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CHAPITRE XLVI

Débarrassé de cet ennemi, I déjà maître de l'Attique, résol quête de l'Ile de Négrepont.

taie, l'ancienne Cbalcis, était tifiée. Un pont jeté sur le cana gagèrent les flottes de Xerxà point stratégique qu'il importa de défendre. Mahomet paru bord du détroit , à la tête de quante mille soldats ; il entra avec la moitié de son armée le reste sur le continent pour tête du pont. Sa flotte entou et surveillait les vaisseaux des qui, sous la conduite de Ca vaient secourir la place. L'es chrétiens, quoique moins n jue celle des Turcs , aurait p le pont avec son artillerie, et suite avec avantage contre des mal commandes et dont la n ne supportait pas la compara

idë comme nue foreur qu'on m fille unique; mais on lui elle était destinée au sérail v. Conduite devant le sulccabla de reproches, et Tirât par ta résistance, qu'elle i brutalité cette mort qu'elle Mahomet eut bientôt roccaw sa fureur contre son projeune prince avait remporté jes signalés sur les Perses it Jeta dans la Caramanie.

lui valurent la faveur de Parti père en prit ombrage. Il SNm prétexte lorsque son indre à lui que Mustapha, iltan, lui avait fait l'injure mlmans regardent comme glante, celle de l'outrager me. Mahomet demanda au se trouvait pas honoré que n maître eût arrêté ses rette femme qui lui plaisait; avoir humilié le ministre , il vivement Mustapha; et le e ayant réplique avec peu îent, il le déclara rebelle et Jer.

elques années de repos qu'il 'embellissement de Constangénéraux du sultan lui la Crimée, où les Tartares blis. Caffa était alors la ville mante de cette presqu'île ; it l'autorité des Turcs. Ghiu khan par le sultan , établit e à Bakhchésaraï, et ses ( v ont conservé la souvefu'à la conquête des Russes, •ine II.

Mahomet porta de nouveau n Albanie. Scutari, qui était >lus considérable de toute la a longtemps; dans un assaut it heures, les Turcs perdirent îorames. Antoine Lorédan, lit la place au nom des Véeurs au fils de Scanderbeg , une garnison de deux mille oldals qui bravèrent soixante nis, au milieu des privaus cruelles , et les forcèrent iége. Sur ces entrefaites, le oie se détermina à entrer en et le sultan évacua l'Albanitiens, voyant que la guerre

traînait en longueur, sollicitaient de tous côtés des secours.

Florence, le duc de Milan, le duc de Modène, fournirent quelque argent pour armer des galères. Ni le roi de ftaples, ni le pane Sixte IV qui soutenait les.intéréts ae ce prince, ne voulurent contribuer à cette campagne. Cette conduite du chef de la chrétienté indigna tellement les Vénitiens, qu'ils rappelèrent leurs ambassadeurs, interrompirent leurs relations avec le saint siège, et menacèrent même de faire convoquer, de concert avec la France et l'Empire, un concile où le pape serait dénoncé.

De nouvelles négociations avec le sultan amenèrent une trêve momentanée; mais, de part et d'autre, on se préparait a une guerre devenue inévitable.

Antoine Lorédan prit le commandement d'une flotte de cent galères, qui vint mouiller a Napoli de Romanie.

Partout où les Turcs se présentèrent sur les côtes de la Grèce, ils rencontrèrent cet adversaire infatigable. Quarante mille Turcs assiégeaient Lépante; Lorédan jeta du secours dans la place, et repoussa toutes les attaques de l'ennemi. Mahomet fit assiéger Croïa, que Lorédan délivra avec le même succès.

Alors, au lieu d'attendre l'ennemi, les Turcs résolurent d'attaquer les terres de la république. Le pacha de Bosnie passa le Lisonzo, battit les Vénitiens à Gradisca et s'avança jusqu'au Tagliamento et à la Piave. Du haut des tours de Venise on vit les villages en flammes; toutes les troupes disponibles et jus-

Îiu'aux habitants, qu'on enrégimenta à a hûte , marchèrent contre les musulmans, qui se retirèrent en désordre, laissant après eux la peste dont les ravages furent terribles. Tout à coup on apprit que le roi de Hongrie avait fait une paix séparée avec le sultan , et que d'ennemi il était devenu son allié. Cette défection força les Vénitiens à entrer en négociations. Ils renonçaient à Nègrepont, cédaient Croïa, quelques places delà Morée, et s'engageaient à payer au Grand Seigneur un tribut de mille ducats. Dans d'autres circonstances, Mahomet aurait pu regarder ces offres comme avantageuses; mais l'alliance récente de la Hongrie et la mort du roi de Perse le laissaient libre de porter

L'UNIVERS

toutes ses forces contre les Vénitiens; il résolut de les expulser entièrement de la Grèce. Il conduisit lui-même une nouvelle armée en Albanie. Malgré les efforts de Lorédan, Croïa succomba après un long siège, et ses habitants, au mépris de la capitulation, furent égorcés. Scutari soutint un grand nombre d assauts dont un seul se prolongea durant trente-six heures sans que la nuit interrompu le combat. L armée turque, rebutée par cette défense opiniâtre, se jeta sur Drivasto, Sebenigo, Alessio , et y commit d'atroces cruautés. Enfin , la paix fut signée au mois de janvier 1479; il en coûta aux Vénitiens les villes de Croïa et Scutari dans l'Albanie , Tenaro dans la Morée , l'île de Lemnos, et un tribut de dix mille ducats. Ils se consolèrent de ces pertes tiar la possession de Pile de Chypre, que eurs intrigues enlevèrent à Catherine Cornaro, héritière légitime des Lusignan.

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