‹ Provinces danubiennes et roumaines par mm. Chopin et A. UbiciniChapitre 32 sur 300 · ALEXANDRE NEWSKI · texte numérisé non relu

ALEXANDRE NEWSKI

Le caractère d’Alexandre, mélange de souplesse et découragé, type du Normand et du Grec, mérite d’être signalé parce que, dès cette époque reeulee, il offre, pour ainsi dire, la personnification du génie moscovite. Alexandre commence par plaider la cause des Novogorodiens, qui espéraient échapper au tribut, il leur fait des promesses sans effet, et lorsqu’ils se révoltent, il le» fait rentrer durement sous le joug. Son frère André a l’imprudence de mécontenter les Tartares, il prend sans scrupule la principautcde Vladimir : tandis que Daniel, roi de Galicie. lutte contre les Mongols, Alexandre veille à leur intérêt , comme leur fondé de pouvoir, ce qui ne rempêche pas de s’allier au roi de. Norwége llacon , et de correspondre avec le pape (1). Les victoires sur la Néva lui

Aimo h48. IuooceiUii P. IV, ail Alexan-

valurent le surnom de Newski. II mourut dans la disgrâce des Mongols, après avoir pris la tonsure monacale. Ce fut sous le règne d’Alexandre Newski que

drumducem Susdaliensem (de amplectenda Ecclesiæ calholieæ unitate, ac de indicandis Tartarnrura incursionibus. Nobili vira Alendro ( Alexandra ) Duci Sutdaliensi Innocentius Episcopus Servus Servorum Dei.

Paier futuri seculi, princeps pacis, seminator casli conailii, Rcdemplor nosler Jésus Chrislua menti clane memoriæ Jeroslai progeniloris tui rorem su* benediclionis infudit, ac eidem iiuestimabilein suæ notitiæ gratiani admirabili largiUle concedens sibi viam præparavit in beremo, per quam ipse fuitadovile reductus dominicum, velut ovis, quæ longo tempore oberraverat per desertum,quia sicut dilecto filio fratre de piano Carpino de Ordine Fratrum Minorum, prnnolarin nostro ad genlem lartaricani destinato referente dedicimus; idem pater tuusnovum hominemaffcctansinduere, decouscieutia Jemeria mililisconsiliarii suiobedientiæ roman* Ecclesiæ ma Iris su* in ejusdem fralris manibus devolæ.achumiliterae devovtt, quod quidem confestim claruiaset hominibus, nisitam subito lamquam féliciter mortis eventus eui.1 de medio subduxisset. l/nde cum ipse præsentis seculi cursum tam felici termino consumant, pie credendumest, et omni ambiguitale semota tenendum quod juitorum aggregatus consortio iu æterna beatitudine requiescat, ubi lux fulget, quam non capit locus, redolet odor quem non spargit flalns,et earitatis viget amplexus quem satietas non divellit.Cupientes iiaqueteuua cum ipso tant* beatitudinis participem Ceriqui in paterna heredilatesuushsrcs legitimus extitisti adinstar illius evangelicæ mulierisquclucernam arcendit, utdragmam perditam inveuiret, vias exquirimus, apponimus sludium, et diligenliam adhibemus, ut ad hoc te prudenter possimus inducere, quod tui patris vestigia salubriter imiteris cunctis teinporibus imitanda, idem quod sicut corde sincero, et mente non ücta, se ad suicipienda mandata, et documenta romana Ecclesiæ dedicarat, sic tu,relicto perdit ionis invio, quod ad æternæ mortis dampnalionem |>crducit, unitatem ejusdem Ecclesi* |ier obedientiam amplexeris, qtite per directionis semitam suos cultores procul dubio dirigit ad salutem. Nec est in boc noslra certe a te repudianda petilio, que nostrum ademplens officium, tuis est commodia profectura ; quia cum a te sollummodo poslulemus, ut Üeum timeas, et ex Iota ipsum mente diligens, ipsius mandata conserves, profecto sani spirituin non videreris habere ronsilii, si tuam

Nogaï se déclara indépendant, et lit alliance avec Michel Paléologue. Ce morcellement de la Horde exposa plus directement aux déprédations des Tartares les provinces voisines de leurs nouveaux établissements, mais il contribua par la suite à leur affaiblissement général.

Tandis que le sang coulait en Lithuanie, où le pouvoir était le prix de l’assassinat, et que Novogorod faisait et défaisait ses princes , Berga , kltan des Tartares se convertit à l’islamisme, et entraîna par son exemple un grand nombre de Mongols. Léon régnait a Galitch ; la Prusse méridionale obéissait à des grands princes qui n’étaient que les lieutenants des successeurs de GeDghis ; l’empire grec ne subsistait que par la désunion de ses ennemis: les Vénitiens dominaient dans l’Adriatique et dans les mers de la Grèce; et les Génois fondaient Caffa sur l’emplacement de l’ancienne Théodosie.

in boc uobis, imo Deo cujas vices licet immerili obtinemus in terris, negares obedientiam impertiri. In hoc autem obedientia nulliti* quantumque potentis bonor minuitur, sed ex hoc omnis potestas, et libertas temporalis au getur, quia iili digni populorum præsunt re gimini qui sicut ipsi alios præeellere cupiunr, aie divinæ studenl excellent]* famulari. Hinr est quod Nobilitalem tuam rogamus, monr mus, et liortamur attente, quatenus Homanam Ecclesiam matrem retognoseere, et ipsius Pon tifici ohedire, acApostolicæ Sedis obedientiam subditos tuos eflicaciter studeasinvitare, iti quod ex hoc in æterna beatiludine fructum consequi valeas, qui non périt. Scilurus quod in hoc nostris, imo Dei potins beneplacitis te cooptes, te inter eæteroscatholicos principes reputabinus specialem, et ad tuum incremenlum honoris semper diligenti studio iiitendemus. Ceterum quia pericula possunt facilius evitari, si contra ipsaper providentiaclipeum muniamur, pro speciali munere petimus, ut quam cito tibi consliterit, quodTartarorum exercitus versus Cbristianoi dirigat gressus suos, id quam totiusfratribus de domo Theotonica in Lis onia eommorantibus intima re procures, ut, cum istud per eosdem fratresad notitiam nostram pervenerit, qualiter ipsis Tartaris viriliter cum Dei adjutorio rcsistamus, maturiiis cogitare pouimus. Super eo aulrni quod collum tuumnoluisti subderejugo lartalarieæ feriia lis, prudentiaiu tuam dignia in Domino laudibus eommendemus... Datum Lugduni TL. Kal. Febr.; aiiuo V. (i»48).

Les règnes qui suivirent présentent la plus déplorable confusion ; tandis que le nord est ravagé par les Danois, les Suédois, les chevaliers Teutoniques, les Lithuaniens , on voit les princes russes quelquefois résister timidement aux Mongols, plus souvent les aider dans leurs guerres, soit entre eux, soit contre les Bulgares : les liens du sang, l'amour de la patrie, ne comptent plus pour rien pour ces chefs a la fois pusillanimes et avides, et l’on dirait que l’excès du mal les entraîne fatalement aux déterminations les plus propres a le faire durer. A peine les dissensions des chefs étaientelles vidées par le meurtre ou par les armes. que le vainqueur était obligé d'aller se faire confirmer à la Horde ; souvent il mourait avant de sêtre prosterné devant le khan: ou bien, lorsqu'à force d'humiliation , il s'était fait concéder une autorité précaire , il trouvait, à son retour, que de nouveaux troubles remettaient touten question. Quelquefois deux princes rivaux se rencontraient à la Horde; c’est ainsi queDmitri, se trouvant en présence de Georges, assassin de son père, le tua de sa main, sous les yeux du khanUzhek. Si un sentiment généreux se manifeste au milieu de cette dépravation générale, ce n'est qu'un accident, et bientôt le courage lui-inéme se renie, ne trouvant rien autour de lui l*our se soutenir. Alexandre veuait de recevoir l'investiture de la grande principauté ; tout à coup le bruit se répand que Schevkal, cousin d’Uzbek, réunissait une armée nombreuse, et s’apprêtait à fondre sur les provinces russes, pour imposer l'islamisme à tous les vaincus, massacrer le grand prince et prendre lui-méme la couronne. Peuple et boyards se présentent devant Alexandre, et jurent d exterminer les ennemis. Schevkal se trouvait à Tver; les Tartares n’ont que le temps de se ranger sur la place du palais : la lutte fut longue et terrible; enfin les Russes, vainqueurs, égorgent tout ce qui résisté, et .Schevkal lui-même tombe sous leurs coups. A cette nouvelle, le khan l./.bek se contenta de faire venir de Moscou le prince Jean; il lui donne une armee de cinquante mille hommes commandée par cinq Tartares, à laquelle se joignent les Russes deSouzdal. et déclare à Jean que la Grande- Principauté

sera le prix de la victoire. Alexandre épouvanté s'enfuit à Novogorod ; les villes sont brûlées ou pillées; et les Russes auxiliaires se reudent lâchement complices de toutes ces dévastations.

Uzbek, satisfait, conféra la dignité de grand prince à Jean de Moscou, après avoir fait périr le prince de Riazan, dont le trône encore ensanglanté fut occupé par Jean Koropol, son fils.

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