‹ Provinces danubiennes et roumaines par mm. Chopin et A. UbiciniChapitre 71 sur 300 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Votas romaines. — Il était de la plus haute importance pour les Romains de communiquer librement avec leurs provinces à l’est de l’Adriatique. Le sol de ces provinces est singulièrement favorable à la guerre dufensive , et c’est seulement eu échelonnant des forts qui commandent les passages difficiles , qu’on peut tenir en respect les populations belliqueuses, établies jusque dans les plis des montagnes. Aussi les Romains donnèrent-ils un soin particulier aux voies de l’Illyrie. Par une de ces routes on allait d’Aquilée à Trieste pour se rendre dans l’Istrie et la Dalmatie. Sur ce parcours on trouvait l’Izonzo, la source du Timave, Parentium, Pola, d’où l’on se rendait ordinairement partner» 7-nra. Là commentait un embranchement qui conduisait a Macaroni, en passant par Demiuium, Asseria, Scardoua, Loranum, Tragurium (Trau) Siclis, Salonc, Epetium (Strobez), Oneum (Almissa), et par le pays d’Ironia (Priinorié des Slaves. )

Un antre embranchement qui partait de Zara traversait Nedianura et Bur-

num, où il s'unissait à la grande route militaire d'Aquilée.

De Pola.au deia du cours de l’Arsia, la voie romaine rencontrait Albona, Tersatica (Tersatz), Segna, Avendona, Epidatiuin, A tiens , Ausancalium,

Elambeles, etc., villes ou bourgades situées dans le pays correspondant à la Lika autrichienne, où l’on voit encore des colonnes militaires. Elle se dirigeait ensuite vers la Narenta, par Billubium, ad Novas, ad Fusianas, et Bigestum, Biélopolié; de ce point elle se prolongeait vers Narona. d’ou en suivant le littoral adriatique, elle traversait le Monténégro et l'Épire pour aboutir au Péloponèse.

Il y avait encore un embranchement qui partait de Trigium, péuétrait dans l'Hertzégovine, la Bosnie , la Servie et la Macédoine , et conduisait à Constantinople. D’autres routes, qui se rattachaient à la grande voie consulaire ouvraient des communications avec l’Esclavonie, la Croatie, le Banat et la Bulgarie.

On retrouve des vestiges de ces voies dans les Alpes Bébiennes, le comté de Zara, sur In Kerka vis-à-vis de Babadoi ; sur le mont Kremno, dans le district de Séliénico, dans le canton d’Imosk et à Narenta.

I. es routes appelées Royales et qui appartiennent à une époque bien postérieure réunissaient la Dalmatie à la Hongrie. La première se dirigeait au sud-est, en passant par Murvizza et Brisscvo, elle longeait Possidario, s’engageait dans le défilé de Slivinitza; près de Jassenitza, elle traversait le haut Vellebicli et entrait dans la Hongrie.

J. a seconde, qui partait du même point, était tracée un peu plus à l’Orient.

Elle ne fut commencée que sotis le règne d’Elisabeth, reine de Hongrie.

Cette route passait par Obrovatz, sur la Zermagna et à travers la Lika , en se jalonnant sur la voie romaine qui conduisait à Sirmium.

La voie Napoléon devait relier comme poinls extrêmes Knin à Budua, sur une étendue de trois cents milles.

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