extrait d* la répoqjg du secrétaire d'État à S. Em. le wtdtropolUaim* ) •

(s) Voyelle texte de cette proclamation tâ\t Membre justificatif *U % rérctmH*

r/tTNIVERS

gîta, croyant que les envahisseurs s'arrêteraient devant ces sï^es commun* et référés de leur religion \ les Cosaques les rrn versèrent et les foulèrent au* pieds. Ailleurs des filiales refusèrent d'amener le drapeau national, ou chassèrent leur* nouveaux administrateurs 3uî durent être maintenus avec l'appui es baïonnettes étrangères : mais on ne tarda pas à avoir raison de ces vaines tentatives de résistance.

Dans le Petite- Y nlacbie cependant In «institution était encore debout. Du camp de Trajan, où il se trouvait avec quinze cents fantassins, sii cents cavaliers, si* pièces d'artillerie et près de trois mille irréguliers, Mngbiero refusait de reconnaître le nouveau eaïinacam et «ardait son attitude menaçante. Leiipay»

sans des districts environnants n'attendaient qu'un signal de lui pour marcher, armés ou non armés, contre les Musses, En effet, le bruit s'étant répandu que rein-ci s'approchaient du district d'Àrgis, le généralissime fit ses préparatifs comme pour altéra leur rencontre, et annonça une revue geuérnle pour le 9 octobre. Lorsqu'il parut, il se vil entouré Âfl plus de trente mille hommes, qui lui demandaient a grands cris de le* mener a l'ennemi. Maghiero avait été invité par la lieutenancê, peu de temps avant la dispersion de ses membres, à licencier son armée plutôt que de précipiter le pays dans mi" Lutte disproportionnée, tl hésitait cependant, lorsqu'une lettre du connu l général britannique, apportée par son secrétaire, M, Cirant, triompha I In Un de ses irrésolutions. Le 10 octobre, après une conférence de plusieun heures avec ses officiera, il licencia son armée, décida, non sans p^neP les OHéans ( 1 ) a rentrer dans leurs village*, et gagna les frontières de h Transylvanie en protestant une dernière fois devant les consuls des puissances étrangères à Bucarest et devant Fuad eftndi luimême contre la violation des droits du pan Ci)-

Le même jour, le iiros de l'armée mise étant arrivé sous les murs de Bu*

ti) Habitants île lTMo.

(i) Tovm le te\it' tic cette double pro- Irtfiilmn ùêHu les Mémoires sur thittoirt de ta régénération roumaine, p. i5ï et siiiv.

carest, le général Duhamel notifia eiellement au représentant de la cour suzeraine qu*il occupait militairement les Principautés par l'ordre de empereur, son maître. Fuad, interdît <rua dénomment qu'il avait eu mission de prévenir, es* ara de protester; mais m fut en vain, L occupation des Prineipau tés était un fait accompli.

En même temps le consul gfairli, M. de Rot/chue, signifia nu caïmaram que les trait de l'occupa tiott (dont k terme frétait point indiqué) seraient a la charge des Principautés; mais une !

l'empereur, toujours préoccupée du bien* être de ces pays, avait bien voulu ordonner que la Va lac hic Ht un emprunt a la Russie de trois cent mille nmbfes Errent { I T20u,000fh), applicable nm fraii d'approvisionnement et d'entretien de l'armée d'occupation ( 1). »

La Porte , par un contraste qui lui fait honneur, pourvut elle-même à la subsistance de ses troupes, et toutes le* denrées qui lui furent fournies par Irt Princi paulês, elle les paya corn pta • « son propre urgent. La' Turquie b'tflM voulu qu'être juste; elle m montra labile par le fait, et sa conduite, compare* à celle des Russes, accru i encore Tantipathie nue les masses ressentaient pour ces dernier*.

L'occupation simultanée produisit un autre résultat qui mérite d'être sîl ï/armée turque, placée en regard de farinée russe, parut de beau r lettre non-seulement par V< rier et l'habileté dans les manœu mais par h discipline, la tenue, flotganïsatkm. Les armées du exar commencèrent à perdre de leur pr« les Turc*, au contraire» grandirent dans l'opinion.

( r ) lettré dm consul général d# ttuuit, M,tieKntzchuet à S. E> te catm&camm t du 27 tictobrt* — L*occup«tinn a'étani f*1**gtV bien au delà J« imne qu'on .a*iM f*1 ftiippoàer dWiord, les (fais cru linillewaMa furent huu de mfflre : «ussl la Riiv.

an aprèilVivietiHiioii, irrlam.iit-*llr, -!i?bVi<

lai-hit' seul* ni neuf orfttlofli le francs pflMf

le Hirplu* d« frais d wriipahoti. ScnlrmrSt le e*ar consentait par fawur, I 61 t tùtame fui payé* parawmîiêidl par r Vovez Cliamoi, p. t tW»

PROVnKMAOUMÀWES.

. avaa promis He ! «prie Isa aroûr frit e jopa.eeeorte jusqu'à la fronlimirônn Mais, au lieu de te ianki>ord,re«»rte, suivant les |Cei&e avait reçus, prit la route imitOÙleaprisàuiiersarrivèreot ptnbre. Ensuite ils forent emm Je Danube et conduits, la Inversée de près de trente remplie des incidents les plus n etles plus pathétiques (1).

Javille frontière d'Orsova. 14 fpèrent enfin aux mains des if poursuivirent leur route, les via France, par la Croatie, la kTjtol et la Suisse; les autres f^ai^fanie. où ils se réunirent ■■—■— »«. ^infortune etd'exiL

iiolstteeaetlsjsjTesgriitaiiestvw§ittMi prifées sous le manteau de la ebose

Cmtinmcamie.

tcmbre 1848— 1er mai 1849).

kablissement de ce qu'où appeardre légal » fut signalé à Bull dans toute la Valachîe par les licèa qui accompagnent presque t il perdent souvent les reetau- ; destitutions aveugles et sans arrestations illégales, emprisonl arbitraires, procès iniques,

téê eaux qui avaient été les plus as dans le mouvement. Nous nomm jriacipaox : l'archimandrite Josaayiaano, Ici trois frères Stéphan, e ftftadnGolesco, les deux Bakesco, tf, J. Bratiano, C. Bolliac, Aristias, Gradisteano, l'ex-aga de la police ,Bothitineano, Basiliadis, etcL'exl aTÉlat Voïnesco fut ajouté plus tard été.

haute d'un des prisonniers, M"* Rôles avoir vainement sollicité d'être •sa Jaari et i ses compagnons d'ioforadnt à pied, durant ces trente jours, vid de plus en plus rigoureux, pori ses bras sa petite fille Agée de trois touchant épisode a fourni i M. Misujet d'un de um plus éloquents réfac Légendes du Nord : Madame r'oyex étalement le Voyage sut Us par ■■ «Les proscrits, mort derajè- ■ esi (Si aeeenbre lS55),M. Voï-

i, crimes et bassesses de toute nature. Le nouveau ministère ne fut composé que d'hommes sans valeur ou sans principes : Alexandre Grégoire Gbica , aux finances; Constantin Soutzo, à la justice: Constantin Bello, à l'instruction publique et aux cultes; Jean Pbiiippeaco, à rintérieur; Jean Voïnesco, ancien chef de l'état-major et cousin de l'ex-secrétaire d'État, à la police. Campineano, qui seul conservait un reste de popularité, quoique sa conduite dans les derniers événements fît peser de graves soupçons sur son caractère, tut exilé du ministère de la justice dans celui du contrôle. 11 est vrai que les ministres, quels qu'ils fussent, et le caïmacam lui-même n'étaient là désormais que pour la forme et pour servir de prête-noms à la Russie.

" C'était elle qui gouvernait par l'entre* misedu général Duhamel. I/autoritéde cedemier fut étayée bientôt de la présence d'une armée de soixante mille hommes, sous le commandement du général Lùders. Le 28 septembre, l'avant-garde de cette armée avait franchi le Seretb et s'était établie à Fokchani. Une proclamation du général eu chef, datée du même iour, annonça aux Moldo-Valaques l'entrée dans leur pays des armées libératrices et le prochain rétablissement de l'ordre légal.

Quelques administrateurs, entre autres ceux de Fokchani et de Buzeu, essayèrent non pas de résister, mais de protester ; ils furent arrêtés et jetés en prison.

Ailleurs les paysans, prenant à la lettre les paroles de la proclamation (1), se portèrent d'eux-mêmes sur le chemin des Russes, accompagnés de leurs femmes et de leurs enfants et précédés de leurs prêtres avec la croix et l'Évan-

(i) « La croix sera placée sur notre fron- « tière , el le Russe ne posera point le pied « sur notre sol sans y fouler d'abord la croix « devant laquelle il s'incline. S'il ne suffit « pas de ce signe révéré, nous enverrons au- « devant de l'impie non des armées , mais « nos vieillards, nos sacres, nos enfants, nos « prêtres portant le saint Évangile dans leurs « sBaintg etc. » ( Rstrait de la proclamation à fa mmtum roumaine, duç(*i) juin.)

f Uvrmhon. (Pnovnicse Rotin unie. )

ta

L'UNIVERS

pinion. Mais personne n'avait en soi l'étoffe d'un dictateur.

Cette insuffisance fut rendue plus déplorable encore par les dissensions oui éclatèrent dès l'origine entre les chefs du parti et qui survécurent même à sa défaite. L'émigration roumaine, comme l'émigration italienne et polonaise, offrit ce triste spectacle d'anciens compagnons, martyrs de la même cause, qui se jettent mutuellement le blâme et I injure à la face. L'homme qui avait le plus à se faire pardonner, lleliade, fut celui oui se laissa le plus emporter à ces indignes récriminations (1).

Cependant cette révolution, qui passa presque inaperçue au dehors, laissa des traces profondes dans le pays. C'est qu'elle était juste dans son principe , et qu'elle fut honnête dans ses actes. Les hommes de 1848 commirent bien des fautes ; mais ils les rachetèrent par leur désintéressement. Il résulte du rapport même de la commission qui fut chargée, «mi 1 849, de reviser les comptes de l'année précédente, que le gouvernement pro- \ isoire et la heutenance princière, dans un espace de trois mois, depuis le jour de la proclamation delà constitution jusqu'à la formation de la caïmacamie, ne y révèrent le budget que d'une somme de cent cinquante mille francs (2). Le rétablissement de Tordre légal coûta à laValachie seulement plus de quatre millions

(i) Hèliadc et Tell &on1 retirés depuis plu-

de francs en outre des dix mJuioi pour les frais de Toceupaboa D'un autre côté , la révolut»

est demeurée populaire, para était plus sociale encore que po et qu étant l'œuvre de quelque* devint la pensée et l'espérance < Le mouvement moldave du moù avaitété dirigé uniquement coob podar et dans l'intérêt des b aussi ne produisit-il qu'une agit la surface. Qu'est-ce que cela U paysan écrasé d'impôts, au Tsif clave, au Juif opprimé et mau pauvre prêtre dévoré par le haol

3ue les boyards gouvernassent à u prince Stourdza ? Que leur fi même les réformes demandées ieunes libéraux de Jassi, cornu l)erté de la presse, la responsabi ministres ? Ces mots pour eux n' point de sens. La révolution val»

contraire, eut le grand art d'intéi sa cause toutes les classes de la s prêtres, paysans, bourgeois, Jui hémiens, tous les déshérités de 1 régime recouvraient leur part b d'influence et de bien-être (1).

craignit pas surtout de poser nel et sur-le-champ la grave questk) propriété. On a dit que cette q avait perdu la révolution ; elle la au contraire.

Aujourd'hui encore elle est u l'unique question sociale , de nié la question politique est tout dans Pu mon de

PROVINCES ttOÛMAiHES.

Enluii re voot W aurès: donné ta s* son droit; là est son avens de lui devant l'Eu*

Page 1