‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 69 sur 218 · INTRODUCTION ET PROGRÈS DU CHRIS- TIANISME DANS L'ALBANIE · texte numérisé non relu

INTRODUCTION ET PROGRÈS DU CHRIS- TIANISME DANS L'ALBANIE

La tradition rapporte au temps de Néron la fondation de l'Église albanaise Les progrès de la foi nouvelle furent lents dans l'Illyrie macédonienne : ce ne fut que sous le règne de Constantin

au'on y remarqua les bienfaits de l'inuence religieuse. Depuis cette époque les Mirdites ne varièrent plus dans leurs croyances. Soumis aux empereurs aussi longtemps que ceux-ci n'essayèrent point de violenter leurs consciences, ils restèrent fidèles à l'unité romaine lorsque le schisme de Photius vint séparer l'Eglise d'Orient de celle d'Occident. C'est à cause de leur attachement inébranlable au rite latin qu'on trouve leur pays désigné par le nom de Intinia (1). En vain l'on mit

PR0VUS6BB DAHUtlEWHES.

> de Rome de KHIi

,lel il'feUee d'Orient, se, lloflaenoe fr&siptre, qui marchait rapidement ■ décadence» était contre-balancée ■■ nation religieuse sur IUlyrie Iqoe par les rapports de Venise, de reeTAlleasagnéetdela Hongrie; depuis la prise (TAndrinople par

* * gortD°t 'ff* ta ***Me de slis, la persécution changea de caa; an sentiments née du schisme la la haine d'une secte, ennemie sable de te chrétienté. C'était dans e et les provinces Danubiennes Bas-Empire cdtou opposer aux sas résistance efficace; mais, an témrirces peuples par le lien <Tone 0OD «1^ «saurait fait des alliés arts et intéressés à sa conservation, lit appliqué à les opposer lésons u>«, pôjttr les opprimer ■égaré-

On peut fugcr par lea efforts poignée de braves de ce qu'au- S mire une résistance générale et Bée. Dell maîtres de la Thraoe, sme avaient à peine passé le Varie fineendie des binages illyriens a leur arrivée. Les Mirdites eou- : aux armes, et arrêtèrent les leurs au pied de leurs montagnes.

! de guerre de Scanderbeg , les La rélancèrent sur les rochers de et le Sultan recula devant le géaon rirai et le dévouement héroï-

* quelques guerriers.

es la mort de ce grand capitaine, rdites rirent la fortune changer lement ; harcelés par les Guègues, raient embrassé l'islamisme, ils idèrent à passer en grand nombre Abruzxe, où Ferdinand avait cédé priété à Castriot la terre de Saintin GalaUna. Plus tard ils offrii couronne de Macédoine à Eratl 1er, duc de Savoie; mais cette «fut pas agréée.

i nouvelle des malheurs qui accat les fidèles Mirdites, le pape I s'empressa d'envoyer des *seapostoliques dans l'Illyrie latine.

pts, en arrivant sur cette terre s du sang des martyrs, trouvèrent ipic exaspéré par la persécution ,

retiré au milieu

forêts, où ils n'avaient pour

que de misérables huttes on deaeai

SOUXISSIOlf COHDlTIOHirXUil 4 là PORTS.

Il était difficile de persuader aux Mirdites ou'ils devaient respect et obéisssnee a leur souverain temporel; cependant ila ae résignèrent à ce sacrifiée. Quant à leurs armes, ils ne purent ae moudre à les quitter; et ils dunpt à cette fermeté de conserver le droit de propriété que les lois turques contestent aux chrétiens soumis. Naturellement fierset vindicatifs, religieux jusqu'à Fauttérité, acceptant le martyre sans le chercher, ils restèrent sur la défensive, et sauvèrent du moins leur dignité personnelle du naufrage des libertés publiques. Leurs capitulations portent qu'ils raient le sol paternel, qu'ils i

franchis de toute capitation , qu'on ra pecterait leur culte et leurs églises et qu'il leur serait permis de recevoir des missionnaires romains.

A ces conditions, les Illyriens catholiques se déclarèrent les sujets du sultan, et s'engagèrent à le servir de leurs bras et à leurs frais dans les guerres contre l'étranger. Il fut stipulé seulement que, lorsqu'ils passeraient la frontière de la province, le pain leur serait fourni.

Page 1