‹ Provinces danubiennes et roumaines par mm. Chopin et A. UbiciniChapitre 265 sur 300 · ÉTAT DÉSASTREUX DES FINANCES · texte numérisé non relu

ÉTAT DÉSASTREUX DES FINANCES

— Cependant les principautés, pour être débarrassées de la présence de leurs hôtes importuns, n’étaient pas pour cela dans un état plus prospère. L'administration provisoire avait grevé les deux provinces de dettes assez considérables.

La Valachie elle seule devait neuf millions, et toutes les caisses étaient vides. Le conseiller d’État russe Mavros, chargé de la liquidation de la faillite Meïtani , se trouvait débiteur envers le trésor de plus de huit millions de piastres. Jean Ghica, cousin de l'hospodar, qui s’était rendu adjudicataire nés salines au prix modique de deux millions quatre cent mille piastres, devait les deux tiers du montant de son fermage. Deux autres faillites, celles de Sakellarios et de Hadji Mosco de Bucarest, en ruinant un grand nombre de familles et en portant le trouble et la stagnation dans les affaires, rendaient le recouvrement de ces diverses créances encore plus incertain. •

Heureusement, à cette même époque," le traité de navigation entre l'Autriche et la Grèce, suivi bientôt de rétablissement d'une ligne de bateaux à vapeur entre Vienne, Constantinople, Trébisonde et Smyrne, en faisant du Danube le grand véhicule central des échangés entre le nord-ouest de l’Europe et l’Orient, contribua à rétablir les finances de la Moldo-Valachie par l'impulsion qu'il donna à l’agriculture et au commerce.

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