‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 35 sur 218 · CHAPITRE XL11I · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL11I

MAHOMK II.

inaugura son règne par le rt «Ton enfant que son père a?ait la princesse de Sinope.Ceftexéeusmnaieot de plus en plus fréi; et c'est à peine si le peuple piaisi victimes : souvent le même arrêt I Peséeuteur de la volonté su-

agîwant dans la plénitude des m temporel et spirituel. Tandis

sultan était proclamé à Andri- Garcman Ogli crut pouvoir re»

» les! États que lui avait enlevés t; mais Mahomet repassa en Asie ipe cette rébellion par sa seule st

éditait de plus vastes projets :

imanispt de Constantinople, où

alors Constantin, excitait vivean ambition. Il résolut de ©omis défense du détroit en établisn fort en face de celui que les occupaient déjà , pour qu'aucun a ne pût tenter le passage sans ier au feu d'une double batterie, e Fargent il eut des fondeurs et génieurs grecs, et il pressa l'exéde ces ouvrages, sans s'inquiéter Carnations de l'empereur. Gons- , dans cette extrémité, s'adressa le; mais les négociations des

qui paraissaient disposés à se

à T£glise latine quand quelque

les menaçait, avaient si souvent la preuve de leur mauvaise foi , pape Nicolas V exigea des preuves

de promesses.

issa donc à Mahomet tout le loisir ne ses préparatifs, et il envoya dément à Gonstantinople le carsidore pour y régler la grande af« e la fusion. Les plus sages connt à célébrer les saints mystères

légat ; mais c'était à contre-cœur, îus grand nombre hésitait entre le les Turcs et la suprématie de

tant il est vrai que les sectes se sot souvent plus intolérantes Iles que pour des croyances entiè-

rement opposées. Les moines surtout no pouvaient se résoudre à déclarer saintes des doctrines contre lesquelles ils s'étaient constamment élevés , et ils poursuivaient de leurs anathèmes ceux que le cardinal croyait avoir ramenés. Les prêtres fermaient leurs églises aux nouveaux convertis, et le,peuple, excité par le zèle de ses pasteurs, oubliait Mahomet pour maudire le pape et son légat. Nicolas, informé de ces dispositions, préféra l'honneur de la tiare au salut de la chrétienté; il abandonna ces schismatiques endurcis. Les Turcs triomphaient de ces débats intempestifs ; la Morée était ravagée ; Thomas et Démétrius , frères de Constantin , s'étaient réfugiés dans Sparte; et Constantin, qui s'était adressé aux Génois, recevait deux pour tout secours quelques vaisseaux, comme si la faiblesse d'un tel appui eût du foire ressortir d'une manière encore plus frap^ pante l'extrême abaissement de ce qui restait de l'empire romain.

Mahomet attendit la flotte génoise h rentrée du port ; mais elle passa à travers les galères des Turcs, dont elle coula quelques-unes. Cet incident n'était pas de nature à décourager le sultan . Il pressa ses préparatifs , et au printemps de l'année 1453 il parut devant Gonstantinople.

Son armée ne comptait pas moins de trois cent mille hommes. La ville avait un grand nombre d'habitants, mais elle était mal défendue. Quelques troupes soldées, un petit nombre de Vénitiens et de Génois, formant en tout huit à dix mille combattants, parmi lesquels se trouvaient des artisans et des bourgeois , telles étaient les forces dont disposait \ïe dernier des empereurs de Byzance ; après des siècles de désorganisation et de faiblesse, il y avait certes de l'héroïsme à accepter une lutte si inégale. Cependant, le développement de l'enceinte et l'admirable assiette de la ville pouvaient arrêter pendant quelque temps une armée plus propre à triompher en rase campagne qu'à supporter patiemment les travaux d'un siège régulier, et qu'appuyait une flotte composée de mercenaires et de marins sons expérience.

L'UNIVERS

Page 1