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L'UNIVERS
Tandis que Ton discutait sans s'arrêter à aucun parti, un vieillard centenaire s'avança au milieu de l'assemblée et parla ainsi : Mes amis, mon âge me donne le droit de vous parier de mon expérience ; écoutez mes paroles, et prenez garde de prendre une résolution dont vous auriez à vous repentir ; car, si c'est la main de Dieu qui a conduit ici ces étrangers, vous ne sauriez vous y opposer, et vous travailleriez à votre perte; mais, si Dieu leur est contraire, ils fuiront devant vous comme les nuages devant le souffle du vent. Pour vous en assurer, faites ce que je vais vous dire. Préparez un festin, et invitez ces étrangers. Quand vous serez assis autour de la table, faites en sorte qu'aucun d'eux ne puisse atteindre de la main les mets qu'on aura servis, et alors observez bien ce qu'ils feront.
S'ils se lèvent pour s'approcher de la table, tenez pour certain qu'ils sont vos esclaves ; mais si , après s'être levés , ils tirent la table du côté de leurs sièges, de sorte que yous en restiez éloignés , alors réunissez tout ce que vous possédez, et partez pendant la nuit; autrement ils seront maîtres de vous et de vos biens. On suivit le conseil du vieillard. Détali se rendit à l'invitation avec ses sept jeunes fils , dont l'extérieur annonçait la force et la résolution. Selon la coutume du pays, on servit un veau rôti , et les hôtes étaient placés de manière à ce qu'aucun d'eux ne pouvait atteindre le ulat. Iat
çence de ces peuplades. La fir* d'émigrations, occasionnées soit meurtre, soit parce que les ta la tribu ue suffisaient plus à i soins, ont sans doute mêlé et co les traditions de l'origine des les. Ainsi les récits varient quel selon les localités ; mais ces lai ont un caractère historique p en ce qu'ils représentent fidèlem premiers essais de civilisation c peuple qui a conservé Tempreii mitive; et qu'ils peuvent nous quer les temps obscurs dont le loppemtmt nous cache le berce autres nations. Rien, selon no
S eut surtout donner une idé dèle du passage de la famille i de la tribu. Nous donnerons d fin de la légende de Détali , tel l'a recueillie M. de Hahn.
Lorsque Détali se vit maître di il choisit une résidence d'où i vait vaquer plus commodémen culture des champs. Cest un l turellement fortifié, où l'on v< core les ruines de la maison q construisit. Une source coulait i Ses fils prirent pour eux les n res terres, et laissèrent les ha qui n'avaient pas émigré s'arran reste. Cest ainsi que , de fugitifi avaient été , ils devinrent la pa plus considérable de la nopu Détali mourut dans un âge eniourp de ses neveux et arrière-n riches en meubles et immeiit
PROVINCES DAHUBIEfllfES.
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idesHottieiiset fftfcrtMH et Budischia. liais re s'accrut; et il laur de rester ensemble, tirantes nouf elles demeu- MisjHté les unes des entres. Ils sas* d'abord les terres en trois s, fafib tirèrent en sort; la région Hs* à AU Gori et à Jéro,-celle à 8sM et Ndoka , le centre à " " i et Les»; quant à Test, indigènes. Étroitement lersnomt jusqu'à présent une tribu
mu SeoiesaentAU, qui était berpai pendant l'hiver frisait des-
; dans la plaine, la fertile et d'une température •y établit avec quelques-uns des laânsa les antres sur la moota- * colonie des CastraUestcompostalité de musulmans.
sjesjsanx à vignobles dont nous
■iBettkaide Triepschi Ils forai ém tribus dont se compose al; anale ila sont originaires du |m, où ils habitaient un endroit ftèka-lvan-Beka. Leurs ancêtres quitté es pays àcaused'uu meurdepuis leur émigration leur s'était accru rapidement.Cétaient âmes braves, eue distinguaient tte raison les beys de Scodra.
leurs chefs de famille s'était disde manière à mériter la faveur.
ia , qui lui accorda pour lui et sa anee les vignobles restés en jair les coteaux de Budischia, détendent sur un espace d'envib quarts de lieue au pied du ka. D'abord les Benkaï venaient psehi pour cultiver ces vignes les vendanges ; mais lorsque les urent devenus nombreux, elles ont données à ferme, à charge isxâ de livrer aux propriétaires é ou, selon d'autres , la dixième 1rs produits. Ces conditions fulervées pendant très-longtemps; s choses changèrent à la suite Kërend. Voici comment les cons forent rompues:
mr Rati et Déta se rendirent à tri pour y prendre les Benkaï et avec eux. Gomme ils
rent que l'on appelait doux chiens Kat et Ded. Irrités qu'on donnât leurs noms à ces animaux, ils tirèrent leurs couteaux et les tuèrent. De retour ebes eux, ils racontèrent à leurs frères l'affront qu'ils avaient reçu. Gomme réparation, il fut convenu que désormais ils ne payeraient plus aux Benkaï le fermage de leurs vi-
hommes de Triepschi et de Ketschi, et tombèrent pendant la nuit sur le bétail des Détali, que ceux-ci faisaient paître sur la montagne. Les quatre bergers qui étaient) de garde se défendirent longtemps; trois d'entre eux restèrent sur la place , mais le quatrième s'échappa, et courut répandre l'alarme. Cependant les assaillants s'emparèrent des troupeaux, et les emmenèrent.
Ull Wteka, lorsque le matin il entendit le cri d'alarme, était en train de laser ses sandales; il ne se donna pis le temps d'achever, et partit n'ayant qu'un pied chaussé. D'autres se joignirent à lui, et ils pressèrent tellement leur marche qu'ils rencontrèrent l'expédition au passage du Zem.
Ceux de Triepschi furent mis en dé* route et perdirent quatre des leurs. Les Détali leur coupèrent la tête , attachèrent ces trophées à des piques, et revinrent en tnompho avec les troupeaux qu'ils avaient repris. Depuis cette victoire ils ne payèrent plus de fermage, et se partagèrent la vallée : une moitié échut aux Ivani, et l'autre aux Gotaï, qui portent encore le nom de Budischaï.
Dans la suite ils devinrent redoutables à leurs voisins, ce qui les engagea dans des
Serres continuelles avec les Schkrieli, i Hotti, les Kopliki et autres tribus; ils s'attaquèrent même aux pachas de Scutari, et conservèrent une telle supériorité sur les troupes qu'on leur opposait que les Turcs prirent le parti oe les mettre dans leurs intérêts par des présents et de bons procédés. Ge moyen leur réussit, et pendant longtemps les Castrau se tinrent tranquilles; ils se soumirent même à un tribut de quelques paras par maison.
Il arriva cependant à un certain Tahir-Bey de les mettre sur le i
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pifd que les autres Chrétiens, c'est-à-dire qu'ils devaient payer le baratsch, et être justiciables du cadi. Cette décision déplut aux habitants de Véletchik ; ils se souvinrent de leur ancienne indépendance, et reprirent leur vie de luttes et de brigandage. Le pacha réunit une nombreuse armée, qu'il conduisit jusque dans leurs retraites. Les Détail, voyant qu'ils n'étaient pas en mesure de résister, conduisirent dans les montagnes leurs femmes, leurs enfants et leurs troupeaux avec ce qu'ils avaient de plus précieux, ne laissant dans le viHage que quelques vieillards que leur faiblesse protégeait contre l'ennemi.
Au nombre de ces vieillards se trouvait Ull Wicka, petit-ûls de Detali, qui pendant longtemps avait été le chef des montagnards. Quand le pacha vit que le village était évacué et que 1rs habitants s'étaient réfugiés sur les hauteurs, il donna Tordre de les poursuivre; car luimême ignorait les chemins. Pour lui , il s'arrêta dans la maison d'Ull Wicka.
Les assaillants éprouvèrent bientôt une vive résistance ; ils étaient exposés nonseulement aux balles des hommes, mais aux pierres et aux troncs d'arbres que faisaient rouler sur eux les femmes et les entants. Pendant le combat, Ull Wicka sortait souvent de sa maison, pour voir où en étaient les choses et en informer le pacha. Le vieillard, dans sa perplexité, fit vœu à saint Marc de lui élever une église et de célébrer solennellement sa fête
il procurait la victoire
naître nominativement la fuze ottomane, tand is qu'au delà ils so mis aux charges ordinaires et à laj tion du cadi.
Ull Wicka construisit l'égli* avait fait vœu de dédier à saint dont la fête y est célébrée encore i d'hui.
Les hostilités avec les Turcs di jusqu'à ce qu'un pacha plus p jugea convenable de rendre au trati leurs anciens privilèges; de moment la paix est rétablie entre trict et la ville. Avec le temps , I ne put suftire aux besoins des hal dont le nombre s'était de beaucc cru : alors ils suivirent l'exempl< et s'étendirent dans la plaine ei vallée Sèche et le bord du lac ces terres appartenaient aux beyi agas de Scodra ; ils les prirent à se contentèrent d'abord d'y cor quelques huttes, pour y passer 1 pendant Tété, ils retournaient di montagnes , où l'air est plus sain peu ils vendirent ce qu'ils poss dans le haut pavs , ce nui les mit d'acquérir les biens dont ils n1 que les fermiers ; et c'est pourq Détail se trouvent à présent plus breux dans la plaine que sur les i
Îmes. Cependant ils ue se mélen es uns avec les autres, et resten pés par races et par familles, d que les habitants d'un bourg so parents. Les Ois et les petits -I fondé, après leur séparation, pi
ABLEAO explicatif de la tribu kastrati.
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. TiUagn dan* la montagne.
Mtrtinil, Ghiokai, Theresi.
Bradotoi, Budtahia
VWagu dans la plaine,
PnU, Goptm.
Hikuttaï, Piètrotchioaï , Skandacai,
Mo&etti, Dobrovoda.
Aliii.
Mrovitch. —
(•milles avae nue population de 3, i5>j âmes. Tous ces hibitanU «ont i l'eiccpttoii des 7» famille* de» Aliaï.
reux, ils paraissent moins disposés à aller chercher fortune à l'étranger que les habitants de l'Albanie centrale et méridionale. Les montagnards et sur* tout ceux de l'est sont en général si pauvres que leur existence est une lutte continuel le contre le besoin; mais ils tiennent
ellement à leur patrie que l'exemple de leurs voisins, qui s'engagent au loin comme ouvriers ou comme soldats , les porte rarement à les imiter.
"Ceux du haut pays ne payent aucun tribut à la Porte , et ne sont tenus qu'an service militaire. Les districts de Kastrati et de Schki-ielifont seuls exception. Dans les premiers temps des réformes adoptées par le gouvernement turc, H a fis Pacha essaya tous les moyens pour rendre ces montagnards tributaires, et il négocia longtemps à cet effet avec leurs chefs de famille. Les démenti et les Hottl refusèrent formellement; mais les Kastrati et les Schkrieli se laissèrent gagner, et consentirent à payer cinq piastres par maison. A présent cette taxe est portée à dix-sept bourses; elle est proportionnelle; les plus pauvres sont imposés à dix piastres et les riches jusqu'à deux cents.
Ces montagnards np reconnaissent d'autorité turque que celle du pacha de Scodra, qui, dans ses rapports avec eux, s'écarte de la règle ordinaire, et se conforme à leurs usages et à leurs traditions particulières, pour intermédiaire de ces relations , chaque district a un buluk paschi, qui représente ses intérêts et qui réside à Scodra. Cet officier doit étrt
bftélis habitants n'ont point de trament dits, mais des ghiobar, vent les amendes et en rendent nx assemblées générales ; ceis aborigènes ont comme tous le droit et l'obligation de siéasemblées du peuple