LE FAUX PIERRE III
Depuis que les Monténégrins vaient en relation avec les Ri étaient informés des principal inents qui pouvaient avoir fluence sur la politique du a Saint-Pétersbourg. La mort d< reur Pierre III, qui assura la i à Catherine II , causa une in assez vive parmi ces mont Quelques années après, en 1 aventurier résolut de se fair pour le prince infortuné ; et c mi les Monténégrins qu'il espér quelque crédit a cette fable, pelait Stephan Mali ( Etienne 1 mais on n'est pas d'accord su de sa naissance ; quelques Tui sent né eu Dalmatie , d'autre dent qu'il était Croate] ou t
un maître témoignait ce rest « mal équipé; mais bienuit se répandit sur tonte la l'empereur Pierre III s'était idi le pays; cette nouvelle a facilement chez des gens ont l'imagination est naturel- )rtee à admettre les récits mer-
le Stéphan se vit l'objet de toé des uns et de la considé- « antres , il se rendit dans le [TO. Le métropolitain Sava gouors le pays, et il avait désigné, îge, son neveu Vassili pour son r. Deux circonstances favoriimbition de Stéphan ; le vlai vieux, s'était retiré au couitaniévitch , et Vassili était aba n'avait pas hésité à déclarer ban était uu imposteur; mais insinua que le vladika était s se conformer aux instrucla cour de la Russie, qui avait i le discréditer aux yeux de ; il intrigua avec tant d'a- 9j| vitpromptements'accrottre e de ses partisans, et qu'il s reconnu pour chef. Le pad'Ipeck lui envoya le présent tion; et comme les Turcs en formés, l'imposteur fut obligé ber dans les montagnes. Cette duisit tant de sensation dans maritime que les Vénitiens |Q*il était temps d'intervenir.
> il y eut une rixe sanglante.
>rincipaux habitants de cette t écrit à Stéphan en lui enes armes. L homme qui téces égards à Stéphan s'appe- * Dsacha ; il avait voyagé en »t c'en était assez pour qu'on à sa conduite un motif poli-
apitaines, Chélovitch etKorda compromis comme rnterméa* autorités vénitiennes firent rimande sévère à Dsacha et x capitaines , qui témoignètr mécontentement. On vounvoyer à Cataro pour y donîiphcations sur leur conduite, ïQt refus, on envoya à Rizano r et quarante soldats avec ordre parer des récalcitrants.
Ce chef dissimula d'abord l'objet de sa mission, et à l'instant où les deux ca-
Sitaines s'y attendaient le moins il les t saisir et jeter dans son embarcation. Ceux-ci appelèrent au secours les Rizanotes, qui marchent toujours armés; ils accoururent et engagèrent avec les Vénitiens une vive fusillade. Le major parvint à s'échapper, et les Vénitiens, pour ne point laisser passer cette révolte sans répression, envoyèrent devant Rizano une force navale de quelques vaisseaux avec des troupes de débarquement.
Mais la défense fut si vigoureuse que les assaillants furent obligés de se retirer avec des pertes assez considérables. Korda, qui était le capitaine de la commune , fut mandé à Cataro. Là il protesta qu'il n'y avait pas eu révolte, mais défense légitime contre une attaque a laquelle personne ne s'attendait, et que la population de Rizano , loin d'être hostile au doge , était prête à combattre pour lui avec le même courage dont elle venait de faire preuve.
On se contenta de ces explications , pour ne point donner à un fait sans portée politique une importance qui aurait pu exciter une véritable insurrection.
Cependant les menées de Stéphan prenaient un caractère alarmant pour tes États intéressés à ce qu'aucune cause d'excitation ne vînt troubler leurs rapports déjà si difficiles et si compliqués avec les provinces slaves. Venise craignait un soulèvement sur la côte orientale de l'Adriatique; les Turcs appréhendaient dans l'Albanie et la Servie des troubles qui pouvaient trouver des échos dans l'Épire, la Macédoine et la Thrace; la Russie, qui entretenait des intelligences avec les populations ottomanes soumises à l'Église grecque, ne voulait point précipiter un mouvement dont le faux Pierre III eût été le dra-
Seau ; de sorte que , par une coïncience singulière , la rivalité de ces trois puissances ne les empêchait point de poursuivre un but commun.
lie prince Dolgorouki fut envoyé par sa cour dans le Monténégro pour prendre connaissance de l'état des choses, et pour s'assurer par lui-même jusqu'à quel point Stéphan était un homme à craindre. L'agent russe eut
in
L'UNIVERS
bientôt appris de Sava tout les détails de cette intrigue.
Les chefs du Monténégro furent convoqués à Cétinié; ils s'empressèrent de s'y rendre à l'exception de ceux qui appartenaient au district de Zermmtza, où se trouvait un couvent qui servait de résidence à l'imposteur.
Dolgorouki aftirma devant les chefs que Pierre III était mort, et qu'en Russie personne n'en doutait; de son côté, Sava exposa tous les in* dices qui prouvaient l'identité de Sté-
Ehan Mali ; et les derniers doutes semlaient céder à l'évidence , lorsque le lendemain des décharges de mousqueterie annoncèrent l'arrivée de celui qu'on croyait démasqué. A ce bruit, les Monténégrins s'écrièrent ! S'il mentait , il n'oserait paraître devant l'envoyé russe, et ils coururent à sa rencontre en le saluant du nom de seigneur. A peine arrivé à Cétinié, Stéphan fut emprisonné ; mais comme Dolgorouki , pour mieux le surveiller, l'avait fait enfermer dans un appartement au-dessus du sien, le prisonnier dit à ses adhérents : Si Dolgorouki ne savait pas que je suis Pierre III, il ne m'aurait pas logé au-dessus de lui. Cette raison parut péremptoire aux Monténégrins; mais un autre motif, plus puissant peut-être sur ces montagnards, c'est qu'après avoir pris l'engagement de le soutenir il leur répugnait de l'abandonner. Doluorouki, voyant que rien pouvait les désabuser, prit le parti
contenta d'élever quelque* rad côté de l'Herteégovine; ces < portent encore son nom. L ment ou plutôt la générosité < ténégrins ne se démentit pas i circonstances difficiles. Sommé Turcs de livrer Stéphan, ils M tèrent de leur envoyer son c bataille, prétendant t que le d été tué, et ils le cachèrent pi
L'autorité de cet homme pas moins de quatre années :
conte même de lui plusieui qui prouveraient une certaine au commandement. Il fit fusil hommes convaincus de vol ; 1 l'idée qu'on se faisait de rite que personne n'osa touel pistolet garni d'argent ainsi c sieurs pièces d'or qu'il avait le le chemin de Cataro à Cétinié.
reiisement pour Stéphan, se militaires n'étaient pas à la de son ambition; en mettan droitement le feu à une mine dit la vue; peu de temps a domestique grec qui le soignait gagner par le pacha de Scutai sassina sou maître.
CHAPITRK VI.
DERNIERES GUERRES DBS TENEGRINS.
En 1 76û, le pacha de Senta moud , profila Ue Tabsenru d-
; il fit massacrer plusieurs utrichiens qui s'étaient ren* le lui attirés par des avances adressées à la cour de Vienne but d'ambition personnelle, paix fut conclue avec l'Autrîimoud, pacha de Scutari, î nouveau les Monténégrins, tte qu'ils ne payaient pas le
ipédition eut un tout autre |ue celle de 1786. Le méi Pierre Petrovitch Niégosch
ses montagnards au comit d'uiio main la croix et le autre. Mahmoud s'était flatté née de dix mille hommes lui Mir amener l'ennemi à com- 1 s'engagea dans les montaissailli de tous côtés, car la était partout, il se vit biene reculer; blessé lui-même, il salut qu'à une prompte fuite, la était cruellement atteint orgueil ; vainqueur des trou- > sultan avait envoyées con- I se flattait que rien ne îi résister. Empressé de venfront, il lève une nouvelle eux fols plus nombreuse et ent pourvue pour une Ionigné; puis, confiant dans le
pénétre de nouveau dans ;nes Noires. Pour cette fois, s des Turcs fut complet;
tous les points , leur armée ue tout entière, et le pacha is la mêlée. Sa tête, à côté e sont exposées ses armes, icore à Cetiuié, et devant i, dont la vue rappelle aux ds le courage et la gloire res , les habitants ne passent i se découvrir. On peut dire itte victoire les Monténégrins mit soumis; mais de la défaite ud date leur indépendance c yeux des Serviens et des nusulmans , ils forment un iré, ayant sa marche polit i-
transactions isolées de tout inger. Cependant cette indén'est que tacitement reconnue te, qui attend toujours une avorable pour faire revivre nés prétentions.