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CHAPITRE XLIV

CHUTB DB CONSTANTIIIOPLl.

Constantinople dessine un vaste triangle dont le sommet regarde le Bosphore, et où se trouve la pointe du sérail ; le côté opposé à cet angle borne la ville à l'occident, et s'appuie à. la terre ferme ; c'était le point le mieux défendu. Le côté sud plonge dans la Propontide, tandis que celui du nord est baigné par un bras de mer qui, en s'enfonçant dans les terres, forme un bassin spacieux entre les remparts de la ville et la lisière où s'élève Galata. L'entrée de ce nort, dont la largeur est d'environ un demi-kilomètre, était protégée par des vaisseaux, et fermée par une estacade.

• Mahomet, après avoir établi sur le « côté occidental des .batteries qui fai- « saient un feu continuel, résolut de pé- « nétrer dans le port, pour attaquer en- « suite la place par le flanc maritime. II « s'empara d'abord de Galata que les asti sièges avaient renoncé à défendre. Une « fois mattre de cette position, il fit « traîner, à force de bras et de ma- « chines, soixante navires qui furent « misa flot pendant la nuit dans ce même « port que les Grecs regardaient comme

• imprenable. Le lendemain la conster- « nation fut générale lorsque les asti sièges virent tout près de leurs rem- « parts des barques et des galères sur « lesquelles on préparait déjà des béliers « et des batistes. Ces tours de bois, dis-

* posées de distance en distance, étaient de- soldats, de sorte que Je feu

dant la nuit les brèches que les , séants avaient ouvertes durant le La promptitude de ces travaux nait les Turcs qui trouvaient toc des fortifications nouvelles. So les batteries de la place démon les leurs. Le feu grégeois et I bouillante embrasaient les tou bois que les Turcs devaient sans Ou réparer ou remplacer.

« La flotte, transportée dans k d'une manière si inattendue, inqi Burtout ies assiégés. Les vaissea l'empereur manœuvraient po brûler ; mais les Turcs, plus habil core pour la défense que pour !

que, en avaient coulé plusieurs. I nitien, nommé Cop , entreprit d'incendier la flotte ennemie à veur des ténèbres. Il communiai dessein à Constantin , ne lui d dant que trois barques et qui hommes déterminés. Cette entr hardie, qui aurait peut-être Constantinople, échoua parla tri d'un Génois. Ennemi de Cop, et par l'espoir d'une récompen»

homme donna secrètement avii Turcs du danger qui les menaçai!

fois avertis, ils laissèrent approcl brûlots, et les attaquèrent à l'i viste. On lança sur eux une gr flèches allumées qui les enflamn o l'instant, mais a une distance éloignée pour que la flotte t n'en reçut aucune atteinte. Cop rompagnons se jetèrent à Ja mer ils furent retirés par les matelo

employant tour à tour la prière. Il suppliait ses » sujets de ne pas lui être es que ses plus cruels ennce, qui ne manquait ni

de courage, ne put que jelques semaines la prise nople, et attacher du ; désastre Je souvenir •ésistance. Il ne négligea ns familiers aux Grecs :

accumulés par ses préci milieu des misères de înt employés à gagner

de Mahomet. Le grand it des sommes considémit d'entraver les opéra- 3. Il serait difficile d'exment la lenteur des prolée turque. lies brèches tes de toutes parts, et les lits à un petit nombre, ne os à les réparer. Les ounnemi se rapprochaient is de la place; les fossés li combles, et le peuple, aux vaines disputes qu'à ivaîten perspective que

les horreurs d'une ville t.

fit un dernier effort; il mbassade à Mahomet, en i lui payer le tribut qu'il ;er; il lui représentait rait injuste d'envahir un nsentait à se soumettre.

m \oulait effacer jusqu'à ace de la domination des >ndit qu'il regardait déjà le comme sa conquête, ustantin voulait la céder ce , il épargnerait beau- [ inutilement versé ; que 1 lui laisserait jusqu'à sa sance de ce qui restait de empire grec. Constantin evelir sous les débris de

tout disposer pour un . Il fut donné le. 29 Le sultan avait promis

de leur laisser on profitants avec toutes leurs se reservant que les mai- •rritoire. 11 plaça devant les nouvelles recrues et

les troupes d'un courage suspect.

Derrière elles étaient les janissaires

Î|ui les poussaient en avant pour placer es échelles, essuyer le premier feu de l'ennemi , et préparer le chemin aux guerriers d'élite. Vers le soir, quand les fossés furent pleins de cadavres, les janissaires s'élancèrent à leur tour sur les brèches , et renversèrent les derniers obstacles. L'attaque de cette impétueuse milice était protégée par une grêle de traits qui , décochés de près, étaient d'un effet des plus meurtriers. Justiniani reçut une de ces flèches qui lui perça la main à travers le gantelet; une autre l'atteignit à l'épaule au défaut de la cuirasse ; et la douleur de cette double blessure le força d'abandonner le combat. L'empereur, qui commandait sur un autre point, apprit bientôt que la retraite de son lieutenant avait jeté le découragement parmi les défenseurs du rempart, et que l'ennemi, ne trouvant plus qu'une faible résistance, occupait déjà le couronnement des murs. Constantin jugea que tout était perdu : Ne se trouvera-t-il pas , s'écria-t -il, quelque chrétien qui, par pitié, veuille me délivrer de la vie? Pour ne pas tomber vivant entre les mains du vainqueur, il quitta ses armes et se précipita au milieu des janissaires, qui le tuèrent sans le connaître.

« Tandis que les chefs et les soldats mouraient sur les brèches, le peuple attendait dans les églises l'effet d'une prédiction que sa faiblesse superstitieuse avait facilement adoptée. Sur la foi de cette ancienne prophétie, on répétait que les Turcs entreraient un jour dans Constantinople , et s'avanceraient jusqu'à la colonne de Constantin; qu'alors un auge descendu du ciel remettrait dans la main d'un homme du peuple une épée et un sceptre, en lui disant : Venge le peuple du Seigneur; qu'aussitôt les Turcs prendraient la fuite, et seraient poursuivis par les Grecs, sous la conduite de ce roi choisi par Dieu même, jusqu'à un endroit nommé IVlonasdérc, vers les frontières de la l'erse. Flattés de ce chimérique espoir, les Grecs étaient en prières dans leurs temples, lorsque les cris des vainqueurs, le bruit des

L'UNIVERS

haches qui brisaient les portes, leur annoncèrent la triste réalité. Les janissaires environnaient cette multitude éperdue : l'avidité les rendit moins féroces ; ils les lièrent deux à deux, supputant le prix de leurs services, ou ce 3 u'ils pourraient en tirer en les venant. Cependant on estime que le sac de cette ville fameuse coûta la vie à quarante mille hommes.

« L'amiral, qu'on reconnut à la magnificence de ses armes, fut conduit à Mahomet. Ce prince lui ayant demandé pourquoi les Grecs s'étaient obstinées à défendre Constantinople , il répondit : Vos premiers officiers nous exhortaient à tenir ferme, assurant que vous ne pourriez jamais nous réduire. Le sultan se rappela aussitôt quelques conseils que lui avait donnés son vizir, et le lit étrangler sur-lechamp.

« La ville, prise vers le soir, fut pillée au milieu des ténèbres. Quelques historiens ont prétendu que, lorsque la résistance eut cessé, les Turcs- s'abstinrent de toute cruauté, et qu'il n'y eut que quelques meurtres, accidents inévitables au milieu du pillage et de la confusion. Les dévastations s'adressèrent surtout aux églises. Les Turcs y commirent toutes les profanations que l'ivresse de la victoire pouvait suggérer à des soldats fanatiques, persuadés qu'ils honoraient leur religion en insultant à celle des vaincus. Ils cherchèrent longtemps le cardinal (si*

« rieur de l'édifice était revêtu : G « tez-vous , leur dit-il , du butin « vous ai abandonné; la ville et U « monuments m'appartiennent (1]

La tête du malheureux Corn fut apportée au sultan qui le fit velir avec honneur. La ville fut 1 repeuplée par, les Grecs et par di:

familles, qui reçurent l'ordre de s'y établir. Le reste de la Mor soumis sans résistance; mais VA balança longtemps la fortune di queur. Scanderbeg, dont le o avait été si fatal à Àmurat, repré aux princes chrétiens combien i dangereux de laisser les Turcs pc vre impunément leurs conquêtes rope. En effet, depuis «Vils < maîtres de Constantinople, ih vaient arrêter à leur gré le con des Génois et des Vénitiens dans Noire, et leur domination sur le vinces danubienues leur permet) menacer la Hongrie et de pénét cœur de l'Allemagne.

Il est rare que les questions d' térêt général déterminent les pri de grands efforts , tandis que cell touchent à des motifs particuliers nent souvent les peuples dans de!

longues et ruineuses. Le sort des inspirait peu de sympathie ; et 1 férends qui agitaient alors les , États ne laissaient aux révolutii l'Orient qu'une importance secoi Fatigué de ces lenteurs, et mû désir de gloire , le (ils de Castrio

ardes

le héros

albanais , de lui-même,

a tel parti de tes reosources, que il défit toutes les

une loi opposait son paissant Mb, le sultan ragea que sa pré- Ml aéeessaire. ÏÏs'afaoea à la i esat cinquante mille hommes ipsstii la fille de Croïa. Tout 3 changea d'avis et confia la eon- >ce siégea Libanis, auquel il i tien de ses forces. Après de bris, le général turc se vit con-

CHAJPITRE XLV.

CAMPAGIf BS M MAHOMBT II.

se cuit d'autant plus sensible à ft, qu'il a? ait résolu la conquête le Rhodes, dont les chevaliers ntraieat partout où il y avait des à combattre. 11 commença par le Tordre un tribut, sous prée cette Ile avait toujours reconnu raineté de Gonstantinople. Jean ie, alors grand maître, lui rêne leurs vœux les avaient faits ■a» des musulmans et non leurs ras.

ligue venait de se former contre es; le pape Calixle III y avait rer le roi de Hongrie , celui d'A- Ic duc de Bourgogne , les Vernies Génois, les chevaliers de.

et quelques princes d'Italie.

et n'attendit pas qu'on l'attaquât; ia sur Belgrade avec cent cinmiile guerriers.

place , située au confluent du : ci de la Save , s'élève sur une Se que forment les deux fleuves.

5 de la terre , c'est-à-dire au sud f, de bonnes fortifications la dé- . Mahomet, pour Fenvironner ennt, forma une chaîne de tous ses , de manière à intercepter les nkations par eau. Hunyade, inle ces dispositions, descendit le » avec une flottille nombreuse, qui des renforts et des munitions. Il deux brigantins turcs , les coula, voir tué de sa main l'amiral enine fois la ligne forcée , il péuétra ebrccbe,s'emparad'une vingtaine ments et dispersa les autres. Ce

succès inspira une grande confiance à la garnison, qui trouva unecoopération active dans les bourgeois, les prêtres et même les femmes. Tous les assauts furent repoussés; les généraux de Mahomet périrent sur Ta brèche. Luimême, blessé daus une sortie , fut sur le point de tomber entre les mains des Hongrois. Hunyade eut la satisfaction de l voir l'ennemi lever le siège ; et le même jour il mourut de ses blessures.

Mahomet venait de foire l'expérience

?ue les chrétiens l'emportaient sur les urcs en tactique navale et dans l'art d'assiéger et de défendre les places fortes. Une attaque combinée des Génois et des Vénitiens pouvait lui enlever Constantinople. 11 résolut de mettre l'ancienne capitale de l'empire grec à l'abri d'un coup de main et d'en taire le siège de ses États. 11 s'y construisit une résidence magnifique; et bientôt la beauté de la situation , les avantages que trouve le commerce dans le voisinage de deux mers au point de jonction de l'Europe et de l'Asie , y attirèrent une population considérable. Ce fut vers cette époque que ses généraux lui soumirent Athènes et le reste de la Morée. Ainsi, tout ce qui restait de la Grèce antique tombait avec la ville qui avait hérite de ses splendeurs et de celles de Rome

f>aîenne. Pour comble d'humiliation, es chrétiens de la communion grecque, qui déjà étaient rentrés dans la ville vaincue, demandèrent au sultan un patriarche, croyant triompher de l'Église romaine , en conservant ces dogmes qui avaient fait leur isolement et leur faiblesse, et en plaçant la croix du labarum sous la protection du croissant (1),

(i) Les Grecs orthodoxes s 'écartent si peu de l'Église catholique, si ce n'est dans auetques formules, qu'on est porté i attribuer a des causes tout autres que des motifs de conscience la séparation des deux cultes. Laissons parlaun historien valaque, M. Kogaloitchan.

« Les Grecs orthodoxes suivent les dogmes tels qu'ils étaient au temps du concile de Nicéc ; et c'est cette parfaite conformité avec l'Église primitive qui leur assure la catholicité des temps , tandis que l'Église romaine peut revendiquer la catholicité des lieux , attendu qu'elle est plus répandue sur la surface du globe.

« Les Grecs ont sept sacrements et quatre

L'UNIVERS

La possession de Constantinople entraîna la conquête, non-seulement des pro? inces qui avaient appartenu à l'em-

grands carêmes, pendant lesquels on doit s'absteuir, non-seulement de viande, mais de beurre, de lait, d'œufo, etc. Leurs jours maigres sont le mercredi et le vendredi. Ils ont dans leurs églises des images; mais ils proscrivent les statues el rejettent le purgatoire. Us communient d'après les préceptes des pères de l'église saint Basile et saint Jean Chrysostome.

• En général, la religion grecque a eu sur le peuple nne influence moins Dienfaisante que la religion romaine; la cause en est que la première , opprimée par la domination des Turcs , dans un grand nombre de pays où rlle s'étend , ne pouvait pas apir ouvertement , et que, dans d'autres contrées, le gouvernement s'inquiétait peu de l'instruction des ministres de la roi. En effet, que peut-on attendre, au point de vue religieux., d'un peuple qui ne comprenait pas la messe dite en grec ou en slavon , d'un peuple qui avait des prêtres aussi ignorants que lui-même, et qui, n'entendant jamais la parole de Dieu sous une forme claire et éloquente, se contentait d'observer les jours maigres et les carêmes, de mire des génuflexions devant les saintes images, de faire brûler des cierges, et de répéter GosjhhH pomitouï ( Kyrie Eleison)?

m Le clergé de l'Église orthodoxe se divise en deux classes : les religieux ou kalugheri (xodôyspot), qui peuvent être revêtus des hautes dignités de l'Église , et les prêtres séculiers, qui m» peuvent détenir ni évoques ni ardiimatKJriu-t. l.e dcrgé vainque «l pour

pire grec dans l'Europe orientale encore celle des États de l'Asie q taient constitués à l'époque de l'ê

tantinople Le métropolitain et les 4

portent une mitre ornée de pierres prèi

« Les chefs des cloîtres sont ou arc drites ou igumeni; les premiers gou' de grands monastères sans siège d*c les antres administrent les biens d'w vent de seconde classe. Les évèqui choisis ordinairement parmi les arc drites ; mais quelquefois un simple n est appelé à cette dignité : toutefois sa consécration , il doit être nommé mier jour archiatre et le second arc drile : ce n'est que le troisième jour c nommé évèqne.

« Les religieux consacrés prêtres soi moins nombreux que les simples fré sont divisés en deux classes : leshiéromoi qui peuvent célébrer la messe, et les hi cônes, qui assistent le prêtre dans le divin , sans pouvoir administrer les sa crements. Les religieux de cet ordre i seuls qui se soient occupés de science théologie ; les prêtres mondains ne savi leur catéchisme, et c'est à peine s'i en état d'écrire.

« Les simples frères n'ont aucune dans l'Église; ils portent le nom des emplois qui leur sont confiés, tels qn langers du saint pain , portiers , etc., < sont aussi charges de labourer les te leur monastère.

« Les prêtres mondains font maigre, les laïques, le mercredi et le vendredi d'être consacrés ils se marient ; mais, u veuf», il h'ur «si irtimlit ils contrat

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, le fifre cTet**

porftff le chef de 00 petit

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i, et dot* i par le pièce. Ton* epte des reveaoa Fcnjremiae du grand le la justice et de» cultes, règne de lodolphe le Grand, le H anse autorité temporelle absolue ; fcé, déjà grande, s*cn accrut scn- » les tcaapa les plus ancieui le edsidait eu etMnbléea gêné-

pays ofiuequait l'orgueil de Mahomet; U attaqua cette fille, t'en empara après quelques semaines de aiége , et conduisit

Les me- pie, opaque

i flujlli dirigeât, par FenU W»i dee èvénuea on du ananetre de la justice et des c

ee les assemblées couvo-

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dm eeweraiu. Dm de

li burinée

ï pcif îlegee.» le aujar en parfi- ■ w le prince nersis ■ l le eatiee, duu lu divan, qu'il lui raprenetit prêté lien avènement tu ar Me droits du peuple.

i d'Église ne relevait que de le prêtre était jugé par Parî; lès archimandrites par rêvées évéqoes et l'archevêque étaient » tribunal du prince. Les prêtres sst tenus de payer à leur évêque moelle de deux à trois piastres; i étaient affranchis de tout impôt len assemblées nationales ils siécosnme ministres de Dieu et i du droit divin , ut aux décrets du peuple , et f aaafhéme ceux qui osaient attaprivilégrs.

es principautés de Moldavie et de le moindre couvent a trois ou -es. Primitivement ces dotations faite* dans un but utile; car les «raient suppléer à toutes les ins- » secours et de charité qui manjèreme nt. Dés le seizième siècle, e l'Église , dans les Principautés, i considérables que ceux de tout h nation; ces dotations étaient sa princes et, à leur exemple, par

en général, les princes se montrés tolérants. Le mot papiste, dans le bouche oVua'Valaque. était synonyme de païen; et9 ai quelque catholique embrassait la religion grecque orthodoxe, on disait : iUtt fui chrétien, on U s'est fkk baptiser. Cette répulsion peut être attribuée 1 plusieurs causes. D'abord toute religion, prescrit, quelles que soient les conditions qui la constituent , la stricte observation de ses dogmes, et le sele est exclusif de sa na-

gion catholique a de tout temps hb eux classes inférieures du peu-

turc; ensuite il était naturel que le clergé des Principautés partageât les répugnances des Graes do Constantinople qui hn avait envoyé ses piemius pasteurs. Enfin, ce sentiment ne pat que se nourrir et se fortifier ne milisn des guerres que soutinrent si longtemps les peuples du Danube, d*un côté contre les Hongrois et les Polonais, et de l'autre contre les Turcs ; et le dissentiasent religieux se confondit avec la haine politique. Nous ajouterons encore que; les intrigues des jésuites ont contribué i ce résultat. Ss ont employé toutes sortes de moyens pour obtenir rentrée du pays; et ils 1 obtinrent souvent de la Porte, par exemple, en x587, sons Mihne II ; mais ils ne purent jamais y faire de prosélytes. Le clergé n'avait aucun intérêt à reconnaître la suprématie de Rome; et, quant au peuple, il aurait fallu connaître ses mœurs et sa langue, et surtout le tirer de son ignorance, pour l'amener à une conversion solide et raisonnée. Les premiers apôtres prêchaient dans des conditions bien différente»; ils opposaient avec un avantage incontestable la morale de l'Évangile aux désordres du monde païen; tandis que les missionnaires catholiques n'apportaient à l'appui de leurs prétentions que 1a convenance d'un changement dans quelques formules.

Grâce à la langue latine, les jésuites trouvèrent des auditeurs dans les communautés hongroises des Carpathes. Rodolphe le Noir, à la prière de sa femme, la princesse Marguerite, avait foodé un couvent catholique à Càmpulongu. Dans le quatorzième siècle , un èvéché catholique fut ainsi établi à Axgessu; mais cette fondation dura peu : en effet, le dernier évêque catholique de ce siège dont l'histoire fasse mention est Paul de Vacia, qui vivait en 1480. Malgré celte défaveur, les couvents catholiques jouissaient de privilèges qui l'emportaient sur ceux de l'Église grecque orthodoxe. »

Sans discuter ici les opinions de l'auteur

L'UNIVERS

à Constantinople le prince vaincu, qui s'était laissé déposséder sous la promesse que sa fille épouserait ce sultan et qu'il recevrait comme dédommagement le gouvernement de quelque province. Au lieu de partager un trône, la jeune princesse entra dans le sérail; et son père, accusé d'entretenir des intelligences avec le roi de Perse , fut indignement exécuté. Le prince de Lesbos eut le même sort; et la réunion de la Caramanie à l'empire, au mépris des droits des enfants de Caraman Ogli, ajouta une province considérable aux nombreuses conquêtes des Ottomans. -

Au milieu de ses succès, le sultan ne pouvait oublier que Scanderbeg l'avait vaincu. Le héros albanais se concertait avec les Vénitienspour recommencer la guerre contre les Turcs; s'il s'était montré redoutable au milieu d'un pays pauvre, et entouré de ses seuls guerriers, il était probable qu'à la tête diine ligue puissante, il triompherait plus facilement encore de ceux qu'il avait tant de fois forcés à la retraite. Rarement la politique des sultans a reculé devant un crime; ils sacrifient sans hésiter leurs proches parents à la sécurité de l'État ou à leur ambition ombrageuse ; a plus forte raison ne se font-ils aucun scrupule de se défaire d'un ennemi chrétien par la ruse et l'assassinat. Mahomet, désespérant de vaincre son rival,

soudoya des misérables qui d< poignarder. Ce complot Tut d mais peu de temps après, l'h< traordinaire que la fortune sauver de ce péril succomba à ladie aiguë ( 1467). Peut-être triomphait-il de celui mie le fei sassin n'avait pu atteindre. Il Lisse avec la réputation du p capitaine de son temps ; car au* de plus glorieuses campagnes troupes si peu nombreuses et sources si restreintes.

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