SUITB DES ÉVÉNEMENTS HIST0B1- QUES
Tous les chants serviens ne racontent pas de la même manière les événements qui portèrent quelques Monténégrins à embrasser l'islamisme. Une
excursions des Turcs , pour al ser le reste de leurs jours à V remit done le gouvernement a
Solitain de Cétinié; car il n'a?, 'enfants. Le peuple le vit pai regret, et une foule nombre compagna jusqu'à la mer. Ces cette époque que le gouvernen Monténégrins est théocratiqui circonstance eut probablemc grande influence sur l'avenir peuplades belliqueuses, et prés* rois leurs croyances et leur nat Le nouveau régent leur reeoi la vigilance et l'union ; il n'eut peine à leur démontrer qu'en chrétiens ils conserveraient lei pendance, tandis que les priviiég tiendraient des Turcs les m toujours à la merci de leur des| Il leur conseilla de ne point foi prétextes d'invasion aux mu par des attaques imprudentes, côté la Porte, persuadée que Pis était en progrès parmi les gnards , fit cesser les hostilité!
garda la soumission entière comme un résultat que le te vait infailliblement amener, chas se bornaient done à des i religieuses.
Les métropolitains de 1*] Cétinié étaient consacrés par triarches serviens d'Ipek, qui saîent que de sept ans en sept visite canonique dans le Moni Le successeur d Hermann nav
oses restèrent dans cet état isarion, aeptièn* raétropoli-
sur le conseil des Vénitiens, naïve el lit plusieurs expédile territoire turc, entre les an-
et I6M.
i époque, Soliman, pacha de wna des forces considérables, is montagnards, et après une m «t sanglante pénétra jus-
Gétinié. L'église, le couvent md nombre de demeures fûts en oendres : mais son arouvant que peu de ressources lys stérile, il retourna à Scuchrétiens vaincus se soumii capitation , et. une longue t cette campagne, qui semblait i décisive.
fin du dix-septième siècle, les rins choisirent pour métroaniel Niégosch, de la tribu de li. H fut consacré non à Ipek, s prédécesseurs, mais en Honi patriarche s'était vu forcé d'é* la suite d'une guerre entre la t l'Autriche. Appelé par les ha- Zéta pour y fonder une nou- «, il s'y rendit , se fiant à la
pacba de Scutari; mais à vé , il fut saisi , et n'échappa ce du pal qu'en payant une ï trois mille ducats , somme idèles avaient rassemblée en isqn'aux ornements du culte.
6 à ce danger, le métropoli- >l jugea qu'il n'y avait plus aments à garder. Il engagea mégrins à chasser du pays
tous tes Monténégrins mu- ]uî ne consentiraient point à os la communion chrétienne, t, la nuit de Noël , on massa- Deux qui ne voulurent point ces conditions ; quelques-uns
leur vie en recevant le bap-
lepuis cette époque que les ;nns ont dans leurs appella- ' ■onymiques des noms rndi maires, comme Alitch (Gis d'Ali) vitch ( fils de Hussein ), quelnême le nom de la dignité se mot appellatif , comme Obrenx (fils du begObren).
?ar ee crime religieux et poli-
tique que les montagnards échappèrent à la domination oppressive qui les y avait poussés. L'émancipation ne fut pas complète pour tout le pays de l'ancien Monténégro; mais la Nahia de Katounska recouvra son indépendance entière, tandis que d'autres districts, plus voisina des possessions turques, continuèrent de payer une faible capitation sans cesser d'ailleurs d'être unis de sympathies et d'intérêts avec leurs frères chrétiens.
Depuis ces événements, qui arrivèrent au commencement du dix-huitième siècle , les Turcs ne cessèrent de harceler les Monténégrins, et ceux-ci ne négligèrent aucune occasion de leur rendre hostilités pour hostilités. T. es intervalles de repos qu'on retrouve dans cette dernière période de luttes héréditaires ne peuvent être considérés que comme des trêves dont le but est moins d'arriver à la conclusion d'une paix solide que de reprendre haleine pour recommencer avec de nouvelles ressources une guerre qui a tous les caractères d'une naine de famille.
Les premières attaques des Turcs, depuis les limites de l'Hertzégovine, furent vigoureusement repoussées par les Monténégrins. C'est vers cette époque, quelque temps avant la bataille de Poltawa, que les montagnards cherchèrent une alliance parmi les peuples naturellement ennemis des Turcs. Des rapports de langage et de religion leur rirent espérer de trouver un appui dans la politique russe : le parti qu'on pouvait tirer de cette peuplade belliqueuse n'échappa point à Pierre le Grand. Malgré leur faiblesse numérique , ils firent une diversion utile sur le flanc droit de Méhémet, qui parvint h couper l'armée des Russes et à les bloquer sur les bords du Pruth. La poix de Falksen, due à la présence d'esprit de Catherine, laissa les Monténégrins exposés au ressentiment du vainqueur. Souvent ils prenaient l'offensive; quand leurs excursions réussissaient, ils massacraient les musulmans, baptisaient leurs femmes et leurs enfants , opposant propagande à propagande et cruautés à cruautés.
Sans inquiétude du cdté de la Russie, les Turcs envoyèrent contre le Monté-
L'UNIVERS
négro une armée de soixante mille hommes, sous le commandement du séraskier Achraed -Pacha. L'impossibilité de faire manœuvrer la cavalerie et la difficulté de trouver des subsistances pour tant de monde dans un pays pauvre et dont les habitants enlevaient ou détruisaient toutes les ressources obligèrent enfin l'ennemi à se retirer, non sans avoir éprouvé de grandes pertes. Deux ans après, en 17 H, une seconde expédition, sous les ordres de Douinan-Pacha-Kou-
Ereli et composée de cent vingt mille ommes, vint menacer les montagnards.
Fiers de leurs premiers succès, les Monténégrins s'apprêtaient à une résistance désespérée. Cependant, comme les munitions commençaient à s'épuiser, ils accueillirent des propositions de paix; et sur la parole du {général turc, ils envoyèrent dix-sept de leurs chefs pour traiter des conditions offertes. Mais à peine furent-ils arrivés au camp des Turcs que Douman-Pacha les nt arrêter et donna l'ordre d'attaquer. Cette perfidie eut un plein succès : privés de leurs meilleurs guerriers, et obligés de se défendre lorsqu'ils croyaient ne plus avoir qu'à négocier, les Monténégrins se retirèrent en désordre. S'ils eussent pris à l'avance la résolution de résister, ils se seraient défendus jusqu'à la dernière extrémité; mais ayant mis leur espérance dans une transaction traîtreusement violée , ils désespérèrent d'eux-mêmes. Ce découragement* à la suite «l'une attente
hostilités entre eux et les Tara effet, la même armée qui ara le Monténégro s'avança au su presqu'île pour attaquer la ré dans la Morée.
Après cette expédition le queurs se retirèrent, et les 1 grins rentrèrent dans leurt gnes. Réduits à un petit nom n'en furent ni plus soumis i entreprenants; l'état de guer que réduit à de moindres pu subsista comme par le passé.