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CHAPITRE VII

CÀBÀCTBRE PHYSIQUE ET MOR> GUBGUES.

Les Guègues sont regardés les habitants les plus sauvages d banie. Leur taille athlétique, leu noirs pleins de fierté, la réguh leurs traits, leurs dents fortes et leur barbe épaisse et leur vigue traordinaire annoncent leur origi casienne : on les classe parmi les ri cette race primitive dont l'Asie fui ceau. Endurcis par leurs habitude raies et guerrières, ils ont le teint des Grecs ; leur taille ordinaire la mesure de cinq pieds et demi riche développement de leur du osseuse les rapproche du type d melouks circassiens. Les vêtemen ges dans lesquels ils se drapent, I empreinte dans leurs regards < tous leurs gestes donnent l'as plus martial à leurs masses de a

npénes fréquentes du climat une le feutre. Une espèce de cothurne s grossière et des socques enlacés des chevilles complètent ce cosmple et sévère.

ect des Tozides a quelque chose s négligé. Plus soumis et moins dantsque lesGuègues, parce que î dont ils jouissent a modifié ; le caractère originel, ils se trouis un état de transition entre la native des Albanais et la civilie TOccident. Us sont grands et leur taille est svelte et dégagée; rd fin et pénétrant anime leurs ui ne manquent ni d'agréments planté. Des yeux bleus, un front 1 nex romain dont la courbure îsible, un cou délié, un teint colice d'un tempérament sanguin , t les caractères physiques qui ent généralement les Toxides.

or habillement on retrouve Pantume héroïque, le cothurne, la le, la ceinture, la tunique desjusqu'aux genoux; il ne leur pour ressembler aux soldats rhus que le casque et des panalés à leur longue chevelure. De les races albanaises, celle des est incontestablement la plus reble par son élégance et sa beauté, apys forment une race à part :

Lent dans les montagnes de TAine, et semblent le rebut des auanais. Maigres, hâves, malprour taille ordinaire ne dépasse pas ds. Leurs mouvements sont sacsur regard sinistre, leur voix grêle ssante. Jadis pirates cruels , ils ncore de rapines ; et leurs yeux lent leur proie au milieu des téce qui, plus que leur bravoure, rechercher dans les guerres de is. Leur costume est semblable les Toxides, avec cette différence >rtent de préférence des couleurs ;, quoique la saleté dont ils se mérite ne permette guère de ier la couleur primitive de leurs its. La vermine les ronge, et, ne rucun usage des bains de vapeur, : pas, comme les paysans russes, -e dVtre propres un jour par se- s portent pour coiffure une caige, à laquelle pendent quelques

tresses de soie qui leur tombent sur la nuque.

Les Chimariotes et les Argyrocastrites sont moins barbares. Ces derniers se distinguent de loin par leurs habits d'une blancheur de neige.

A mesure que Ton s'éloigne des rochers, on retrouve sous l'influence d'une nature plus riante la race albanaise avec les avantages physiques du type national. Aux bords de la mer Ionienne, au milieu des vallons boisés de la Thesprotie habite la tribu des Chamides. On les reconnaît à leurs cheveux d'un blond châtain, à leurs traits expressifs, à leur teint uni et à leur regard plein de douceur et de bienveillance. Adonnés au commerce et aux soins des troupeaux, ils étaient loin de se montrer indifférents à leur état politique , troublé souvent par l'ambition de leurs seigneurs, dont au reste la domination était légère. Chrétien ou musulman, chacun ne relevait que de sa conscience, et l'abondance des richesses naturelles leur laissait le loisir d'entrevoir les bienfaits de la civilisation. Leurs habitations propres et élégantes, leurs villages disséminés sur des plateaux pittoresques offraient au milieu d'un peuple armé l'image de la vie patriarcale. Cette vie, à la fois facile et agitée, fut cruellement troublée par le pacha de Janina, et les rava- §es de la peste vinrent se joindre à ceux e la guerre pour ruiner cette belle contrée. Longtemps après cette époque de calamité, le voyageur qui visitait la Thesprotie cherchait en vain du regard ces Chamides aux vêtements diaprés de broderies et fiers de leurs armes précieuses.

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