‹ Proyart et Baillescourt. Picardie et ArtoisChapitre 7 sur 13 · VII. - LA DESCENDANCE MALE · texte numérisé non relu

VII. - LA DESCENDANCE MALE

De nos jours, il ne subsiste que deux branches.

Nous avons déjà parlé de Daniel de Proyart de Baillescourt, fils de Laurent, icelui fils de Pierre, et qui fut le premier des Proyart devenu seigneur de Baillescourt.

Laurent, son père, avait épousé Marie-Jeanne Gousse. Une cloche (de 1781) de Saint-Laurent-Blangy. portait l'énumération des qualités de cette famille <( Seigneur de Wetz à Maries. Maries en partie, Rougeville, Saint-Laurent, baron d'Athies et .autres lieux ».

Daniel de Proyart de Baillescourt avait épousé Marie Goubet. fille de Jacques, seigneur de Grévillers et de Marguerite des Rieux. (Goubet porte : d'azur à la gerbe d'or accolée de trois étoiles du mêmeV

Laurent, fils aîné de Daniel, né à Baillescourt, se fixa à Ervillers, à la suite de son mariage avec Marie-Augustine Le Doux. Il fut enterré dans l'Eglise d'Ervillers en 1760. (Le Doux porte : de sable à la fasce d'argent chargée d'un clou de sinople).

Son frère, Augustin, qui avait épousé Blanche Truffier, mourut jeune encore sans postérité ; (Truf fier porte : de gueules à 3 molettes d'éperon d'or).

I. — La terre et Seigneurie de Baillescourt revint alors à Laurent et passa à la génération suivante à son fils aîné. Augustin-Nicolas-Laurent, lequel épousa Marie-Guislaine Cauche.

Son fils aîné Augustin-Guislain-Michel eut de son mariage avec Ma rie- Anne-Louise du Brusle (du Brusle de Rouvroy porte : de sinople à la barre bretessée d'or, accompagnée à dextre d'un olifant d'argent et à- senestre d'une coquille Saint Jacques du même) un fils Louis qui fut l'auteur d'une branche qui perpétua à Baillescourt jusqu'au début de ce siècle où elle s'éteignit, et un autre fils. Augustin, qui, par son mariage avec Joséphine Scribe est l'auteur de la branche qui se fixa à Douai au début du xix^ siècle.

Joseph, fils d'Augustin, épousa Joséphine-Julie le Gentil (le Gentil porte : d'azur au chevron d'or, accompagné à

dextre et à senestre de quinte feuilles d'argent, en pointe un coq hardi du même et sommé d'une étoile du même).

Edmond, fils de Joseph eut de Thérèse de Bailliencourt dit Courcol, trois fils : Joseph, Louis et Edmond (de Bailliencourt dit Courcol : cette ancienne maison a fait l objet de nombreux travaux historiques et généalogiques auxquels il y a lieu de se reporter. Elle porte : parti émanché de quatre pièces d'argent dans trois pièces et deux demies de gueules, qui est Landas; au franc quartier fascé d'or et d'azur de huit pièces, qui est Habarcq, sur le second quartier de Técu).

Louis, de son mariage avec Gabrielle Courmont. a seul fait souche mâle, ayant pour fils :

Ignace de Proyart de Baillescourt, né le 9 octobre 1908.

Joseph de Proyart de Baillescourt, né le 8 novembre 1914.

IL — L'autre branche encore existante descend également de Laurent et de Marie-Augustine Le Doux, leur second fils. Jean-Baptiste, ayant épousé Françoise-Elisabeth Lanthiez. (Lanthiez porte : d'or à 3 casques de gueules tarés de front et posés 2 et 1).

Il en eut plusieurs enfants, dont un seul fils Laurent- Jean -Baptiste a perpétué jusqu'à nos jours, un autre de ses fils, Augustin-Joseph, époux de Sophie du Buisson n'ayant eu que des fils morts célibataires, (on Buisson porte : d'argent à trois arbres arrachés de sinople 2 et 1).

Laurent-Jean-Baptiste avait épousé Emilie-Anastasie de Lœuvacq (de Lœuvacq porte : d'azur au sautoir d'or cantonné en chef d'un croissant contourné, en flancs d'une étoile et en pointe d'un monde croisé et cintré, le tout d'or).

Un seul de ses fils, Augustin, de son mariage en 1827 avec Lucie de Flandre fit souche masculine en la personne d'Ernest.

(de Flandre porte : d'azur à la fasce d'or accompagnée en chef de 3 roses d'or et en pointe d'une gerbe d'or).

En effet, des frères d'Augustin. Nicolas (qui avait épousé la sœur de Lucie de Flandre) ne laissa pas de postérité. Jules et Victor ne laissèrent qu'une descendance féminine. Joseph fut secrétaire du Cardinal de la Tour d'Auvergne pendant son long épiscoT)at. chanoine, et vicaire s^énéral, François mourut célibataire.

Ernest, né à Morchies en 1831 réunit sur sa tête le domaine entier de Morchies, par l'héritage de sa mère Lucie- Joséphine de Flandre et de sa tante, sœur de sa mère. Augustine-Elisabeth-Joseph de Flandre (qui avait épousé Nicolas, comme rapporté ci-dessus). Le château de Morchies sera complètement détruit et la propriété ra^ée lors du repli des troupes allemandes en 1917.

Il avait épousé Noémie Maurice (Maurice : famille originaire de Normandie qui s'était fixée au xix^ siècle dans la magistrature de la Cour de Douai et au château d'Attiches. Elle blasonnait : d'azur au château pavillonné d'argent, girouette de même, flanqué de deux tours pavillonnées et girouettées d'argent, le tout maçonné de sable sur une terrasse d'or au chef de même, chargé de trois têtes de maures de sable, accolées et tortillées d'argent).

De ses trois fils. Fernand seul, le puiné et le cadet étant demeurés célibataires, a fait souche. Il avait épousé en 1884 Marguerite Prioux (Prioux : originaires de Champagne, ont porté : d'azur à la motte d'argent surmontée d'une colombe éployée de même).

Des deux fils de Fernand, le puiné Pierre étant mort pour la France en 1915, Pené seul a subsisté et a épousé Thérèse de Clebsattel (de Clebsattel : Franconie. De gueules à une tête et col de bouquetin d'argent. La branche d'Alsace a écartelé : aux 1 et 4 d'or au sapin de sinople, terrassé de même; aux 2 et 3 de gueules à une tête et col de bouquetin d'argent).

De ce mariage, deux fils :

Daniel de Proyart de Baillescourt né le 7 février 1925.

Pierre de Proyart de Baillescourt né le 6 juin 1931.

Page 1