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CHAPITRE IX

LB VLADIKA. PIBRRX

Pierre II, neveu et suece vladika Pierre Pétrovitch, ne 1 cré à Saint-Pétersbourg qu' Il avait un grand exemple 2 pensant que sa jeunesse pou pirer peu de confiance a s toyens, il voulut rester dan pour s'assurer de l'esprit d et se rendre un compte exac sultats des réformes introd son prédécesseur.

La situation à l'intérieur éta surante; les Turcs, que la mo nier vladika rendait plus entn espéraient forcer les Monténéf connaître leur suzeraineté, et ces en Albanie augmentaient ei confiance; le grand vizir Rescl qui avait forcé Mustapha, i pacha héréditaire de Scutari pitulation humiliante, entre ferments de discorde parmi 1 gnards , pensant qu'il les rédi facilement en les opposant les autres. Mais c'est en vain qu'i l'or et qu'il offrit au jeune v bérat héréditaire d'investitutt en avait reçu le prince de Servi Pierre II, qui se croyait plus dant de droit et de fait que I tributaires du Danube, rép< n'avait pas besoin d'un 1> longtemps que ses comprit

l'il s'empara des défilés de Maravant que les Monténégrins mnassent son arrivée. Un chant raconte ainsi la bataille qui fut au mois d'avril 1832 :

ir la frontière , la jeune Popadia iu village de Martinitch , l'aiglon p Radovitch, eut un rêve. Elle vit âge épais s'avancer du côté de f (Seutari), passer au-dessus de ritze et de Spoujé et fondre sur le \ de Martinitch avec un bruit ter- Ee tonnerres; les éclairs étaient si l'ellc et ses huit belles-sœurs en t les yeux éblouis. Mais un vent rt souffla de l'église de la nioutain autre vent s'éleva de la Jupina, troisième de Slatina, et tous les efoulèrent le nuage vers les plaii Spoujé. Elle raconta sa vision à iri, qui, prévoyant une attaque de : dés Turcs , se leva et mit en état ne carabine, v

ait encore nuit lorsque, la torche un, les musulmans se précipitéarle malheureux village. Le pope itch combattit à la tête de ses riens, pour couvrir la retraite des s, lorsqu'il fut atteint et renversé e balle. — « Holà! neveux Stepho trie), s'écria l'époux de la jeune : au rêve ; où êtes-vous ? Je suis mortellement blessé, en défenos demeures contre des incen- ; mais je meurs content, car j'ai chèrement ma vie. Cependant e mon corps, ciiers neveux , pour Turc ne profane point ma tête en lant. Appelez aux armes tous nos ; qu'ils ne tombent pas victimes surprise ! Stépho et Gabriel accousuivisde trente pâtres, tombèrent Turcs dispersés, coupèrent trente les chassèrent du village et les ignirent à se réfugier auprès de Halil.

mdant Namik Halil range en de bataille trois mille de ses ré- , et déjà son artillerie bat les » de Martinitch. Mais l'alarme lonnée, et des renforts arrivent, an Poulief, le capitan de Brnitza, t avec ses hommes; lesBerdjanide et de Biélopavlitch les suivent, mbre de huit cents , et attaquent ut les trois mille Turcs et le reste

de leur armée. NamlL Halil eut la fortune contraire : foulé aux pieds des chevaux, il fut poursuivi jusqu'aux portes de Spoujé, et là seulement il échappa au danger. Cent soixante et quatre Turcs furent tués, et trois conts reçurent des blessures. « Il peut aller maintenant, Namik Halil, il peut aller faire sa cour au tsar de Stamboul, et lui apprendre comment il a changé des hommes inoffeusifs en lions. Faucons de la Servie! qu'il est beau de vous voir montrer avec vos carabines le droit chemin à ces pachas du sublime empereur ! car ils pourraient s'égarer avec leurs soldats dans la profondeur de vos forêts. Ils apprendront de vous à percevoir complètement le karatsch , à moins que , lassés de leurs fréquentes visites, vous ne préfériez trancher leurs têtes ! et c'est ce qui arrivera toujours, s'il plaît à Dieu, tant qu'il y aura dans le pays libre des noires montagnes, des carabines et des cœurs de héros! »

Le grand vizir ne voulut pas se résigner à rester sous le coup d'une défaite; il s'apprêtait à marcher en personne contre les Mouténégrins lorsqu'il reçut l'ordre de se rendre eu Syrie pour arrêter les progrès des Egyptiens.

Quand la paix fut rétablie , Pierre 11 se crut assez foit pour prendre quelques mesures de vigueur qui devaient affermir son pouvoir et faire disparaître les tiraillements et les conflits qui s'élevaient fréquemment sur des questions d'ordre et d'administration entre le vladika et le gouverneur civil. Il n'hésita pas à intenter un procès à Radoviteh Niégosch, qui occupait ce poste important, et qui, soutenu par l'Autriche , aspirait à l'autorité suprême.

Le vieillard , convaincu de trahison , fut exilé avec toute sa famille; on confisqua tous ses biens , et la demeure, de ses ancêtres fut livrée aux flammes. Il se retira avec les siens à Cataro, où depuis sa mort, les Radovitch subsistent des libéralités de l'Autriche, cause de leur ruine. Cette question n'était pas seulement d'un intérêt local ; l'antagonisme entre le vladika et le gouverneur représentait la lutte de l'influence russe contre celle du cabinet de Vienne , et l'issue de ce conflit fut la manifestation évidente de la prépondérance moscovite.

L'UNIVERS

Depuis le bannissement de Radovitch, le poste de gouverneur civil resta inoccupé. Cette mesure, empreinte d'un caractère passionné, comme toutes les grandes déterminations des races slaves restées libres, aurait peut-être excité des troubles sérieux et même une guerre civile si un assassinat n'eût point débarrassé le parti de Pierre II d'un jeune guerrier du sang des Radovitch et que son mérite et son courage avaient rendu populaire. Après ce coup d'État le vladika se rendit à Vienne, où il devait s'attendre à ne pas être accueilli avec faveur. De là il partit pour Pétersbourg pour y recevoir la consécration épiscopale.

Pendant l'absence de Pierre II, le parti des Radovitch commença à re* muer, soutenu par les chefs de la famille des Vukotitch. L'office de gouverneur, civil possédé autrefois par ces derniers, avait été cédé par eux aux Radovitch ; ils se croyaient donc en droit ou de le revendiquer pour eux-mêmes, ou de faire réintégrer les derniers acquéreurs.

Le dernier représentant de la famille des Vukotitch avait été envoyé en Russie par le vladika pour y recueillir l'héritage du générai Ivo Podgoritzanin , dunt les chants serviens célèbrent la valeur. Maître d'une fortune considérable, Vukotitch retourna dans le Mouténégro, où il donna à entendre qu'il avait missiou de la Russie de réformer la constitution. Le sénat le crut, et le nomma

réforme sous le nom vénéré d Pétrovitch, dont les dernière mandations avaient été si religu observées. Employant tour à te meté et l'adresse , il obtint bi< autorité sans contrôle et telle < de ses prédécesseurs n'aurait p ter de l'obtenir.

Il avait compris que ce qui e surtout les Monténégrins d'e rieusement dans la voie des c'étaient ces violences et ces individuels qui, en excitant la quelques familles puissantes naient souvent le reste de 1 et substituaient à l'action du gouvernement l'influence ti des partis. 11 n'Ignorait pas qi gie et l'esprit beniqueux des 1 naient en Quelque sorte à ces mes; mais il entreprit de leur < portée politique en Jes isolant > véritable caractère. Ainsi, en volonté fut assez puissante po rer une nouvelle guerre avec la Voici comment la querelle sel gée : une troupe de jeunes gui la Nahia de Czernitza avait sut dant la nuit la forteresse de massacré la garnison turque un canon. Quelques mois pi sous prétexte de se venger de I de leur récolte de maïs , quelq tants de Koutschi tombèrent a viste sur la place de Jabliak, tèreutleur drapeau au nom de

PROVINCES DÀRUlilENNES.

l meu ira dVxi'uujmurjicaLîou résisteraient à ce décret. Les rs durent évacuer leur conprés cet acte de justta vïadyka conclut une paix été r- ! le pacha de Podgoriiza; mais ? s'était pas écoulé depuis ce e le* Turcs tirent une sortie ri taire de la Krda, d*ou ih * r> uetques milliers de moutons , ir tué une quinzaine de pâtres, ants de la Brda , comme, nous i, ie sont volontairement r<ulonténëgro ; ainsi, dans les i ^&yB, 1 injure devait être couunijne commune. Ceux qui é dépouillés, s'apurât ère ut a mire les ravisseurs le droit de i. Le vladlka ne voulut voir •eprésaiîles que des qu ère Iles refi dont les gouvernements Je et de Cétinie n'avaient point er. C'est par une conduite si et si tubile qu'il parvint à se ûdérer comme le chef d'un Uèrement constitué et dont l*al* uvait être de quelque puids léréts sieompliquésde laque*

htt, malgré le respect des Monpour les ordres de leur vlanrft d'indépendance ne poutpriiner tout à coup, et pat ee peuple habitué aux rapii avait tant de représailles à întfe ses voisins. L'Autriche ittft l'expérience. Peut-être les qui éclatèrent en 1838 entre s et les montagnards n'eurentt lieu sans la secrète approbarladika et l'assentiment tacite de. En effet, depuis l'affaiblis- 3 la Turquie, la péninsule dal- •t un objet de convoitise pour biens, qui veulent s'assurer la i du Danube, et pour les Rusdent à compléter leur système les continentales par un grand smént de côtes , et qui , dans it lait de si énormes sacrifices # une marine militaire. Aussi s que la France a menacé les é* de l'Europe , les tendances ( résultant de la configuration que des États naturellement tint été * qn'aceidenteltetttèm

abandonnées : elles devaient se reproduire à la première occasion, ta ttutste volt donc avec faveur tout ce qui peut alimenter la haine <jue les popullrâonll slaves ont pour les Allemands. A l'instant même où ces cabinets pâralttëfct être en bonne intelligence sur les questions de jwlitiqué générale, ils n'eu poursuivent pas moins une guérie sburde, et préparent dé longue main* fout ce qui peut faciliter leur triomphé dans les loues à venir.

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