BULGARES, SLAVES
C’est aussi vers la lin du septième sièeie que les Bulgares, sortis des rives du Volga, vinrent jeter leur mlluence au milieu des révolutions dont les provinces dauubiennes étaient le théâtre. Quelquefois seuls, plus fréquemment réunis aux Daces , ils portèrent souvent la terreur et la dévastation dans le nord de l'empire. Ils passèrent le fleuve et vinrent s’établir dans le pays qui aujourd'hui encore porte le nom de Bulgarie. Sophie devint leur capitale, et les empereurs, forcés de méuager des voisins si belliqueux, se firent souvent leurs tributaires. Au temps de Léon, les Bulgares et ies Valaques, réunis sous leur roi Gram, s’avancèrent jusque sous les murs de Constantinople, tandis qu’un frère de ce prince mettait le siège devant Adriauopolis. Léon essaya de se débarrasser de son ennemi par un assassinat; mais, échappé à ce piège, Cram court à Andrinople , emporte la ville, et force vingt mille captifs à venir s’établir sur les bords du Danube. Deux ans après, Bogoris, successeur de Cram, eninrassa le christianisme, que les Daces ou Valaques professaient déjà depuis cinq siècles.
Les mêmes intérêts et la même religion cimentèrent l’union de ces deux peuples, qui ue formèrent plus qu’un seul Etat jusqu'à l’arrivée des Madgyares ou Hongrois en 879.
Vers la lin du neuvième siècle les Slaves se constituent en gouvernements distincts. Destinés providentiellement à arrêter la marche des Mongols, des Tartares et des Turcs, et à transmettre à l'Asie la civilisation de l'Europe , ils ont méconnu leur mission en voulant conquérir pour eux-mêmes et sans profit pour les vaincus, en détachant successivement de la famille européenne des nations inférieures quant au nombre , mais supérieures par leurs lumières et leur passe historique. Enfin, telle a été l’imprudence de leurs agressions que l’Europe chrétienne s est
L’UNIVERS
armée pour la défense de l’islamisme ; et que l'Autriche, si souvent menacée par la Turquie, l’Autriche, qui ne dut peut* être son salut qu’à l'héroïque Sobiesky, oublie sa politique héréditaire pour conjurer un danger plus pressant.