CHAPITRE XïlL
|o£ rencontre une belle proie, méditions et la piraterie, loin raéee comme des actes déshomduiaent à la considération et m dignités; en effet, les Albant prétendre à tout, s'ils sont «, quelque infime qu'ait été don. La foreur du sultan ou ae de sérail peut faire d'un " i chemins un pacha ou
>b famille. — Le rôle ensubordonné qui est réservé », dont les seules armes sont jt la ruse, prive les enfants le direction morale. Les fils lent pas leurs mères; et, savent que c'est à cause d'eux inservent leur faveur, ils atdes motifs intéressés jus* rques qu'elles leur donnent dresse. Traitées avec une sewive, les filles attendent avec i l'époque de leur nubilité; le mariage les a livrées à un rès un règne qui dépend d'un de la durée de leur beauté, uvent à leur tour de la part liants et de leurs rivales ces raitements, ces humiliations raes sourdes dont se compose arem. L'abandon et le mépris rtage de celles qui atteignent ordinaires de la vieillesse. La consument prématurémen t , ocité des mœurs multiplie Albanaises musulmanes les ntes. Surun simple soupçon, îte, souvent même sans qu'il accorde de se défendre, un £poux, un beau-frère dispose sérable existence.
[LLKS ET MABIAGES. — Or-
ît les enfants sout fiancés rceau; les parents ont hâte
les avantages d'un contrat ement en vue d'intérêts ou ance de famille. Le couple vieillir au même foyer reste
l'attrait des inclinations et ithies jusqu'à l'instant où il ird pour se dédire. Quand le st décidé , le père du futur de ses parents vers celui de
nr fixer le jour et les préa cérémonie. Ces accords
préalables une fois réglés, le négociateur remet au père de la fille un anneau, et stipule la dot qui représente l'achat de la femme. Les conditions de ce marché s'évaluent, entre familles riches, en denrées ou en têtes de bétail. Les gens du peuple donnent une somme d'argent équivalente à une dizaine de francs.
Une centaine de chèvres et de moutons, quelques paires de bêtes de somme sont regardées comme une fortune considérable; et les chanteuses de profession ne manquent pas de célébrer cette munificence dans un épithalame improvisé.
Pour la femme albanaise l'anneau de l'hymen est le symbole de l'esclavage dont elle va pour toujours porter la chaîne. Admise à la table du mattre seulement aux fêtes solennelles de l'année, elle se contente des restes , et n'a d'autre prérogative que d'être au premier rang parmi les esclaves. Aux yeux du chef de la famille, il faut que son travail et ses services représentent les intérêts du prix d'achat. Dans les voyages, elle porte sur ses épaules le berceau où repose le nouveau-né, et suit à pied son mari , dont elle tient en outre le fusil , tandis que celui-ci fume tranquillement, accroupi sur la selle de sa mule. A peine daigne-t-il s'apercevoir des fatigues et du dévouement de sa compagne; et tel est l'empire de ces mœurs rigides qu'elle se trouverait offensée qu'on lui témoignât quelque compassion à l'instant où ses forces succombent dans l'accomplissement d'une tâche qu'elle regarde comme le premier de ses devoirs.
Aliments. — Un pain grossier de maïs, du fromage, des oignons, de l'ail, des poireaux crus, des herbes bouillies, rarement de la viande, telle est la nourriture commune que les riches varient quelquefois en y joignant le produit de leur chasse ou de leur pêche et des pâtisseries au miel. On ne se permet un peu plus de recherche que dans les grandes occasions : alors un agneau ou un chevreau qu'on sert rôti et en entier, une tête de mouton cuite au four, une carpe ou une truite sont regardés comme des mets somptueux.
En voyage l'Albanais se contente d'un pain de maïs qu'il achète à la porte des
L'UNIVERS
caravansérails , et pour boisson de l'eau des sources ou des ruisseaux qui se rencontrent fréquemment dans ces régions de montagnes. Ordinairement un seul repas lui suf&t, et sans le tabac, qui lui
{)rocure une sorte d'ivresse, on aurait de a peine à concevoir comment, avec un régime si peu substantiel, il peut résister à des marches longues et pénibles.
Sa constitution robuste et sa patience à toute épreuve lui permettent d'endurer les plus cruelles privations. Quand la faim le presse, il serre fortement la ceinture où pendent ses pistolets massifs et son kandgiar, et cet expédient, qu'ils appellent le repas des forts, les soutient pendant plusieurs heures.
Vie privée. — Dans sa bourgade, l'Albanais se lève avec l'aurore , et son premier soin est de charger sa pipe. Le pasteur, qui bivouaque sur les montagnes, devance le jour pour conduire ses troupeaux dans les pâturages. Comme dans les siècles primitifs, la famille du
Sropriétaire se compose d'une cabane, 'une femme et d'un bœuf de labour :
oTxov (xiv T^Huxiara, yvvatxa Se (tauvi' dpoTTjpa. C'est le berger qui trait les brebis et qui prépare le beurre et les fromages qui se conservent dans des outres.
Vêtements. — Les grandes époques de l'année sont marquées par des fêtes : la tonte des troupeaux est une des plus solennelles. On tout) les chèvres, comme, suivant AristoLe, on le pratiquait en Cilieie; et de leur dépouille on fabrique des
Maladies; caducité pkéc Si la plupart des maladies s l'intempérance et de l'énervenu nations civilisées leur sont ino d'autres infirmités les atteignent d'une vie active et frugale. I sujets à l'aliénation mentale; ce peut-être un effet de l'usage qu1 d'une sorte de miel; à la cécité c sionnent le rayonnement du se des roches nues et le sable fin i détache; les ophthalmies, les fièv pilepsie sont fréquentes dans a localités.
Comme dans tous les pays 01 est une lutte pénible, la jeunes»
trit vite eu Albanie ; le développe est précoce et la vieillesse prém mais, si l'on mesure la durée de tence par l'activité que l'homm ployée, l'Albanais n'a pas moii que l'habitant de l'Europe occi qui a atteint la moyenne de la v Usée. Ce qui prouve, au reste, qu tigue et les privations sont la ca cidentelle de ce dépérissement p c'est qu'on cesse de le retrouve les classes aisées de la société.
Le tableau suivant que donn tuisier du paysan dalmate conf que nous venons de dire des AU
« Les mœurs de l'habitant de « pagne sont tout à fait sauvai a rappellent absolument l'état de ■ Son habitation n'est le plus !
i qu'une hutte couverte en cl» au
la distribution se réduit
fftOVnfCBLAAiqniENNES.
mv*
vm Mlhwun Priant»
htm 1m trama Im plM
de «a m», tel*
le culture les foneitgénéailleurs.
VMrtfcr kn bm, et çarnit émis smmmre eo lame de
■M tem est appliquée
mnebevcna sont tramée; et
Je jour de qu'elle cherche un
m l'enlève ordinairement de forée; et alors see parenu ■ le droit de la réclamer, marier cas, elle dépoee sur , avant de quitter la maison , le témoignage de sa virgi- -à-dire m coiffure de fille, la fortune de eelui au*
le Dalmate porte un pani hongroise et d'une étoffe ticsue avec la laine de ses * une éternise de toile et sur laquelle est roulée une à se posent deux pistolets Ses cheveux sont rasune longue tresse qui r ses reins; aa tête est ga-
st dents du soleil par une m*, et son fusil, passé en m, W sert de défense, ou le e gibier. En hiver, il ajoute mÈtgm mm bhmie degroe
drap, toujours sortie de sas fabriquca* on quelquefois une peau de UMtatoto dont la fourrure est en dedans. Sa compose de sandale*
tissoee avec dm courroies qui iettisseot dm demi* bas de laine.
Moyennant ce simple préservatif, il brave toutes les aspérités d'un sol rocailleux ; et marche dm jours entiers, en ne prenant qu'à peine quelque* instants de repos. Son régime domestique consiste à foire rôtir, le dimanche, un agneau qu'il traverse à cet effet d'un pal, à apporter sur sa table tout le vin de sa cave, et à ne quitter la place que lorsqu'il ne reste plus rien à boire ni à manger, sauf a m nourrir le reste de la semaine d'herbes bouillies et arrosées d'un peu d'huile; par caractère il mt trés-vindicatif , et transmet à aes arrièrepetits-fils se* ressentiments, leur laissant à titre d'héritage ses inimitié* i venger. H en résulte que le meurtre est fréquent entre Dalniatss, et que le sang ne se lave ebes eux que par le sang.
* I/uaaga dm chanta funèbres s'est conservé parmi cette nation : |a veuve à genoux près du corps de son époux cherchée le rappeler à la vie par se* plaintes modulées sur un ton lugubre et soumises à un certain rbythme. Les prêtres, quoique très-ignorants et ne connaissant que la liturgie illyrique, ont un grand crédit sur resprit de cm gens simples et crédules. La confraternité y mt très-répandue, surtout parmi les femmes; elles se reconnaissent pour sœurs au pied des autels, quoique de familles diverses; ce qui donne lieu à une cérémonie touchante, où elles se mettent sous la sanction religieuse de liens volontaires, plus forts quelquefois que ceux du sang. »