‹ Provinces danubiennes et roumaines par mm. Chopin et A. UbiciniChapitre 7 sur 300 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

MŒURS DES hors.

Les Huns, peuples de la grande famille Unique ou plutôt ouralique et dont nous avons parlé incidemment, prennent , vers la fin du quatrième siècle , un rôle prépondérant parmi les autres barbares. Ils habitèrent longtemps sur les côtes occidentales de la mer Caspienne.

Vers le milieu du troisième siècle, ou les retrouve entre les Roxolans et les Restâmes, dans le voisinage du Borystliène inférieur. L’empereur, Carus périt dans une expédition dirigée contre eux. Plus tard ils occupèrent te pays qui s’étend entre le Pont-Euxin et le Danube, et c’est de là qu’ils se précipitèrent sur les provinces de l'empire comme sur une proie.

Le caractère physique des Huns les rapprochait de la race mongole, dont ils n’étaient peut-être qu’une variété. Ils avaient la tête grosse , les os maxillaires fortement prononcés , les yeux petits et obliques, le buste développé, la taille courte et les jambes arquées par l’habitude du cheval. Ils maniaient habilementleur monture, et semblaient ne Caire

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qu’un avec leur coursier; ils mangea ent et dormaient en selle. Leur peau huileuse et olivâtre et leur regard féroce leur donnaient un aspect si hideux qu'on les disait nés de l’accouplement de démons avec des sorcières. Comme les Kalmoucks de nos jours , Ils se nourissaient de chair crue, macérée entre le cheval et le cavalier. Selon Ammieu Marcellin, on aurait pu les prendre pour des bétes fauves se dressant sur leurs pattes, ou pour ces figures grossières sculptées sur les comichesdes ponts. Ils habitaient en plein air, protégés seulement par des peaux de mouton qui leur servaient de vêtement. Leurs familles les suivaient sur des chariots, et les prisonniers prenaient soin du bétail. Leurs campements étaient déterminés par l’abondance des pâturages. Des éclaireurs battaient le pays dans toutes les directions et au moindre danger Be repliaient sur les détachements qui formaient le corps de bataille.

Voyant l’impossibilité de leur résister, le roi des Gotbs Hermanaric préféra une mort libre à la honte du joug. Désormais aucun obstacle sérieux ne pouvait empêcher les Huns de pousser leurs excursions jusque sur le territoire de l'empire. A mesure qu’ils se rapprochaient de Constantinople, lebutin qu’ils faisaient devenait plus précieux; c’en était assez pour appeler sur cette ville tous les dangers de l’invasion. On les éloignait momentanément en leur donnant de l’or, et l’or les rappelait. Après s’être annoncés comme des ennemis im-

filacables, leurs princes profitèrent de a terreur qu’ils inspiraient pour étendre leur domination. Parmi ces rois on cite Balamir, dont le nom paraît slave ; Donat, qui fut assassiné ; Roilas, qui franchit le Danube, menaça Constantinople , et périt d’un coup de foudre. Rugulas recevait de Tbéodose trois cent cinquante livres d’or; il venait de conclure un traité avec Valentinien 111 lorsqu’il mourut, laissant le pouvoir à ses deux neveux , Bléda et Attila.

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